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Comment rendre aux enseignants la reconnaissance dont ils manquent

Publié le 02 septembre 2013
A l'heure de la rentrée, certains enseignants traînent des pieds : 80% d'entre eux souffriraient d’un manque de considération. Un sentiment dû en partie à l'évolution de leur place au sein de la société.
Pierre Duriot est enseignant du primaire. Il s’est intéressé à la posture des enfants face au métier d’élève, a travaillé à la fois sur la prévention de la difficulté scolaire à l’école maternelle et sur les questions d’éducation, directement avec les...
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A l'heure de la rentrée, certains enseignants traînent des pieds : 80% d'entre eux souffriraient d’un manque de considération. Un sentiment dû en partie à l'évolution de leur place au sein de la société.

 Atlantico : Selon un sondage Opinionway diffusé ce jeudi 29 août, près de 80% des enseignants souffriraient d’un manque de considération. Cette insatisfaction s’explique par le manque de reconnaissance, la rémunération, le manque de moyens ou encore l’échec des élèves. Comment pallier ce manque de considération dont souffrent les enseignants ?

François Dubet : Le manque de considération éprouvé par les enseignants n'est pas une nouveauté. Il est moins l'expression de l'absence de considération personnelle, comme le montre la bonne opinion que les Français ont des professeurs, que du sentiment de crise et de désacralisation de l'école. La culture scolaire n’apparaît plus comme le cœur de la Raison, du progrès et de la culture nationale. Non seulement cette culture est concurrencée par les industries culturelles, plus réactives et semblant plus "réelles" que la culture scolaire, mais chacun sait que la culture scolaire est principalement appréhendée par les élèves et souvent pas les enseignants comme un simple support de sélection.

Il faut aussi souligner le fait que, durant longtemps, le prestige des enseignants tenait au fait que les instituteurs incarnaient une forme de dévouement et de vocation, de don de soi, pendant que les professeurs étaient des "savants" dans une société où 5% de la population avait le niveau du baccalauréat. Aujourd'hui le niveau scolaire des enseignants est celui de millions d'autres Français qui ne pensent plus que les enseignants sont des savants et comme le modèle de la vocation s'est épuisé, les enseignants ne sont plus perçus comme des sortes de prêtres laïques et comme des savants ; ce sont des professionnels de classes moyennes dont le mode de vie et le niveau de vie et de qualification ne les distingue guère. On doit se réjouir de cette évolution qui est, au fond, un des succès de la démocratisation scolaire: le niveau culturel de la population s'est élevé grâce à l'école et la distance entre les enseignants et une grande partie de la population s'est réduite.

Pierre Duriot : Les causes de ce manque de considération sont effectivement très nombreuses, internes et externes à l’Education nationale et même aux écoles privées qui souffrent peu ou prou des mêmes maux. Mais elles sont aussi sociétales dans le sens où le positionnement de l’enfant a changé pour tout le monde et pas seulement dans les cadres éducatifs. L’enfant moderne nous est précieux, sa parole a été sacralisée, les profs y ont perdu leur alliance éducative avec les parents. Les élèves d’antan ne se vantaient pas de leurs âneries à l’école, de leurs punitions et de leurs mauvais résultats dans une société où l’école normalisait. Les enfants d’aujourd’hui, érigés en rois de la consommation et souvent des foyers, jouent les adultes les uns contre les autres, avec succès puisque beaucoup de parents  viennent à l’école « défendre » leur enfant dont la parole prime, a priori, sur celle de l’enseignant.

L’école ne « normalise » plus, elle « s’adapte », a été sommée d’en haut, de s’adapter. Et effectivement, au fil des ans et des réformes, la France perd des points dans les classements européens en matière de résultats scolaires. N’ayons pas peur des mots : nous nous sommes égarés, parents, profs, gouvernements, en plaçant l’enfant au centre de tout, comme il fut placé, par une directive ministérielle « au centre des apprentissages ». Il y a une incohérence manifeste, vieille de trente ans, à vouloir mettre l’enfant au centre des familles, de la société et du système scolaire avec l’espoir d’en faire un adulte destiné à n’être plus jamais le centre de rien. Notre société libérale, libertaire, consumériste, bâtit des enfants à qui l’on se doit de ne rien refuser et des parents coupables de ne jamais en offrir assez. Il faut se sortir de l’idée que la frustration brime un enfant dans son développement psychoaffectif, elle participe à sa construction et que le travail scolaire le fatigue, alors qu’il le nourrit. Récupérer également, au préalable, cette cohésion entre adultes en repositionnant l’enfant à la place qui est la sienne et qu’il n’aurait jamais dû quitter : un « petit autre », adulte en devenir, qui « ne sait pas encore » et dont la parole ou le désir peut être écouté et discuté mais ne doit pas s’imposer aux adultes.

Eric Deschavanne : Si l'on met à part les questions de la rémunération des enseignants et celles des "moyens" mis à leur disposition pour travailler (registres dans lesquels il n'y a guère d'amélioration à espérer), les professeurs attendent généralement de l'administration et des parents qu'on leur fasse confiance et qu'on les laisse travailler en paix. Je ne crois pas, cependant, que l'insatisfaction des professeurs vienne essentiellement d'un problème de considération. Ils aspirent à être utiles, à aider leurs élèves à progresser dans la connaissance. Ce qui est valorisant pour un professeur, c'est l'intérêt des élèves et leur engagement dans le travail. Or, et c'est généralement le grand non-dit des débats sur l'éducation, le vrai problème de l'éducation de masse, la source principale de la souffrance des professeurs, des parents, mais aussi des élèves, tient à l'absence de motivation de ces derniers, leur absence d'appétence pour l'enseignement délivré dans le cadre scolaire. Le phénomène est évidemment très variable selon les contextes, et ses causes sont diverses : il peut s'expliquer par l'ampleur des lacunes accumulées, par l'inadéquation des programmes, ou encore par l'absence d'objectifs scolaires ou professionnels identifiés et motivants. Il est gratifiant pour un professeur de travailler avec des élèves qui valorisent les savoirs et/ou qui s'engagent énergiquement dans le travail scolaire parce qu'ils savent pourquoi ils sont là et ce qu'ils veulent. Cela arrive encore, fort heureusement, mais cela ne caractérise pas la situation générale.

D'autres enquêtes révèlent néanmoins que les Français ont une opinion positive de l'école et des professeurs. Comment expliquer ce décalage ?

François Dubet : Depuis longtemps déjà les sondages montrent que les enseignants ne se sentent pas aimés alors que les citoyens en ont une bonne image. Et il semble que les enseignants aient une image assez sombre de leur métier et d'ailleurs ils n'en parlent souvent qu'en termes négatifs : travail difficile, mal payés, élèves faibles, parents désagréables.... Même si ce discours négatif est celui des collectifs alors que le discours personnel est bien plus positif : "j'adore mon métier". Tout se passe comme si le monde enseignant français n'avait choisi d'apparaître que sur le mode de la plainte, la manifestation du bonheur professionnel étant tenue à l'écart comme une forme d'indécence.

Le fait que les enseignants ne se sentent pas aimés par des Français qui les apprécient provient sans doute de leur difficulté à faire comprendre les difficultés de leur métier et à vieille tradition de distance de l'école et des familles. On veut que les parents soutiennent les maîtres, mais on ne veut pas qu'ils se mêlent de l'école. Alors les parents sont souvent accusés d'en faire trop ou pas assez.

Pierre Duriot : Bien évidemment, beaucoup de parents sont confrontés à la difficulté d’éduquer un enfant dans ce monde moderne, et savent pertinemment quel dévouement et quelle patience il faut aujourd’hui pour faire la classe à une trentaine de jeunes enfants, quel que soit leur âge. Ces parents sont gré aux enseignants du travail qu’ils arrivent à effectuer malgré tout, même si tout n’est pas toujours parfait. Le corps enseignant a eu cette faculté de « résistance » aux modes, a su maintenir des cadres, des règles, des usages, indispensables à la pratique de l’enseignement et qu’ils inculquent encore aux jeunes. Et les enfants, dans leur grande majorité, aiment venir à l’école, même si, objectivement, beaucoup y travaillent sur le mode cahin-caha. 

Eric Deschavanne: C'est un paradoxe aisément compréhensible. De l'éducation, dépendent à la fois l'avenir de nos enfants et celui du pays : l'école est en conséquence à la fois hyper-valorisée et soumise à une critique, voire à un dénigrement, systématique et permanent. Les professeurs, qui ont en charge ce qui nous est le plus cher, à savoir nos enfants, perçoivent notre exigence et notre anxiété. Ils sont en première ligne quand il s'agit de subir les frustrations des élèves et des parents mais, lorsque les relations humaines se passent convenablement et que leur travail est apprécié, ils sont épargnés par la critique, laquelle porte sur le système davantage que sur ses acteurs.

De nombreux enseignant se plaignent du manque de respect dont ils sont victimes, que ce soit de la part des parents ou de la part des élèves. Dans la formation des professeurs, faudrait-il davantage les armer pédagogiquement en leur offrant une formation plus axée sur les sciences humaines et la gestion afin qu'ils puissent se faire respecter ?

François Dubet : L'école de masse n'est plus un sanctuaire protégé des problèmes sociaux et des demandes des familles. Pour ces dernières, l'école est un enjeu beaucoup trop important pour qu'elles lui fassent une confiance aveugle. Aussi lui demandent-elles des comptes : elles choisissent les établissements, exigent des explications... et, en tant que parents, les enseignants ne sont pas les derniers à se comporter de cette manière. Mais comme les système de relations avec les élèves et leurs parents est assez mal régulé, les enseignants se sentent parfois abandonnés et pas soutenus. De plus, bien des enseignants considèrent que toute cette activité éducative de relation avec les élèves et leurs familles ne fait pas partie du coeur de leur travail. Les choses varient beaucoup d'un établissement à l'autre, mais souvent, les difficultés ne sont pas traitées collectivement et l'accusation du manque de respect est réciproque, chacun accusant les autres de ne pas le respecter. 

Pierre Duriot : Les enseignants se plaignent du manque de respect comme toutes les professions qui s’occupent de l’humain, exactement comme dans les crèches, les services médicaux, sociaux et même les services privés d’accueil du public, les commerces… Tout le monde se plaint du manque de respect… avec juste raison. La société individualiste, consumériste, de compétition entre les individus, est passée par là, sous forme d’une évolution globale pas visible uniquement depuis un bureau de professeur. Tout le monde sait aussi ce qu’il faut faire pour inverser la tendance mais il faut que quelqu’un commence. Comme le dit un vieil adage : « L’exemple doit venir d’en haut ».

Penser à l’avènement d’une société fonctionnant sur le principe du respect mutuel serait certes idéal et on pourrait prévoir, en attendant, des formations plus axées sur les sciences humaines et la gestion des conflits… mais est-ce bien raisonnable pour un professeur d’aller palabrer « professionnellement » deux heures chaque soir avec des parents ou des élèves mécontents pour justifier un 06/20 apposé sur une copie bâclée ? Si déjà, les professeurs avaient une formation tout court, à la pédagogie, au lieu d’être « balancés », comme cela se passe trop souvent, devant des publics difficiles. On a commis l’erreur de penser que recruter les profs à un niveau de plus en plus élevé assurerait la qualité de l’enseignement. Sauf que pratiquer la pédagogie, ça s’apprend, c’est même un métier difficile, c’est une question de posture, de langage, de réflexion sur la manière dont on va présenter et mettre en relation des savoirs chez l’élève et la manière dont il va se les approprier. Ces capacités là ne s’améliorent pas magiquement entre un bac+3 et un bac+5, elles s’apprennent au cours de formations initiales et continues qui, l’une comme l’autre, se sont réduites comme peau de chagrin au fil des ans, des budgets et des gouvernements. Tous les spécialistes, sans exception, s’accordent sur la nécessité d’une formation initiale digne de ce nom. 

Eric Deschavanne: Si les élèves et les parents n'adhèrent pas au projet scolaire, il est vain d'espérer que quelques variations dans la formation et la pédagogie suffisent à changer fondamentalement la donne. La formation a pour vocation de fournir un kit de démarrage pour professeur débutant mais il faut cesser de croire qu'elle puisse fournir la solution à tous les problèmes. La réflexion et la créativité pédagogiques naissent de la confrontation à la réalité et aux difficultés de l'enseignement. Rien ne remplace l’expérience vécue des difficultés et la réflexion qu'elle induit. Comme professeur, j'ai tendance à penser d'un collègue qui attend d'une formation des recettes pédagogiques préconçues qu'il ferait mieux de changer de métier.

Aujourd'hui l'enseignant n'est plus considéré comme étant le détenteur du savoir. Faut-il revoir la conception que l'on se fait du métier d'enseignant ?

François Dubet : Je crois que les enseignants ne peuvent plus fonder leur légitimité sur le fait qu'ils sont des "savants" incarnant la République. Il leur faut chercher une légitimité du côté de leurs compétences professionnelles : ce sont des professionnels de la pédagogie et de l'éducation. Beaucoup d'entre eux, ou en tous cas, nombre de leurs organisations, refusent cette évolution et pensent que l'identité des enseignants réside dans les disciplines qu'ils enseignent. Mais je pense que ceci ne peut suffire dans une école qui est d'abord perçue comme un enjeu essentiel en termes d'avenir professionnel et social des élèves et dans laquelle la compétence professionnelle est devenue plus essentielle que le seul savoir. Même si un enseignant doit évidement être compétent dans les disciplines qu'il transmet.

Pierre Duriot : L’enseignant n’est effectivement plus le seul détenteur du savoir et l’école n’a plus le monopole de l’instruction. A la limite, quelques très bons élèves sauraient se passer de profs, mais l’école n’a jamais travaillé pour ces quelques très bons élèves qui apprennent quasiment tout seul. En fait, rien ne remplace cette relation asymétrique entre un adulte qui pratique une juste pédagogie et un enfant « qui ne sait pas » et qui se sert de cet adulte là, à la fois pour apprendre de lui et pour avoir envie de lui ressembler ou de le dépasser. Mais si cet enfant là a l’habitude d’être en position dominante avec des adultes, ou alors d’être méprisé par des adultes, comme le sont de nombreux enfants d’aujourd’hui et si cet adulte-là ne sait pas se positionner dans une asymétrie reconnue par l’élève, alors rien ne marche. Le professeur d’aujourd’hui doit intégrer les nouvelles composantes, les nouvelles sources de savoir et à défaut d’en être le détenteur, au moins d’en être l’utilisateur avisé. Mais l’acte d’enseigner ne change pas fondamentalement. Une certaine mode, à une époque, a voulu que l’on apprenne dans un joyeux brouhaha où chacun pourrait s’exprimer à égalité, dans un amical tutoiement, où chacun avait des choses à apprendre de tout le monde : de cela aussi il faut savoir sortir, ça n’a pas marché.

Eric Deschavanne:  Enseigner, c'est transmettre un savoir ou un savoir-faire, non ? Sauf à considérer l'école comme une simple garderie, je ne vois pas comment définir un professeur autrement que par le savoir qu'il détient et qu'il a en charge de transmettre. Sur l'évolution et la conception du métier d'enseignant, il y aurait beaucoup à dire, et de nombreux rapports ont été consacrés au sujet. Trois points, rapidement. En premier lieu, le métier évolue en permanence à bas bruit, par la base ; il est improbable que l'évolution puisse être décrétée d'en haut. En second lieu, il faut bien comprendre que "le métier d'enseignant" en réalité n'existe pas : suivant le contexte, la nature de l'enseignement (général ou professionnel), et surtout selon l'âge de l'enfant, le métier est fort différent : enseigner en maternelle, à l'école élémentaire, au collège ou au lycée, ce n'est pas le même métier, d'où la difficulté à formuler des propositions générales. Enfin, l'enjeu principal de la réforme du ou des métiers de l'enseignement tient à la définition des services : mettre en cause la conception du métier d'enseignant, cela revient à mettre en cause la pertinence de ce qui constitue le cœur du métier tout en constituant le service pour lequel le professeur est rémunéré : l'heure de cours collectif dans une "classe". Le développement du numérique (on peut songer à l'enseignement à distance, à l'aide aux devoirs en ligne, par exemple) permettra peut-être un jour de subvertir ce système, mais on n'y est pas encore.

Les chantiers entamés par le gouvernement sur la "refondation de l'école" (création de postes supplémentaires, rétablissement des aides administratives aux directeurs d’école ou l’indemnité pour les instituteurs, etc..) seront-ils suffisants pour améliorer la situation ?

François Dubet : Ce sont des bonnes mesures. Mais il serait un peu naïf de croire qu'elles seront suffisantes pour amorcer une véritable mutation du métier d'enseignant. On sait que les moyens sont indispensables, mais que ce qui compte c'est qu'ils engendrent des pratiques pédagogiques plus efficaces. Or ce n'est pas toujours vrai. Le retour des IUFM, baptisés ESPE est une bonne chose. Mais souvenons-nous que les IUFM n'ont pas toujours été tenus pour une réussite. Je crois qu'il aurait été nécessaire d'opter pour une formation professionnelle véritable, plus précoce et plus longue, et de considérer que le métier d'enseignant s'apprend dans une école comme c'est le cas pour les ingénieurs et pour les infirmiers, par exemple. Mais c'est tout l'imaginaire de la profession d'enseignant qui serait en cause dans ce cas.

Pierre Duriot : Clairement non, le problème n’est pas que là. Bien sûr, il faut se rappeler que les enseignants français sont parmi les moins bien payés d’Europe et qu’une revalorisation ne nuirait pas.  Pour améliorer la situation, comme expliqué à la première question, il faut des modifications sociétales de grande ampleur qui  relèvent certes de l’école mais pas uniquement. Elles ne s’inscrivent pas non plus sur la durée d’un seul quinquennat tant la société et les rapports humains ont changé en profondeur. Nos enfants, très majoritairement désormais,  se couchent tard, passent trop de temps devant la télévision et les consoles, plient les adultes à leurs caprices et/ou vivent de plein fouet les drames de nos vies de « grands »,  dans une société marchande où des mômes tout-puissants expliquent avec suffisance à leurs parents, à longueur de publicité, ce qu’il faut acheter si on ne veut pas être ringard. Au-delà des mesurettes à quatre jours ou quatre jours et demi, il faudra choisir, un jour, entre la formation de citoyens éclairés capables de faire évoluer leur monde ou la fabrication de travailleurs/consommateurs destinés à le perpétuer.  On peut noter  à cet effet que nos très grandes écoles de formation des élites ont gardé les uniformes, les professeurs en costumes cravates et la discipline stricte. Comme quoi, les belles idéologies généreuses sur le « bien-être » des enfants à l’école n’ont pas été jugées bonnes pour tout le monde…

Eric Deschavanne: Cette prétendue refondation n'est qu'une simple restauration des conditions décentes d'exercice du métier après plusieurs années de dégradations liées aux restrictions budgétaires. Le gouvernement a raison de sanctuariser l'école et de faire de l'éducation une priorité politique. Cela dit, enrayer la détérioration d'une situation est une chose, l'améliorer en est une autre. Je ne perçois pas, pour le moment, l'inspiration réformatrice susceptible de changer la donne, si ce n'est peut-être l'accent mis sur l'enseignement primaire. Le retour de la semaine à cinq jours est à cet égard une bonne chose, mais il ne s'agit là encore que d'une restauration.

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pemmore
- 05/09/2013 - 13:40
Ben on a tous des diplômes équivalents!
alors le respect pour un pote, bof!
C'est un mec comme moi qui bosse bien ou mal, avec le problème que s'il bosse mal, personne ne va le virer, et s'il bosse bien, personne ne sera la pour le féliciter.
ヒナゲシ
- 04/09/2013 - 13:42
Hou la !
Il y a un coût (et non un coup…).
 
Pourquoi est-ce que les bourdes nous sautent toujours aux yeux quand il est trop tard ?
ヒナゲシ
- 04/09/2013 - 13:41
HS (grèves)
2bout (03/09, 8 h 42) : « ces moyens
confiés au corps enseignant par les
efforts des contribuables ne peuvent pas
être dilapidés par des jours de grèves »
 
C'est le prix à payer pour le droit de grève, et on pourrait en dire autant de bien d'autres situations : grève des contrôleurs aériens, des facteurs, des conducteurs de métro…
À chaque fois il y a un coup pour la collectivité.
 
Par ailleurs, concernant votre calcul (que je ne conteste pas), s'il est exact qu'une journée scolaire coûte, pour une classe moyenne, environ 1700 €, encore faudrait-il vérifier précisément comment se décompose ce coût, et voir quelles sont les sommes *effectivement dépensées* (donc gaspillées) en cas de grève.
Par exemple, sachant que les jours de grève ne sont généralement pas payés aux grévistes, la part du salaire des profs incluse dans ces 1700 € doit être retirée.