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Prix Nobel d'économie : quand Angus Deaton s'attaquait aux aides octroyées aux pays en développement

Publié le 12 octobre 2015
Le Britannique a été primé "pour son analyse de la consommation, de la pauvreté et du bien-être", a précisé le jury.
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Le Britannique a été primé "pour son analyse de la consommation, de la pauvreté et du bien-être", a précisé le jury.

Dans son dernier ouvrage « the Great Escape », publié en 2013, le prix Nobel d’économie 2015, Angus Deaton, dressait un portrait bien peu flatteur des politiques d’aide au développement. Selon le lauréat, ces politiques de soutien aux pays en développement feraient « plus de mal que de bien ». Si Deaton ne nie pas le bien qui peut être apporté par certaines aides, il dénonce systématiquement le rapport malsain entre les gouvernements bénéficiaires et ses donateurs.

« Parfois, les agences savent que l’aide tourne mal et sont alarmées par ce qu’elles voient, mais ne peuvent rien y faire. Le directeur d’une agence nationale d’aide m’a expliqué comment des fonds sont parvenus à des gangs d’assassins, à des gens qui avaient déjà commis un massacre et qui s’entrainaient pour finir le travail. Je lui ai demandé pourquoi il continuait de fournir de l’aide. Parce que, il a répondu, les citoyens de ce pays croyaient qu’il était de leur devoir de donner et n’acceptent aucun argument indiquant que l’aide affecte négativement les populations. Le mieux que nous puissions faire est de limiter ce mal. »

Pour le prix Nobel, la principale difficulté de l’aide au développement est qu’elle isole le gouvernement bénéficiaire de sa population : « Un des arguments les plus forts contre une large aide est qu’elle abaisse les contraintes du gouvernement, réduisant ainsi la nécessite de lever des fonds avec le consentement de la population et, à la limite, en modifiant ce qui pourrait être des institutions politiques bénéfiques, en des institutions toxiques. » « En l’absence d’une capacité adéquate à taxer, un Etat nie la plupart des protections des citoyens qui sont considérées comme acquises dans les pays riches ».

Pour Angus Deaton, les pays riches ont bien mieux à faire pour permettre une réduction de la pauvreté et une amélioration des conditions de vie dans les pays pauvres. Comme soutenir des programmes de recherche contre le SIDA, ou accueillir plus de migrants.

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