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"Grâce à la crise de l'euro, je comprends mieux la Grande Dépression de 1930"
Publié le 07 juin 2012
Pour le journaliste américain Martin Wolf, toutes les conditions sont réunies en Europe pour une crise de l'ampleur de celle de 1930.
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Pour le journaliste américain Martin Wolf, toutes les conditions sont réunies en Europe pour une crise de l'ampleur de celle de 1930.

Le journaliste américain Martin Wolf est un expert en matière d'économie. Il confesse pourtant n'avoir jamais totalement saisi comment pouvait se produire une catastrophe économique telle que la Grande Dépression de 1930. La crise de la zone euro lui a ouvert les yeux, explique-t-il dans un éditorial du Financial Times, daté du mardi 5 juin.

Cette crise l'a en effet aidé a comprendre comment la peur et le manque de filets de sécurité crédibles pour le système financier pouvaient mener à un désastre tel que celui de la Grande Dépression : "Jusqu'ici, je n'avais jamais totalement compris comment 1930 pouvait se produire. Maintenant, si. Les ingrédients sont simples : des économies fragiles, un régime monétaire rigide, un débat intense sur la question de ce qui doit être fait, une croyance répandue dans le fait qu'il est bon de souffrir, les politiciens myopes, une incapacité a coopérer et un échec à anticiper les évènements."

"La finance jour un rôle central dans les crises, générant de l'euphorie, des dépenses excessives, et des effets de leviers excessifs dans le meilleur des cas, ou de la panique et du repli dans le pire des cas. Les doutes quant à la stabilité de la finance dépend de la solvabilité perçue des créanciers. ", rappelle-t-il.

Or, " on oublie souvent que la faillite de la banque autrichienne Creditanstalt en 1931 a mené à une vague de faillites bancaires à travers le continent. Ca s'est révélé etre le debut de la fin de l'étalon or, menant à la Grande Dépression. On doit aujourd'hui craindre qu'une vague de défauts bancaires et souverains ne causent un effondrement similaire dans la zone euro, qui est aujourd'hui ce qui existe de plus proche de l'ancien étalon or. Le défaut de l'eurozone générera en retour une perturbation massive du système financier global, faisant même peut-être sauter les murs qui contiennent la dépression."

Le refus des dirigeants européens de mettre en place des changements forts susceptibles de soutenir la structure de l'Union a enfoncé l'Europe dans la crise. Selon le journaliste, cet immobilisme a généré la crainte qu'il puisse être trop tard pour que les institutions soient capables de contrôler une spirale de paniques bancaires, de manque de liquidités, et de défauts.

Selon lui, la peur suffit a créer un cercle vicieux qui transforme les inquiétudes en réalités : "A quel point cette peur est-elle réaliste ? Elle l'est dans une assez large mesure. Entre autres parce que tant de personnes la craignent. Dans une panique, la peur s'auto entretient. Pour l'apaiser, il faut un prêteur de dernier recours volontaire et capable d'agir à une échelle illimitée. Il n'est pas évident que la zone euro dispose d'un tel préteur. Les fonds de secours négociés qui sont censés soutenir les pays en difficulté sont limités de plusieurs façons. La Banque centrale européenne, bien que capables en théorie d'agir à une échelle illimitée, pourrait se révéler incapable de le faire en pratique, si les paniques bancaires à gérer étaient trop importantes. Mais alors, peut-on se demander, quelle est la limite du crédit que la Bundesbank accepterait d'offrir aux banques centrales dans le cas d'une panique massive ? Dans une crise sévère, la BCE et les gouvernements pourraient-ils seulement agir de façon effective ?"

Les investisseurs qui achètent des obligations aux taux actuels signifient leur grande méfiance. Selon l'expert, les responsables publics, qui devraient normalement calmer la panique, ne font que l'alimenter, par manque de solidarité, car " ceux qui disposent de bonnes conditions de crédit refusent de soutenir ceux qui sont sous la pression ". 

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To
- 07/06/2012 - 21:14
Pour info
Bien sûr que nous sommes en pleine déflation...

http://marketmonetarist.com/2012/05/14/failed-monetary-policy-the-one-graph-version/

...contre laquelle la politique menée par la BCE est plus que timide.

http://macroblog.typepad.com/macroblog/2012/05/relative-expansion-of-central-banks-balance-sheets.html
Equilibre
- 07/06/2012 - 19:14
Je ne vois guère le rapport
hormis la fin qui sera identique... La zone neuro s'est affaiblie toute seule avec sa monnaie surévaluée, intenable pour la majorité des membres. En 29, il y avait surévaluation excessive de la bourse. Aujourd'hui, c'est descente lente vers les tréfonds, après une très grosse descente rapide. Les états étaient peu, voire pas endettés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Je ne sais si les banques jouaient avec leurs bilans, à l'époque. Je ne sais pas non plus s'ils avaient autant de réserves (particuliers, entreprises) que nous.
La BCE en tant que prêteur en dernier recours? Dans un rôle "similaire", la FED et ses QE actuels ne résolvent pas vraiment des problèmes, ils les décalent dans le temps. Pas de faillite directe. Une BCE dans ce rôle là? Vite, 2,3000 milliard pour tout le monde...
Cet article parle de l'impuissance de l'action et/ou de l'inaction.
Des fois, il existe des problèmes contre lequel rien n'est opérant. Il faut juste choisir la moins mauvaise solution à terme. Je crois que Et ce n'est pas une fédéralisation qui changera quoi que se soit: juste un décalage dans le temps.
Les LTRO ont décalé la faillite des banques: bientôt les choses vont reprendre leurs cours.
laurentso
- 07/06/2012 - 16:32
Il oublie que l'histoire ne repasse jamais les mêmes plats
Du reste, il n'y a strictement aucun rapport avec la crise de 1929. Il n'y a pas eu de mouvements massifs de spéculation qui ont entraîné une crise financière puis de l'économie réelle. Sauf à considérer que la crise actuelle est la conséquence de l'effondrement du Nasdaq, il y a douze ans...
Il n'y a pas de risque d'hyperinflation, pas de risque de déflation non plus.
Les "faillites" bancaires sont bien moindres et -du moins on peut l'espérer-, le risque systémique est faible. Après tout, des banques ont fait faillite aux Etats-Unis en 2008 et la statue de la Liberté est toujours debout.
L'endettement des ménages est assez faible, celui des Etats est élevé ; en 1936, c'était plutôt l'inverse.
François Hollande et Angela Merkel veillent, nous sommes sauvés. Non, je déconne.