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Optimisme

Tout ce que la crise a changé -en mieux !- dans nos rapports sociaux

Publié le 04 décembre 2012
Une récente étude montre que depuis 2011 les Français ont de plus en plus tendance à "relativiser" sur la dureté de leur situation.
Michel Maffesoli, sociologue, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur à la Sorbonne.Après avoir publié Homo Eroticus aux éditions du CNRS, il a écrit les Nouveaux Bien-pensants, aux éditions du Moment (janvier 2014).Michel...
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Michel Maffesoli
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Michel Maffesoli, sociologue, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur à la Sorbonne.Après avoir publié Homo Eroticus aux éditions du CNRS, il a écrit les Nouveaux Bien-pensants, aux éditions du Moment (janvier 2014).Michel...
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Une récente étude montre que depuis 2011 les Français ont de plus en plus tendance à "relativiser" sur la dureté de leur situation.

Atlantico : Une récente étude menée par Trends Observer montre que depuis 2011 et l'installation durable de la crise les Français ont de plus en plus tendance à "relativiser" sur la dureté de leur situation. Comment s'explique ce paradoxe ?

Michel Maffesoli : Je pense depuis longtemps qu’il faut en effet relativiser la notion de crise dans le sens où elle n’affecte pas autant que l’on pourrait le croire le moral de chacun. Cette expression est devenue une véritable incantation répétée en boucle par les politiques, les journalistes et les universitaires et a le tort de n’être considérée qu’à travers le prisme économique. Dès que l’on se penche un peu sur l’impact qu’a cette fameuse crise sur la vie quotidienne, on remarque que les hôtels, les restaurants et les activités de loisirs sont toujours autant prisées ou presque alors que la consommation ne baisse que de manière très marginale depuis 2008.

Il n’est donc pas étonnant de voir que les Français « relativisent » comme vous dites, le phénomène puisque leur quotidien ne semble pas atteint outre-mesure. On peut considérer quelque part cette évolution comme un retour de bâton de la crise de 2008, époque où les populations ont intégré une véritable angoisse face à l’inconnu auquel elles faisaient face alors. Cela prouve que le réel s’avère bien plus complexe que le principe de réalité qui dépend des analyses théoriques, qui oublient hélas trop souvent de décrypter ce repère qu’est l’état d’esprit des gens au jour le jour.

Par ailleurs, la difficile insertion dans le monde du travail pour les jeunes s'est traduite par un renforcement de la solidarité familiale. Ce constat ne vient-il pas battre en brèche les théories sur le triomphe de l'individualisme ? Va t-on vers un nouveau mode de solidarité ?

Je suis effectivement de ceux qui considèrent que les nombreuses analyses sur la montée de l’individualisme relèvent de la sottise et se trouvent être à côté des enjeux de la post-modernité. La toute-puissance du "je"dans nos sociétés modernes doit être relativisée dans le sens ou toute forme de rapports sociaux, quelques soient leurs contexte, se considère de fait à travers le prisme du "nous". Notre époque n’échappe pas à ce phénomène malgré tous les préjugés que l’on pourrait avoir, et il n’est pas étonnant d’assister à l’émergence de nouvelles solidarités qu’elles soient familiales (les parents aident leurs enfants) ou tribales (l’entourage socio-culturel soutient ses propres membres). Notre temps est donc loin d’être celui de l’égoïsme généralisé contrairement à ce qu’en pensent beaucoup.

Il s’agit selon moi d’un retour des structures anciennes, famille, tribus, tout cela étant renforcé par l’émergence d’Internet qui facilite les évolutions horizontales de la société (contrairement aux évolutions verticales, c’est-à-dire provoquées par des décisions gouvernementales NDLR).

En parallèle les consommateurs s'affirment de plus en plus exigeants sur la qualité des produits qu'ils souhaitent acheter, en particulier dans l'alimentaire. Peut-on dire qu'une nouvelle tendance "qualitative" émerge dans notre société ?

J’ai récemment évoqué dans « Les Communions émotionnelles » ce retour en force du qualitatif dans notre mode de consommation. Le consommateur est aujourd’hui sorti de la logique quantitative (amasser un maximum de bien pour affirmer sa position sociale NDLR) au profit d’une logique plus centrée sur la valeur de l’objet que l’on cherche à acquérir ou à consommer.

Ce glissement du quantitatif vers le qualitatif est spécifique, une fois de plus, du passage dans la post-modernité, et apparaît comme une tendance incontestable lorsque l’on regarde l’évolution des mentalités face aux produits standardisés (Picard dans l’alimentaire, Ikea dans le meublement…). De plus en plus on veut bien manger et bien vivre, acheter des produits issus de petits producteurs/artisans, même si cela passe souvent par un coût plus important. Pour résumer, les gens sont prêts à acheter moins, mais à acheter mieux.

De manière plus générale, peut-on dire que la société de consommation, à travers cette crise (saturation), est en train de se forger un nouveau savoir-vivre ?

Mon point de vue sur la question est que l’on ne vit plus dans une société de consommation mais dans une société de consumation. La différence entre ces deux définitions s’explique par le fait que ce n’est plus aujourd’hui le besoin qui détermine nos pratiques mais le désir. Il s’agit de l’émergence d’une « éthique de l’esthétique », qui détermine notre rapport à l’évolution commune : on va par exemple « vibrer » lorsque l’on acquiert tel ou tel appareil et ceci va rejaillir sur notre entourage. On assiste donc à la reconstitution d’un ciment communautaire autour des pratiques culturelles et esthétiques de chacun. Il ne s’agit pas selon moi d’une nouvelle morale, cette dernière pouvant se définir en tout temps et en tout lieu.

D’aucuns, comme le penseur Jean Baudrillard, ont affirmé que la place croissante prise par l’objet dans nos sociétés finirait par déboucher sur une déshumanisation des rapports entre individus, qui ne pourraient devenir que « simulés » pour reprendre son expression. Je pense au contraire que l’objet, tout particulièrement à l’époque d’Internet , est en train de redevenir le « totem » des tribus anciennes, c’est-à-dire ce autour de quoi l’on se rassemble et l’on crée du lien. Il s’agit tout simplement d’un nouvel art de vivre s'appuyant sur la "technomagie" et qui marque selon moi une évolution durable des consciences dans le monde moderne. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Bernard Mitjavile
- 04/12/2012 - 17:43
La crise vue par les bobos
Article optimiste ce qui serait une bonne chose mais qui malheureusement, correspond à une méconnaissance de ce que l'on appelle la "crise". En fait on ne traverse pas une crise comme nous le répètent sur tous les tons les media mais on a à faire à un véritable déclin relatif de la France depuis plus d'une dizaine d'années, déclin industriel (millions d'emplois perdus dans ce secteur, éducatif (voir analyses Pisa sur les systèmes éducatifs) et même culturel. Il ne suffira pas d'un peu d'optimisme pour redresser la barre.
N_kTa
- 04/12/2012 - 12:55
Vous avez dit "nous " ?
L'optimisme est un bel acte de résistance, mais de qui est-il question dans cet article ? Suis pas du tout convaincue...
Si nous remplace je, c'est juste au profit de plein de petits groupes de "nous" qui ne se définiront que par opposition de plus en plus violente aux autres nous, en se protégeant derrières des limites bien hermétiques pour qu'il n'y est pas de mélange et que l'on puisse bien éviter d'avoir à comprendre les autres, d'avoir à chercher des compromis et des terrains d'entente... Le petit groupe qui maîtrisera le mieux le marketing de la victimisation, ou qui aura le plus d'argent, aura gagne, peu importe les faits, la réalité.
ropib
- 04/12/2012 - 11:45
Ecroulement
Ce que décrit ce monsieur est un écroulement de l'organisation sociale, et il ne faudrait pas s'en réjouir. De la même façon, relativiser son sort quand il s'agirait au contraire de se lancer dans l'inconnu, d'entreprendre, de se prendre en main, cela s'explique par la peur, un recroquevillement, une sorte de thésaurisation de la situation actuelle et c'est tout sauf un bon signe. Enfin la consommation décrite c'est un peu la consommation de papa. Il voudrait sans doute parler de pragmatisme alors qu'on est là en plein dans l'idéologie. Ce sociologue est manifestement un fan des années 50, mais un retour aux années 50 n'est pas envisageable, et la re-matérialisation des échanges et des rapports est une violence... Il faut garder un peu de sang-froid, et prôner un rebond, un sursaut rationaliste de la part des français, l'inverse c'est s'engager vers des jours bien sombres.