En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© KAZUHIRO NOGI / AFP
Acharnement judiciaire ?

Carlos Ghosn arrêté encore une fois au Japon, il réclame l'aide du gouvernement français

Publié le 04 avril 2019
L'ancien président de Renault-Nissan a été une nouvelle fois interpellé au Japon. Les magistrats de Tokyo ont demandé à Carlos Ghosn de se soumettre à un interrogatoire sur des paiements suspects. Il a également accordé une interview à TF1/LCI quelques heures avant ce nouveau rebondissement.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico Rédaction
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
L'ancien président de Renault-Nissan a été une nouvelle fois interpellé au Japon. Les magistrats de Tokyo ont demandé à Carlos Ghosn de se soumettre à un interrogatoire sur des paiements suspects. Il a également accordé une interview à TF1/LCI quelques heures avant ce nouveau rebondissement.

Carlos Ghosn est confronté à une nouvelle épreuve judiciaire. Ce matin, avant six heures, l'équipe du procureur de Tokyo, composée d'une dizaine d'hommes, a pénétré dans l'appartement qu'il loue depuis sa remise en liberté au début du mois de mars. Il est depuis entendu par les procureurs. 

De nouvelles charges pèsent contre Carlos Ghosn. Elles portent sur des commissions suspectes versées par Nissan au distributeur Renault-Nissan à Oman. Une partie aurait pu servir à des fins personnelles. Des suspicions pèsent sur un investissement dans la start-up Shogun, dont son fils Anthony est un des cofondateurs, ainsi que sur l'achat d'un yacht. 

Carlos Ghosn avait créé un compte Twitter sur lequel il avait annoncé qu'il donnerait une conférence de presse le 11 avril prochain afin de livrer sa version des faits qui lui sont reprochés. 

Après son arrestation le 19 novembre dernier, il avait été remis en liberté sous caution le 5 mars. Carlos Ghosn était déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus entre 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance. Il avait été libéré après le paiement d'une caution d'un milliard de yens (8 millions d'euros).

La presse japonaise avait indiqué récemment que le "volet Oman" de cette affaire était considéré par les procureurs comme un des motifs les plus sérieux de réarrestation. 

Carlos Ghosn a accordé une interview exclusive à TF1 / LCI avec le journaliste François Xavier-Ménage. Cet entretien a été réalisé quelques heures avant son interpellation. L'ancien PDG de l'alliance Renault-Nissan clame son innocence et dénonce des attaques orchestrées "par certaines personnes à l'intérieur de Nissan". 

Carlos Ghosn s'est exprimé sur sa situation dans le cadre de cet entretien : 

"Je suis combatif et innocent, c'est dur. (…) Il y a beaucoup de mensonges. Il y a un acharnement depuis le début de mon arrestation. (…) Il y a eu une démolition systématique, quelques personnes à l'intérieur de Nissan en sont à l'origine. Ils bénéficient de complicités à l'extérieur de Nissan. (...) Ils agissent à l'extérieur du Japon et notamment en France". 

Dans le cadre de cette interview pour LCI et TF1, Carlos Ghosn a demandé l'aide de la France : 

"J'appelle le gouvernement français à me défendre et à défendre mes droits en tant que citoyen". 

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, ce jeudi, Bruno le Maire a déclaré qu'il voulait la "transparence totale" dans l'affaire Carlos Ghosn. Selon lui, l'ex PDG de Renault-Nissan est "un justiciable comme les autres".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a confirmé que de nouveaux éléments ont été transmis à la justice française dans le cadre de l'affaire Carlos Ghosn : 

"Il y a de nouveaux éléments qui sont apparus qui étaient suffisamment importants pour mériter d'être transmis à la justice. Je ne peux pas me prononcer sur ces éléments". 

Dans un communiqué, Carlos Ghosn dénonce "une nouvelle manœuvre de certains individus chez Nissan" qui vise à l'empêcher de se défendre "en manipulant les procureurs". 

Carlos Ghosn a indiqué une nouvelle fois qu'il était innoncent :  

"Pourquoi venir m’arrêter alors que je n’entravais en rien la procédure en cours sinon pour me briser? Je suis innocent. Je suis innocent de toutes les accusations infondées portées contre moi et des faits qui me sont reprochés. Après avoir été emprisonné à tort pendant 108 jours, mon plus grand espoir aujourd’hui est de pouvoir bénéficier d’un procès équitable. J’étais déterminé à me battre et à présenter enfin les arguments de ma défense lors d’une conférence de presse la semaine prochaine. Je reste persuadé que si ma demande d’être jugé équitablement est respectée, je serai innocenté". 

Carlos Ghosn pourrait connaître une nouvelle période de détention dans les porhcains jours. Le procès, anticipé pour septembre, pourrait être repoussé. 

Ce nouveau rebondissement intervient après le refus du conseil d'administration de Renault de verser une retraite chapeau à Carlos Ghosn. L'ancien PDG avait fait valoir ses droits à la retraite en envoyant sa lettre de démission. Cette retraite chapeau s'élevait à 765.000 euros par an jusqu'à sa mort, selon des estimations de Proxinvest, un cabinet de conseil aux actionnaires.

Selon des informations de Franceinfo, Carlos Ghosn a de nouveau été incarcéré dans la journée à Tokyo.

Vu sur : LCI
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

02.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

03.

Pourquoi l’euro pourrait bien être le prochain dommage collatéral de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis

04.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition Stéphane Gayet

05.

Ces quatre pièges qui pourraient bien perturber la rentrée d'Emmanuel Macron (et la botte secrète du Président)

06.

Un été tranquille ? Pourquoi Emmanuel Macron ne devrait pas se fier à ce (relatif) calme apparent

07.

L'arrivée du Pape François et la fin d'une Eglise dogmatique

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

03.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

04.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

05.

Peugeot-Citroën : le lion résiste aux mutations mondiales

06.

Comment se fait-il qu'un pays aussi beau que la Pologne ait un gouvernement de m... ?

01.

Ces quatre pièges qui pourraient bien perturber la rentrée d'Emmanuel Macron (et la botte secrète du Président)

02.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

05.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pharamond
- 05/04/2019 - 17:02
L'image
Quoi qu'il arrive, l'image du Japon va prendre dans le monde,sauf peut-être l'asiatique,un sacré coup ,pour le moins,de méfiance. Ce ne sera plus "Business as usual".
moneo
- 04/04/2019 - 17:15
ignoble
la" Grande France "qui a défendu bec et ongle Cesare Battisti qui lui a fourni par les voies officielles un vrai faux passeport pour fuir la France ,dont les bonnes consciences ont toujours dénoncé un acharnement contre ce meurtrier qui a avoue 4 crimes et bien cette même France est en train de faire un enfant dans le dos au plus grand capitaine d'industrie Français qui a sauvé Renault qui n'existerait plus aujourd'hui.Pourquoi ?question japonais on comprend ils apportent désormais plus dans la corbeille et nationalistes comme ils ont ils veulent commander et qui empêchait cela? Ghosn .Question France ,Pourquoi ?parce
qu'il avait tenu tête à Macron? on a peu de gens de la trempe de ce personnage.s'il arrive à sortir du Japon en bonne santé et que la France ne lui paie pas sa clause. de non concurrence ..on va rigoler quand les chinois le recupéreront...
Gpo
- 04/04/2019 - 11:00
Celui qui a sauvé Renault doit être
défendu par les politiques au pouvoir En France on est innocent avant d'être déclaré coupable....mais vont-ils une fois de plus montrer leur lâcheté??
Encore un test pour ceux qui sont au pouvoir...