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Censure

Les fous de la Vérité : le jour où les médias mainstream américains ont plombé la démocratie en prétendant la préserver (et nous ne sommes pas à l’abri...)

Publié le 07 novembre 2020
Quels que soient les défauts et les excès de Donald Trump, la censure de l’allocution de celui qui est toujours légalement président des Etats-Unis ne pourra qu’aggraver le divorce entre les citoyens. D’autant que le fondement de la démocratie libérale est de savoir tenir la prétention à la Vérité à distance raisonnable.
Christophe Boutin
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Christophe Boutin est un politologue français et professeur de droit public à l’université de Caen-Normandie, il a notamment publié Les grand discours du XXe siècle (Flammarion 2009) et co-dirigé Le dictionnaire du conservatisme (Cerf 2017), et le Le...
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Jean-Sébastien Ferjou
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Jean-Sébastien Ferjou est l'un des fondateurs d'Atlantico dont il est aussi le directeur de la publication. Il a notamment travaillé à LCI, pour TF1 et fait de la production télévisuelle.
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Quels que soient les défauts et les excès de Donald Trump, la censure de l’allocution de celui qui est toujours légalement président des Etats-Unis ne pourra qu’aggraver le divorce entre les citoyens. D’autant que le fondement de la démocratie libérale est de savoir tenir la prétention à la Vérité à distance raisonnable.

Atlantico : Les équipes de Trump peinent à fournir en l’état des exemples convaincants de fraudes mais les multiples questions posées par les 100 millions de votes enregistrés par correspondance ne peuvent être écartées d’un revers de la main. Les médias auraient-ils réagi de la même manière si les équipes de Biden avaient accusé le camp Trump de fraude ?

Christophe Boutin : Les médias n'auraient peut-être pas nécessairement tenu pour argent comptant les accusations de fraude si elles avaient été avancées par Jo Biden, mais ils auraient peut-être été moins virulents. Il est indéniable en effet qu'une partie des grands médias américains ont pour lui les yeux de Chimène, et qu’ils n'ont cessé au contraire, depuis plus de quatre ans, puisque cela remonte à la campagne électorale menée contre Hillary Clinton, de prouver leur profonde détestation de Donald Trump. Les affrontements entre par exemple CNN et le président des États-Unis ont été réguliers, tranchés et violent, et d’ailleurs, quand ce dernier s’en est pris à cette chaîne en direct lors du lancement de la campagne pour sa réélection le 18 juin 2019, son discours avait déjà été coupé, la chaîne lançant un autre programme.

Ces médias jouent actuellement doublement sur du velours. D’une part, la réputation qui a été faite à Donald Trump, vraie ou fausse, d'être un menteur cynique, antienne répétée tout au long de son mandat, leur permet beaucoup plus facilement de se donner le beau rôle, celui du chevalier blanc de la démocratie. D’autre part, il courent moins de risques en attaquant un ennemi déjà quasiment à terre.

Jean-Sébastien Ferjou : Ce mode de vote a toujours été considéré comme permettant la fraude et nul ne peut douter que dans la situation inverse d’équipes Biden accusant le camp Trump de fraude, des bataillons de journalistes seraient en train d’enquêter et des légions d’éditorialistes en train de hurler au coup de force. Mais au-delà de ces accusations de ces accusations de fraude, les médias américains ont franchi un grand pas vers la guerre civile en interrompant l’allocution de celui qui est encore le président des États-Unis jusqu’au 20 janvier. Car la prétention à la détention de la vérité est à la fois fragile dans son contenu comme dangereuse dans son principe même. 

Guerre civile, vraiment ? Pourquoi fut-ce une erreur des médias américains d'interrompre le discours de Donald Trump ?

Christophe Boutin : Vers la guerre civile, c'est sans doute un bien grand mot, car on peut espérer que, quel que soit le résultat de cette élection, la tension ne conduise pas les USA à cette extrémité. Mais on peut se demander si ce choix qui a été fait par les médias américains est un choix légitime. L’information dans une démocratie repose en effet sur un principe essentiel, bien au-delà de la volonté de présenter « une » vérité, souvent contestable, ce qu'on appelle le pluralisme, une notion assez importante pour que le Conseil constitutionnel français, dans une jurisprudence, ait pu la qualifier de « fondement de la démocratie ». Car la démocratie repose sur le présupposé, peut-être trop optimiste, mais indissociable du régime lui-même, de la capacité d'analyse, de comparaison et de choix rationnel des citoyens, et le pluralisme vise justement à permettre une confrontation de choix différents, de possibles, de programmes, de thèses, laissant à chacun le soin d'en tirer ses propres conclusions.

Dans le cadre des médias, le pluralisme repose sur deux modalités différentes, celle du pluralisme interne et du pluralisme externe. Le pluralisme dit interne s'impose notamment quand il y a un nombre très limité d’opérateurs et dans les médias d'État : il s'agit de permettre d'y entendre des voix diverses, dont celle de l'opposition, et pas seulement celle du pouvoir majoritaire. Le pluralisme dit externe intervient lui lorsqu'il y a une possible pluralité d'opérateurs : on pense qu'en permettant leur multiplication on permet nécessairement celle des points de vue.

On comprend très bien que certains médias estiment que les assertions de Donald Trump soient erronées, voire qu'il mente sciemment en prétendant qu'il y ait eu des fraudes d'une ampleur telle que la victoire des républicains leur serait volée par les démocrates. Faut-il pourtant, comme l'ont fait certains d’entre eux, couper le discours présidentiel - ou plus généralement celui de tout intervenant - au motif que ce discours serait faux ? Outre que c’est là leur propre version, en attente de preuves elle aussi – on n’est pas dans le cas du fast checking -, dire le Vrai, le Beau, le Bon et le Juste n'est de toute manière pas la tâche des médias ici. Leur fonction est de relayer une parole, celle d'un candidat à une élection majeure de leur pays, quitte ensuite, et là, effectivement, ce serait leur rôle, à faire entendre un son de cloche tout à fait différent, celui de son opposant, ou, pourquoi pas, à faire vérifier par des observateurs indépendants la réalité des assertions qui ont été proférées. Tout le reste, quoi qu’on en ait, relève de la censure.

De plus, nous sommes ici dans la situation particulière d'un candidat à l'élection qui est toujours en même temps le président de l'État, ce qui est censé impliquer un certain respect non pas l'homme, mais de la fonction. Ce n'est pas parce que, pour un certain nombre de représentants des médias, Donald Trump n'a jamais été « leur » président qu'ils doivent traiter la fonction présidentielle de cette manière dans une démocratie saine.

La prétention à la détention de la Vérité est dangereuse. Y-a-t-il des exemples de choses considérées comme vraies à un instant T qui se sont avérées fausses par la suite dans la politique américaine ou européenne ?

Christophe Boutin : Il y en a des dizaines, des centaines, et il serait beaucoup trop long ici de les citer. La politique est un domaine dans lequel on joue de pressions, de manœuvres. Il y a les mensonges par omission, les mensonges volontaires, les erreurs involontaires, les bourdes, les inepties. Qui plus est, les interprétations qui peuvent être données d'un même fait peuvent, bien que différentes et même opposées, être toutes deux vraies, car elles représentent parfois deux aspects différents d’une même réalité. Les historiens passent leur temps à nous faire découvrir que nos vérités peuvent être remises en cause…

Prenons un exemple : les Français ont cru que la victoire de Jacques Chirac en 2002 était sans tâches. Nous savons, maintenant que les archives sont ouvertes, que le juge de l'élection présidentielle, le Conseil constitutionnel, a sciemment menti, déguisant les fraudes commises par ce candidat dans son compte de campagne pour éviter de revenir sur le résultat électoral.

Jean-Sébastien Ferjou : On le voit sur des dossiers du type assassinat de Kennedy (la thèse du tireur fou isolé est quasi abandonnée aujourd'hui même si elle demeure la vérité officielle) que sur des propos plus politiques (le traité de Maastricht promet dans ses attendus 5% de croissance nominale dans la zone euro, où sont-ils ?).

La démocratie libérale s’est construite en tenant la Vérité (à l’époque bien souvent religieuse) a l’écart du champ démocratique qui est celui du compromis démocratique. La vérité n’est pas hors jeu, il est important de construire un débat public sain et de savoir distinguer les faits des fantasmes mais personne ne peut s’arroger le monopole du vrai et du juste. Les faits eux-mêmes ou plus exactement la manière dont nous les hiérarchisons sont souvent une construction, toute la science moderne de la psychologie comportementale le démontre : nous avons tous des biais de confirmation et sommes l’objet de beaucoup plus de déterminants -biologiques comme culturels- que ce que nous croyons. Les médias mainstream américains veulent tellement se débarrasser de Trump qu’ils oublient leurs propres biais. Et qu’ils oublient que leur vision « progressiste » du monde s’assimile à une nouvelle religion. Dans un monde sans Dieu, certains recréent une religion séculière sans s’en tendre compte car l’Homme a un besoin intrinsèque d’absolu. Simplement, les aspirations privées ne peuvent être tenues pour des vérités publiques sans prendre le risque de la guerre civile qui nait mécaniquement du refus de prendre en compte les aspirations ou les idées de ceux qui pensent autrement. La démocratie doit défendre la dignité de tous ses citoyens et protéger le droit des minorités. Ceux qui la dirigent ou aspirent à le faire ne peuvent pas s’ériger en arbitre suprême faute de tomber dans les mêmes travers que les fous de Dieu. 

Les médias mainstream américains veulent tellement se débarrasser de Trump qu’ils oublient leurs propres biais. Y-a-t-il un risque pour la démocratie que les aspirations privées soient tenues pour des vérités publiques ?

Christophe Boutin : Le risque, je le disais, c’est qu’en lieu et place du pluralisme, c'est-à-dire en lieu et place du jugement d'un citoyen confronté à des thèses différentes, on aboutisse à la présentation d'une vérité intangible qui soit celle des médias.

Le 4, alors que Trump annonce qu'il est arrivé en tête dans certains États, NBC coupe sa retransmission. « Nous devons l'interrompre là, car plusieurs déclarations ne sont juste pas vraies […] Le fait est que ces États n'ont pas terminé le dépouillement des suffrages et qu'il y a encore des votes en suspens ». Certes, mais si Trump annonçait avoir globalement gagné, ce qui était faux, pour ces États il annonçait uniquement qu’il y était en tête, ce qui, à ce moment là, n’était pas faux… Twitter avait été plus prudent quand, après le tweet de Trump « On est devant et de loin, mais ils essaient de voler l'élection », le réseau avait mis en garde contre un message qui pouvait être « trompeur ».

Hier cette fois, MSNBC, NBS News ou ABC News interrompent à nouveau Trump qui dénonce une fraude électorale : « Et nous revoilà dans la situation très inhabituelle de devoir non seulement interrompre le président des États-Unis, mais aussi de rectifier ses propos – déclare MSNBC. […] Nous n’avons aucune information faisant état de bulletins illégaux ». Sans doute, mais pas plus sur la validité de tous les bulletins…

CNN n’a cette fois pas coupé Donald Trump, mais les commentaires des journalistes ont été explicites. Pour Jake Tapper, « Quelle triste nuit pour les États-Unis d'Amérique de voir leur président […] faussement accuser les gens d'essayer de voler l'élection », quand Anderson Cooper comparait Trump à une « tortue obèse retournée sur le dos s'agitant sous le soleil brûlant, réalisant que son temps est passé ».

Alors, certes, nous sommes bien dans le cadre du pluralisme externe, et d’autres médias moins anti-Trump existent, comme Fox news. Mais un déséquilibre important se fait cependant jour, et ce pluralisme externe, qui n’aboutit pas ou plus à un traitement équilibré, montre ses limites.

Cette situation est-elle américano-américaine ou sommes-nous aussi vulnérable ?

Christophe Boutin : Dieu merci non. En France, le pluralisme interne, qui permet d’entendre une grande diversité de thèses, de manières de voir, de visions du monde, règne au sein des chaînes d’État payées par les contribuables, que ce soit lors des journaux ou dans les diverses émissions. On le voit de manière très symbolique justement avec cette élection américaine, où nos commentateurs décrivent ses enjeux sans aucun parti pris. Quant au pluralisme externe, ce n’est pas en France qu’en regardant les titres des journaux on aurait l’impression que seule la couleur du bandeau de présentation change. Enfin, n’oublions pas que veillent sur notre démocratie audiovisuelle les Sages du CSA…

Non… je plaisante… Cette situation de confusion des genres et des fonctions est valable bien évidemment pour l'ensemble des démocraties occidentales de nos jours. En résulte notamment la méfiance croissante exprimée dans les sondages par les citoyens à l’encontre des journalistes, leur désintérêt pour les journaux télévisés, leur recherche d’information sur les réseaux sociaux ou Internet. Ce qui n’est pas forcément pour le mieux…

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jurgio
- 08/11/2020 - 14:56
Adieu Donald ! Adieu Trump !
...adieu l'Amérique !
salamander
- 08/11/2020 - 13:06
le système électoral US est incompréhensible
du suffrage universel indirect à l'absence de bureaux de votes disséminés dans tout le pays semble-t-il (comme chez nous..)
et donc le recours aux votes par correspondance ? pourquoi autant?
Nous avons le résultat à 20 h pourquoi pas eux?
Kennedy était un démocrate et son élection a largement été entachée de fraudes donc il y a des précédents.
Mais bon si je comprends bien il faudrait que Trump remporte tous les Etats restant pour être réélu.ça ne parait pas possible.



cloette
- 08/11/2020 - 08:12
Les médias
sont le pouvoir, y compris chez nous .