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La justice japonaise s'intéresse à une mystérieuse dette de Carlos Ghosn

Publié le 15 mars 2019
L'ex-patron de Renault aurait emprunté 30 millions de dollars à un milliardaire d'Oman, selon L'Express.
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L'ex-patron de Renault aurait emprunté 30 millions de dollars à un milliardaire d'Oman, selon L'Express.

Selon des informations de L'Express, la justice japonaise s'intéresse depuis quelques semaines à une importante somme d'argent – 30 millions de dollars – que Carlos Ghosn aurait empruntée à un milliardaire du Sultanat d'Oman, distributeur exclusif de Nissan à Oman et premier entrepreneur privé de ce petit État. Cette somme aurait été mentionnée "dans un document trouvé dans les appartements japonais de celui qui était alors patron du premier groupe de constructeurs automobiles mondial. Il s'agit d'une reconnaissance de dettes envers un certain Suhail Bahwan", écrit L'Express.   

35 millions de dollars payés grâce à la "CEO Reserve"

Si les enquêteurs ignorent pourquoi et dans quelles conditions ce milliardaire omanais a prêté 30 millions de dollars à Carlos Ghosn, ils estiment que cette somme aurait été remboursée avec l'argent des constructeurs automobiles, révèle L'Express. "Les enquêteurs ont noté que quelque 35 millions de dollars ont été versés à Bahwan, en l'espace de 8 ans, par Nissan. Ces versements n'auraient pas été effectués au travers d'une relation financière établie de manière classique entre un constructeur automobile et l'un de ses distributeurs", écrit le média.

Et de préciser : "Comme le journal japonais Nikkei l'a raconté, ces 35 millions de dollars auraient été payés grâce à la "CEO Reserve" de Nissan, c'est-à-dire une caisse réservée aux paiements d'urgence, non budgetés à l'avance, et dans laquelle le patron, Ghosn en l'occurrence, avait la possibilité de puiser, pour peu que des demandes lui soient formellement adressées par des directeurs locaux de l'entreprise". "La question suivante se pose donc : la somme de 35 millions de dollars payée pendant 8 ans à Suhail Bahwan par ce biais est-elle liée à la reconnaissance de dette signée par le patron du groupe envers Bahwan, d'un montant de 30 millions de dollars ?", s'interroge L'Express. Sollicité par le média, l'entourage de Carlos Ghosn n'a pas voulu répondre aux questions en lien avec cette enquête…

Vu sur : L'Express
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evalamico
- 16/03/2019 - 09:06
grandeur et décadence
Au moins la justice japonaise fait le job... depuis le temps qu'il est patron en France on peut se poser la question sur ce qu'il a pu faire de peu louable aussi durant toutes ces années...sans être inquiété. En France, cela fait mauvais genre de critiquer la façon de faire de certaines personnalités. Cette appétence pour l'argent, ou pour le sentiment du "tout puissant", en psychiatrie cela porte un nom ?