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© RYAD KRAMDI / AFP
© RYAD KRAMDI / AFP
Espaces politiques

Maghreb : grandeur et misère des mouvements populaires

Publié le 18 décembre 2019
Liban, Irak, Hong-Kong, Chili : le monde est, depuis plusieurs mois, en proie à une véritable flambée de mouvements contestataires. Le Maghreb n'y fait pas exception et connaît également une vague de protestation populaire qui recompose les espaces politiques algérien, marocain et tunisien.
Philippe De Veulle est avocat au Barreau de Paris, Docteur en droit, diplômé du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) – filière Collège interarmées de défense –, titulaire d'un Master (DEA) en économie et développement de l'Université...
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Philippe De Veulle est avocat au Barreau de Paris, Docteur en droit, diplômé du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) – filière Collège interarmées de défense –, titulaire d'un Master (DEA) en économie et développement de l'Université...
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Liban, Irak, Hong-Kong, Chili : le monde est, depuis plusieurs mois, en proie à une véritable flambée de mouvements contestataires. Le Maghreb n'y fait pas exception et connaît également une vague de protestation populaire qui recompose les espaces politiques algérien, marocain et tunisien.

Liban, Irak, Hong-Kong, Chili, et même en France, avec l'inédit mouvement des « gilets jaunes », qui semble renaître chaque samedi de ses cendres... : le monde est, depuis plusieurs mois, en proie à une véritable flambée de mouvements contestataires. Le Maghreb n'y fait pas exception et traverse, lui aussi, une vague de protestation populaire recomposant les espaces politiques algérien, marocain et tunisien. Une vague de fond dont personne, aujourd’hui et avec le peu de recul dont nous disposons, n'est à même de prédire les conséquences à moyen et long termes. A l'heure où sont écrits ces mots, un seul constat s'impose : pour le meilleur ou pour le pire, les lignes bougent – enfin – au Maghreb, et les peuples semblent vouloir reprendre leur destin en main.

En Algérie, le réjouissant mouvement du « Hirak »

En témoigne l'original et prometteur mouvement du Hirak, en Algérie. L'élection, le 12 décembre, d'Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la république algérienne, ne doit pas faire illusion : le très fort taux d'abstention, historique par son ampleur – on parle de moins de 40% de participation – démontre que les Algériens sont bien décidés à tourner, d'une manière ou d'une autre, la page du « système » Bouteflika. Réjouissant, le Hirak l'est en effet à plusieurs titres : de par son pacifisme résolu, d'une part, les manifestants scandant « Khawa ! Khawa ! » (« Frères ! Frères! ») refusant avec un remarquable esprit tactique l'affrontement et les saccages ; de par sa persistance, qui n'est pas sans rappeler les manifestations de Hong Kong ; de par son rappel constant à la nation algérienne ; et, enfin, de par son refus obstiné de céder aux pressions des dirigeants.
 
Autant de raisons qui laissent à espérer que le Hirak, qui « tient » depuis près de dix mois maintenant, survivra à ce simulacre d'élection. Né contre un cinquième mandat de Bouteflika, le mouvement a, depuis, largement débordé le seul rejet de la figure de l'ancien président, pour se condenser en un refus unanime de cette culture verticale et hiérarchisée du pouvoir qui caractérise une Algérie vivant « sous cloche » depuis une trentaine d'années. Éducation, santé, chômage des jeunes, modèle économique : entre frustration d'une jeunesse à la pointe de la contestation et mépris des élites, tout est à réinventer. Aussi rapidement que profondément politisée, la population algérienne n'acceptera, désormais, aucun retour en arrière.

Le Maroc, victime d'un boycott instrumentalisé

Le grand voisin de l'Algérie n'est pas en reste – du moins en apparence. Depuis un an, le royaume chérifien est traversé par d’éphémères – mais non moins virulentes - campagnes de boycott « contre la vie chère ». La plus emblématique est celle qui a commencé en avril 2018 et qui a ébranlé le pays pendant 3 mois. Dans la ligne de mire des protestataires, plusieurs produits du quotidien : le lait de Centrale Danone, l'essence des stations-service Afriquia, l'eau minérale en bouteille Sidi Ali. Lancé anonymement sur les réseaux sociaux du Royaume, le mouvement a été « marqué par un volume d'activité (en ligne) exceptionnel et un impact business sans précédent », estiment les auteurs d'un rapport consacré au boycott par l'Ecole de pensée sur la guerre économique (EPGE). Assisterait-on au Maroc comme ailleurs dans le monde à une conscientisation spontanée du peuple contre le sort que lui réserve ses maîtres ? Rien n'est moins sûr.
 
Comme le révèle le même rapport, cette campagne de boycott a en effet « déployé des moyens importants et un fort niveau de professionnalisme, incompatibles avec une mobilisation de nature militante ». Autant de moyens qui mènent les auteurs à « conclure à l'implication d'acteurs puissants et structurés (grandes fortunes, partis politiques, Etats...) ». En somme, il s'agit là d'une « campagne de désinformation hiérarchisée, (…) orchestrée par des intérêts spécifiques », destinée à « déstabiliser tout un pays », « saper l'autorité des pouvoirs publics », « s'attaquer aux probables candidatures du RNI » (Rassemblement national des indépendants, le parti du ministre de l'Agriculture Aziz Akhannouch, également propriétaire d'Afriquia) et « favoriser le chaos ou le recours à de nouvelles forces politiques extrémistes ». Faut-il, dans ce contexte, y voir un hasard si le même Aziz Akhannouchfait, après avoir tenu des propos malheureux, aujourd’hui l'objet d'une intense campagne de dénigrement et si des appels à reprendre le boycott de ses stations-service fleurissent sur le Web ?

La Tunisie verrouillée par les islamistes

Enfin, si la Tunisie s'est illustrée par sa « révolution de jasmin » en 2011, l'évolution politique du pays ne laisse pas d'inquiéter. Après l'élection du très conservateur Kaïs Saïedà la présidence de la République, l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), le Parlement tunisien, a élu fin novembre à sa tête Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda. En d'autres termes, tous les postes de pouvoir du pays sont aujourd’hui aux mains des islamistes, dont l'hégémonie, c'est peu de le dire, risque de mettre un frein pendant cinq ans au moins à la moindre avancée sociétale. Et la recrudescence des attentats islamistes sur le territoire tunisien n'augure rien de bon quant à la capacité – ou la volonté – des formations au pouvoir à ne pas se laisser déborder sur leur droite.

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Commentaires (1)
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evgueniesokolof
- 18/12/2019 - 17:18
C'est fatiguant
Cette obsession récurrente à voir des manifestations d'aspiration à la démocratie dans les pays musulmans. D'ailleurs, BHL , l'idiot de service est le seul à les voir mais comme il le tient de Botul..... c'est Botus et mouche cousue....
La raison en est que culturellement , ces sociétés pétries d'islam sont imperméables à la démocratie. L'émergence de la démocratie suppose donc une mort préalable de l'islam. La différence n'est pas comparable avec la France du 19 eme où le cléricalisme est une arme politique mais où il ne règne pas totalement sur la société . Les pays islamiques c'est le moyen âge dans toute sa bêtise!