En direct
Best of
Best of du 6 au 12 juillet
En direct
© Reuters
Les relations avec ses parents impactent toute la vie d'une personne.
Bonne recette

72 ans d'études et une conclusion : le bonheur c'est les autres

Publié le 26 décembre 2013
Une étude menée par des chercheurs américains révèle que le bonheur tient aux relations avec les autres, et plus particulièrement à celles partagées avec ses parents pendant l'enfance.
Rédaction Atlantico
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédaction Atlantico
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Une étude menée par des chercheurs américains révèle que le bonheur tient aux relations avec les autres, et plus particulièrement à celles partagées avec ses parents pendant l'enfance.

Selon le célèbre dicton, l'argent ne fait pas le bonheur. Mais alors, où faut-il chercher le secret de l'épanouissement ? Des chercheurs d'Harvard se sont penchés sur la question pendant plusieurs dizaines d'années pour arriver à une conclusion que les sciences sociales ont souvent avancé : un environnement chaleureux et stable durant l'enfance est l'ingrédient crucial d'une vie épanouie.

Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs d'Harvard se sont relayés pour suivre pendant près de 75 ans 268 hommes admis à l'université d'Harvard à la fin des années 1930 et ayant traversé des expériences aussi diverses que la guerre,  la vie professionnelle, le mariage, le divorce, les enfants, les petits-enfants, la vieillesse, l'alcoolisme, la dépression et tout ce que la vie peut réserver de bonnes et mauvaises surprises. Cette entreprise, plus connue sous le nom d’Étude Grant, du nom de son fondateur William T. Grant, propriétaire de la chaînes de magasins américains "25 Cent", est l'une des plus célèbres "études longitudinales" en sciences sociales au 20e siècle. Parmi les 268 hommes étudiants d'Harvard retenus pour participer à l'étude à l'époque, on trouve d'ailleurs John F. Kennedy mais également Benjamin Bradlee, rédacteur en chef du Washington Post de 1965 à 1991 qui a notamment soutenu le travail de Bob Woodward et Carl Bernstein pendant le scandale du Watergate.

Les caractéristiques psychologiques, anthropologiques mais également physiques, en passant de la taille du scrotum, au QI, aux signes d'alcoolisme ou encore aux relations familiales, ont donc été étudiées pour déterminer quels sont les facteurs qui contribuent le plus à l'épanouissement des hommes. Il s'agit donc de véritables tranches de vies recensées par cette entreprise comme l'explique dans une interview George Vaillant, psychiatre qui dirigea l'étude dès l'année 1966 et ce pendant plus de trente ans.

Dans "Triumphs of Experience" ("Triomphes de l'expérience"), George Vaillant révèle quelles sont les principales découvertes de l'étude. Et étonnamment, l'argent n'arrive pas en pôle position des facteurs menant à une vie épanouie. Non, le principal point pour trouver le bonheur passe en fait par les relations bâties avec les autres et plus particulièrement avec ses parents pendant l'enfance.

George Vaillant revient en effet constamment au lien entre les relations que les hommes de l'étude Grant ont établi avec leurs parents, leurs femmes et le bonheur de toute une vie. Il montre ainsi que les 58 hommes qui ont eu les meilleurs scores pour les "relations intimes" obtiennent en moyenne 141 000 dollars de plus annuellement au pic de leur salaire, soit entre 55 et 60 ans, que les 31 participants qui ont le plus mauvais scores pour le critère "relations intimes". Selon le chercheur, tout n'est en fait qu'histoire de relations.

Cette étude sans précédent montre ainsi par exemple que les hommes qui ont eu de bonnes relations avec leur mère lorsqu'ils étaient enfant gagnent en moyenne 87 000 dollars de plus par an que les hommes délaissés par leur maman. De même, ces derniers ont plus tendance à développer des signes de démence lorsqu'ils sont âgés. L'étude associe également efficacité dans les dernières années de travail et bonnes relations avec sa mère à l'adolescence. Selon l'auteur de "Triumphs of Experience", une enfance heureuse est le meilleur facteur pour prédire la richesse du milieu et de la fin d'une vie. "Nous avons découvert que le bonheur à l'âge de 70 ans et plus n'était pas lié à la classe sociale des parents ni même à ses propres revenus. Non, ce à quoi le bonheur était intimement lié était à la chaleur de l'environnement familial pendant l'enfance" assure ainsi George Vaillant.

Le chercheur indique également qu'il est très important pour réussir sa vie de faire l'expérience d'une relation intime et stable pendant au moins dix ans, mais également de développer une ouverture à l'autre tout en faisant profiter de son expérience la prochaine génération. Les relations, toujours les relations…

Et George Vaillant d'expliquer que "les 75 années passées et les 20 millions de dollars dépensés dans l'étude permettent d'arriver à une simple conclusion de quelques mots : 'le bonheur, c'est l'amour. Point final.'"

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Auriez vous le brevet des collèges ou... signé une pétition car les épreuves étaient trop difficiles ?

02.

François de Rugy, le bouc émissaire dont la mise à mort inquiète le monde de l’entreprise

03.

BCE : pourquoi l’équipe de Christine Lagarde pourrait cruellement manquer d’économistes

04.

L’humanité a-t-elle atteint son pic d’intelligence ?

05.

Céline Dion envoie DEUX stylistes à l’hosto; Nabilla veut de grandes études pour son bébé; Elizabeth II recueille une milliardaire en fuite; Laeticia Hallyday humiliée à Saint-Tropez; Cyril Hanouna achète à Miami, François H. & Julie Gayet à Montsouris

06.

20 après le Kosovo, l’Occident et l’UE devraient-ils éprouver une pointe de regret vis-à-vis de la Serbie ?

07.

Alerte à la pollution des pneus et des freins des voitures

01.

Céline Dion envoie DEUX stylistes à l’hosto; Nabilla veut de grandes études pour son bébé; Elizabeth II recueille une milliardaire en fuite; Laeticia Hallyday humiliée à Saint-Tropez; Cyril Hanouna achète à Miami, François H. & Julie Gayet à Montsouris

02.

Immigration : quand la vérité des chiffres émerge peu à peu

03.

Ces cinq erreurs de politiques publiques qui coûtent incomparablement plus cher à la France que quelques dîners au luxe malvenu

04.

Quand Jeff Bezos affirme à ses employés qu’"Amazon fera faillite, car Amazon n’est pas immortelle"

05.

Ces 6 questions que soulèvent les révélations sur François de Rugy et qui en disent long sur le niveau de dysfonctionnement politique et économique de notre pays

06.

Auriez vous le brevet des collèges ou... signé une pétition car les épreuves étaient trop difficiles ?

01.

Immigration : quand la vérité des chiffres émerge peu à peu

02.

Ces cinq erreurs de politiques publiques qui coûtent incomparablement plus cher à la France que quelques dîners au luxe malvenu

03.

Chasse aux comportements indécents : ce que la France a à gagner … et à perdre dans sa quête grandissante de vertu

04.

Cet autre mal Français qui se cache derrière le recul de la liberté d’expression en France

05.

Et toute honte bue, François de Rugy limogea sa chef de cabinet…

06.

L’humanité a-t-elle atteint son pic d’intelligence ?

Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
jirem
- 26/12/2013 - 21:36
cela depend de ..
ce qu on appelle "le bonheur" et des objectifs que chacun a... ca s arrete la...
un mec a 1200 € par mois vivant son petit truc tranquille avec bobonne jusqu a sa mort, allant a la zone commerciale tous les samedis et dimanches, puis, regardant son equipe de ballon sur canal a chaque match peut tres bien etre heureux..
pascalou2
- 26/12/2013 - 19:34
bonjour
bon article ...tres juste ..c est ce qu on en retire apres beaucoup d annéec de vie ..

pascalou
Temüdjin
- 26/12/2013 - 10:33
@pemmore
J'entends bien. Mais aussi un Saint-Augustin quand il écrit que "tout comprendre serait tout pardonner". Ainsi, du pardon et des moyens d'y parvenir.
On sait le pardon constitutif aussi bien de la démarche spiritualiste que de l'entreprise psychologique, les deux envisagent le pardon comme incontournable pour continuer à vivre, sinon dans le bonheur du moins dans un malheur "amorti".
Comprendre l'autre aide à lui pardonner, je le pense vraiment. C'est intéressant parce qu'ainsi on lie le savoir de la raison à l'affectif du sentiment. C'est aussi l'un des pendants du renseignement quand on sait celui-ci motivé par la domination qu'on en tire, que d'en entrevoir la pondération voire la mansuétude dégagée quand on sait un peu mieux le cheminement de l'autre qui aura abouti à notre relation avec lui.
Quoi qu'il en soi je crois vraiment que la détestation ne vaut que par la légitimité associée à l'immédiateté de l'instant, mais qu'elle n'est pas une démarche à entretenir intellectuellement. La révolte peut être saine, voire sainte, mais à un moment ou à un autre il s'agira de la sublimer, à savoir se reconstruire sans détruire celui qui nous aura brisé, puis révolté.