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De Zahia à Nabilla, portrait d’une France que la culture people rend schizophrène

Publié le 13 juin 2013
Sofia Coppola a choisi pour son dernier film des adolescents friands de la culture people, fascinés par le monde des paillettes et des starlettes. De Nabilla à Mélenchon, les personnalités qui nous captivent sont d'un éclectisme surprenant, voir schizophrénique.
Valérie Gorin
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Valérie Gorin travaille au département de sociologie de Genève. Elle a travaillé dans le cadre du projet "l'information people, un oxymore ". Elle contribue de façon ponctuelle dans le cadre des cours de sociologie des récits et des sociologie de la...
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Sofia Coppola a choisi pour son dernier film des adolescents friands de la culture people, fascinés par le monde des paillettes et des starlettes. De Nabilla à Mélenchon, les personnalités qui nous captivent sont d'un éclectisme surprenant, voir schizophrénique.

Atlantico : Le dernier film de Sofia Coppola "Bling Ring" met en scène une bande d'adolescents complètement fascinés par le luxe, la célébrité, les stars et notamment Paris Hilton tandis qu'en France les stars qui buzzent sont Nabilla ou Zahia. Comment expliquer cette fascination pour des icônes qui ont basé leur image sur la futilité, les gourderies et les frasques diverses et qui se transforment à une vitesse folle en stars à caprices ?

Valérie Gorin : Parce que cela correspond à un changement dans la célébrité contemporaine, qui n'est plus forcément dite "classique", c'est-à-dire associée à un talent particulier (art, chanson, cinéma, politique) mais au "buzz" médiatique qui sera suscité. Cette forme de célébrité que l'on dit souvent éphémère voire poubelle parce qu'elle dure peu de temps (puisque basée sur aucune légitimité culturelle ou professionnelle et dépendante d'une visibilité médiatique que l'on sait très variable), est apparue avec les télé-réalités il y a 10 ans. Elles ont créé ces célébrités de toute part, par la simple exhibition d'individus "lambda" (ils sont comme tout le monde), qui sont soudainement devenus des "people". Ça donne l'impression à toute personne que la célébrité a un côté facile. Aujourd'hui, pour être connu il faut surtout être vu (et les nouveaux médias sociaux y jouent un rôle, voire connu pour ses frasques. On appelle cela la célébrité "trash". Cela a commencé avec les frasques de Britney Spears ou Lindsay Lohan, et cela s'étend à la manière dont on parle des célébrités en général. Le trash fascine, parce que d'une certaine façon ça rend les stars plus proches de nous, car plus faillibles, risibles, donc plus humaines, moins glamour et moins lointaines. Et médiatiquement, c'est une stratégie qui fonctionne car ça permet de construire du feuilleton, de "broder" autour des frasques de la star, de maintenir le public en haleine, d'imaginer la suite, etc. Si vous associez en plus célébrité à sexe et scandale (Zahia) et plastique (Nabilla), vous obtenez un cocktail explosif.

Comment expliquer que, dans le même temps, des personnalités comme celle de Jean-Luc Mélenchon, qui prône l'inverse de ce que véhiculent les stars de télé-réalité, exerce également une certaine fascination, du moins dans les médias ?

Dans le cas de Mélenchon, on a quelque chose de différent. Je ne le qualifierai pas de people (c'est-à-dire qui exhibe sa vie privée) mais comme un personnage public, qui plus est politicien. Dans son cas, c'est son attitude non "politiquement correcte" qui fait du buzz, suite à ses nombreux dérapages verbaux et les insultes. Il ne correspond pas au politicien classique très lisse, il assume parfaitement son franc-parler, il en joue même (parce qu'il sait très bien qu'il va créer le buzz avec ça), et cela casse complètement avec la classe politique française. On retrouve ici l'idée d'un personnage public rendu plus sympathique en quelque sorte parce qu'il sort du moule et qu'il assume le "coup de gueule" et le franc-parler.

Peut-on parler d'une forme de schizophrénie ?

Non, ce n'est pas de la schizophrénie, c'est simplement les deux extrêmes sur lesquels la célébrité (et plus récemment ce qu'on appelle le people depuis une quinzaine d'années) fonctionne. La célébrité se caractérise par son ambivalence entre ordinaire et extraordinaire. C'est-à-dire que les stars sont d'un côté suffisamment ordinaires pour qu'on se sentent proches d'eux (ce sont des humains, ils sont imparfaits, ils sont comme nous) et suffisamment extraordinaires pour nous faire rêver (ce sont presque des modèles, ils sont sublimes, on voudrait être comme eux). Cela a toujours été comme cela, à tel point qu'on les a comparés à des demi-dieux (dieux parce qu'ils font rêver, demi parce qu'ils ne sont pas complètement parfaits).

Comment l'expliquer ? S'agit-il d'un travers de la culture people ? Quels en sont les autres ressorts ?

Cela renvoie à l'ambivalence dont je parlais plus haut. Ce n'est pas un travers de la culture people, cela a toujours fonctionné ainsi. Ce qui a changé ces dernières années, sans conteste, c'est le goût plus prononcé pour les personnalités "trash", c'est-à-dire associées à des scandales, à des travers, voire à de la futilité. Non seulement ça les rend plus humaines (et ça nous rassure donc, parce que finalement on voudrait pouvoir se reconnaître dans ces icônes), mais ça permet surtout de comprendre comment fonctionne notre société. Le people est surtout un formidable moyen de mesurer, tester, comprendre nos valeurs, ce qui est permis, interdit, contesté, tabou. Quand les magazines ou les télés font état de différents scandales de people, en fait, ça permet de discuter d'où sont nos seuils, ce qui est tolérable : quand Britney conduit ivre morte avec son enfant sur les genoux, c'est tout le modèle de la mère qui est discuté. Quand Ribéry couche avec Zahia, c'est toute la question de l'adultère qui est discuté. Et Zahia elle-même permet en réalité de mesurer le modèle féminin (son corps, son métier). Si vous prenez le même scandale avec Ruby en Italie, c'est tout le comportement amoral d'une partie de la classe politique italienne qui est en fait discuté. On touche à chaque fois à une question de morale.

Donc pour résumer, les ressorts de la culture people actuelle fonctionne essentiellement sur l'hyper-visibilité (plus que le talent), le trash et le rapport à la morale que cela suscite. C'est le politiquement "incorrect" qui fait vendre maintenant (et qui finalement crée du changement).

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (5)
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jean fume
- 13/06/2013 - 20:40
Mettre Melenchon et Nabilla dans le même sac,
il fallait y penser ! ça décoiffe !
Mais à la réflexion, ce n'est pas si saugrenu. Ils ont en commun d'être insignifiants et de faire beaucoup de bruit (du buzz). Ils utilisent les mêmes ficelles pour faire parler d'eux.
Ganesha
- 13/06/2013 - 18:27
Silicone
Les seins plastifiés de Nabilla et de Zahia sont très jolis à regarder, mais ne perdent-elles pas toute sensibilité avec ce traitement ?
Ganesha
- 13/06/2013 - 18:22
Racaille
Ce qui différencie Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, et quelques autres (Olivier Besancenot) de la racaille des politiciens de l'UMP et du PS.,c'est qu'ils nous parlent avec sincérité et nous révèlent des vérités que nous ne sommes pas censés connaître !