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Discours d'investiture de Donald Trump :"Ce sera l'Amérique d'abord"

Publié le 20 janvier 2017
"Nous avons enrichi d'autres pays alors que la richesse de notre pays s'est dissipée", annonce le nouveau président des Etats-Unis, ajoutant, "cette page appartient au passé."
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"Nous avons enrichi d'autres pays alors que la richesse de notre pays s'est dissipée", annonce le nouveau président des Etats-Unis, ajoutant, "cette page appartient au passé."

C'est un moment historique qui se déroule ce vendredi 20 janvier. Un président déjà très impopulaire (à peine 40% des Américains ont une bonne image de lui) mais qui porte, paradoxalement, beaucoup d'espoir de changements, selon les mêmes sondages. En effet, la situation est un peu tendue aujourd'hui à Washington. Des protestataires sèment le trouble aux abords de la zone réservée à la cérémonie, dans le centre de la ville.

La cérémonie d'investiture a débuté à 9h30 (15h30, heure française). Mike Pence, le nouveau vice-président a prêté serment sur la Bible, avec l'aide du juge Clarence Thomas, de la Cour suprême.

"Je jure solennelement"

Donald Trump a prêté son serment sur deux bibles, celle d'Abraham Lincoln et la sienne (offerte par sa mère). "Moi, Donald Trump, Je jure solennellement que j'exécuterai loyalement la charge de président des États-Unis et que, du mieux de mes capacités, je préserverai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis. Avec l'aide de Dieu.", a déclaré le nouveau président des Etats-Unis. Le couple Obama, Clinton et Bush ainsi que Jimmy Carter était présents à cette occasion.

A LIRE AUSSI - Comment le président Trump va découvrir les réalités américaines

Une fanfare et 21 coups de canons ont suivi pour officialiser l'évènement. 

Discours de Donald Trump

"Mes chers concitoyens et habitants de la planète entière, merci", les premiers mots du nouveau président des Etats-Unis. "Ensemble, nous déterminerons l'avenir de notre pays et celui du monde entier. Des défis nous attendent, des difficultés certes, mais nous ferons le travail", assure-t-il. Il remercie également le couple Obama pour la transition. "Ils ont été magnifiques, merci à eux", déclare-t-il. "C'est une passation de pouvoir qui part de Washington pour revenir à vous, le peuple des Etats-Unis. Pendant trop longtemps, une petite élite de notre capitale a pu profiter des ors de la République, mais pas le peuple. Washington a prospéré, mais le peuple n'en a pas profité." "Tout cela va changer, ici et maintenant, car ce moment vous appartient", assure le 45e président des Etats-Unis.

"Ce qui compte vraiment, ce n'est pas de savoir quel parti est au pouvoir, mais que le gouvernement est aux mains du peuple américain. Le 20 janvier 2017 sera la date à laquelle le peuple a retrouvé le pouvoir dans cette nation", annonce-t-il sous les applaudissements du public. "Les laissés-pour-compte de notre pays ne seront plus laissés pour compte." 

"L'Amérique d'abord !"

"Le serment que j'ai prêté aujourd'hui est un serment d'allégeance à tous les Américains. Pendant des décennies, nous avons enrichi l'industrie étrangère aux dépens de la nôtre. Nous avons défendu les frontières des autres tout en refusant de protéger les nôtres", rappel-t-il. "Nous avons enrichi d'autres pays alors que la richesse de notre pays s'est dissipée. L'une après l'autre, les usines ont fermé (...) sans penser aux Américains", poursuit-il. "Cette page appartient au passé", assure-t-il, ajoutant, "nous allons émettre un décret qui s'appliquera dans toutes les villes de notre pays. C'est une autre vision qui régira notre pays : ce sera l'Amérique d'abord."

Toutes les décisions seront prises pour bénéficier aux travailleurs américains, aux familles américaines. (...) La protection aboutira à la prospérité et à la force. Jamais, jamais, je ne vous abandonnerai", assure Donald Trump. Nous ramènerons nos jobs, nous rétablirons nos frontières !", promet-il. "Nous suivrons deux règles : acheter américain, embaucher américain !", fustige-t-il. Il cite également la Bible à propos de la vie en société "en harmonie". "Il faut toujours chercher la solidarité." "Nous serons protégés par Dieu."

"Nous n'accepterons pas une classe politique qui se contente de paroles sans jamais agir pour redresser la situation. Le temps du bavardage est dépassé. Le moment est venu de passer de la parole à l'action !", lance-t-il une pique à Barack Obama, présent sur place. "Notre pays prospérera de nouveau. (...) C'est une nouvelle ère qui s'ouvre." "Que nous soyons blanc ou noir, c'est le même sang du patriotisme qui coule dans nos veines. Nous saluons tous le même drapeau américain", assure-t-il. "Vous ne serez plus jamais ignorés." "Nous rendrons l'Amérique forte à nouveau, nous rendrons l'Amérique riche à nouveau, nous rendrons l'Amérique fière à nouveau et oui, ensemble, nous rendrons l'Amérique grande à nouveau", conclut Donald Trump.

Vu sur : Lu sur Le Monde
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Ganesha
- 21/01/2017 - 13:57
Liberdom
Liberdom, ce qui est amusant, c'est le caractère infantile des commentaires sur Atlantico. Oui, Marine Le Pen a rencontré le grand imam de Mayotte. Mais que lui a-t-elle dit ? Contrairement, à ce que beaucoup d'entre vous exigent, comme des gamins capricieux, Marine n'a pas promis de ''débarrasser cette île de tous ses musulmans''. Avec une bombe atomique ? Par contre, François Fillon va aller à Berlin se prosterner devant Angela Merkel. Lui promettre solennellement d’être un petit garçon bien sage. Et d'appliquer la politique que même le FMI, voyant ses résultats catastrophiques, considère comme absurde.
vangog
- 21/01/2017 - 00:26
L'islamisme est incompatible avec la République!
et l'islamisme a été promu par les politiques UMPSECOLOCOCOs précédentes, atteignant le paroxysme actuel où des imams envoyés par le Qatar et l'Arabie saoudite prêchent la haine partout en France...Marine Le Pen s'attaquera à cet islamisme-là! Quant à l'islam, il n'existait pas en France il y a soixante ans. Ce n'est pas Marine Le Pen qui a fait rentrer l'islam en France, mais les politiques UMPSECOLOCOCOs, le regroupement familial, le droit du sang! Avec treize millions de musulmans en France, aujourd'hui, il faut leur proposer une identité française, un destin français, une pratique religieuse sans y mêler la moindre politique... Seule Marine Le Pen est capable de proposer le même destin français à tous les Français, quelles que soient leurs religions...
Liberdom
- 20/01/2017 - 23:27
Marine Trump; c'est pas gagné
Le problème de notre offre politique est son imprégnation gauchiste et pro musulmane. Tant que Le Pen n'aura pas viré l'énarque communiste Phillippot au profit de sa nièce Marion elle court à l'échec. De même les écarts mal venus, comme aller lécher les babouches du Grand Cadi de Mayotte, en font une candidate sans relief dans le marais politique français où toute la faune (ou presque) assure sans sourciller que l'Islam est compatible avec la république.