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Les chutes à ski peuvent être très graves.
Aïe ! Ouïe !

Des chutes à ski aux brûlures à domicile : palmarès des accidents de la vie courante les plus graves

Publié le 10 janvier 2014
Le récent accident de Michael Schumacher, homme exposé toute sa vie par son métier à des risques mortels, nous rappelle que la mort ne nous attend pas forcément là où on l'attend.
Bernard Cohen-Hadad est président de la commission financement des entreprises de la CGPME. Il est également président du think-tank Etienne Marcel et assureur.
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Le récent accident de Michael Schumacher, homme exposé toute sa vie par son métier à des risques mortels, nous rappelle que la mort ne nous attend pas forcément là où on l'attend.

Atlantico : Quelles sont les principales causes des accidents mortels en France ? 

Bernard Cohen-Hadad : La cause principale des accidents mortels les plus fréquents est la route. L’alcool au volant et la vitesse sont les principaux responsables. 70 % des accidents mortels ont lieu sur les routes départementales, et dans la plupart des cas c’est lié à une perte du contrôle du véhicule par le conducteur. Effectivement, paradoxalement, l’autoroute est moins accidentogène que les route nationales ou départementales. On sait aussi que la présence d’alcool a été perçue dans 30 % des accidents mortels. L’usage de stupéfiants, bien entendu, est aussi mise en cause. C’est l’usage excessif de ces substances qui entrainent une mauvaise appréciation des risques, d’où une augmentation de la vitesse et parfois de la somnolence.

Les autres accidents mortels que l’on a pu observer en France sont des accidents d’ordre domestique, notamment pour les jeunes enfants. C'est-à-dire le fait de se bruler, de ne pas faire attention quand un enfant prend un bain, ou court autour d’une piscine. Cela peut paraître anodin mais tous ces accidents d’inattention nuisent à la jeune enfance.

Est-ce qu’il existe des possibilités d’agir sur certains facteurs de risque permettant d’éviter les accidents ?

Les possibilités sont vastes. Concernant les accidents de la route, il faut limiter la vitesse dans les zones dangereuses, favoriser la prévention, multiplier la présence des forces de l'ordre, faire de l'information préalable à travers des signalisations, des radars de vitesse, des radars d’information. Il est aussi aussi important de travailler sur l’amélioration de l’alerte à travers les dispositifs intégrés dans les véhicules. Par exemple, aujourd’hui grâce aux GPS, on a des alertes en cas d’excès de vitesse ou des alertes en cas de somnolence. Ce sont des mesures qui doivent être portés à l’attention de tous, à la fois du constructeur, de la puissance publique, mais aussi des collectivités locales, puisque ce sont elles qui peuvent intervenir localement au niveau de l’information. Il faut aussi une sensibilisation dans les auto-écoles et à travers le rôle des assureurs. La prise de conscience collective est fondamentale. Il s’agit de vies humaines détruites, de familles qui sont meurtries. Ce n’est jamais très agréable de se promener sur des départementales et de constater des bouquets de fleurs autour des poteaux. Aujourd’hui en 2014, dans notre pays, notre devoir est de sensibiliser chacun. Ceci dit, il ne faut pas pour autant diaboliser le conducteur.

Les programmes de prévention, notamment dans la publicité, ont-ils permis de faire reculer le nombre d’accidents en France ?

L’impact des campagnes de prévention a toujours été fort dans l’immédiat. Ce qu’on a tendance à regretter, c’est que cet impact a un effet diffus à partir du moment où l'on s’éloigne de la campagne. En effet, quand l'automobiliste ou le conducteur va regarder cette publicité préventive, il va toute de suite être marqué, choqué. Il va alors prendre conscience des risques à ce moment précis. Or, dès qu’on dépasse une certaine perception de la campagne, on a toujours le sentiment que l’accident est le fait d’autrui et qu’il n’arrive qu’aux autres ; je pense que c’est sur ce phénomène qu’il faut prendre des mesures de sensibilisation permanente, à la fois vis-à-vis des automobilistes mais aussi de ceux qui les accompagnent. L’accident n’est pas uniquement le fait des autres, ça peut nous arriver aussi lorsqu’on ne respecte pas un certain nombre de règles - soit le respect des vitesses, le non usage de la voiture en cas de prise d’alcool, et également le respect de l’entretien des véhicules, grâce notamment au contrôle technique. Car un véhicule défaillant peut causer non seulement un risque à son propriétaire mais aussi un risque pour les piétons.

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Exaspéré
- 10/01/2014 - 13:59
Oui, la route tue...
Mais si au lieu de se polariser sur la vitesse, on s'interessait aussi à l'état des routes.Entre les "trous en formation" les marquages effacés, les zones dangereuses non éclairées, la boue laissée par les engins agricoles, et j'en oublie .
Nos impôts ne baissent pas, mais le budget entretien doit sûrement être affecté à d'autres dépenses (comme le financement d'assos bien-pensantes...)
wolfgangamadp
- 10/01/2014 - 11:47
Ouais enfin on parles morts
Ouais enfin on parles morts uniquement là. Et on ne tient pas compte des suicides, bien plus nombreux que les accidents de la route, sans compter que certains accidents de la route sont des suicides non comptés...
Si on parles des blessures, les accidents de la vie courante sont bien plus nombreux que les accidents de la route. Et beaucoup moins bien assurés aussi...