En direct
Best of
Best of du 10 au 16 octobre
En direct
ça vient d'être publié
light > Culture
Enchères
Une oeuvre de Banksy parodiant Monet a été vendue 8,5 millions d'euros chez Sotheby's à Londres
il y a 6 heures 46 min
pépites > Santé
46 millions de personnes concernées
Covid-19 : Jean Castex annonce l'instauration du couvre-feu pour 38 nouveaux départements et la Polynésie dès samedi
il y a 7 heures 48 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Man Ray et la mode" : quand un photographe surréaliste magnifie les femmes... Une exposition d'une suprême élégance

il y a 8 heures 47 min
pépites > International
Réformes attendues
Liban : Saad Hariri a été officiellement désigné Premier ministre
il y a 10 heures 19 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
Boualem Sansal alerte sur la guérilla islamiste qui nous menace, le recteur de la mosquée de Paris sur l’entrisme des radicaux; Bertrand cherche à s’attirer les bonnes grâces de Sarkozy, Bayrou ménage Le Maire; Le Drian organise les macronistes de gauche
il y a 11 heures 43 min
décryptage > France
Séparatisme

Les impensés de l’attentat terroriste de Conflans

il y a 13 heures 41 min
décryptage > Santé
Coronavirus

Covid-19 : l’Allemagne investit massivement dans un plan de ventilation et la France serait bien inspirée de l’imiter

il y a 14 heures 16 min
pépite vidéo > France
"Réparer la France"
Le général Pierre de Villiers estime "qu'il y a désormais un risque de guerre civile en France"
il y a 15 heures 5 min
décryptage > International
Conflit au Haut-Karabagh

Il faut sauver les Karabaghiotes, pas le groupe de Minsk

il y a 16 heures 25 min
décryptage > Société
Islam vaincra !

Et Idriss Sihamedi décida d’entrer en guerre contre Gérald Darmanin…

il y a 16 heures 49 min
pépites > Politique
Calendrier électoral
François Bayrou, haut-commissaire au Plan, est favorable à un report des élections régionales
il y a 7 heures 9 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Féministe pour Homme" de Noémie de Lattre : rira bien qui rira la dernière

il y a 8 heures 25 min
pépites > International
Tensions
Recep Tayyip Erdogan estime qu'Emmanuel Macron veut "régler ses comptes avec l'islam et les musulmans"
il y a 9 heures 50 min
pépite vidéo > Politique
Idéologie
Jean-Michel Blanquer : "Ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme fait des ravages"
il y a 11 heures 7 min
décryptage > International
Campagne électorale

Election présidentielle en Côte d’Ivoire : ne pas rejouer les luttes du passé

il y a 13 heures 24 min
décryptage > Politique
A l’Ouest, rien de nouveau

Le terrorisme fait-il encore bouger les lignes chez les électeurs ?

il y a 14 heures 5 min
décryptage > High-tech
Menace incontrôlable en vue ?

Ces deepfakes de photos de (vraies) femmes nues que des bots génèrent à la chaîne

il y a 14 heures 26 min
décryptage > Société
Lutte contre le séparatisme

Non, la République ne peut pas protéger les musulmans de l’islam radical et voilà pourquoi

il y a 15 heures 48 min
décryptage > France
Lutte contre le séparatisme

Dissolution des organisations salafistes : le temps des actes

il y a 16 heures 45 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Syndicats et patronat main dans la main pour s’opposer au gouvernement

il y a 16 heures 53 min
Fight Club

Violences à l'école : la France fait-elle figure d'exception ?

Publié le 18 septembre 2012
Vincent Peillon, le ministre de l'Education, suite à plusieurs cas de violence scolaire, a annoncé ce lundi le lancement d'un Observatoire des violences scolaires en France. Celui-ci viendrait en soutien de l'Observatoire international. Toutefois, un tel dispositif pose la question des particularismes et des types de violences qui se déroulent dans nos établissements et qui feraient de la France un cas à part.
Vincent Troger
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Vincent Troger est depuis 1998 maître de conférence à l'Institut de Formation des Maîtres (IUFM) de Versailles. Depuis 1997, il collabore régulièrement à la revue « Sciences Humaines ».Il a publié plusieurs ouvrages sur l'école et la formation des...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Vincent Peillon, le ministre de l'Education, suite à plusieurs cas de violence scolaire, a annoncé ce lundi le lancement d'un Observatoire des violences scolaires en France. Celui-ci viendrait en soutien de l'Observatoire international. Toutefois, un tel dispositif pose la question des particularismes et des types de violences qui se déroulent dans nos établissements et qui feraient de la France un cas à part.

Atlantico : Vincent Peillon, en réaction aux divers actes de violence scolaire qui ont émaillé la rentrée, a annoncé ce lundi la mise en place d'un Observatoire français des violences scolaires. Sachant qu'un tel Observatoire existe déjà pour l'international, quelles sont les particularismes de la violence scolaire en France qui mériterait une surveillance accrue ?

Vincent Troger : Il est vrai que cet Observatoire international qui existe compile des informations très globales grâce à des événements qui se déroulent dans d'autres pays et qui sont de nature très différente par rapport au système scolaire français particulier notamment en termes de laïcité. De ce point de vue, une réflexion spécifique ne me paraît pas absurde d'autant qu'il y a une très grande sensibilité de nos jours chez l'opinion publique sur ce que l'on a appelé les violences scolaires.

La France - comme de nombreux pays de tradition catholique ou latine - se différencie des cultures anglosaxones en cela qu'elle n'est pas confrontée aux cas de violence extrême commises par de jeunes adultes qui prennent des armes et tirent sur leurs camarades en causant de véritables tueries. Elle a toujours été à l'abri. En revanche, il est clair qu'elle a gardé dans l'enseignement secondaire des structures très classiques dans lesquelles les enseignants viennent simplement faire court et ne sont avant pas réellement préparés à la gestion des relations avec les adolescents et les jeunes.

Cela crée des situations de malentendu d'autant plus prégnantes quand elles ont lieu - la plupart du temps - dans des lycées professionnels ou des zones sociologiques difficiles. Les professeurs ne sont pas prêts à affronter ces situations. D'autre part, les familles – et c'est dramatique – considèrent l'école comme une institution contraignante à l'instar de la police et de la justice. Cela donne naissance à des situations dont on avait pas l'habitude et qui peuvent être choquantes. Mais elles sont dues au fait qu'en France il faudrait renforcer le dialogue entre les familles, les élèves et les professeurs à l'intérieur des établissements scolaires. Il n'y a pas de doute sur le fait que cela réglerait un certain nombre des problèmes qui se présentent actuellement.

Il y aurait donc une survalorisation de l'institution éducative face aux élèves ou aux familles ?

Peut-être pas une survalorisation, mais vraiment un manque de dialogue. Au-delà de cela, en général les enseignants font la queue pour dispenser leurs cours, ils n'ont pas de bureaux qui permettraient de les mettre à disposition et leur fonction extra enseignante et éducative est très peu valorisée – au contraire de ce que l'on peut observer en Angleterre par exemple. Eric Debarbieux a aussi pointé ce problème en disant – et c'est vrai – que cela empêche un climat de confiance et de dialogue entre les différents acteurs de l'école. Le dernier incident qui a eu lieu a Bordeaux a été provoqué par une appréciation sur une copie mal acceptée par une maman qui en est venu à frapper la professeure. C'est un incident violent qui a pour source un évènement tout à fait mineur. Ca ne peut être du qu'à un manque de dialogue.

Dans vos publications vous estimez que la violence scolaire est prise en compte en 1970. Depuis, des moyens concrets ont-ils été mis en place pour l'endiguer ?

Dans les années 70, on en était encore à la phase de prise de conscience d'un phénomène perçu comme nouveau et révélé par les débuts du collège unique avec des publics qui n'avaient jusque là pas prolongé d'études en raison de résultats scolaires insuffisants ou parce que c'étaient des enfants issus de familles pauvres qui peinaient à payer une scolarité suivie. Ces enfants n'avaient pas l'habitude de la culture scolaire, de l'autorité et posaient donc des problèmes auxquels on était pas confrontés.

L'un des premiers moyens créés pour endiguer cette violence étaient les zones d'éducation prioritaire. C'étaient un apport d'aide supplémentaire aux lycées ou aux collèges qui étaient placés dans des zones difficiles. Il y a eu ensuite le métier de CPE et la vie scolaire qui étaient les garants d'une plus grande démocratie interne avec des parents plus présents, disposant d'un espace de discussion. On ne peut pas nier que ces dispositifs aient changés l'atmosphère de certains établissements, mais dans des quartiers, des collèges ou des lycées difficiles et aux situations particulières les effets ont été beaucoup plus contrastés, voire inexistants.

Cet observatoire ne risque-t-il pas de rester uniquement théorique, éloigné des situations concrètes et donc très contestable dans sa capacité à arranger les choses ?

Ce que j'apprécie dans cette initiative de Vincent Peillon est qu'il choisit de dédramatiser ces incidents qui - même s'ils sont choquants et déplacés - restent minoritaires dans la masse de l'éducation. Si les médias et les politiques s'emparent de ces faits, les montent en épingle il faut se rendre compte qu'il n'y a pas de solution à court terme. Cet Observatoire permet de prendre du recul et rompt avec la surdramatisation ambiante. C'est une bonne attitude.

Le ministère de l'Education est une institution massive, centralisée et on a l'impression que cet Observatoire vient ajouter à sa rigidité et risque au fur et à mesure de rester lettre morte ?

Je ne pense pas, car comme c'est Eric Debarbieux qui en sera chargé on peut penser que cet Observatoire sera simplement rattaché à l'Observatoire International. Il ne créera pas un gros appareil d'autant plus que je doute que le ministère ait des fonds à accorder à une autre initiative. Simplement des moyens supplémentaires seront accordés pour que l'Observatoire International prête un peu plus attention à ce qui se passe en France. D'ailleurs des préconisations ont déjà été faites. 

Il faut souligner aussi que le gros des violences scolaires se produisent entre les élèves, qui se battent ou qui se font martyriser par un groupe de plus forts. Quand on regarde de près, les cas plus graves obéissent à des logiques spécifiques : soit ce sont des élèves qui souffrent de troubles graves et qui demandent un suivi particulier ou encore des malentendus à répétition entre un enseignant ou une famille ou enfin une famille qui a des attitudes violentes. On ne peut pas dégager de constante et ces situations ne peuvent se régler qu'au cas par cas avec l'aide des chefs d'établissements qui au-delà de cela renforcent les actions en faisant de la prévention.

Propos recueillis par Priscilla Romain

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (9)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
langue de pivert
- 18/09/2012 - 23:07
ça baigne...à l'IUFM !
dédramatiser = refermer le couvercle !
Ce n'est pas la solution, c'est le problème !
Les faits de violences et de délinquances ne sont pas marginaux : ils se comptent par milliers tous les ans en France !
1968 + 1976 (regroupement Familiale) sont les dates clés de tous ces problèmes ! Le laxisme et l'angélisme leurs 2 mamelles !
prochain
- 18/09/2012 - 19:50
Le EN a toujours a été gérée par les syndicats
Peillon fils de banquier le sait, c'est un intellectuel de grand talent.
Gégé Foufou
- 18/09/2012 - 18:13
Encore une agence d'Etat inutile
un observatoire crée qui ne sert à rien sinon à placer les copains avec un bon salaire à ne rien faire.
On connait les raisons de la violence à l'école, il suffit (or c'est interdit) de publier les noms des fauteurs de troubles et responsables des violences et de supprimer les allocs aux parents. Vous allez voir ça va s'arrêter d'un coup comme par magie.