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Écotaxe : l'Etat payerait 750 millions d'euros en cas d'abandon à Ecomouv

Publié le 04 avril 2014
Un haut responsable gouvernemental dévoile ce chiffre à l'heure où Ségolène Royal a évoqué "une remise à plat" de cette taxe.
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Un haut responsable gouvernemental dévoile ce chiffre à l'heure où Ségolène Royal a évoqué "une remise à plat" de cette taxe.

Voilà un chiffre qui tombe mal pour Ségolène Royal. Selon une information de RTL, en cas de rupture du contrat, l'État devra rembourser 730 millions d'euros à Écomouv', la société privée chargée de collecter l'écotaxe. C'est le montant qui a été arrêté cet hiver lors des négociations qui ont suivi le mouvement des bonnets rouges. Les 730 millions d'euros dus à Écomouv' correspondent au montant investi par la société pour construire les bornes et les portiques. Cette somme sont à la charge du contribuable.

Ce chiffre ne passera évidement pas inaperçu auprès de Ségolène Royal. Nommée il y a deux jours, la nouvelle ministre de l'Ecologie a fait sa première sortie médiatique ce jeudi concernant justement l'écotaxe. "Je ne suis pas seule à décider, mais je vais remettre à plat les choses pour voir quelles sont les autres possibilités que nous avons pour dégager des financements pour, en effet, faire les travaux ferroviaires et routiers", a-t-elle déclaré. Elle avait soutenu le mouvement des Bonnets rouges, en novembre 2013, en Bretagne.

Pour la future ex-présidente de la région Poitou-Charentes, les Français sont déjà beaucoup taxés : "les Français ont déjà payé beaucoup d'impôts supplémentaires, l'écotaxe est un impôt, j'en comprends bien le sens : il s'agit de taxer ceux qui polluent, mais j'ai toujours dit que, pour respecter la citoyenneté, l'écologie ne doit pas être punitive et on ne doit pas taxer des gens s'ils n'ont pas le choix de prendre le transport propre", précise celle qui avait, en 2006, fait "le vœu au gouvernement" d'instaurer cette même taxe pour sa région. Avec un tel coût en cas d'abandon, il est moins sûr que Ségolène Royal parvienne à venir à bout de l'écotaxe... L'autre option pour le nouveau gouvernement serait de temporiser et prolonger la suspension de l'écotaxe décidée en novembre : dans ce cas, l'État serait tenu à une pénalité mensuelle de 18 millions d’euros. Jusqu'ici, le ministre des transports avait obtenu de ne pas payer. 

L'ancien ministre UMP des Transports, Dominique Bussereau, est l'un des pères de l'écotaxe et l'adversaire historique de Ségolène Royal en Poitou-Charentes. Pour lui, l'écotaxe a raison d'exister : "on ne peut pas continuer à financer des trams, des métros, des routes, des équipements portuaires, si on n'a pas les ressources, avance-t-il. L'écotaxe, on ne l'avait pas inventé pour qu'elle soit punitive". Sans cette écotaxe, ce sont, selon lui, plus de 100 projets de transport qui verraient leur financement amputé : "c'est notamment le cas de l'extension du tramway de Marseille ou de Nantes, ou bien celle du métro de Toulouse. 450 millions d'euros devaient venir de l'écotaxe".

Vu sur : Lu sur RTL
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