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Le site d’information américain Elite daily voit dans la "génération Y" une nouvelle génération hippie.
Retour vers le futur

La génération Y en plein revival hippie

Publié le 12 février 2014
Il existe des parallèles frappants entre le mouvement né de la guerre du Vietnam et les aspirations de la nouvelle génération.
Frédéric Robert est Maître de Conférences en civilisation américaine à la Faculté des Langues de l’Université Jean Moulin (Lyon III).
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Il existe des parallèles frappants entre le mouvement né de la guerre du Vietnam et les aspirations de la nouvelle génération.

Atlantico : Esprit rebelle (les hippies se battaient contre la guerre au Vietnam, la génération Y contre l'homophobie), attrait pour les drogues, pratique du sexe en dehors du mariage. La génération Y est-elle l'héritière du mouvement hippie ?

Frédéric Robert : Les hippies ont connu des mutations, si l’on peut dire. Ils ont dérivé en "New Age", en passant par quelques étapes, comme le mouvement punk dans les années 70-80, puis grunge dans les années 90. 

En effet, le Vietnam a été la raison de la radicalisation du mouvement dans les années 60, et la dénonciation de l’homophobie constitue l’un des principaux chevaux de bataille de la génération Y. Cette dernière est nommée de la sorte en raison de ses penchants pour la technologie, le "Y" faisant référence au fil des écouteurs de leurs lecteurs MP3, qui tombe sur leur "hoodie", ou sweat à capuche. Autre explication avancée pour cette appellation : son style vestimentaire, les jeans taille basse laissant apparaître le "Y" de leur séant...

On peut donc dire sans abus historique que les membres de la "génération Y" s’inscrivent  dans la droite ligne du mouvement hippie des "Sixties". A titre d’illustration, voici quelques points communs, parmi une multitude :

- alors que les hippies luttaient contre le Vietnam et la ségrégation, les "Y" font partie du mouvement "Occupy Wall Street", et luttent contre l’homophobie ;

- la génération des "Sixties" était pro Kennedy et "Flower Power", les "Y" sont pro Obama et "Gay pride" ;

- les "Sixties" avaient Woodstock, les "Y" ont le festival de Coachella, à Indio, en Californie ;

- les hippies prenaient du LSD, les "Y" consomment de la MDMA ("Molly"), une drogue amphétamine apparue à l’époque de la "techno house" dans les années 80-90 ;

- les baby boomers ont assisté a la mort de Martin Luther King en avril 1968, les "Y" à celle de Mandela en 2013 ; etc.

Le phénomène hippie semble encore hanter notre société, notamment au travers de la mouvance "hipster". Pourquoi y sommes-nous si attachés ?

Cette mouvance est toujours très présente dans l’inconscient collectif, c’est un fait. On résume souvent les hippies aux trois concepts bien connus que sont : "sex, drugs and rock’n roll", autrement dit : la révolution sexuelle, la révolution psychédélique, et la révolution rock. Ce caractère révolutionnaire n’est pas anodin, il a véritablement changé la société.

Nous partageons tous la même image du hippie type : cheveux longs, barbe hirsute, lunettes rondes teintées, bandeau dans les cheveux, tongs, jeans délavés, sandalettes, amulettes, chemise a fleurs... les clichés nous rassurent et nous permettent de visualiser une période plus ou moins inconnue... ils balisent notre imagination.

La mouvance hippie est-elle cyclique, vouée à revenir éternellement sous des formes légèrement différentes, mais sur le fond, toujours la même ?

La mode hippie, le style "wacko" ("barjo", ndlr), revient effectivement de manière cyclique. Pour s’en rendre compte, pas besoin d’études, il suffit d’ouvrir les yeux dans la rue : les "Y" l’ont adopté en l’adaptant à la mode vestimentaire de notre époque (jeans tailles basse, "hoodies", caleçons Free Gun...). Ce à quoi s’ajoute désormais la technologie : iPad, iPod, big jam box...

Comme disait Coco Chanel, "la mode, c’est ce qui se démode". Mais en même temps elle revient régulièrement, pour des raisons marketing évidentes teintées ici et là d’un romantisme et d’une nostalgie toute printanière...

A noter tout de même que les hippies étaient hostiles a la technologie, ce qui n est pas le cas des "Y". Il en va de même pour la société de consommation, ils y adhèrent beaucoup plus que leurs "ancêtres" hippies.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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gueux et preux
- 13/02/2014 - 01:03
Profitons de ce sujet
pour remettre les choses à leur place: Jimi Hendrix était bon,très bon mais les Cream c'était quand même mieux,et encore plus maintenant.
gliocyte
- 12/02/2014 - 16:55
Si j'ai bien compris
F Robert nous fait la liste de tout ce qui fait la différence entre la génération Y et les hippies pour nous prouver qu'ils se ressemblent… Une drogue "psychédélique" serait-elle indispensable à consommer pour passer au dessus de ces constations afin de pouvoir partager son point de vue?
Liberte5
- 12/02/2014 - 16:01
Comparaison n'est pas raison.
Les hippies, en France, vivaient dans une société de plein emploi,avec peu de chômage.Il n'y avait pas de crise du logement et pas de mondialisation. Les populations des années 60 et 70 bossaient au moins 40h semaine et avaient 3 semaines de congés.Le niveau scolaire était bon. La génération Y connait le chômage, elle vit chez les parents bien plus longtemps, a du ma se loger. La France s'enfonce dans le déclin, l'insécurité est grandissante et la relation avec le monde de l'entreprise est majoritairement dégradée. L'avenir qui les attend va être difficile. et ils vont probablement en souffrir. Aux États Unis même si cela va beaucoup mieux qu'en France, ce n'est plus les années 60, ni 70