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Même au pays des Abenomics on sait qu'il n'y a pas de politique efficace sans réduction des dépenses publiques

Publié le 10 août 2013
Alors que les Abenomics reposent, notamment, sur une politique de relance, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré jeudi qu'il réduirait les dépenses publiques de 62 milliards d'euros en deux ans.
Philippe Waechter
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Philippe Waechter est directeur des études économiques chez Natixis Asset Management.Ses thèmes de prédilection sont l'analyse du cycle économique, le comportement des banques centrales, l'emploi, et le marché des changes et des flux internationaux de...
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Alors que les Abenomics reposent, notamment, sur une politique de relance, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré jeudi qu'il réduirait les dépenses publiques de 62 milliards d'euros en deux ans.

Atlantico : Le gouvernement japonais de Shinzo Abe a déclaré jeudi 8 août vouloir réduire les dépenses publiques de 62 milliards d’euros en deux ans. Cette décision est-elle compatible avec les Abenomics, dont l’une des "flèches" consiste en une politique de relance budgétaire ?

Philippe Waechter : Le gouvernement Abe a deux objectifs et une contrainte. L'objectif premier est celui de pérenniser la croissance dans une économie dont la population vieillit rapidement. Pour cela il souhaite inverser la dynamique des prix passant d'une longue période de déflation à une situation d'inflation modérée à l'horizon 2015. L'objectif est de modifier les anticipations de l'ensemble des acteurs de l'économie afin d'altérer en profondeur leur comportement de dépenses et d'épargne. Pour satisfaire à ces deux objectifs le gouvernement met en place les deux premières flèches de sa stratégie. L'une correspond à une politique monétaire très accommodante pour sortir de la déflation et l'autre à une politique budgétaire ambitieuse pour soutenir l'activité.

La contrainte est cependant l'équilibre des finances publiques. Selon le rapport du FMI sur le Japon publié le 5 août, le déficit public sera de 9,8% du PIB en 2013 et la dette publique de 247 % du PIB. La contrainte que s'est fixé le gouvernement Abe est de rendre soutenable la trajectoire de ces finances publiques à moyen terme. Pour cela il bénéficiera de rentrées fiscales supplémentaires liées au regain de croissance, de recettes résultant d'une hausse de la TVA (de 5 à 8%) lors de l'année fiscale 2014 et aussi de mesures structurelles comme la réduction des dépenses sur deux années à partir de l'année fiscale qui s'ouvrira en avril prochain.

L'objectif du gouvernement est de diviser par deux son déficit budgétaire à l'horizon 2015/2016. C'est très ambitieux mais souhaitable à moyen terme pour l'économie japonaise.

Le gouvernement désire caler très rapidement le PIB sur une trajectoire plus élevée afin ensuite de pouvoir faire les ajustements rendant les finances publiques soutenables à moyen terme.

Le FMI prévoit un ralentissement de la croissance japonaise dès 2014. Cette réduction des dépenses risque-t-elle d’accentuer ce ralentissement ?

C'est une composante de ce ralentissement. La consolidation fiscale qui sera mise en œuvre à partir de l'année fiscale 2014 (avril) soulève un véritable débat sur la dynamique de l'économie japonaise. L'enjeu est notamment l'impact que pourra avoir la hausse de la TVA. En 1997 une hausse de celle-ci avait précipité l'économie japonaise en récession. En 2014, le FMI indique clairement que l'économie souffrira de ce prélèvement supplémentaire et de la réduction des dépenses publiques. La soutenabilité à moyen terme des finances publiques nécessite ces ajustements. 

Et c'est sur ce point que sera attendu le gouvernement : dans la stratégie développée par Shinzo Abe il y a une troisième flèche qui est celle des réformes structurelles. Ce sont elles qui devraient permettre de faire converger l'économie vers une trajectoire plus robuste et génératrice d'une croissance plus soutenue. Ce schéma est ambitieux car l'objectif est de caler l'économie sur une croissance de 2% à moyen terme alors que la tendance actuelle à moyen terme est plutôt de 1%. Des efforts sont attendus sur les PME, sur la flexibilité des contrats de travail pour favoriser la mobilité et l'adaptation de l'économie, sur la productivité notamment dans l'agriculture, sur l'immigration mais aussi dans ses relations avec l'extérieur via la conclusion du TPP (Trans-Pacific Partnership (accord de libre-échange Asie-Pacifique).

Cependant sur tous ces points les économistes et le FMI attendent des mesures plus concrètes sur ce qui sera fait et à quel horizon de temps.

Donc on voit bien le déroulé attendu: une relance initiale avec des politiques économiques très accommodantes afin de dynamiser la croissance puis dans un deuxième temps des mesures de consolidations fiscales afin de rendre les finances publiques soutenables à moyen terme mais aussi des mesures structurelles afin de faire converger l'économie japonaise vers une trajectoire plus ambitieuse.

Ces économies budgétaires sont-elles sincères ou s’agit-il simplement d’un moyen de calmer les marchés ?

Cela rentre dans la stratégie que j'ai évoquée en conclusion de la question précédente. L'enjeu est finalement de redonner de l'autonomie et de l'ambition à l'économie japonaise. La question est de savoir si ce déroulé fonctionnera jusqu'au bout notamment dans la mise en œuvre des réformes structurelles. Si ce n'est pas le cas le Japon risque de retomber dans ses travers.

Est-il vraiment impossible de conjuguer rigueur et relance ? Existe-t-il de bonnes et de mauvaises dépenses ?

L'objectif de Shinzo Abe est de mettre l'économie japonaise sur une trajectoire plus autonome et génératrice d'une croissance plus élevée à moyen terme. Il souhaite aussi des finances publiques dont le profil devienne soutenable à moyen terme : une dette publique (en % du PIB) qui se stabilise avant de se réduire.

Si ce programme fonctionne et que l'économie tend vers une croissance de 2% (c’est-à-dire avec des réformes structurelles) alors le gouvernement pourra être rigoureux sur son budget puisque l'austérité pour être efficace ne doit s'appliquer que lorsque la croissance est forte.

Depuis son arrivée l'objectif du gouvernement est de soutenir la croissance, la rigueur ne viendra que dans un deuxième temps lorsque les dynamique de l'activité sera plus robuste. Il n'est pas question de simultanéité comme le suggère votre question. C'est cela l'ambition du gouvernement Abe mais pour cela il faudra qu'il donne davantage de précisions sur les réformes structurelles afin de modifier encore davantage les anticipations des japonais sur leur avenir. Cela doit aussi changer en profondeur la vision que nous avons tous de cette économie.

Propos recueillis par Carole Dieterich

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