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Un CDD plus cher qu’un CDI (c’était déjà le cas avec la prime de précarité) risque de se transformer en "CDZ" (contrat à durée zéro).
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Sécurisation de l’emploi : y a-t-il un salarié qui croit encore que la loi peut sauver son poste ?

Publié le 08 septembre 2012
Le gouvernement a annoncé un énième plan de relance de l’emploi et de lutte contre le chômage. Mais si un code de bonne conduite se justifie pour les entreprises du CAC 40, c'est tout l'inverse pour les TPE et PME qui se battent pour sauver leurs entreprises.
Jérôme de Rocquigny est vice-président en charge de l’emploi et de la formation professionnelle au sein d'une association patronale, le Cerf. Il travaille également avec des représentants des autorités chinoises pour des projets de formation...
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Jérôme de Rocquigny est vice-président en charge de l’emploi et de la formation professionnelle au sein d'une association patronale, le Cerf. Il travaille également avec des représentants des autorités chinoises pour des projets de formation...
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Le gouvernement a annoncé un énième plan de relance de l’emploi et de lutte contre le chômage. Mais si un code de bonne conduite se justifie pour les entreprises du CAC 40, c'est tout l'inverse pour les TPE et PME qui se battent pour sauver leurs entreprises.

Le gouvernement, après de longues et non moins fructueuses concertations avec les partenaires sociaux, nous annonce non sans une certaine satisfaction collective, un énième plan de relance de l’emploi et de lutte contre le chômage en France.

Il est vrai, et le passé l’a souvent démontré, qu’il suffisait de sortir une loi contre le chômage, pour la croissance, contre l’insécurité pour que de facto, les effets miracles de la « légifération » opèrent... La communication émotionnelle chère au précédent gouvernement a semble-t-il fait des émules dans la nouvelle équipe dirigeante, encore une fois la vision très particulière du tissu économique français pénalise l’ensemble des acteurs économiques et rend dangereux le dialogue sociale dans l’entreprise. Un CDD plus cher qu’un CDI (c’était déjà le cas avec la prime de précarité) risque de se transformer en CDZ (contrat à durée zéro) : en effet, de nombreuses petites entreprises ne privilégient pas le CDD par plaisir mais seulement par un manque cruel de lisibilité en ces temps de crise structurelle. Interdire de licencier, pour certain c’est interdire d’embaucher.

On est en droit de s’interroger pour savoir si les protagonistes sont au courant que la France n’est pas seulement constituée des entreprises du CAC 40. Certes celles-ci sont plus qu’utiles et nécessaires dans le concert économique mondial et sont de plus, très souvent, de formidables ambassadeurs du savoir faire français. Mais ces entreprises essentiellement dirigées aujourd’hui par des financiers soucieux de la bonne humeur des actionnaires ne sont plus les entrepreneurs et capitaines d’industrie d’il n’y pas si longtemps.

De plus, sur les 2 600 000 entreprises françaises, les entreprises du CAC 40 sont dans leur grande majorité plutôt inactives dans le marché du travail, le gros des emplois créés en France le sont par les TPE et les PME.

Alors pourquoi ne pas légiférer pour montrer l’exemple et redonner l’espoir et le moral à tous ceux qui souffrent de la précarité ? Mais alors pour une fois si les hommes politiques de bonne foi pouvaient ne pas écouter les seules représentants d’un univers déconnecté du quotidien de la grande majorité des chefs d’entreprises et imaginer, certes la mise en place d’une loi, mais alors celle-ci à géométrie variable.

Une pour les entreprises concernées par des licenciements difficilement compréhensibles et une pour toutes les autres très petites, petites et moyennes entreprises.

Oui à un code de bonne conduite et à certaines obligations aux entreprises distribuant des milliards de dividendes et licenciant à tout va, mais en aucun cas il ne faut imposer aux patrons des TPE et PME qui se battent chaque jour pour sauver leurs entreprises et le travail de leurs collaborateurs les même dispositions, alors que ceux-ci auraient besoin du maximum de latitude pour gérer l’embauche et la débauche en fonction des commandes et des besoins et non pas pour satisfaire un actionnaire exigeant.

Nous (le CERF) attendons que le gouvernement sache faire la part des choses et consacre toute son énergie à baisser le cout du travail et à faciliter la croissance plutôt que d’imaginer, de punir, de réglementer, d’interdire, et rarement de récompenser ceux qui chaque jour se battent pour un PIB croissant.

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Cap2006
- 09/09/2012 - 09:57
entièrement d'accord avec Philippe Le Bel
- > plus de taxe et cotisation patronale, avec en contrepartie suppression de toute aide ==> sous réserve du respect d'un principe "négocié" de partage intelligent des bénéfices : propriétaire de l'entreprise/investissement/salariés.

-> une taxe sur l'eco responsabilité, entièrement reversé vers les entreprises qui jouent le jeu de la production locale, respectueuse de l'environnement, de la responsabilité sociale...


->
PHILIPPE Le Bel
- 09/09/2012 - 05:34
taxes
Le travail devrait être complétement détaxé (les usines reviendraient rapidement).

les taxes se reportant sur :

- le capital (patrimoine + financier) : à surtaxer massivement à partir d'un certain seuil avec allégement pour les investissements vers les crédits d’entreprises locales.

- la consommation : taxé en fonction de critère d’intérêt général (taxe carbone, recyclage, régionalisme, biens de première nécessité ....)

la gestion du service publique donnée aux PME (comme l'exemple des caisses de retraite en opposition à la SECU, pôle emplois et la CAF) , le budget géré par les mairies et clairement détaillé pour les contribuables.
antiflambyste18
- 08/09/2012 - 20:37
La gochmolle a ce qu'elle mérite!
A force d'en faire des mégatonnes sur l'ennemi riche et financier, nos rositudes dépourvus de vraie misère opposent sans cesse les patrons et les salariés. c'est un vrai problème de vérité, une fois de plus.
Les PME et TPE qui marchent bien sont celles qui forgent non pas une haine de l'un envers l'autre, mais une interraction et une compréhension nécessaire au sein d'une collectivité, et aussi bien sur, si elle oeuvrent dans un secteur d'activité qui se porte bien.
Les grosses boites ne sont pas à dénigrer davantage, si ce n'est que leur faible impact sur l'emploi impose de les mettre parfois sous surveillance de licenciement abusif quels qu'en soient la nature!
Il faut respecter l'entreprise, sans jalouser le patron ni le fonctionnaire qui travaille bien(il y en a), sans treizème mois, ne l'oublions pas!
La bande à Casimir de corrèze est à sa seule initiative, dans un confilt séculaire avec les patrons, en manipulant les masses populaires sur des défauts systématiques de nuisance des dirigeants.
Que la réussite soit méritée et/ou patrimoniale, eux seuls le savent et se regardent dans une glace le matin. Mais ce n'est pas à ce petit gouvernement de l'île aux enfants d'en juger.