En direct
Best of
Best of du 28 novembre au 4 décembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Record de cagnotte pour l’EuroMillions : et au fait, voilà ce que font les vrais riches quand ils ont 200 millions devant eux

02.

Macron skie français

03.

Trois étranges monolithes métalliques de 3 m de haut sont apparus aux Etats-Unis et en Roumanie

04.

Pour une Charte de l'Islam de France : la primauté des lois françaises sur la charia n'est pas négociable

05.

Macron en appelle à l’ONU. Et contre qui ? Contre Darmanin et Castex !

06.

Brexit : qui de Londres ou de Bruxelles (et de Paris...) prend le plus grand risque dans le bras de fer ?

07.

Rihanna a un nouveau lover rappeur cogneur; Pas con(finé)s : Patrick Bruel & Ary Abittan sont allés à un dîner clandestin, George Clooney a un coiffeur du même genre dans sa vie; Elie Semoun est sûr qu’il n’y a rien entre François Hollande et son ex

01.

"Covid partouze" dans le centre de Bruxelles: la police a interpellé 25 personnes dont un député européen qui a tenté de fuir

02.

Record de cagnotte pour l’EuroMillions : et au fait, voilà ce que font les vrais riches quand ils ont 200 millions devant eux

03.

Emmanuel Macron et la majorité sont-ils en train de perdre à vitesse grand V l’argument de leur supériorité morale et démocratique face au RN ?

04.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

05.

Explosif : la dette française, 2700 milliards à la fin 2020. Mais qui va payer, quand et comment ?

06.

Pour une Charte de l'Islam de France : la primauté des lois françaises sur la charia n'est pas négociable

01.

Valéry Giscard d’Estaing, le plus grand président de la Ve République après De Gaulle

02.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

03.

Loi de Dieu ou loi de la République ? Ce que Jean-Luc Mélenchon feint de ne pas comprendre sur la différence entre l’islam politique et les autres religions

04.

Socle citoyen : l’Assemblée nationale vote pour l’exploration d’un revenu universel qui ne dit pas son nom mais demeure une très bonne idée

05.

Covid-19 : Et si la première cible à convaincre de l’efficacité du vaccin étaient les médecins et soignants eux-mêmes ?

06.

Noël : Emmanuel Macron envisage des « mesures restrictives et dissuasives » pour les Français qui voudraient skier à l'étranger

ça vient d'être publié
décryptage > Media
L’innocence plus forte que la sagesse ?

Le magazine Time choisit son "enfant de l’année" mais réalise-t-il vraiment ce qu’il fait ?

il y a 10 min 8 sec
décryptage > Politique
Rien de nouveau

Emmanuel Macron chez Brut : le message, c’est le médium

il y a 32 min 12 sec
décryptage > High-tech
Deux poids, deux mesures

Des documents internes montrent que Facebook souhaite modérer les discours de haine contre les Noirs de manière plus agressive que les commentaires anti-blancs : gestion fine d'une réalité complexe ou délire d'apprentis-sorciers woke ?

il y a 48 min 21 sec
décryptage > Politique
Il ne vous est pas interdit de rire

Macron en appelle à l’ONU. Et contre qui ? Contre Darmanin et Castex !

il y a 1 heure 2 sec
décryptage > France
Bonnes feuilles

Racisme : la police au banc des accusés ?

il y a 1 heure 2 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Qui veut risquer sa vie la sauvera (Mémoires)" de Jean-Pierre Chevènement : heureux qui comme Chevènement a eu plusieurs vies dans sa vie en maintenant la même trajectoire. Un panorama exhaustif de l’histoire de notre pays de 1962 à 2019

il y a 11 heures 28 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Rachel et les siens" de Metin Arditi : un roman superbe et, évidemment, bouleversant, La Palestine, Israël, le XXe siècle...

il y a 12 heures 20 min
pépites > Politique
Brut.
Emmanuel Macron : « Je n'ai pas de problème à répéter le terme de violences policières mais je le déconstruis »
il y a 16 heures 46 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les bracelets se noient dans le marc de raisin et quand les tortues ont l’accent italien : c’est l’actualité décembriste des montres
il y a 18 heures 14 min
light > Loisirs
Bingo
La popularité croissante de “All I Want for Christmas is You” montre que l'industrie de la musique valorise les vieilles chansons
il y a 20 heures 47 min
décryptage > Santé
Pénurie

L'étrange fiasco de la stratégie gouvernementale sur la grippe

il y a 23 min 7 sec
décryptage > Economie
Atlantico Business

Consommation, Black Friday : adieu le bio, local ou circuit court, 3 Français sur 4 vont regarder d’abord le prix

il y a 41 min 47 sec
rendez-vous > People
Revue de presse people
Rihanna a un nouveau lover rappeur cogneur; Pas con(finé)s : Patrick Bruel & Ary Abittan sont allés à un dîner clandestin, George Clooney a un coiffeur du même genre dans sa vie; Elie Semoun est sûr qu’il n’y a rien entre François Hollande et son ex
il y a 55 min 4 sec
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Immigration : au coeur du choix des pays de destination pour les réfugiés

il y a 1 heure 2 sec
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Covid-19 : les bons réflexes à avoir en cas de symptômes

il y a 1 heure 2 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Femmes puissantes" de Léa Salamé : curiosité et plaisir à la lecture des aveux (en toute honnêteté…) de 12 personnalités féminines, découvrir leur force intérieure, leur parcours, leur influence

il y a 11 heures 49 min
pépite vidéo > Politique
Interview
Retrouvez l’intégralité de l’entretien d’Emmanuel Macron accordé à Brut
il y a 13 heures 19 min
pépites > International
Rebondissement
Ziad Takieddine a été arrêté au Liban
il y a 17 heures 54 min
décryptage > Europe
Négociations

Brexit : qui de Londres ou de Bruxelles (et de Paris...) prend le plus grand risque dans le bras de fer ?

il y a 19 heures 43 min
décryptage > France
Article 24

Police, manifestants et libertés publiques : les images de violence servent-elles la Vérité... ou de munitions aux combattants de nos guerres idéologiques ?

il y a 22 heures 42 min
© Francois Mori / POOL / AFP
© Francois Mori / POOL / AFP
17 mai 1940

Bataille de France : l’étrange commémoration

Publié le 17 mai 2020
Le président de la République commémore, ce dimanche, la bataille de Montcornet lors la Seconde Guerre mondiale où Charles de Gaulle s’est illustré en tentant une contre-attaque contre l’armée allemande, le 17 mai 1940. Le "en même temps" a encore frappé ! Emmanuel Macron voudrait transformer le gaullisme en vichysme.
Edouard Husson
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le président de la République commémore, ce dimanche, la bataille de Montcornet lors la Seconde Guerre mondiale où Charles de Gaulle s’est illustré en tentant une contre-attaque contre l’armée allemande, le 17 mai 1940. Le "en même temps" a encore frappé ! Emmanuel Macron voudrait transformer le gaullisme en vichysme.

Le « en même temps ».  a encore frappé ! Emmanuel Macron voudrait transformer le gaullisme en vichysme. 

La mise en scène présidentielle de soi, c’est la seule politique d’Emmanuel Macron

Certains s’étonnaient ces derniers jours que le Président de la République ait tendance à multiplier les apparitions médiatiques et les mises en scène de soi au fur et à mesure que son bilan de la lutte contre le COVID 19 apparaît pour ce qu’il est, désastreux. 

Il y a d’abord une composante de plus en plus évidente. Pour Emmanuel Macron, la vie politique n’est pas seulement à mettre en scène, comme l’avaient pensé ses prédécesseurs. Non la mise en scène, c’est la politique. Il n’y a plus de politique, il n’y a que du théâtre. Un personnage de Pirandello en politique. 

Le président avait annoncé, en arrivant à l’Elysée, que sa parole serait rare. Il voulait rendre de la « verticalité » à la fonction présidentielle. Et certains s’étonnent qu’il n’ait pas tenu plus que quelques semaines, son verbe ayant rapidement coulé à flot. On ne résout la contradiction qu’en voyant que la première annonce était une pose théâtrale. Elle n’avait pas de substance, pas plus que les mise en scène ultérieures. Dès le début, nous avons affaire à une mise en scène: le président sortant de la nuit pour venir saluer, avec la pyramide du Louvre en décor, ses partisans massés devant l’arc de triomphe du Carrousel. D’emblée, le président élu signifiait qu’il n’y aurait que du décor. Ses trois prédécesseurs s’étaient longuement fait filmer traversant Paris en voiture immédiatement après le résultat; ils s’étaient rendus soit dans un QG de campagne soit dans un carrefour de la circulation automobile (La Concorde pour Sarkozy, la Bastille pour Hollande); Macron, lui, préférait un endroit isolé, un décor sans vie. D’emblée il signifiait que le réel n’avait aucune importance, sauf quand il était révolu et pouvait être manipulé. Regardez comme cet homme aime à se faire filmer seul et à distance. 

C’est à se demander si Emmanuel Macron au fond, n’a pas trouvé dans le confinement la réalisation de son rêve en termes de communication. Le pays est à l’arrêt. Et plus le confinement et la crise qui en découlent durent, plus il trouve d’occasion de se mettre en scène. Quand de simples citoyens viennent interrompre la mise en scène, il n’aime pas cela - voir ses réactions  face au personnel de La Pitié-Salpêtrière lors de ses deux visites à quelques semaines d’intervalle.    Le Président veut être seul, comme le 8 mai 2020, lors de la célébration. Il n’avait pas à serrer les mains. Il gratifiait des figurants - mais ils auraient pu être des personnage de cire ou des statues de pierre - de quelques paroles. D’ailleurs, le monologue qu’il a préféré ce jour-là, c’est celui qu’il a mené avec la statue du Général de Gaulle, auquel il a donné rendez-vous à Moncornet. 

Se rendre à Moncornet pourrait être l’occasion de s’interroger sur l’incapacité française, en 1940 comme en 2020 - toutes proportions gardées - à organiser la bataille, à mobiliser la société, à protéger ceux qui se battent. En 2020 comme en 2040, les hommes de troupes (aujourd’hui ce sont les médecins et les infirmiers) ont été privés des moyens de se battre vraiment. Pour un ou deux succès tactiques on a eu une défaite stratégique. Evidemment, cela voudrait dire qu’Emmanuel Macron se demande comment il a été le Paul Reynaud de cette nouvelle bataille de France, entrevoyant des décisions à prendre (annuler les élections municipales, soutenir Didier Raoult) mais se révélant finalement profondément velléitaire. Mais ne croyez pas que le chef des opérations en 2020 soit traversé du moindre doute ! Non, il se rend à Montcornet car il pense y avoir identifié une séquence qui ressemble à la sienne. Regardez, même de Gaulle, il y a eu un moment où il était impuissant. Car, on est bien d’accord, Montcornet ce n’est pas une victoire? Le site de l’Elysée le dit d’ailleurs pour expliquer aux français ce qu’est Moncornet : « Les Français font face à des difficultés techniques et à l’absence de moyens de communication. La 4è division cuirassée  (commandée par de Gaulle) n’a pas d’autre choix: elle doit se replier face à l’ennemi ». Et la morale de cette histoire: « Si la France ne sortira pas (sic !) victorieuse de cette bataille, le moral des troupes en ressortira meilleur ! ». 

Même de Gaulle fut impuissant. Alors pourquoi ne serais-je pas un nouveau de Gaulle ? 

On ne s’appesantira pas sur l’énorme faute de français du communiqué (le futur après si). Il y a bien plus grave encore que des fautes de grammaire, qui peuvent être pardonnées à Sibeth Ndiaye et toute une génération sacrifiées par la méthode globale d’apprentissage de la lecture et le renoncement à l’enseignement de l’analyse grammaticale et logique dans l’école de la République. Il y a la distorsion de la réalité. Le comportement du président a été en effet profondément défaitiste tout au long de la crise du COVID 19 (absence de commande de masques et de tests, confinement total, capitulation devant les chantages politiques, technocratiques et médiatiques de tous ceux qui ont empêché la méthode Raoult (tests massifs, traitement de la maladie en amont par une combinaison d’un vieux médicament de lutte contre le paludisme et d’un antibiotique) d’être adoptée à l’échelle du territoire). Qu’à cela ne tienne, cet homme pour qui la France n’est qu’une scène et qui se rêve une audience européenne ou mondiale permanente, fait l’amalgame entre le monde d’aujourd’hui et la France de l’époque. La bataille de Montcornet devient la France d’aujourd’hui luttant mais dépassée dans une bataille qui submerge la planète. 

C’est ainsi qu’on écrit, non pas l’histoire de France mais la mise en scène permanente d’Emmanuel Macron par lui-même. « De Gaulle lui-même s’est trouvé impuissant devant des forces qui le dépassaient, quelles que fussent sa lucidité et son talent militaire. Il en va de même pour moi Emmanuel Macron. Ou pour Didier Raoult, que j’ai d’ailleurs soutenu ».  Au bout du compte, une fois compris le mécanisme de la mise en scène théâtrale permanente de soi, qui se développe au mépris de la mission que le président s’est pourtant engagée à remplir, on débouche sur cette absurdité: pour ne pas avoir à sortir de scène trop vite, sous les huées, il faut continuer à noyer les uns et les autres sous un déversement de mots et d’images de soi. Car au fond, c’est bien cela le « en même temps », mettre en regard les choses les plus absurdes pourvu que cela permette de continuer à tenir la scène. Aujourd’hui nous voilà devant une manifestation particulièrement perverse du comportement fondamental d’Emmanuel Macron: il va proclamer qu’au fond on peut être en même temps vichyste et gaulliste. Cela s’appelle le péché contre l’Esprit. Celui qui n’est pas pardonné.  

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (20)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Forbane
- 18/05/2020 - 16:21
Gerint
Regardez Nice et le Var s’en tirent beaucoup mieux que Marseille !
jurgio
- 18/05/2020 - 15:11
Les oreilles d'âne émerge de la peau du lion
On savait déjà que Macron était un bon manipulateur de théâtre d'ombres. C'est la première fois qu'un repli, voire une défaite, remonte le moral !
Comme d'autres, je n'ai pas vu de faute syntaxique avec le futur après "si". L'erreur fréquente est de croire que cette conjonction introduit toujours une stricte condition. C'est même rarement le cas ! Ici, comme souvent, il a une valeur circonstancielle (on trouve la construction en latin classique) et comme il s'agit d'un fait passé, le futur donne à l'événement une connotation déictique (un rapprochement dans le temps, une sorte d'actualisation). Divers auteurs ont employé cette formulation.
Olivier62
- 18/05/2020 - 12:27
Acteur sans substance
Macron fait ce pour quoi il a été mis en place par le système : de la communication à l'état pur, pour faire accepter par les français leur soumission au nouvel ordre mondial de la finance. Il n'est littéralement qu'un acteur et une courroie de transmission au service d'intérêts anti-nationaux. Son hommage à de Gaulle à quelque chose d'obscène, dans la mesure où il fait exactement l'inverse de ce que voulait ce dernier. Il ne s'agit que de glaner un peu de popularité, en faisant croire au con de base que lui aussi est un patriote.