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Google, Amazon, Facebook et Apple sur le banc des accusés : ils se considèrent comme le seul espoir de l’économie américaine. Et si c’était vrai ?

Publié le 01 août 2020
La tech américaine gouverne le monde, car sinon ce serait la Chine qui le gouvernerait. C’est peu ou prou le message des quatre plus grands patrons américains du moment. Ils se considèrent être la réponse à la guerre commerciale et le seul moyen de préserver la puissance économique.
Aude Kersulec
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Diplômée de l'Essec, Aude Kersulec est specialiste de la banque et des questions monétaires. Elle est chroniqueuse économique et blogueuse. 
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La tech américaine gouverne le monde, car sinon ce serait la Chine qui le gouvernerait. C’est peu ou prou le message des quatre plus grands patrons américains du moment. Ils se considèrent être la réponse à la guerre commerciale et le seul moyen de préserver la puissance économique.

« Si vous tuez les Gafa, vous ferez le jeu des Chinois. Si vous nous empêchez de travailler et de protéger les valeurs de liberté qui ont fait la grandeur et la prospérité de l’Occident, nous serons envahis par les cultures asiatiques et nous tomberont sous le joug du pouvoir autoritaire de Pékin, qui n’a que faire de nos ambitions de liberté et de démocratie ». C’est en l’occurrence ce que disent les dirigeants des grandes entreprises du digital, mais jusqu'alors, ils ne l’exprimaient pas publiquement.

On avait déjà eu l’occasion de les entendre séparément, mais cette fois, les parlementaires américains ont voulu frapper fort et les ont convoqués tous les 4 : Mark Zuckerberg pour Facebook, Sundar Pichai pour Google, Tim Cook pour Apple et Jeff Bezos pour Amazon, pour qui cette audition était une première.

Les Big Four de la tech se sont retrouvés par visioconférence, mercredi, comme sur le banc d’accusés, devant répondre de leurs méfaits : dominer toujours un peu plus la tech américaine. Il leur fallait se défendre. On les a vus sortir de leurs réserves et de leurs gonds pour, non seulement se défendre, mais pour dire au pouvoir politique : « on fait le boulot que vous n’êtes pas toujours capable de faire. On travaille pour le peuple, pour les populations sans distinction de races ou de religions, pourvu que les valeurs fondamentales qui sont les nôtres soient respectées. »

Concrètement, ce qui est leur est reproché par la Commission du Congrès, présidée par un démocrate et qui enquête depuis plus d’un an, c’est autant leur grande taille sur leurs marchés, du moteur de recherche à la plateforme e-commerce, en passant par les réseaux sociaux, taille acquise notamment par le rachat de tout concurrent potentiel (Instagram et Whatsapp par Facebook, Waze pour Google) ; que leur cannibalisme à aller empiéter sur de nouveaux secteurs (comme l’incursion d’Amazon dans le marché alimentaire bio avec Whole Foods). En outre, des résultats financiers toujours plus forts : Amazon et Facebook viennent quasiment de doubler leur bénéfice pour le 2ème trimestre.

La ligne de défense employés par les 4 patrons, qui s’étaient sûrement concertés en amont, n’est pas dénuée de sens.

D’abord, les GAFA sont l’image de la souveraineté technologique américaine. Chaque patron a cherché à montrer son attachement à l’Amérique et son modèle, avec un story-telling à l’américaine: du rêve américain de Jeff Bezos, fils d’immigré mexicain et qui lance sa librairie en ligne dans son garage ou de l’arrivée de Sundar Pichai à l’université de Stanford après une enfance en Inde. Racines qui en feraient des entreprises patriotes, « fièrement américaines », dont la puissance servirait surtout le leadership américain.

Et la confrontation interminable avec la Chine dans laquelle Donald Trump s’est embarquée leur donne plutôt raison. Certaines mesures ou interdictions prises par le président américain ont eu comme conséquences que la Chine développe ses propres outils (pour remplacer le système d’exploitation Android par exemple…). Ce sont donc de nouveaux concurrents (Huawei, Alibaba, Tiktok) qui ont gagné en puissance et qui trouvent leurs débouchés à l’international. Facebook ou Google n’ont pas hésité à rappeler que leur succès n’était pas garanti éternellement et qu’un nouveau produit pourrait les remplacer à tout moment.

Voilà leur principale carte jouée : l'argument selon lequel la réglementation serait inutile et nuisible à l'avenir de l'innovation américaine. Qui de mieux placés qu’eux pour mener la course avec la Chine, dans la mère des batailles, celle de la technologie qui impactera forcément tous les secteurs – des transports à la santé et tant d’autres et surtout la vie quotidienne de milliards d’utilisateurs? Pour Mark Zuckerberg par exemple, un concurrent comme Tiktok, fondé par un Chinois et donc aux mains de la Chine autoritaire, pourrait être ô combien plus dangereux que le réseau social américain qui cherche à tout prix à se structurer pour éviter un nouveau scandale de manipulation de données.

Ensuite, ils ont réussi à prouver que le consommateur ou le travailleur américain étaient gagnants. En profitant d’innovations régulières qui améliorent le pouvoir d’achat d’une part (les smartphones et leurs fonctionnalités dignes d’un ordinateur, l’enceinte connectée Echo d’Amazon ou de Google à prix cassé). Les GAFA ont les ressources financières et matérielles pour lancer de nouveaux produits et y intégrer les technologies les plus abouties, comme l’intelligence artificielle. Et de jouer sur le volume avec un prix de vente plutôt bas.

D’autre part, sur leur action sur l’économie en créant des emplois dans le pays. Tim Cook a rappelé la création de 1,9 million d’emplois grâce à la plateforme Appstore, Sundar Pichai a évoqué les formations gratuites à destination de petites entreprises, alors qu’Amazon est le deuxième plus grand employeur américain.

« Au bout du compte c’est le client qui décide » se justifie Jeff Bezos quand un député lui reproche les prix pratiqués sur Amazon ou alors le fait que le système d’intelligence Alexa, favorise les produits Amazon.

C’est aussi grâce à ces entreprises que pendant le confinement, le télétravail, la consommation ont pu continuer, tout en laissant la place à de nouveaux acteurs (et l’arrivée triomphante de Zoom dans la visioconférence).

Enfin, la dernière critique à laquelle ils ont répondu concerne le risque d’entrave à la démocratie. Les patrons se sont montrés plutôt ouverts, en reconnaissant leur tort ou leurs incertitudes. Ils le savent, l’enjeu n’est pas seulement économique, il est aussi politique et social. Car avec les données collectées, ces entreprises en savent trop sur leurs clients. Mieux vaut pour eux éviter de nouveaux scandales.

Mark Zuckerberg n’a de cesse d’encourager une plus grande réglementation, comme la RGPD – réglementation européenne sur les données - qu’il contourne pour l’instant aux Etats-Unis. Mais il le sait, un consensus mondial sur le sujet est plus que lointain. Ce qui laisse encore beaucoup de temps au statu quo.

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