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La question nucléaire iranienne ou la course contre la montre

Publié le 19 octobre 2013
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne, ont rencontré les représentants iraniens à Genève pour des négociations de 48h qui se sont terminées mercredi.
Ardavan Amir-Aslani
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Ardavan Amir-Aslani est avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il tient par ailleurs un blog www.amir-aslani.com, et alimente régulièrement son compte Twitter: @a_amir_aslani.
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Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne, ont rencontré les représentants iraniens à Genève pour des négociations de 48h qui se sont terminées mercredi.

Les iraniens et le groupe de 5+1 (les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU plus l’Allemagne) se sont rencontrés pendant 48h à Genève, il y a deux jours. Ce qui a été dit lors de cette rencontre est demeuré confidentiel, les parties ayant décidé de ne rien divulguer par crainte de voir les opposants à tout accord avec l’Iran tenter de torpiller toute chance de réussite de ce dialogue. En effet, ces derniers sont nombreux aussi bien à Washington qu’à Téhéran. Ainsi on a pu lire dans les colonnes du USA Today paru mardi dernier, au premier jour de ces rencontres, un article du Sénateur conservateur républicain Marco Rubio de Floride se prononçant pour une accentuation des sanctions jusqu’à ce que l’Iran arrête définitivement tout enrichissement d’uranium. De même, à peine la délégation iranienne avait-elle atterri à Téhéran que, de retour de Genève, des parlementaires se sont déclarés opposés à tout accord avec les États-Unis. C’est dire que les négociateurs ont bien fait de garder secrète la teneur de leur discussion, tellement restent vives les tensions des deux côtés. En effet, dès qu’il s’agit de la question nucléaire iranienne et des relations de ce pays avec les États-Unis, les pressentis ont tendance à l’emporter sur la raison.

Pourtant, l’espoir d’une solution pacifique négociée à ce conflit est permis, ne serait-ce que parce que la totalité des participants à ces rencontres, des deux côtés, s’est déclarée optimiste. Faute d’information sur le fond des discussions, on peut au moins apprécier la forme de ces rencontres. Les Iraniens, pour leur part, avaient complètement changé d’attitude. Tout d’abord, ils avaient transféré la responsabilité des négociations du dossier nucléaire de leur très conservateur conseil national de sécurité, aux affaires étrangères dirigées par le pragmatique nouveau Ministre Zarif, titulaire de l’unique compte Twitter certifié en Iran. Ensuite, pour la première fois, ils avaient choisi de s’exprimer directement en anglais sans passer par l’intermédiaire d’un traducteur. Ceci peut paraître banal mais c’est une première dans les dix années de négociations que cette question a déjà connues, et traduit la volonté iranienne de faire un pas vers l’occident. En tout cas il a été perçu comme tel par les intéressés. La composition de l’équipe des négociateurs américains différait aussi du passé puisque en plus des spécialistes du nucléaire, il y avait notamment Adam Szubin, le directeur du bureau du contrôle des actifs étrangers (OFAC) en charge des sanctions à l’encontre de l’Iran. Sa présence a été perçue comme un fléchissement de la position américaine traduisant la disposition de Washington à revoir sa politique de sanction à l’encontre de l’Iran ; une première en dix ans de discussions.

Les parties n’ont d’ailleurs pas le choix. Elles sont condamnées à aboutir à un accord. Les Iraniens, dont l’économie a été détruite par un régime international de sanctions, n’ont d’autres choix que d’opter pacifiquement pour une sortie de crise, faute de quoi, la paix sociale, indispensable à la pérennité du régime risquerait de disparaître. Par ailleurs, le régime iranien, ostracisé par les pays occidentaux depuis plus de trois décennies ne peut plus se permettre un isolement diplomatique dans ce moyen orient, à feu et à sang, où la guerre chiite/sunnite fait rage et où la toile d’araignée de la Chine risque à terme de le vassaliser. Les Américains, pour leur part, se trouvent, à brève échéance, sur le chemin d’un conflit frontal avec les saoudiens et d’autres pétromonarchies du golfe Persique et sont en manque d’alliés. Rappelons que Washington et Riyad ont adopté des stratégies inverses sur des dossiers aussi brûlants que Égypte, l’Afghanistan, la Syrie ou encore le Bahreïn. Chaque fois que les États-Unis prennent une position, à coup sûr, les Saoudiens adoptent la position inverse. C’est ainsi que dernièrement, suite au coup d’Etat contre le Président élu mais déchu Morsi, une baisse du soutien militaire américain pour le Caire a été immédiatement palliée par les Saoudiens.

En tout cas, le temps presse. D’après les observateurs internationaux, les iraniens sont à six mois de la possibilité de fabriquer une bombe nucléaire. Même si cela fait dix ans que l’on peut entendre cette estimation de six mois, on peut imaginer que cette fois ce délai signifie quelque chose. Avec 19 000 centrifugeuses, dont mille de dernière génération, ultra rapides, de fabrication locale mais non encore installées, les iraniens ont la possibilité d’enrichir en quelques mois suffisamment d’uranium à 85% pour fabriquer une bombe. Aujourd’hui, ils n’enrichissent qu’à 20%. Il est difficilement imaginable qu’un accord ne puisse intervenir avant le printemps tellement un défaut d’accord serait désastreux.

Faisons un peu de politique fiction sans que cela ne soit trop éloigné d’un scénario réaliste. A Genève, les négociateurs iraniens ont certainement proposé un plan en plusieurs étapes dans la foulée du discours du Président Rouhani à l’ONU le mois dernier : un arrêt de l’enrichissement à 20%, la transformation de l’uranium enrichi à 20% et disponible en stock en fuel pour réacteurs civils rendant difficile un usage militaire, acceptation de visites intrusives surprises des agents de l’AIEA et la signature du protocole additionnel du TNP. Ils ont certainement exigé un enrichissement local à 5% pour maintenir leur savoir-faire. Cette dernière faculté est d’ailleurs prévue par le TNP qui reconnaît le droit des pays signataires au nucléaire civil. Cette proposition devrait normalement satisfaire le groupe de 5+1.

Le problème est qu’aux États-Unis, il y a dans la chambre basse, beaucoup de républicains conservateurs opposés au droit de l’Iran de disposer même d’un nucléaire civil. Ce sont ceux-là mêmes qui avaient voté pour la fermeture du gouvernement fédéral pendant trois semaines. Toute la question va être de savoir si le Président Obama sera capable de les ramener à la raison et de leur faire accepter un accord avec l’Iran.

La tâche est ardue mais l’espoir est permis.

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Commentaires (1)
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uncitoyencommelesautres
- 19/10/2013 - 11:47
Vieille recette pour nouveau monde.
Les gesticulations pitoyables des uns et des autres pour quelques gouttes d'hydrocarbures (de toute façon devenu trop chère pour propulser une vraie croissance autre qu'a crédit depuis les années 70/73) est non seulement la preuve que le système est bloqué, incapable de se réinventer dans les temps (avant 2035) et tenu par des lobbies ivres d'eux même et trop puissants. La vérité éclatera tôt ou tard, elle n'est ni de gauche, ni de droite elle est systémique et globale... rien n'a changé depuis les crises précédentes... le monde politique croit toujours que les crises économiques sont une cause de désordre, alors qu'elles sont des conséquences d'une crise énergétique (au sens premier, quantité et prix du Kw.H par habitant).