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James Foley : l'émouvante lettre d'adieu du journaliste américain à sa famille

Publié le 25 août 2014
Peu avant de mourir, le reporter avait demandé à un otage sur le point d'être libéré de mémoriser une lettre. Une fois relâché, celui-ci l'a dictée à la mère de James Foley. Il demandait à ses proches de "rester forts".
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Peu avant de mourir, le reporter avait demandé à un otage sur le point d'être libéré de mémoriser une lettre. Une fois relâché, celui-ci l'a dictée à la mère de James Foley. Il demandait à ses proches de "rester forts".

Le 20 août, une vidéo montrait le journaliste américain James Foley se faire décapiter en direct par un membre de l'Etat islamique en Syrie. Quelques jours après la diffusion de ce "court métrage" dont certain remettent en cause l'authenticité, la famille de Foley a décidé de publier sa lettre posthume. Il y raconte son quotidien d'otage. Sur leur page Facebook "Free James Foley", ses parents expliquent que toutes les lettres qu'il écrivait à sa famille durant sa captivité étaient confisquées par ses geôliers. En juin, le journaliste a donc demandé à un otage qui devait être libéré de mémoriser une lettre. Après avoir été relâché, celui-ci l'a dictée à la mère de James Foley. Entre quelques souvenirs d'enfance, le reporter remercie ses parents et frères et sœurs de prier pour lui et les supplie de "rester forts".  

 "Nous avons été 18, détenus ensemble dans une cellule, ce qui m'a aidé", "écrit" James Foley. "Nous avons eu des discussions sans fin sur des films, des anecdotes, le sport", raconte-t-il. Utilisant ce qu'il trouvent dans leur cellule, les prisonnier bricolent des jeux de société pour se distraire. "Nous avons trouvé des moyens de jouer aux dames, aux échecs, à Risk". James Foley et ses compagnons de cellule organisent même des tournois pour faire passer le temps.  "Nous rions pour briser la tension", explique le journaliste qui dit avoir "eu des bons et des mauvais jours". Car, parfois un otage est libéré. "Nous sommes tellement reconnaissants quand quelqu'un est libéré. Mais bien sûr, nous aspirons à notre propre libération. Nous essayons de nous encourager les uns les autres, et de partager de la force. Nous sommes maintenant mieux nourris, et tous les jours. Nous avons du thé, parfois du café. J'ai repris presque tout le poids que j'avais perdu l'an dernier".

"Je pense beaucoup à mes frères et soeur", raconte aussi Foley. "Je me souviens de tellement de bons moments en famille, qui me font m'échapper de cette prison". "Je sais que vous priez pour moi, et je suis tellement reconnaissant. Je prie pour que vous restiez forts et gardiez confiance", ajoute-t-il.  Ses derniers mots sont à l'adresse de sa grand-mère :  "Prends tes médicaments, fais des marches, et continue à danser. J'ai l'intention de t'emmener chez Margarita quand je serai à la maison. Reste forte, parce que je vais avoir besoin de ton aide pour reprendre possession de ma vie", conclut Foley…

Vu sur : Lu sur Sud Ouest
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