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Une start-up américaine a mené des essais sur l'utilisation d'une application iPad permettant aux élèves d'appliquer leurs connaissances en mathématiques.
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Une start-up américaine a mené des essais sur l'utilisation d'une application iPad permettant aux élèves d'appliquer leurs connaissances en mathématiques.
Outil miracle ?

Peut-on se fier à cette étude qui montre que les tablettes permettraient aux enfants de mieux réussir à l’école ?

Publié le 12 juin 2013
Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, souhaite que l'école entre dans "l'ère du numérique" et propose des tablettes numériques pour les écoles. En permettant un enseignement plus personnalisé, cette technologie améliorerait le niveau général des élèves. Une information à manipuler avec prudence.
Michael Stora et Philippe Cottier
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Michael Stora est psychologue clinicien pour enfants et adolescents au CMP de Pantin. Il y dirige un atelier jeu vidéo dont il est le créateur et travaille actuellement sur un livre concernant les femmes et le virtuel.Philippe Cottier est chercheur à l&...
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Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, souhaite que l'école entre dans "l'ère du numérique" et propose des tablettes numériques pour les écoles. En permettant un enseignement plus personnalisé, cette technologie améliorerait le niveau général des élèves. Une information à manipuler avec prudence.

Atlantico : Une start-up américaine a mené des essais sur l'utilisation d'une application iPad permettant aux élèves d'appliquer leurs connaissances en mathématiques. Cette expérience a souligné la grande différence de niveau entre les élèves d'une même classe. L'utilisation des tablettes permettrait-elle un enseignement plus personnalisé ? Quel serait le rôle de l'enseignant ? 

Michael Stora : Les tablettes bouleversent complètement les rapports maitre-élèves. Le rapport vertical devient de plus en plus horizontal puisque le maître regarde la tablette aux côtés de l’élève. Nous sommes dans une autre disposition à la fois ergonomique et pédagogique.

Le pouvoir motivationnel des tablettes auprès de générations nées avec ces technologies est très important. On s’est rendu compte que la focalisation de l’attention est beaucoup plus longue sur iPad. La question de l’apprentissage par l’image. Il y a beaucoup d’avantages dans l’utilisation des écrans interactifs, comme une nouvelle manière de devenir acteur de son apprentissage. Manipuler une information permet plus facilement de se l’approprier. Comme dans les jeux vidéo, on retrouve une logique qui est très rare dans l’enseignement c’est-à-dire l’apprentissage par l’erreur. Il est plus facile de faire des erreurs. Dans les jeux vidéo, c’est en perdant que l’on apprend à gagner. Le désir de progresser est donc plus important.

Il y a de la résistance de la part des professeurs à utiliser des tablettes car elles mettent à mal ce rapport vertical qui existe entre un enseignant et son élève. Le professeur a l’habitude d’avoir une vision d’ensemble sur ses élèves et assis à son estrade, il peut observer, surveiller. Les classes qui intègrent cet outil informatique ont des géographies totalement différentes et l’enseignant se ballade entre les élèves pour voir comment chacun se débrouille. C’est un rapport qui peut mettre mal à l'aise certain professeurs, et particulièrement ceux qui sont déjà en mal d’autorité. Par ailleurs, dans l’utilisation des technologies, certains élèves sont meilleurs que leur professeur, chose que l’on retrouve dans les rapports parents/enfants. Les nouvelles technologies de l’information qui incitent à l’appropriation du savoir peuvent perturber ce rapport parfois infantilisant. D’autant plus que les jeunes générations sont beaucoup plus exigeantes sur le sens de ce qu’elles apprennent.

Philippe Cottier : Quand les tablettes sont installées dans les écoles, on met en place un autre dispositif que la classe frontale. Ce qui est important c’est le rôle de l’enseignant, c’est lui qui organise la pédagogie. Les études sont à prendre avec précaution car d'autres d’études montrent également qu'il ne se passe en fait rien de magique quand on met des enfants devant des écrans.

Ce sont des outils complémentaires que l’enseignant va choisir de s’approprier ou pas suivant ses compétences et ses préférences. Pour bien comparer il faudrait prendre deux classes, une avec la tablette l’autre non, mais avec le même professeur. Il faudrait également que ce soit les mêmes élèves, ce qui est impossible. Il faut se méfier des études qui affirment que les tablettes ont de réels effets. Les tablettes ont l’intérêt d’être solides, de pouvoir se passer de mains en mains, l’interface permet une intervention directe sur l’écran ce qui peut changer le rapport avec l’objet technique, une certaine culture de l’outil : apprendre à naviguer et à maîtriser les applications, etc. L’école n’est pas forcement centrée sur la maîtrise des outils informatiques. Il ne faut pas confondre les innovations pédagogiques et les innovations techniques.

Les tablettes peuvent permettre un enseignement plus personnalisé dans le sens où l’outil n'est utilisé que par un seul élève. Mais la tablette n’est qu’un outil supplémentaire dans cette logique car les enseignants essaient déjà de faire un suivi personnalisé des élèves. Il faut du temps pour évaluer son intérêt. Dans l’histoire de l’éducation, les nouvelles technologies comme l’ordinateur, n’ont jamais révolutionné les pratiques enseignantes. Pour autant, à chaque fois qu’une nouvelle technologie arrive, cela remet en cause les pratiques.

L'étude démontre également que lorsque les élèves passent à la classe supérieure, les enseignants ne sont pas toujours avertis des difficultés de chacun d'entre eux. Les tablettes permettraient-elles un meilleur suivi des élèves lors du passage à la classe supérieure ? 

Michael Stora : Je pense qu’il y a normalement une communication entre les professeurs sur les difficultés des élèves. Je ne suis pas sûr que l’innovation apportée par les tablettes se situe à ce niveau. Même lorsque les élèves passent de la maternelle au primaire, des réunions très importantes sont organisées entre les enseignants pour connaître le niveau des enfants.

Quelles sont les autres possibilités offertes par l'utilisation de tablettes et qui permettraient d'améliorer le niveau des élèves ? 

Michael Stora : L’enjeu n’est pas la tablette en elle-même mais son contenu. La question est celle de l’appropriation. La manipulation du savoir permet l’appropriation. Des expériences ont été menées sur l’utilisation des jeux vidéo, notamment dans les classes des pays nordiques. Par exemple, lorsque l’on aborde un cours d’histoire, on va utiliser un jeu existant qui va parler du commerce maritime au 18ème siècle. Dans un premier temps on va jouer à ce jeu, ensuite l’élève raconte sa mission par écrit. Dans un troisième temps, son récit et le jeu seront confrontés aux faits historiques. Cela remet au centre le plaisir de l’apprentissage. Freud disait d’ailleurs qu’il n’y a pas d’apprentissage sans expérience hédonique. Tous les professeurs ne sont pas des passionnés et du coup, les élèves ont du mal à se concentre même si les élèves aiment la matière. Le professeur reste important car il est là pour coordonner mais parfois il disparait au profit d’autre chose.

Les enseignants sont-ils formés à l'utilisation des technologies pour en faire un usage optimal ? 

Michael Stora : Les enseignants ne sont aujourd’hui pas du tout formés pour faire un usage optimal de ces technologies. Les professeurs ont un problème de temps, beaucoup d’enseignants sont enthousiastes à l’idée d’introduire les nouvelles technologies dans leur classe mais cela demande un investissement de temps considérable.

D’autres, sont eux-mêmes des passionnés et vont par eux-mêmes le tester de manière expérimentale. L’Education nationale dispose d’ailleurs d’un site Internet qui recense l’ensemble des utilisations faites par les enseignants de blogs, de Twitter, etc, et qui met en avant les résultats obtenus. Vincent Peillon a dit souhaiter l’introduction du numérique dans l'éducation des enfants de la République mais il faut motiver et former les professeurs, cela me parait évident. Il faut aussi créer des contenus.

Philippe Cottier : Les enseignants ne sont pas suffisamment intégrés à la réflexion, si on leur impose dans une certaine mesure l’utilisation des tablettes, ils peuvent se sentir un peu démunis. Ce sont les collectivités territoriales qui achètent le matériel mais c’est l’Education nationale qui décide de la formation. Ce problème a déjà été constaté avec l’apparition des ordinateurs. Or, pour faire de la formation, il faut s’appuyer sur des connaissances, un savoir, des compétences, et il faut du temps pour assimiler les outils numériques d’un point de vue éducatif. Dans certaines académies, il existe des partages de connaissances sur les utilisations mais cela n’est pas généralisé. C’est difficile de former les enseignants à cela car très peu de gens les utilisent.

Le risque n'est-il pas de créer une éducation à deux vitesses, entre les écoles équipées et les autres qui ne le seront pas ? 

Michael Stora : Cela va au-delà du numérique. Il y a toujours eu des écoles à deux vitesses. Le problème relève de l’environnement familial où certains élèves sont davantage stimulés intellectuellement que les autres. Les outils numériques devraient en priorité être introduits dans les établissements se situant dans les zones sensibles. Parce qu’en équipant les établissements du Marais ou du 16e arrondissement, on renforcera le fossé qui existe déjà. Je travaille avec l’Académie de Créteil qui connaît 40% d’échec scolaire. Et ils mettent en place des programmes d’utilisation numérique pour remotiver les élèves en décrochage. Il faut absolument aider les jeunes.

Philippe Cottier : on peut parler d’inégalités territoriales car c’est les collectivités qui décident de passer les commandes ou non. Mais on peut également parler d’inégalités entre les garçons et les filles, entre classes populaires et catégories favorisées.Les filles sont aussi performantes sur une lecture numérique qu’avec une lecture papier, alors que les garçons ont de meilleurs performance sur support numérique que sur support papier .

Les outils numériques ont tendance à renforcer les inégalités déjà existantes.  La socialisation chez l’enfant est différente selon les catégories sociales. Un enfant issu d’une classe favorisée aura le plus souvent déjà appréhendé ses techniques, notamment avec une vision professionnelle (mail, recherche internet…) contrairement à un enfant issu d’une classe plus populaire qui lui aura une approche plus ludique de l’outil.

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un_lecteur
- 12/06/2013 - 20:38
un gros mot
Désolé d'employer un gros mot politiquement incorrect : Pour réussir, il faut TRAVAILLER.
DEL
- 12/06/2013 - 16:56
Réunions maternelles primaires
de la rigolade: entre les heures perdues pour des questions d'ego, le refus d'aborder les vrais problèmes, la répartition "privilégiée" des élèves entre vieilles qui se connaissent, on continue de se retrouver avec des classes "dépotoirs" et des classes "sans problème", les premières réservées aux jeunes, évidemment, et les secondes aux vieilles, bien sûr. Sans compter que 80% de mes collègues ne connaissent pas l'état des connaissances de leurs élèves: elles jugent en fonction du comportement, sage ou pas sage! Vous croyez que j'exagère? spécialisé, je renvoie mes élèves dans leur classe avec à la main le travail fait avec moi, et mes collègues trouvent le moyen de me demander ce que je fais avec leurs enfants. Sic...
DEL
- 12/06/2013 - 16:48
Tablette?
Pourquoi pas: il faudrait qu'elle soit programmée pour renvoyer les conséquences de ses erreurs à l'élève utilisateur, faute de quoi elle ne servira pas à grand'chose: en effet, l'une des plus grandes difficultés de l'élève réside dans cette prise de conscience qui'il est dans l'erreur, et les méthodes traditionnelles ne le lui permettent pas: il sait qu'il a fait une erreur parce qu'on le lui dit, ce qui est un argument faible. Cet aspect des choses n'est largement pas abordé par les "chercheurs en pédagogie" et c'est un tort. Il faudrait d'ailleurs réintroduire massivement le travail manuel dans les écoles: là, l'erreur se voit tout de suite, quand le gamin constate que sa construction est moche par rapport à d'autres, mais ce n'est pas assez intellectuel pour es collègues.