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Que valent vraiment les AOC des vins ?

Publié le 09 octobre 2013
Olivier Cousin, viticulteur connu pour ses méthodes traditionnelles, est passé ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Angers pour avoir écrit "Anjou", terme réservé aux AOC, sur ses vins jugés "de table". L'occasion de se pencher sur ce que valent ces trois lettres consacrées.
Fabrizio Bucella
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Fabrizio Bucella est professeur des Universités (Université Libre de Bruxelles), physicien, docteur en Sciences et sommelier. ...
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Olivier Cousin, viticulteur connu pour ses méthodes traditionnelles, est passé ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Angers pour avoir écrit "Anjou", terme réservé aux AOC, sur ses vins jugés "de table". L'occasion de se pencher sur ce que valent ces trois lettres consacrées.

Atlantico : A quels moyens de défense Olivier Cousin peut-il recourir ?

Fabrizio Bucella : L’édifice des appellations d’origine est relativement solide juridiquement et sert de garantie pour le consommateur. En Europe, les appellations d’origine garantissent l’origine géographique du produit et sa transformation ; elles encadrent le droit des marques et la liberté de commerce.

Dans le cas de M. Cousin, il semble clair que le vin produit est un vin de table et que le consommateur n’est pas induit en erreur en lui faisant penser qu’il s’agirait d’un vin d’appellation. Auparavant, il n’était pas permis d’indiquer le millésime pour des vins sans indication géographique (dits vins de table), aujourd’hui il me semble que c’est permis. L’édifice juridique évolue régulièrement. Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif final de toutes ces règles doit être de protéger le consommateur et de lui procurer des produits de qualité, pas d’engorger les cours et tribunaux avec des querelles un peu fallacieuses.

Les AOC angevines ou françaises sont-elles taillées pour les grands opérateurs, leur permettant de distribuer à bas prix dans les circuits de distribution de masse ?

L’appellation anjou a été créée avec les toutes premières appellations en 1936. Elle ne date donc pas de hier. L’histoire montre que la puissance publique est intervenue pour aider les vignerons et les consommateurs, notamment par la construction de l’édifice des appellations d’origine contrôlées qui s’est étendu depuis à l’ensemble de l’Union Européenne. Il ne faut cependant pas considérer cette construction comme immuable. Il faut accepter de la faire évoluer et de la mettre à jour régulièrement. C’est ainsi qu’il faut sans-doute comprendre la proposition de M. Cousin de créer des « appellations d’excellence ».

Olivier Cousin dénonce le fait que les membres de l’AOC se sont réservés les termes les plus valorisants. Qu’entend-il par-là ?

Je suppose qu’en partie M. Cousin fait référence au fait qu’il serait forcé de vendre son vin dans la catégorie dite de vin de table qui n’est pas la plus valorisée au yeux du public. Sur le fond, tout le monde reconnaît que ses vins sont de qualité irréprochable et le prix de vente est d’ailleurs en conséquence. Le véritable débat aujourd’hui est donc de savoir pour quelles raisons Olivier Cousin s’est-il senti obligé de quitter le syndicat viticole et si celui-ci permet justement à des vignerons alternatifs et désireux d’une autre approche de la nature d’exprimer leur potentiel et leur qualité.

La mobilisation des producteurs indépendants autour d’Olivier Cousin peut-elle être un facteur important dans la prise de décision de la justice ?

J’ai beaucoup de respect pour les juges du siège et je n’ose imaginer qu’ils se fassent influencer par d’autres considérations que celles qu’ils ont à connaître en cette affaire. De toute façon, le débat et la mobilisation se situent sur un terrain différent de celui juridique. Si j’ai bien compris le producteur, il prend une ligne de défense de type : « Moi je suis né à Anjou, je fais quoi ? ». C’est presque une sorte de procès de rupture, c’est-à-dire de procès du principe des appellations en tant que tel, que n’aurait pas renié feu Maître Vergès. La mise en débat public de ce type de position me semble consubstantielle au mode de défense. D’ailleurs, c’est souvent son objectif avoué.

Leurs dénonciations du rendement à bas prix et de la dévalorisation des terroirs constituent-elles un réquisitoire légitime envers la grande distribution ?

Il est toujours compliqué quand on défend l’exception de faire des généralités, même si elles facilitent parfois la compréhension du débat. De quelle grande distribution parle-t-on ? Quelles sont les caractéristiques de la grande distribution qui sont mises en cause ? La pression sur les prix ? D’accord, elle existe. Est-ce une bonne chose ? C’est un débat qui dépasse de loin le cas considéré et ressurgit d’ailleurs régulièrement, notamment sur des dossiers bien plus importants comme celui du scandale de la viande de cheval. Par ailleurs, je connais nombre de petits vignerons talentueux qui ne s’en sortent que grâce à la grande distribution. Leurs vins ne sont pas frelatés, que du contraire. Mettre en place un circuit de distribution et de vente indépendant coûte énormément de temps et d’argent et tous les vignerons ne peuvent pas se le permettre.

Dans ce contexte, l’image AOC n’est-elle pas entachée ? Quelle est sa crédibilité aujourd’hui ?

Poser la question c’est quelque part y répondre. Il est clair que la partie qui a le plus à perdre en terme d’image de la situation actuelle est la partie plaignante, le syndicat viticole d’Anjou et l’appellation qu’il représente. A la limite, toute cette affaire est une publicité inespérée pour les vins de M. Cousin. Attention, je ne dis pas que c’est un objectif caché, ses vins étaient d’ailleurs considérés comme excellents avant la mobilisation publique. Quand on sait ce que coûte un procès en temps, en énergie et bien entendu en frais d’avocat, on ne s’y rend que contraint et forcé.

Je comprends que le vigneron souhaite remettre en partie en cause le système de l’appellation, notamment en ce qu’elle laisserait la part trop belle à l’utilisation de produits chimiques. Le débat aura été posé sur la place publique et Olivier Cousin aura réussi, au-delà de la querelle juridique, à faire entendre ses critiques en leur donnant une résonnance particulière.

Propos recueillis par @SachaCONRARD

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Commentaires (2)
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Tonioo
- 03/10/2013 - 19:15
Un truc, le seul en garantie..
C'est le titre en alcool; il y a longtemps que j'en ai fait mon premier critère quand je vise un cru: c'est la seule chose , et encore , qui soit légalement garantie: Un Château-Neuf au moins 15°, un Gewürz au moins 13,5°, un Sassicaia au moins 14° et l'Amarone 16°; pour le reste c'est toujours au hasard Balthazar!
@claude-michel - elles n'ont pas que des tord-boyaux, mais au moins c'est un autre prix que chez les soi-disant spécialistes.!
walküre
- 03/10/2013 - 12:34
Certes
Entre côtes (pas entrecote) du roussillon, côtes de toul et côte de beaune quelles différences ? Eh bien ça dépend du pinard, car il y a aussi du picrate en Bourgogne. La différence ce sera le prix. Très cher pour un bourgogne moche, et trop cher pour un roussillon moyen. Bref pas moyen de s'y fier sans goûter. Exceptions quand même pour les très grands vins qui se comptent sur les 10 doigt des mains.