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Pays ingouvernable ?

Ce qu'il faut retenir des élections législatives italiennes

Publié le 05 mars 2018
C'est plus de 46 millions d'électeurs qui étaient appelés aux urnes ce dimanche quatre mars. Le lendemain, l'Italie découvre le résultat de ces élections législatives : aucune majorité n'émerge et la phase des tractations commence.
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C'est plus de 46 millions d'électeurs qui étaient appelés aux urnes ce dimanche quatre mars. Le lendemain, l'Italie découvre le résultat de ces élections législatives : aucune majorité n'émerge et la phase des tractations commence.

Au final aucun parti ou coalition n'a obtenu de majorité absolue. Commence alors une longue phase de tractations entre les partis. Première constatation : les partis eurosceptiques et populistes font le plein.

Le mouvement cinq étoiles (M5S)  devient le premier parti d'Italie avec 32% des voix. Il devient la première force politique représentée au Parlement italien avec 231 sièges acquis à la Chambre des députés sur 630 (devant la Ligue et ses 123 sièges) et 115 sièges au Sénat sur 315 (toujours devant la Ligue et ses 56 sièges).

Face à elle, il faudra compter sur la coalition formée par Forza Italia du milliardaire Silvio Berlusconi, la Ligue (extrême droite, anciennement Ligue du Nord) de Matteo Salvini et Fratelli d'Italia ("Frères d'Italie). A eux trois, ces partis devancent tout de même le M5S et réunissant 37% des suffrages exprimés.

A l'autre bout de l'échiquier politique italien, le Parti Démocrate de Matteo Renzi s'écroule avec seulement 19% des voix et reconnaît une défaite "évidente". Mais contrairement à ce qui s'est répandu dans la presse, son porte-parole a démenti les rumeurs de sa démission en tant que secrétaire du Parti démocrate.

C'est dans ce contexte que les revendications de victoire sont survenues. D'abord de la part de Matteo Salvani qui, en fin de matinée a revendiqué la victoire de la coalition de droite de d'extrême droite et "le droit et le devoir de gouverner" pour cette dernière lors d'une conférence de presse. Quelques minutes après, en réponse, c'est Luigi Di Maio, le jeune dirigeant de M5S qui a, aussi lors d'une conférence de presse,  revendiqué le droit de former un gouvernement. " Nous avons la responsabilité de donner un gouvernement à l’Italie (…). Nous sommes une force politique qui représente le pays tout entier, ce que je ne peux pas dire des autres formations, cela nous projette inévitablement vers le gouvernement du pays " a-t-il expliqué.

La décision reviendra à Sergio Mattarella, président italien, qui devra décider à qui confier la charge de former un gouvernement. Si aucune majorité claire ne se sera dégagée après la phase de concertation, le président italien devrait laisser le gouvernement de Paoli Gentiloni (centre gauche) en place le temps d'éventuellement convoquer de nouvelles élections.

Les chiffres en détail :  

Elections législatives  en Italie

Elections législatives  en Italie

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Vu sur : Lu sur Le Monde
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ISABLEUE
- 06/03/2018 - 10:03
et nous on fait quoi ??
on attend quoi pour faire la même chose ??
Au leu de voter pour pour faire joli.....
vangog
- 05/03/2018 - 17:36
Le peuple gagne, partout...
et la technocratie recule, partout. Le chouchou des médias, Matteo Renzi, se prend une tôle, sanctionnant une politique gaucho-europeiste et pro-finance internationaliste délirante. La nomenklatura gauchiste, malgré sa défaite, pratique toujours les mêmes vieux anathèmes, "populiste", "extrémiste", "néo-fasciste", démontrant qu'elle n'a toujours rien compris, et qu'elle veut tomber encore plus bas...aidons-là!