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Un fléau

Quatre personnes meurent chaque semaine en France à cause des antidouleurs

Publié le 21 février 2019
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dresse le bilan de la consommation des médicaments en France.
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L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dresse le bilan de la consommation des médicaments en France.

Dans un rapport publié mercredi 20 février, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dresse le bilan de la consommation des médicaments en France. Il en ressort que les Français sont de plus en plus nombreux à prendre des médicaments antidouleur opioïdes. Ces derniers sont comparables à ceux de l’opium, indique Le Figaro qui évoque cette étude. Selon le rapport de l’ANSM, les personnes souffrant de douleurs aiguës, chroniques, de maux de dos ou de douleurs liées à l’arthrose sont ceux qui consomment le plus les opioïdes. L’âge moyen de ces consommateurs tourne autour de 52 ans pour les opioïdes faibles (tramadol, codéine, opium, par exemple) et 64 ans pour les opioïdes forts (morphine, oxycodone, fentanyl). Les patients seraient en majorité des femmes. En 2015, près de dix millions de personnes ont reçu une prescription pour l’un de ces médicaments. "Sur le podium des prescriptions se trouve le tramadol, suivi par la codéine et l’opium", rapporte Le Figaro.  

Le nombre de décès a augmenté de 146 %

D'après ANSM, en 10 ans, le nombre annuel d’intoxications par des antalgiques opioïdes a doublé. Environ 2.762 accidents de ce type ont été enregistrés entre 2005 et 2016 et le nombre d’hospitalisations a augmenté de 167 % depuis 2000 (près de 2.600 personnes hospitalisées en 2017). Le nombre de décès a également été en hausse de 146 % entre 2000 et 2015. Quatre personnes meurent chaque semaine d’une surdose d’antidouleur opioïde, selon l'étude. "Parmi les médicaments les plus impliqués, on retrouve le tramadol (37 décès en 2016) suivi par la morphine (22 décès), la codéine (16 décès) et l’oxycodone (8 décès)", précise Le Figaro.  

Les opioïdes ont tendance à entraîner une forte dépendance, mais pour ceux qui tombent dans le piège de l’addiction, il est difficile de se procurer ces médicaments en France. "Depuis juillet 2017 - date depuis laquelle la codéine n’est plus en vente libre -, tous les antalgiques opioïdes ne sont disponibles que sur prescription médicale. Quant aux opioïdes forts, ils ne sont délivrés que sur ordonnances sécurisées, traçables grâce à un numéro de lot et valables seulement 28 jours", souligne Le Figaro.  

Vu sur : Figaro
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Commentaires (4)
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venise
- 22/02/2019 - 14:44
mort sur ordonnance
j'ai mal , toujours depuis longtemps et navigue entre les antalgiques en vente libre, l'aspirine met le pharmacien en transe, les deux autres spécialités ont fait l'objet de rapports alarmants, j'ai déjà jeté les prescriptions majeures, opioides comme on dit, parce que je suis soignante et connaîs un peu la pharmacopée, j'ai sauvé ma mère du tramadol.....nous sommes démunis devant la douleur, les médecins aussi, l'ostéopathie est parfois trés efficace...bien des méthodes alternatives devraient faire l'objet d'étude....dernièrement on m'a proposé une infiltration sous scan, merci sans façons, je suis insoignable mais sauve, entre tirer le piano au leu de pousser le tabouret j'ai encore un peu de libre arbitre
assougoudrel
- 22/02/2019 - 05:25
Je suppose que pour un
soulagement, on prend un anti-douleur, tout en sachant qu'on risque gros d'un autre coté. J'ai eu un ami qui avait une greffe de rein; il avait tellement de comprimés à prendre par jour (anti-rejet et autres), qu'il a fini par mourir d'un cancer. On est soulagé d'un coté et autre chose se déclenche ailleurs.
Anouman
- 21/02/2019 - 20:01
Anti-douleurs
Quand on a de violentes douleurs on est bien content d'avoir un médecin qui vous donne quelque chose de suffisamment efficace. Mais si certains deviennent habitués c'est qu'on ne trouve pas à soulager la cause de la douleur. Alors c'est quoi la solution? On les laisse se jeter par la fenêtre de désespoir?