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L’intervention au Mali révèle l’efficacité de l’école française de la guerre non-conventionnelle

Publié le 18 mars 2013
L'intervention au Mali, saluée par plusieurs responsables occidentaux, a révélé la relative capacité de l'armée française à faire face à des adversaires très mobiles et dispersés. L'opération Serval pourrait ainsi devenir un cas d'école dans les stratégies de contre-guérilla....
Général (2S) et dirigeant d'entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique.Il est l'auteur de Carnet de Guerres et de crises, paru aux éditions Lavauzelle en 2014. En mai 2017,...
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Général (2S) et dirigeant d'entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique.Il est l'auteur de Carnet de Guerres et de crises, paru aux éditions Lavauzelle en 2014. En mai 2017,...
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L'intervention au Mali, saluée par plusieurs responsables occidentaux, a révélé la relative capacité de l'armée française à faire face à des adversaires très mobiles et dispersés. L'opération Serval pourrait ainsi devenir un cas d'école dans les stratégies de contre-guérilla....

Atlantico : La stratégie opérationnelle employée par Paris au Mali peut-elle faire école pour les autres armées occidentales ?

Jean-Bernard Pinatel : L’Armée française a en effet beaucoup amélioré sa stratégie opérationnelle dans la décennie 2000-2010 en réussissant l’amalgame de ses valeurs opérationnelles traditionnelles et des apports technologiques ainsi que des capacités d’intégration et de coordination opérationnelle de l’armée américaine.

Les parachutistes et les forces spéciales françaises ont su conserver intactes les valeurs qui ont fait la réputation mondiale des soldats de Bigeard en Algérie et qu’il définissait lui-même par : "soyez souples, félins et manœuvriers". Qualités auxquelles il faut ajouter la rusticité : c'est-à-dire la capacité de durer sur le terrain en utilisant les ressources locales et sans un appui logistique sophistiqué.

A Kolwezi, c’est la première vague française du 2ème régiment étranger de parachutistes[1], commandé par le Colonel Erulin, composée de 405 hommes qui libère les 2 800 ressortissants français et étrangers pris en otages. Les Américains nous avaient adressé leur évaluation des moyens nécessaires pour mener cette opération : c’était une brigade de 5000 hommes et dans ces 5000 hommes il y en aurait eu, comme toujours chez eux,  4500 hommes en soutien et en appui logistique pour seulement 500 combattants[2].

Le Général Beaufre, un des grands analystes stratégiques français, affirmait que ce qui nous différenciait des Américains c’est que chez nous "la tactique commande les opérations".  La fameuse  phrase lancée par le Général de Gaulle : "l’intendance suivra", l’illustre parfaitement. Dans la tradition américaine, c’est "la logistique qui commande les opérations". Ce que l’expérience d’Afghanistan a apporté aux forces françaises, c’est cette capacité d’intégration totale du renseignement et de la conduite des opérations  de toutes les forces armées : avions, hélicoptères, forces spéciales, forces classiques et l’apport  de technologies de rupture comme les drones. La grande réussite de la France au Mali ou en Libye provient du fait que nos officiers ont conservé cet esprit manœuvrier, de prise de risque qui est très étranger à la culture américaine même si les guerres asymétriques d’Irak et d’Afghanistan les ont amenés à oublier quelque peu leur ambition de mener la guerre "de loin et avec zéro mort" qu’illustre parfaitement la guerre des drones.

Les tactiques de contre-insurrection employées par la France durant la bataille d'Alger sont encore enseignées à West Point, prestigieuse école militaire américaine. Comment s'explique notre habilité à faire face à ce type de conflits ?

La France du fait de son empire colonial et des guerres de décolonisation qu’elle a conduites de 1945 à 1962 est la seule nation à avoir été confrontée à 17 ans de guerre asymétrique. Nos officiers ont ainsi accumulé une expérience inestimable qui a été théorisée au sein de nos écoles de guerre.  Quand ils ont été confrontés après 1966 à la guerre du Vietnam, les Américains ont essayé de s’en inspirer sans réussir à l’intégrer réellement dans leur stratégie opérationnelle, tant leur culture militaire y est étrangère. 

Par ailleurs, la coopération assez équilibrée avec les forces du Tchad et de la CEDEAO peut-elle devenir un modèle porteur pour ce genre de théâtres d'opérations ?

Attention de ne pas confondre l’image que nous voulons donner pour des raisons politiques et la réalité militaire sur le terrain. Car en dehors des forces tchadiennes  (le Tchad n’appartenant pas à la CEDEAO), je doute de l’apport opérationnel des forces de la CEDEAO si elles ne sont pas appuyées au plus près, (j’ai presque envie d’écrire encadrées) par les forces françaises. La présence des forces du Nigéria  entraînant en plus un risque d’exactions auprès des populations locales qu’il ne faut pas sous-estimer. Il est de toutes les façons trop tôt pour en faire un modèle.

Propos recueillis par Théophile Sourdille



[1] En sautant à 250m d’altitude sur l’ancien hippodrome.

[2] Au Mali deux sauts opérationnels furent exécutés : le premier à Tombouctou par LA 2ème compagnie du  2ème REP. Le second  à Tessalit par un détachement du 17ème RGP. Depuis 50 ans, seule la France a réalisé des sauts opérationnels. 2 autres sauts de dissuasion-diversion furent réalisés par les français en  Bosnie et par les américains en Afghanistan.

 

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Glop Glop
- 19/03/2013 - 16:04
@ LeLiberal - 18/03/2013 - 19:00
"5 morts et l'enlisement
Magnifique bilan, je ne dois pas avoir les mêmes sources d'infos que le Monsieur qui a rédigé l'article."
-
N'importe quel bilan est lourd, un gars perdu est un gars perdu, toutefois il faut tenir compte de ce qui est infligé en face. La guerre ne laisse jamais un seul des deux camps indemne. Exactement comme nos soldats du feu qui tombent régulièrement devant d'autres formes de sinistres. Malheureusement, quand on choisi de signer pour ce métier, même si on est jeune et souvent encore dans la ouate parfumée par maman, on sait aussi que demain n'existera pas nécessairement. On en prend conscience très tôt si on le savait pas bien avant d'arriver, auquel cas, on se réveille très vite quand on est en situation et qu'il est trop tard pour le sauve qui peut. On ne peut jamais tout à fait savoir et imaginer ce que l'on n'a jamais vécu avant d'y être. L'histoire de ces cinq soldats morts pour ce qu'ils croyaient et aimaient est celle de chacun de nous qui avons signé un jour pour cinq ans, dix ans ou toute une vie (j'ai fait). C'est difficle pour des parents (ce que je suis), nous accceptont bien malgré nous, nos enfants décident comme nous l'avons fait un jour.
Glop Glop
- 19/03/2013 - 15:48
La machine de guerre gauloise post 1962 (2/2)
Les seules troupes de premier ordre qu'il m'aient été donné de voir dans le dispositif des forces occidentales ou associables à l'Occident et capables de beaucoup avec bien peu sont les britanniques, les australiens, les Sud-Africains, tous opérationnels pour des théâtres comme le Mali, les Canadiens, et la majorité des armées nord-européennes ainsi que l'Italie présentent de bonnes dispositions pour apprendre vite et bien. Les manoeuvres OTAN d'envergure l'ont toujours démontré lorsque les "Ricains" devaient jouer à traquer quelques-uns de ceux-là désignés pour l'execice comme "les Rouges", c'était chou blanc et le recours (fictif) à l'amoncellement d'équipements et donc de logistique (leur grand point faible, le mammouth dans la bataille d'une rue piétonne pour Teckels... et oui... trois logisticien pour un combattant dans le manuel des Etasuniens toutes armes confondues, du ciel à la mer)... n'y changeait rien pour obtenir la victoire. Ils se sont fait défoncer la rondelle partout, y compris en Normandie en '44.
Nos p'tits gars sont bons, et si nos politiciens avaient un dizième de leur valeur, nous aurions des débrouilards capables de devenir des meneurs... de vrais meneurs.
Glop Glop
- 19/03/2013 - 15:35
La machine de guerre gauloise post 1962 (1/2)
Pour ceux qui ont eu à travailler avec des pousse-cailloux sur le terrain, hors des commandements placés sous la bannière de l'Oncle Sam, il est clair que nos p'tis gars, leurs sous-officiers, et leurs officers qui ne passent pas leur temps dans les casernements et bureaux de l'hexagone (en remplissant leurs fiches retraites avec les administratifs qui eux sont majoritairement en première ligne... de gestion de leur propre carrière) sont compétents et convaincus de vouloir l'être. J'ai eu ce loisir de les voir travailler de près, qu'ils soient Légionnaires, Marsouins ou autre, de travailler avec eux, d'apprendre avec eux quand depuis nos bateaux nous devions aller chercher des ressortissants à terre et autres joyeusetés exotiques (ça ne se passe jamais en scandinavie, aux pôles, ou même dans un quelconque village côtier du monde civilisé non mahométant, s'il est besoin de le rappeler). Le soucis c'est quand nos troupes sont sous commandement hollywoodien, là c'est le droit d'être sur le banc de touche et d'être appelé surtout pour aller démerder une situation que la grosse mécanique étasunienne ne sait pas gérer le moins du monde.