En direct
Best of
Best of du 16 au 23 mars 2019
En direct
© Thomas SAMSON / AFP
Les confidences de LREM
Les principales déclarations de Christophe Castaner lors de son audition devant le Sénat au sujet de Vincent Crase et Alexandre Benalla
Publié le 31 juillet 2018
Christophe Castaner a été auditionné au Sénat ce mardi 31 juillet pour livrer sa vérité sur le cas de l'affaire Alexandre Benalla et Vincent Crase.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christophe Castaner a été auditionné au Sénat ce mardi 31 juillet pour livrer sa vérité sur le cas de l'affaire Alexandre Benalla et Vincent Crase.

Les auditions se poursuivent dans le cadre de l'affaire Alexandre Benalla. Un membre important de l'entourage du Président de la République était entendu ce mardi matin. Christophe Castaner, le délégué général de La République en Marche et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, a été auditionné aujourd'hui au Sénat. 

Sa participation à la commission d'enquête a permis d'éclairer le rôle et la personnalité de Vincent Crase, salarié du mouvement LREM. La vérité de Christophe Castaner était particulièrement attendue. Le délégué général de La République en Marche a été auditionné pendant 1h37 par la commission des Lois du Sénat. 

Christophe Castaner a indiqué que les violences d'Alexandre Benalla et Vincent Crase étaient des "actes contraires [aux] valeurs du mouvement".  

Il a également précisé les circonstances dans lesquelles il a découvert la vidéo. 

"J'ai été informé le 2 mai, aux alentours de 18 heures. Alerté, j'ai alors visionné sur mon téléphone cette vidéo".

Christophe Castaner a convoqué Vincent Crase dans son bureau, avec son directeur de cabinet, François Blouvac, et le responsable sécurité et sûreté, Pierre-Yves Baratier. Vincent Crase "a alors confirmé que les faits étaient intervenus en dehors de son temps de travail à La République en marche, en dehors de toute information de sa hiérarchie, et qu'il n'en avait pas rendu compte".

Christophe Castaner a chargé son directeur de cabinet et le responsable sécurité du mouvement de décider des suites à donner. 

"J'ai souhaité le sanctionner parce que je considère grave ce qu'il s'est passé".

A la suite des révélations et de l'ouverture d'une enquête, Christophe Castaner a souhaité ouvrir une procédure de licenciement contre Vincent Crase. 

Lors de sa convocation le 2 mai par Christophe Castaner, Vincent Crase aurait évoqué son statut de gendarme réserviste pour expliquer sa présence dans la manifestation du 1er mai. Il aurait également indiqué qu'il s'était rendu sur les lieux à la demande d'Alexandre Benalla. Vincent Crase serait intervenu près d'une quarantaine de fois en tant que gendarme réserviste auprès de la présidence. 
 
"Aujourd'hui, sur la base du rapport établi par l'IGPN, j'ai pu constater qu'outre la faute, M. Crase a ajouté le mensonge puisqu'il n'était ni présent ce jour en tant que gendarme réserviste, ni ne bénéficiait d'aucune autorisation pour être présent. Il s'est présenté comme collaborateur de M. Benalla".
 
Le délégué général de LREM a estimé que Vincent Crase était intervenu "comme gendarme réserviste auprès de l'Élysée". Il a donc jugé qu'il ne lui "appartenait pas d'évaluer la proportionnalité" des actes de Vincent Crase et de se "substituer aux autorités" responsables. 
 
"Mon regard n'est pas le même sur un citoyen et une personne qui intervient dans le cadre de ses fonctions de gendarme réserviste sous l'autorité de la présidence de à République".
 
Christophe Castaner a précisé le rôle qu'occupait Vincent Crase au sein du mouvement : 
 
"Depuis novembre 2016, il était prestataire pour le compte de mouvement lors de la campagne présidentielle". 
 
Vincent Crase a également bénéficié d'un "contrat à durée indéterminée au 1er juillet 2017". Il a ainsi intégré le "service sécurité et sûreté de La République en marche". Il était alors dôté du statut de "responsable adjoint sûreté et sécurité dans la catégorie non-cadre". Il effectuait les missions suivantes : "assurer la surveillance, la sécurité des biens et des personnes, l'accueil et l'information des visiteurs".
 
Christophe Castaner a d'ailleurs tenu à formellement démentir les informations de Libération, publiées ce mardi matin, selon lesquelles Vincent Crase assurait sa propre sécurité à l'extérieur des locaux de l'association.

 

Vu sur : Lu sur Le Figaro
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Irascible, exténué et persuadé d’être le meilleur en tout : ce que la personnalité du président coûte à son quinquennat et à la France
02.
Vladimir Poutine est censé quitter le pouvoir en 2024. Certains au Kremlin envisageraient un autre scénario
03.
Souhait de “sagesse” pour la septuagénaire blessée à Nice : ces dangers que le monopole de la raison que s’arroge Emmanuel Macron fait courir à la stabilité de la démocratie française (même lorsqu’il a effectivement raison...)
04.
Jean Arcelin : “Une large majorité des 700 000 personnes en Ehpad mangera, pour le reste de sa vie, des repas à 1€”
05.
Soirée arrosée en boîte : Christophe Castaner filmé en train d'embrasser une inconnue
06.
De crypto-macroniste à Paris à orbaniste à Budapest, où va le Nicolas Sarkozy d’aujourd’hui ?
07.
Ce gouffre spectaculaire qui sépare le vocabulaire de la France du front anti-Macron de celle qui le soutient
01.
Irascible, exténué et persuadé d’être le meilleur en tout : ce que la personnalité du président coûte à son quinquennat et à la France
02.
Dégoût, colère, envie de révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des Français relativement aux autres Européens
03.
“La révolte du public” : interview exclusive avec Martin Gurri, l'analyste de la CIA qui annonçait la crise des Gilets jaunes dès 2014
04.
Grand débat en péril ? Les trois erreurs politiques que semble s'apprêter à commettre Emmanuel Macron
05.
Rokhaya Diallo va (peut-être) nous quitter pour les Etats-Unis
06.
Henri Guaino : « L’Union Européenne attise désormais les violences et les pulsions mauvaises qu’elle prétendait guérir à jamais »
01.
Souhait de “sagesse” pour la septuagénaire blessée à Nice : ces dangers que le monopole de la raison que s’arroge Emmanuel Macron fait courir à la stabilité de la démocratie française (même lorsqu’il a effectivement raison...)
02.
Irascible, exténué et persuadé d’être le meilleur en tout : ce que la personnalité du président coûte à son quinquennat et à la France
03.
Recours à l’armée face aux Gilets jaunes : la dangereuse fuite en avant du gouvernement
04.
Violence inexcusable MAIS aspiration à la justice sociale : la double nature de la contestation des Gilets jaunes dont aucun parti ne parvient à tirer une synthèse convaincante
05.
Rokhaya Diallo va (peut-être) nous quitter pour les Etats-Unis
06.
Profondément convaincus ou en réaction épidermique à Emmanuel Macron ? L’enquête exclusive qui révèle que les Français se disent nettement plus nationalistes et favorables au protectionnisme que les autres Européens ?
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires