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Grève : si vous marchez jusqu’au bureau, attention, vous pourriez devenir addicts au sport

Publié le 16 décembre 2019
Si les grèves vous font marcher dans Paris, attention à ne pas devenir addict au sport ! C'est le nouveau phénomène pointé par la BBC : des individus de plus en plus incapables de s'arrêter de pratiquer des activités physiques intenses, au point de produire de nouveaux risques sanitaires.
Carl Blasco
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Carl Blasco est thérapeute-psychopraticien à Saint-Raphaël. Diplômé d’éthologie, de thérapie par le jeu et la créativité et de thérapie psychocorporelle, ancien athlète de haut niveau en triathlon (quatrième mondial en 2000 ; sélectionné olympique en...
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Si les grèves vous font marcher dans Paris, attention à ne pas devenir addict au sport ! C'est le nouveau phénomène pointé par la BBC : des individus de plus en plus incapables de s'arrêter de pratiquer des activités physiques intenses, au point de produire de nouveaux risques sanitaires.

Atlantico : Qu’est ce que l’addiction au sport ? ce phénomène est-il nouveau et quelle est son importance ?

Carl Blasco : L’addiction au sport correspond à n’importe quelle addiction : ce n’est qu’une variable de somatisation d’un individu en mal-être qui cherche le bonheur ou, à tout le moins, une issue. L’outil sport est un paradoxe : la souffrance appelant l’apaisement. Même si l’analogie paraît audacieuse, et comme le disait Luc Ferry dans une de ses conférences, « même celui qui se pend cherche encore le bonheur ».

Toutefois, et avant d’entrer dans une analyse plus profonde de ce qui motive l’athlète à repousser toujours plus loin les limites de son effort, la haute performance n’étant que la conjugaison subséquente de son travail et d’une physiologie favorable, il convient de préciser que l’addiction au sport est nommée « Bigorexie ».

Cette pathologie est identifiée comme une maladie par l’OMS, mais uniquement et bien naturellement pour ce qui concerne les sportifs amateurs qui dépassent une pratique  d’environ 10h par semaine.

Le phénomène n’est pas nouveau puisqu’il appelle une expression physique de la recherche de l’apaisement de la douleur non maîtrisée. Une défaillance du lâcher-prise par l’individu et ainsi, une démarche exutoire.

Tous les motifs sont bons : la souffrance amoureuse qui fait courir éperdument, le stress d’une situation professionnelle qui pousse certaines sociétés à proposer des salles de sport dans les locaux de l’entreprise pour les cadres les plus éprouvés, la revanche sur la vie qui entraine les jeunes des quartiers défavorisés dans des salles de boxe …. Les exemples sont kyrielles et chaque individu incompétent à tailler son prisme mental pour accepter les émotions et les étudier avec un certain recul et une bienveillance certaine, à colmater ses plaies à grand renfort d’endorphines.

C’est l’effet anxiolytique du sport qui nous est proposé. Alors pourquoi ne pas en abuser ?

Comme nous l’indiquions dans l’ouvrage « Sport et Résilience » de (Cyrulnik & Bouhours), paru au mois de novembre dernier, la difficulté réside dans le fait que ce bien-être ne dépasse pas le temps même de la pratique et de celui d’une douche.

Le malaise émotionnel n’est pas résolu par le sport, juste occulté de manière très temporaire, et c’est cette exacte fugacité de plaisir, qui créé l’addiction. À la manière du tabac et de la nicotine qui stimulent les capteurs de la récompense avant de s’effacer pour laisser le sujet dans un désarroi plus profond encore, puisqu’il n’a pas d’autre solution que de solliciter une nouvelle cigarette, une nouvelle récompense.

Le sportif bigorexique est un fumeur qui s’ignore : mais le sport est moins facile à pratiquer que le tabagisme ou l’alcoolisme.L’addiction au sport correspond donc à une névrose vertueuse. Les sportifs bigorexiques estiment que leur comportement est tout à fait sain, encouragés par le succès induit de leurs performances, de la transformation du corps qui séduit hommes et femmes sans pourtant transcender l’altérité, par les encouragements et l’estime sociale soucieuse de faire baisser le déficit de la sécurité sociale.

Le phénomène n’est pas nouveau puisqu’il est instinctif, mais il est promu car déterminant d’un modèle accepté de comportement au sein de notre groupe social. Un homme qui courait pour se calmer au 16ème siècle n’a pas la même aura qu’un autre au 21ème siècle dans l’opinion de ceux qui le regardent courir. La bigorexie existe mais sa perception et son importance sont fonction de l’époque et des mœurs.

Quels risques peut-il y avoir à la suite d’une addiction au sport ? Comment s’en prémunir ?

Comme nous l’évoquions précédemment, cette envie irrépressible de ressentir son corps à travers l’effort et la douleur physique qu’il engendre, rassure le sportif dans sa capacité à se confronter à ces peurs, pour s’en éloigner un instant mais malheureusement toujours dans le silence.

En effet, il est complexe pour le sportif de verbaliser les raisons pour lesquelles il s’enivre de son activité physique. La discipline sportive l’enferme dans son intégrité. Il devient une sorte d’autiste de l’effort, comptant ses pas, évaluant ses temps, détaillant son matériel corporel : une hyper vigilance égocentrée devient le rituel.Or, l’activité sportive déconnecte l’individu de l’essentiel, son involution étant le facteur principal de mal être. La solution n’est pas là : il faut parler. Parler c’est s’exposer à autrui, le langage est une modalité du désir.

Ainsi, la mutilation musculaire n’est rien d’autre qu’un éloignement de l’Altérité et donc des solutions humaines et humanistes. Le sportif a besoin d’être seul face à l’effort et à la souffrance de ses fibres. Il confond malheureusement solitude et isolement.

S’enfermer dans ce fonctionnement est insensé. Il n’y a aucune sagesse dans la pratique sportive qui éloignerait de l’amour par exemple.  Quel est le sens de ce chemin emprunté qui n’est autre qu’une voie de détresse ? L’entourage des sportifs bigorexiques souffre de cet état du sujet, qu’il n’arrive qu’à grand peine à cerner, à comprendre, à approcher. On ne peut pas suivre un sportif bigorexique : il court trop vite…

Quel conseil donner à l’entourage, et d’ailleurs peut on raisonner le toxicomane du sport ? L’esclave d’une addiction évolue dans un cycle anxiogène, un axe qui auto entretien sa névrose. Dès lors, il convient de le faire sortir de cet axe par n’importe quel moyen. Si on lui parle de son sport, si on devine et évoque dans la discussion son mal-être, on ne fait rien d’autre que de le renforcer dans sa rumination, sans pour autant résoudre quoique ce soit. La démarche est psychanalytique et on ne peut que l’inviter à évoluer tout en aménageant des portes de sortie, en lui permettant de se désaxer de la voie anxiogène.

Le principe est d’admettre que la jouissance n’est pas une modalité de prospérité. Spinoza nous enseigne en ce sens que le désir, même s’il doit être respecté car il indique une force vitale, doit être pondéré de raison afin de la pérenniser. C’est ce travail de pondération qui nous rend profondément heureux, et le sportif doit s’ouvrir aux modes alternatifs d’évolution. La méditation peut aider en ce sens. Ecouter son souffle, laisser descendre son attention dans un espace statique mais dépourvu de pensées. Si ces pensées sont présentes, les accepter ainsi que la douleur qui les accompagne avec bienveillance.

Ce n’est néanmoins qu’une étape de soin. La motivation du sportif doit être toute autre. L’activité sportive doit être animée non pas par autre chose, mais par autre individu.  Pour qui réaliser l’effort ? La Révolution doit supplanter l’involution.

Cette addiction peut-elle s’expliquer en partie du fait d’un usage d’applications téléphoniques et de logiciels pour toujours plus se dépasser ?

Nous n’aurions jamais imaginé la puissance de la machine et son influence sur l’être humain par le simple vide qu’elle représente. L’impersonnalité de la machine dispense avec délice, le sportif d’une confrontation avec l’Autre, entraineur, coach, donneur de soin, tuteur de résilience, et le conforte dans son égo.

Le sportif bigorexique, handicapé de l’Altérité, trouve dans la machine le pseudo compagnon idéal de son chemin vers l’isolement. En effet, pourquoi se tourner vers la machine alors qu’il est si facile de se tourner vers n’importe quel humain ? Il est plus simple de n’avoir à faire à personne. Il n’y a plus d’autre règle que celle que nous nous proposons, il n’y a plus de concessions à faire ; le sportif bigorexique se déleste peu à peu de la lourde cape de son humanité. Le droit ne naît qu’à partir du moment où nous sommes deux. On note d’ailleurs que le fairplay est en soi devenu un défi à imposer dans les compétitions. La machine dispense du fair play.

Pas de regard de la machine sur ton visage, partie la plus nue de ton corps.

Pas de coach pour te booster. Tu fais simplement pause.

Pour autant, l’application informatique n’est pas une cause de l’addiction, simplement un facteur de confort complémentaire qui entretien cette addiction. Les portes que nous pouvons tenter d’ouvrir sont condamnées par le sportif bigorexique, qui non content d’éviter son entourage, va également chercher à éviter le cadre d’entrainement classique. Il n’existe pas de transmission du savoir-être ou du savoir-faire dans le sport informatisé.

Se dépasser pour quoi ou pour qui ? Pour soi ? Pour l’orgueil ? Peut- on valablement être satisfait d’une récompense sous forme de message sur un écran ?

La négation est encore plus prégnante ici et l’utilisation de l’application informatique est le signal d’un non-retour, d’un renoncement à tout contact humain. Dès lors la beauté du corps n’est que narcissique et la récompense virtuelle.  Le calibrage est une résultante d’une installation dans les pas d’un autre athlète ; L’Altérité est encore ici la mesure de soi. Qu’en est il d’un calibrage sur un logiciel ? Ce serait comme assimiler sa propre taille de vêtement au corps idéal des mannequins de cire dans les vitrines. Cela n’a rien de réel. Ce n’est rien de plus qu’une association de malfaiteurs.

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