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Bonnes feuilles

Hitler : comment le charisme du Führer s'est éteint

Publié le 14 mai 2013
Comment un personnage aussi antipathique que le Führer a-t-il bien pu fasciner des millions de gens ? Laurence Rees apporte des éléments de réponses. Extrait de "Adolf Hitler : la séduction du diable" (2/2), Editions Albin Michel.
Laurence Rees
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Diplômé d’Oxford, Laurence Rees, auteur, réalisateur et producteur pour BBC TV de la série documentaire « La séduction du diable-Adolf Hitler » (Novembre 2012), est aussi l’ancien directeur de la chaîne Histoire de la BBC. Il s’est spécialisé dans l...
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Comment un personnage aussi antipathique que le Führer a-t-il bien pu fasciner des millions de gens ? Laurence Rees apporte des éléments de réponses. Extrait de "Adolf Hitler : la séduction du diable" (2/2), Editions Albin Michel.

Le tableau général était plus sombre que jamais. Le volume des ressources rassemblées par les Alliés ridiculisait les productions des Allemands. Au cours de l’année 1944, par exemple, ceux-ci fabriquèrent un peu moins de trente-cinq mille chasseurs et bombardiers – tandis qu’ensemble la Grande-Bretagne, l’Amérique et l’Union soviétique en produisirent environ cent trente mille. Et, malgré les rêves désespérés de mise au point d’« armes prodigieuses » ou d’une rupture qui pourrait advenir entre Staline et les Alliés occidentaux, le sort de l’Allemagne à la fin de l’année 1944 était scellé. Sous-alimentée en matières premières – l’occupation soviétique des puits de pétrole de Roumanie en avril 1944 avait représenté un coup terrible –, la machine de guerre allemande ne pouvait plus guère tenir que quelques mois de plus. Mais le coût de la poursuite de la guerre, en termes humains, était déjà énorme. Un peu moins de deux millions d’Allemands étaient morts au cours de l’année 1944, et ce nombre augmenterait proportionnellement en 1945, jusqu’à plus de quatre cent mille tués pour le seul mois de janvier.

Hitler essayait encore de persuader tout le monde que tout finirait par s’arranger, afin de maintenir la volonté de se battre chez les dirigeants du mouvement nazi. Devant un groupe choisi de fidèles nazis, son optimisme pouvait encore se révéler contagieux : début décembre, juste avant le lancement de l’offensive allemande dans les Ardennes, vouée à l’échec, Hitler enthousiasma tellement Joseph Goebbels au sujet du merveilleux avenir qui les attendait que le ministre de la Propagande mit « des heures à [s]’endormir1 ». Cependant, même Hitler, dont la capacité à ne jamais s’apitoyer sur lui-même dans le « dénuement » avait été au centre de sa séduction charismatique, avait maintenant du mal à cacher sa conviction que l’Allemagne allait perdre la guerre. Après l’échec de l’attaque dans les Ardennes, Nicolaus von Below l’entendit confesser que la fin de la guerre était proche et que la seule promesse qu’il pouvait encore faire était de ne jamais « capituler », mais d’« entraîner le monde dans notre chute2 ».

Un sentiment de défaitisme se faisait de plus en plus jour au sein de pans entiers de la population allemande, où la Gestapo se trouvait désormais chargée d’abattre « les pillards, les déserteurs et autres racailles». La croyance « C’est le Führer et lui seul qui sait » s’effondrait chez ceux qui s’étaient battus pour le régime. En mars 1945, parmi les Allemands capturés à l’Ouest, seulement un prisonnier sur cinq avait foi en Hitler – ils étaient trois fois plus au début de la guerre à manifester leur confiance dans le Führer4. Ulrich de Maiziere, alors lieutenant-colonel, décrit en traits saisissants le déclin rapide du chef du Troisième Reich : « À cette époque, Hitler était déjà un homme malade, avec une grave paralysie agitante au bras droit, la démarche traînante, des lunettes bleues, et sa vue était si mauvaise qu’il fallait tout mettre devant lui en gros caractères. Mais il n’avait rien perdu de son charisme. Pendant cette phase finale, j’ai dû faire dix à quinze présentations par nuit comme IA [chef des opérations] au département des Opérations et j’ai pu observer les deux choses suivantes. D’un côté, c’était un homme – je parle maintenant de l’effet qu’il dégageait en tant qu’être humain –, un homme qui avait sur les gens un effet indescriptible, démoniaque, auquel seulement très peu de personnes étaient capables de résister. Et ceux qui vivaient en permanence dans son environnement lui étaient totalement soumis. Je connais très peu de gens qui aient été capables de résister au charisme personnel de cet homme, aussi laid qu’il fût à regarder. La deuxième chose, cependant, qui était bien plus dangereuse, c’est qu’il était atteint d’une maladie mentale, une sorte d’auto-identification hypertrophique avec le peuple allemand, une totale auto-identification avec lui. Il était personnellement convaincu, et je l’ai entendu de sa propre bouche, que la nation allemande ne survivrait pas à sa propre fin et à celle du national-socialisme. Elle était destinée à disparaître. C’était malsain1. »

(...)

De toute l’élite nazie qui avait naguère exprimé sa croyance dans le charisme d’Hitler, seul le ministre de la Propagande, Joseph Goebbels – avec sa femme et ses six enfants – choisit de mourir dans le bunker avec lui. La femme de Goebbels, Magda, fut l’une des dernières à probablement garder foi en Hitler jusqu’à la fin, mais on ne sait pas si son mari y croyait encore autant qu’elle. Plus vraisemblablement, Goebbels avait étudié les diverses possibilités qui s’offraient à lui et conclu que la mort au côté d’Hitler était la plus raisonnable. S’il avait été capturé par les Alliés – et comment un homme aussi physiquement singulier pouvaitil espérer se cacher –, il aurait presque à coup sûr été exécuté. Mais il croyait aussi qu’en restant avec Hitler, il pourrait lui-même devenir un héros. Il l’avait dit quelques jours auparavant, le 17 avril, lors d’une rencontre avec les employés du ministère de la Propagande, en leur expliquant pourquoi ils ne devaient pas essayer de fuir Berlin : « dans cent ans », un film serait réalisé sur cette période épique et cela signifiait qu’ils « reviendraient alors à la vie ». « Chacun a[vait] désormais une occasion de choisir le rôle qu’il aurait dans le film d’ici cent ans. [Il pouvait leur] assurer que ce sera[it] un film à la fois beau et excitant. Et pour la beauté de cette perspective, cela va[lai]t la peine de rester fermement à son poste2. »

Tandis que Goebbels tentait de créer sa propre mythologie en mettant fin à sa vie, Hitler, selon sa secrétaire Traudl Junge, « continu[ait] à vivre dans l’ombre. Sans repos il err[ait] à travers les locaux » du bunker sous le jardin de la chancellerie du Reich. « L’atmosphère dans le bunker était absolument macabre, confirme Bernd Freiherr Freytag von Loringhoven. Les gens n’avaient plus rien à faire. Ils erraient dans les couloirs, attendant les nouvelles. L’ennemi était tout proche. Ce qui fait que le principal sujet de réflexion était : “Comment vais-je me tuer2 ?” » Juste avant minuit, le 28 avril, Hitler dicta son testament politique – qui est remarquablement cohérent avec la première expression de ses convictions, la lettre qu’il avait écrite en septembre 1919 à l’instigation de Karl Mayr. Les deux documents ruissellent de haine contre les Juifs. Dans son testament, Hitler, qui accuse les Juifs du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, termine par ces mots : « Par-dessus tout, je charge les dirigeants de la nation et ceux qui sont sous leurs ordres de faire respecter scrupuleusement les lois raciales et de résister sans pitié aux empoisonneurs de tous les peuples, la Juiverie internationale3. » Aucun des deux documents ne contient un iota d’humanité, et tous deux révèlent un esprit hanté par une idée fixe. Même au moment de sa mort, Hitler ne s’accusa pas de toutes les calamités qu’il avait attirées sur le monde. Au contraire, il déclara : « Dans ces trois dernières décennies, l’amour et la loyauté envers mon peuple ont guidé toutes mes pensées, mes actions et ma vie. »

Hitler n’avait pas changé : tous les éléments qui lui avaient permis de devenir un dirigeant charismatique demeurèrent en lui jusqu’à son dernier souffle. Ce qui avait changé, c’était la perception des autres à son égard. Car le charisme existe seulement dans l’interaction entre un individu et un auditoire réceptif, et les échecs répétés et les promesses non tenues avaient sérieusement porté atteinte à sa séduction charismatique, non seulement dans la population générale, mais parmi nombre de ses plus proches partisans. Adolf Hitler se suicida peu après 15 h 30 dans l’après-midi du 30 avril 1945. Il se tira une balle dans la tête tout en broyant entre ses dents une capsule de poison que lui avait auparavant fournie Himmler. La méfiance qu’Hitler avait développée à la fin de sa vie envers le « fidèle Heinrich » était telle qu’il avait insisté pour qu’un échantillon du poison soit d’abord testé sur son chien Blondi, afin de s’assurer qu’Himmler n’avait pas projeté de le tromper en permettant aux Alliés de le capturer vivant.

Extrait de "Adolf Hitler : la séduction du diable" (Edition Albin Michel, © Albin Michel), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Gégé Foufou
- 10/05/2013 - 06:51
Tiens il n'y a personne
pour nous sous-entendre que Hitler était au F.N.?
Altec a révisé son histoire
la saucisse intello
- 10/05/2013 - 03:29
Un homme qui a dit..........
"j'aime les chiens et les enfants" ne peut pas être totalement mauvais !
ABCD
- 10/05/2013 - 01:06
Attila, Napoléon, Staline, Mao, Pol Pot, etc
Tant qu'on encensera ou édulcorera, en dépit de toute décence, des leaders politiques bien plus néfastes pour leur peuple qu'Hitler, par réaction, le charisme d'Hitler demeurera.
De plus, Hitler reçoit beaucoup trop d'attention (ce zillionnième livre en est la preuve) pour perdre son charisme.