Législatives

Maroc : les islamistes l'emportent

Publié le 28 novembre 2011
Les islamistes modérés du PJD remportent les législatives, avec 107 députés sur 395. Les observateurs européens sont plutôt satisfaits de la tenue du scrutin, malgré quelques cas de pressions.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les islamistes modérés du PJD remportent les législatives, avec 107 députés sur 395. Les observateurs européens sont plutôt satisfaits de la tenue du scrutin, malgré quelques cas de pressions.

[Mise à jour le 28/11 à 06h30]

Le résultat est définitif : le Parti justice et développement (PJD) obtient 107 des 395 sièges de la Chambre des représentants marocains.

Prochaine étape : la désignation d'un nouveau premier ministre par le roi, Mohamed VI. Ce devrait être Abdelilah Benkirane, le secrétaire générale du PJD. Dimanche soir, ce dernier renouvelait son soutien au monarche : "Le roi est le chef de l'Etat et aucune décision importante ne peut être prise en Conseil des ministres sans la volonté du roi".

Le futur premier ministre sera chargé de former un cabinet de coalition. "C’est une victoire franche, mais on a besoin d’alliances pour travailler ensemble", a déclaré Abdelilah Benkirane après l'annonce des résultats. "On va attendre la nomination par le roi Mohamed VI d’un chef de gouvernement pour commencer les concertations avec les autres partis politiques."

Les autres partis politiques, ce sont Istiqlal (indépendance), la formation de l'actuel Premier ministre qui obtient 60 sièges, et le Rassemblement national des indépendants, troisième avec 52 sièges, d'après les chiffres définitifs du Ministère de l'intérieur.

Dimanche soir, l'ambiance était à la fête au siège du PJD, à Rabat. "Notre objectif est d’assurer la stabilité du pays, tout en revendiquant des réformes avec fermeté", a déclaré Abdelilah Benkirane devant les militants de son parti.

[Mise à jour le 27/11 à 15h15]

C'est désormais officiel : les résultats provisoires officiels annoncés par le ministre de l'Intérieur marocain Taib Cherkaoui confirment la victoire du Parti de la justice et du développement (PJD). Le mouvement des islamistes modérés compterait entre 80 et 100 sièges de députés sur 395 à la Chambre des représentants.

Le Rassemblement national des indépendants (libéral), membre du gouvernement marocain, a reconnu la victoire du PJD.

De leur côté, les observateurs européens se disent "satisfaits" du déroulement du scrutin, mais demandent des éclaircissements sur des pressions qu'auraient subies les personnes appelant au boycott de l'élection. Le Mouvement du 20-février et trois autres partis de gauche avaient refusé de participer au scrutin.

 

[Article publié le 26 novembre à 9h]

Après la Tunisie, le Maroc ? Si les résultats définitifs des élections législatives du vendredi 25 novembre ne seront connus que dimanche après-midi, les islamistes modérés Parti de la justice et du développement (PJD) ont rapidement revendiqué la victoire en sièges au soir du scrutin.

"Sur la base des rapports de nos représentants dans les bureaux de vote à travers le pays, nous sommes les vainqueurs. Nous avons remporté Rabat, Casablanca, Tanger, Kenitra, Salé, Beni Mellal et Sidi Ifni, pour n'en citer que quelques-unes", a indiqué à Reuters le numéro deux du PJD, Lahcen Daodi. S'il assure avoir remporté le plus grand nombre de voix, le PJD est pour l'instant prudent sur le nombre d'élus qu'il pourrait remporter parmi les 395 députés de la Chambre des représentants.

"Nous devons attendre les résultats définitifs, parce qu'il y a eu beaucoup de fraude. Nous espérons que cela ne nous coûtera pas ce qui devrait être une victoire retentissante", a déclaré Moustapha Al Khalfi, membre du bureau politique du PJD, qui était jusqu'alors le premier parti d'opposition marocain, avec 47 sièges.

Le PJD était notamment opposé à la coalition libérale "G8", composée de 8 formations jugées proches du Roi et regroupées en octobre au sein de la "Coalition pour la démocratie".

La participation annoncée vendredi soir par le ministre de l'intérieur Taib Cherkaoui est également une satisfaction pour le roi Mohamed VI, qui avait fait de ce scrutin législatif un symbole du changement démocratique opéré avec la réforme constitutionnelle : avec 45% de votants, il dépasse largement les 37% des précédentes législatives, en 2007.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Auriez vous le brevet des collèges ou... signé une pétition car les épreuves étaient trop difficiles ?

02.

Intégration sensible : le cas particulier des immigrés d’origine algérienne ou turque

03.

La fête est finie : les constructeurs automobiles obligés de tirer les leçons de la baisse importante de leurs ventes

04.

Les trois (fausses) excuses de Macron pour ne pas mettre en œuvre son programme de réduction de dépenses publiques

05.

La dangereuse complaisance du planning familial avec l’islam radical

06.

A ses ralliés, la République (En marche) pas reconnaissante

07.

Safari des gérants du Super U : pourquoi leur cas est bien plus défendable qu’il n’y paraît d’un point de vue environnemental

01.

Immigration : quand la vérité des chiffres émerge peu à peu

02.

Céline Dion envoie DEUX stylistes à l’hosto; Nabilla veut de grandes études pour son bébé; Elizabeth II recueille une milliardaire en fuite; Laeticia Hallyday humiliée à Saint-Tropez; Cyril Hanouna achète à Miami, François H. & Julie Gayet à Montsouris

03.

Auriez vous le brevet des collèges ou... signé une pétition car les épreuves étaient trop difficiles ?

04.

Ces cinq erreurs de politiques publiques qui coûtent incomparablement plus cher à la France que quelques dîners au luxe malvenu

05.

Safari des gérants du Super U : pourquoi leur cas est bien plus défendable qu’il n’y paraît d’un point de vue environnemental

06.

Ces 6 questions que soulèvent les révélations sur François de Rugy et qui en disent long sur le niveau de dysfonctionnement politique et économique de notre pays

01.

Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le révélateur de la faiblesse des écologistes politiques ?

02.

Immigration : quand la vérité des chiffres émerge peu à peu

03.

L’humanité a-t-elle atteint son pic d’intelligence ?

04.

Ces cinq erreurs de politiques publiques qui coûtent incomparablement plus cher à la France que quelques dîners au luxe malvenu

05.

Chasse aux comportements indécents : ce que la France a à gagner … et à perdre dans sa quête grandissante de vertu

06.

Et toute honte bue, François de Rugy limogea sa chef de cabinet…

Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
chnipe
- 28/11/2011 - 14:18
Et c'est très bien ainsi...
... Islamistes modérés ne veut rien dire. Le sud de le Méditerranée va s'ancrer pour longtemps dans un islamisme de plus en plus rigide.

Gain pour l'occident : il sera de plus en plus difficile aux idiots utiles, au vu de la proximité géographique, de nous vendre un islam tolérant rien qu'en France.

Cela va ouvrir les yeux de beaucoup de naïfs sur cette religion dangereuse pour l'humanité.
ISABLEUE
- 28/11/2011 - 11:49
WAW
ha wili wili wili....
Olivierguy
- 28/11/2011 - 09:45
Comparaison n'est pas raison
Nous voulons absolument montrer nos démocratie en exemple, or il ne faut pas perdre de vue que nous ne somme pas forcément perçus comme des modèles. Il faut être conscient (comme le souligne Lorrain) que la grande majorité des électeurs des pays maghrébins n'ont aucune culture si ce n'est le Coran qui leur est appris par des Imams guère plus érudits.