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Inquiétude
Gilets jaunes : le gouverneur militaire assure que les soldats auront le droit de tirer en cas de menace
Publié le 22 mars 2019
Pendant les manifestations des Gilets jaunes, les soldats de l'opération Sentinelle devront assurer la sécurité de certains monuments et du quartier de l'Élysée.
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Pendant les manifestations des Gilets jaunes, les soldats de l'opération Sentinelle devront assurer la sécurité de certains monuments et du quartier de l'Élysée.

Au micro de franceinfo ce vendredi 22 mars, le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray, est revenu sur la volonté du gouvernement d'impliquer les soldats de l'opération Sentinelle pendant les manifestations des Gilets jaunes. Des "consignes extrêmement rigoureuses" ont été données aux soldats, assure-t-il, précisant que les militaires de la force Sentinelle "sont soumis au même cadre légal que les forces de sécurité intérieure". Si selon lui, face aux différentes menaces, les soldats "ont différents moyens d'action pour faire face", il n'exclut pas que les militaires pourront tirer, "si leur vie est menacée ou celle des personnes qu'ils défendent".

De leur côté, des soldats de Sentinelle estiment que l'idée de l'exécutif est mauvaise et dangereuse. Sous couvert de l'anonymat, certains ont confié leurs inquiétudes à franceinfo. "Les mecs de Sentinelle, ce sont tous des militaires, on ne sait pas faire du maintien de l'ordre", fustige un militaire. Les soldats de l'opération Sentinelle devront renforcer la sécurité de certains monuments et du quartier de l'Élysée, en garde statique. Selon l'état-major, ils ne seront pas en contact direct avec les manifestants. En revanche, le parcours de ces derniers reste inconnu et les soldats ne savent pas quelle aptitude adapter en cas de violences à leur égard.

"On n'est pas préparé à ça"

"On a en permanence le gilet pare-balles sur nous et le fusil d'assaut. On n'a pas le matériel de protection que vont avoir les CRS, on n'a pas les protège-jambes, on n'a pas toute l'espèce de carapace qu'ils ont sur eux. Si on se fait caillasser, soit on rentre dans le bâtiment pour se mettre à l'abri, soit on ne peut pas se mettre à l'abri pour X raison. La seule réponse qu'on pourra avoir à ce moment-là, c'est peut-être un coup de gazeuse au début ou un coup de matraque télescopique, mais après s'il y a trop de monde, oui, malheureusement il risque d'y avoir des morts", explique un soldat à franceinfo. "L'armée, au niveau du gouvernement, ça reste le petit joker. On le sort quand on en a besoin", conclut-il.

D'autres refusent de pointer leur arme sur les manifestants. "C'est absurde, c'est du n'importe quoi. On n'est pas préparé à ça. Nous, en termes techniques, on lutte contre un ennemi. Et l'ennemi ne peut pas être la population, ce n'est pas possible. C'est la situation dans laquelle on essaie de mettre les militaires aujourd'hui", estime un militaire. "Au niveau des états-majors, ça bouillonne pas mal, les juristes sont dessus pour revoir les règles d'engagement, parce que là aussi, il ne faut pas faire d'erreur", ajoute-t-il.

Vu sur : franceinfo
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assougoudrel
- 22/03/2019 - 19:41
@Benvoyons
Je cause, car vous n'arrêtez pas d'écrire que les militaires et gendarmes font le même travail. Je sais de quoi je parle. Le Pape, quand il est tout nu dans sa baignoire est un homme. Le militaire, quand il est tout nu dans sa baignoire est un homme; le gendarme, quand il est tout nu dans sa baignoire reste un gendarme. A la moindre peccadille, le gendarme dira au militaire qu'il sont dans le même ministère, mais ...c'est tout. Il n'y a que quand il est emmerdé et qu'il lui manque des polochons, des draps ou des couvertures dans sa caserne, qu'il ira dans un régiment quémander chez le responsable du Matériel. Nous ne sommes pas du même monde et c'est très bien comme ça. Moi, je parle de chose que je connais, moi.
Benvoyons
- 22/03/2019 - 17:22
assougoudrel - 22/03/2019 - 15:25 Les Gendarmes qui
gardent les édifices sont des militaires avec des armes létales. Ils seront remplacés par des militaires avec des létales. Donc si des casseurs viennent attaquer l'édifice et bien il sera reçu de la même manière si se sont des militaires Gendarmes avec des armes létales ou des Militaires avec des armes létales. Les Gilets ne risquent rien puisqu'ils ne sont pas des casseurs & ne vont pas manifester contre des bâtiments ni essayer d'y entrer.
Donc de quoi vous causez ?????
assougoudrel
- 22/03/2019 - 15:25
Le gendarme est un militaire, oui, mais, bien
que faisant partie du même ministère, ils n'ont pas la même mission. D'ailleurs, il y a deux sortes de gendarmeries; la Départementale et la Mobile. Nous avons affaire à la deuxième qui peut être appelée n'importe où sur le territoire nationale, l'outre-mer et en Opex (la Prévôté qui joue le rôle de douanier et contrôle les bagages des militaire avant de revenir en France). Le gendarme a sa mission de gendarme (maintien de l'ordre) et le militaire est un combattant; il est dans une Unité de Combat ou dans les Transmissions, la Logistique ou alors dans un Service comme le Commissariat (l'ancien intendance) ou le Service des Essences. Le militaire est sur le terrain et il peut combattre dans les localités. Il n'est pas formé pour le maintien de l'ordre. Si il est attaqué, il tire. Il n'est pas comme le policier à qui on demande de ne pas utiliser son arme. Macron fait appel à l'Armée, très bien. Mais il faudrait qu'il fasse appel aussi à elle pour désarmer la banlieue et faire le ménage. Seulement, il faut aussi qu'il fasse le ménage dans sa tête.