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Voyage au bout de l'enfer
Le témoignage terrifiant d'un otage des djihadistes occidentaux de l'Etat islamique
Publié le 31 juillet 2016
Kidnappé par l'état islamique, Daniel Rye a survécu à 9 mois de captivité en 2013 avant d'être libéré contre rançon. Son témoignage en dit long sur les horreurs pratiquées par l'équipe de feu "Jihadi John".
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Kidnappé par l'état islamique, Daniel Rye a survécu à 9 mois de captivité en 2013 avant d'être libéré contre rançon. Son témoignage en dit long sur les horreurs pratiquées par l'équipe de feu "Jihadi John".

Le photographe danois Daniel Rye était parti sur les traces de James Foley, le journaliste executé par l'état islamique. En Syrie, il avait alors été capturé par des partisans de l'Etat islamique. Confié aux "Beatles", ces djihadistes anglais connus pour de très nombreux meurtres, il a subi 13 mois de tortures et d'humiliation avant d'être libéré. Sa famille a réussi à rassembler 1,7 million d'euros (1,5 million de livres sterling) pour payer la rançon demandée par ses geôliers. 

Côtoyant les otages Alan Henning, John Cantlie et James Foley pendant cette année passée aux mains des islamistes, il a raconté son calvaire et celui de ses camarades. Ses bourreaux : quatre anglais décrits sous le nom de John, George et Ringo, soient trois des quatre prénoms des fameux Beatles. Trois anglais ayant été choisi pour faire vivre l'enfer aux otages occidentaux.

Une scène décrit particulièrement l'épreuve rencontrée par les prisonniers. Daniel Rye, les yeux bandés, est emmené dans une voiture en plein désert, devant une fosse creusée par un tractopelle. Les mains attachées il entraperçoit la scène, impuissant. On le met à genoux devant la fosse. A ses côtés, cinq otages dont un espion occidental Nord-Africain, qui n'aura pas la chance de Rye. On met alors une pancarte dans les mains du photographe, demandant de rassembler 2 millions d'euros pour libérer l'otage. "George" met en place le décor, un hymne de l'état islamique. "Ringo" filme la scène. "John", connu aussi sous le nom de "Jihadi John" a dans la main un pistolet. Sur le papier tenu par Rye est aussi écrit "Je ne veux pas terminer comme lui". Lui étant l'espion, qui reçoit quelques instants après une balle en pleine tête, tirée par "John".

Les cinq otages entendent alors le djihadiste s'acharner de huit coups de feu sur le cadavre qui roule dans sa tombe. Rye est rassuré : il était persuadé qu'il allait assister à une décapitation. Il sait qu'il pourrait éviter cette mort horrible à l'avenir. 

Cette anecdote en dit beaucoup, mais intervient dans la mésaventure de Daniel Rye comme le prolongement de violences continues. Un de ses geôliers syrien nommé Abu Hurraya s'acharne sur lui, et il est tous les jours torturé. Les scènes décrites par le photographe parlent de coups et d'étranglements suivis de seaux d'eau glacée pour le maintenir en vie et éveillé.

Dans sa prison – un sous-sol d'Alep – une douzaine d'otages le côtoie. On le questionne un jour pour savoir s'il peut payer une rançon. Daniel Rye lui réponds que sa famille non, mais qu'ils rassembleront l'argent. Les djihadistes se justifient en déclarant que leur action est une réponse à Guantanamo et à la façon "dont l'Ouest traite nos frères". Les trois djihadistes ne cessent de le brutaliser.

Et d'humilier tous les otages. Ceux-ci doivent ainsi chanter, sur l'air d'Hotel California, de Eagles, ces paroles : "Welcome to Osama’s lovely hotel; Such a lovely place, such a lovely place. You will never leave Osama’s lovely hotel; and if you try, you will die, Mr Bigley-style." (Bienvenue au charmant hôtel d'Ousama / Un endroit si charmant / Vous ne quitterez jamais le charmant hôtel d'Ousama / Et si vous tentez, vous le payerez à la façon de M. Bigley). Kenneth Bigley étant un ingénieur britannique décapité à Bagdad en 2004.

"John" avait d'ailleurs un grand sabre d'argent, acheté à cet effet. 

Un autre jour, un otage russe, Sergei, est exécuté parce qu'un otage libéré a parlé à la presse. Les djihadistes montrent la photo du cadavre pour dissuader les vivants d'imiter l'otage relâché. Rye est libéré en 2014. On comprend pourquoi rien n'a percé depuis. Entre temps, James Foley a été décapité en août 2014, Alan Henning aussi en octobre 2014,  puis  "Jihadi John" a été tué par un drone en 2015. Certains djihadistes et otages seraient encore en vie.

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cloette
- 02/08/2016 - 19:16
Plancher ?
Qui c'est celui là ? Encore un au ras des pâquerettes qui n'aime pas ce qui dépasse .
Lafayette 68
- 01/08/2016 - 15:30
A envoyer...
...au pape François
hannibal barca
- 31/07/2016 - 19:18
Pas de pitié avec les islamo mafieux
Il faut soutenir Assad et Poutine dans leur chasse a ces crapules sanguinaires.oui les civils vont trinquer mais c est la guerre.
Nous en avons marre des discours droit de l hommiste qui protegent ces creatures sortis du moyen age barbare