En direct
Best of
Best-of: le meilleur de la semaine Atlantico
En direct
Pratiques douteuses
Ikea, Siemens, Aldi : comment ces entreprises ont bénéficié du travail forcé en ex-RDA
Publié le 17 juin 2014
Une nouvelle étude publiée lundi montre que ces grands groupes industriels ont commercialisé des marchandises ou utilisé des pièces détachées fabriquées par des prisonniers est-allemands.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Une nouvelle étude publiée lundi montre que ces grands groupes industriels ont commercialisé des marchandises ou utilisé des pièces détachées fabriquées par des prisonniers est-allemands.

L'affaire n'est pas nouvelle, mais de nouvelles preuves ont été apportées lundi. De grands groupes industriels allemands, dont la chaîne de supermarchés Aldi, le géant des technologies Siemens ainsi que le groupe suédois de l'ameublement Ikea ont commercialisé des marchandises ou utilisé des pièces détachées fabriquées par des prisonniers est-allemands. Ainsi, en 2012, une étude basée sur des recherches effectuées par l'autorité chargée de gérer les archives de l'ancienne République démocratique allemande (BStU) avait mis à jour un système généralisé de travail forcé dans les années 1970 et 1980. Ce lundi, un nouveau rapport arrive aux mêmes conclusions. 

Plus précisément, comme l'indique le Daily Mail; une étude menée par le politologue Christian Sachse montre comment Ikea, Siemens et Aldi ont énormément bénéficié du travail de nombreux "esclaves" piochés dans les prisons d'Etat. Et celui-ci affirme que "l'Occident savait que ces produits étaient fabriqués  par des travailleurs forcés alors même que cela était interdit par les conventions internationales".

En 2012, Ikea avait officiellement reconnu qu'il avait vendu des meubles produits par des prisonniers de l'ex-RDA. Ce nouveau rapport appuie donc là où cela fait mal en expliquant que des étagères, des canapés et autres accessoires de maison ont été confectionnés par des milliers d'hommes et de femmes emprisonnés en raison de leur opposition au régime totalitaire. 

Ikea n'était pas seul. L'étude montre en effet que bon nombre des entreprises du "miracle économique" ouest-allemand bénéficiaient du travail de ces "esclaves". Parmi elles, le politologue Christian Sachse cite le géant de l'ingénierie Krupp, la société de télécommunications Mannesmann et le géant du gaz Linde. De manière plus générale dans son rapport de 500 pages, il assure que ce sont près de 15 000 prisonniers de l'Allemagne de l'Est qui ont été réquisitionnés pour fabriquer des produits en tout genre, et ce sous l'œil attentif de la Stasi.

Ce qui fait dire à Christian Sachse que "les prisonniers politiques étaient eux-mêmes des marchandises d'exportation". Et d'ajouter : " Le régime s'est servi des prisonniers en violation des droits de l'homme et les a fait  travaillé dans des conditions inhumaines. Mais il faut aussi souligner la responsabilité des entreprises occidentales dans ces pratiques honteuses".

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Statistiques du ministère de l’intérieur : Christophe Castaner ou l’imagination au pouvoir
02.
Ce que le projet de loi Dussopt sur la fonction publique indique des renoncements d’Emmanuel Macron
03.
Projet de réforme des retraites : règle d’or et cagnotte, les deux points qui risquent de mettre le feu aux poudres
04.
Un président étranger à son peuple mais aussi de plus en plus étranger à la communauté internationale
05.
Ces inquiétants progrès de l’idéologie décoloniale en France
06.
Une mystérieuse créature sème la panique dans un parc chinois
07.
14 tonnes d’aide humanitaire française pour le Venezuela confisquées à Caracas par la Garde nationale
01.
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
02.
Comment Alain Juppé s’est transformé en l’un des plus grands fossoyeurs de la droite
03.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
04.
Statistiques du ministère de l’intérieur : Christophe Castaner ou l’imagination au pouvoir
05.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
06.
Comment on a tué les centre-villes de ces villes moyennes où une majorité de Français voudraient pourtant vivre
01.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
02.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
03.
Agression contre Finkielkraut : certains Gilets jaunes voudraient que les Juifs portent l'étoile jaune
04.
Flambée d’antisémitisme et de violences politiques : ces erreurs politiques et macroéconomiques à ne pas reproduire pour enrayer la crise
05.
Derrière les faits divers dans les Ehpad, la maltraitance que l’ensemble de la société française inflige à ses vieux
06.
Comment Alain Juppé s’est transformé en l’un des plus grands fossoyeurs de la droite
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires