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Comment les espoirs déçus et l'inaction politique abîment la République

Publié le 01 décembre 2019
Philippe Bas publie "Les Chemins de la République" aux éditions Odile Jacob. La République perd confiance en elle et se fragmente. Pour toutes celles et tous ceux qu’inquiètent les dérèglements de la démocratie, Philippe Bas donne des raisons d’espérer et d’agir plutôt que de se réfugier dans la nostalgie. Extrait 2/2.
Philippe Bas, sénateur de la Manche, préside depuis 2014 la commission des lois du Sénat. En 2018, il a conduit l’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Ancien secrétaire général de l’Élysée et ministre de Jacques Chirac, ancien président du...
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Philippe Bas, sénateur de la Manche, préside depuis 2014 la commission des lois du Sénat. En 2018, il a conduit l’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Ancien secrétaire général de l’Élysée et ministre de Jacques Chirac, ancien président du...
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Philippe Bas publie "Les Chemins de la République" aux éditions Odile Jacob. La République perd confiance en elle et se fragmente. Pour toutes celles et tous ceux qu’inquiètent les dérèglements de la démocratie, Philippe Bas donne des raisons d’espérer et d’agir plutôt que de se réfugier dans la nostalgie. Extrait 2/2.

J’en suis convaincu, on s’attaque aux hommes politiques non pas parce qu’ils sont tous pourris, mais parce qu’ils ont le pouvoir (ce qui en France rend déjà suspect). Et surtout parce que ce pouvoir, ils n’ont pas réussi à s’en servir pour faire reculer le chômage, soutenir le pouvoir d’achat et faire reculer l’insécurité. C’est leur supposée inefficacité qui les disqualifie et fait d’eux les nouveaux boucs émissaires de la société. Et pour une partie de l’opinion publique, cette inefficacité crée une présomption irréfragable de corruption car, au royaume des complotistes, il faut bien lui trouver une cause cachée. Finalement, si les politiques échouent, ce serait en réalité parce qu’ils ne veulent pas réussir, tous leurs efforts étant cyniquement tendus vers un seul but : garder leur place que l’on croit si juteuse tout en ne travaillant pas ou presque, et pour cela intriguer, manipuler et mentir. Trop facile ! 

Pour ma part, je ne souscris pas à cette idée reçue selon laquelle les hommes politiques auraient totalement échoué à moderniser la France et à faire progresser la justice depuis au moins quarante ans. Il paraît communément admis qu’ils ont en général été nuls, corrompus et démagogues. Je suis convaincu du contraire malgré les scandales qui ont émaillé l’actualité politique. Je vais donc tenter de dire tout ce que les politiques de tous bords on fait de bien au cours des dernières décennies, où en est la France, ce qu’elle a réussi, les obstacles qu’elle n’a pas su surmonter, les évolutions qui sont nécessaires pour que nous avancions au rythme du monde sans aggraver les fractures de notre société, et pour que nous fassions progresser nos solidarités sans ralentir notre dynamisme. 

Mais je voudrais d’abord faire partager cette conviction que la France, droite et gauche confondues, a généralement été honorablement gouvernée, qu’elle a tenu sa place dans la paix du monde et dans la construction européenne, modernisé sa défense nationale, fait progresser la condition matérielle des plus modestes, donné à chacun le meilleur accès au progrès médical et à l’éducation, favorisé la natalité, fait progresser l’égalité entre les femmes et les hommes, intégré l’économie française à la compétition internationale, permis à ses entreprises de conquérir des marchés de plus en plus étendus dans le monde entier, défendu son agriculture, encouragé l’innovation, sauvé son système de retraite, modernisé son réseau autoroutier et ses transports ferroviaires, assuré son indépendance énergétique, pris le grand tournant du numérique et assimilé plusieurs millions de Français d’origine étrangère qui participent pleinement aujourd’hui à la vie de la nation – car nous avons agrégé à la population française des générations d’étrangers dont les descendants honorent la République.

À côté de cela, il y a bien sûr un chômage massif que l’on finit par croire endémique, une diminution radicale des emplois non qualifiés de l’industrie et des services, une baisse de compétitivité des entreprises françaises, une aggravation de la violence et de l’insécurité, une immigration irrégulière qui déstabilise notre société par des modes de vie éloignés de nos habitudes culturelles, une difficulté spécifique à notre pays pour l’insertion des jeunes dans la vie active, l’explosion des phénomènes de dépendance des personnes âgées, une main secourable tendue aux chômeurs de longue durée, mais un système qui favorise l’assistanat plutôt que le retour à l’activité. Et pour faire face à ces lourdes difficultés, une situation des déficits et de la dette qui n’a vraiment été maîtrisée, on l’oublie trop souvent, que par les gouvernements de Jacques Chirac, et qui obère durablement les capacités d’action des pouvoirs publics les mieux intentionnés. L’accumulation de ces difficultés non résolues est responsable d’une perte de confiance dans la République, qui n’apparaît plus porteuse de réponses efficaces aux problèmes des Français. Par contrecoup, l’adhésion à ses valeurs s’en trouve affaiblie, faisant les beaux jours des extrémistes. L’affection des Françaises et des Français pour la République ne peut en effet reposer seulement sur un héritage et sur des idées. Elle doit être entretenue et fortifiée par les bienfaits de la République. Nombreux, ces bienfaits n’apparaissent plus tout à fait suffisants face aux multiples forces centrifuges qui affectent notre cohésion nationale. 

La réalité ne doit donc pas être embellie, mais n’est-il pas temps d’arrêter de la noircir ? Ce faisant, nous affaiblissons l’attachement collectif à la démocratie en occultant des succès qui ne sont pas principalement ceux des hommes politiques mais d’abord ceux des Français eux-mêmes. C’est en rasant les murs que nous rendons crédibles les fanfaronnades des démagogues. Réveillons-nous ! Affrontons nos problèmes ! Mais affrontons-les en reprenant confiance en nous et en prenant conscience de ce dont nous avons collectivement été capables pour faire avancer notre pays. 

Quant au courage de la réforme, il serait judicieux que le  président Macron et son Premier ministre observent avec davantage d’équité et d’humilité le travail accompli par leurs prédécesseurs, qui n’est pas si déshonorant. Nous verrons dans quelques années si le bilan de l’actuel quinquennat est à ce point meilleur. Certains surjouent leurs réformes pour mieux pouvoir s’en prévaloir : il ne faut pas en être dupes. D’autres ont plutôt eu tendance à les minorer pour mieux les faire aboutir. Ils ne doivent pas craindre le jugement de l’histoire. 

Prenons des exemples. 

La sauvegarde des régimes de retraite, en trois étapes, est due à Édouard Balladur en 1993, à Jacques Chirac en 2003 et à Nicolas Sarkozy en 2008. Dans ce domaine, la gauche n’a – jamais ! – rien fait. 

La maîtrise des dépenses de santé est à inscrire au crédit de Jacques Chirac et d’Alain Juppé en 1995. 

La qualification pour l’euro en 1997 est la victoire de Jacques Chirac et d’Alain Juppé, qui ont drastiquement diminué les déficits publics, les faisant passer de 5,5 % du PIB à 3,5 % en seulement deux ans. L’ultime coup de collier a été donné par Lionel Jospin pour passer en dessous de la barre des 3 % au cours des six derniers mois de la période en augmentant l’impôt sur les sociétés avec la bénédiction du patronat français et en supprimant la baisse de l’impôt sur le revenu décidée par Alain Juppé. 

Commencées sous le gouvernement Chirac, poursuivies sous le gouvernement Rocard, les réformes de France Télécom et de la Poste ont précédé de plusieurs décennies celle de la SNCF. Elles n’étaient pas plus faciles. 

La création de l’armée de métier en 1996 a permis à la France de rester une grande nation militaire capable de défendre ses intérêts dans le monde entier, au moment où la protection américaine se relâchait, ou comportait, comme le montre la guerre en Irak, des contreparties politiques de plus en plus aventureuses. 

Les privatisations massives et l’ouverture à la concurrence du secteur public depuis 1986 ont permis de redynamiser notre économie, avec des géants français présents sur tous les continents, fers de lance de nos exportations.

Le RMI créé sous Mitterrand, devenu RSA sous Nicolas Sarkozy, garantit à tous les Français un revenu de subsistance face aux accidents de la vie. 

Jacques Chirac a fait la loi de 1987 pour l’emploi des personnes handicapées et la loi de 2005 pour la compensation du handicap. Il avait fait aussi les lois de 1975 créant l’allocation aux adultes handicapés et les établissements médico-sociaux. Son action personnelle a par ailleurs fait diminuer de près de 50 % la mortalité routière. 

Les lois Defferre de décentralisation sous le gouvernement Mauroy ont établi les libertés locales face à l’État. Une deuxième étape a été franchie en 2003 par Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. Les grandes régions, auxquelles j’étais opposé, ont été créées par François Hollande. Ce n’était pas une bonne idée, mais ce n’est pas non plus une marque d’immobilisme ! 

Nos institutions ont été modernisées : quinquennat sous Jacques Chirac pour en finir avec les cohabitations, renforcement du Parlement et du Conseil constitutionnel sous Nicolas Sarkozy. S’y ajoute la suppression du cumul des mandats par François Hollande. J’y étais opposé mais, sur ce point, difficile de taxer le prédécesseur d’Emmanuel Macron d’avoir été velléitaire ! 

Il y a aussi l’adaptation de nos lois à l’évolution de la société et des mœurs. Valéry Giscard d’Estaing et Simone Veil avaient fait la loi sur l’interruption volontaire de grossesse en 1975. La peine de mort a été supprimée par François Mitterrand. Les premières lois de bioéthique ont été adoptées sous le gouvernement Balladur. La parité a été inscrite dans la Constitution à l’initiative conjointe de Jacques Chirac et Lionel Jospin. L’accompagnement de la fin de vie et l’interdiction de l’acharnement thérapeutique ont été mis en place sous le second mandat de Jacques Chirac, avec la loi Léonetti. Le mariage homosexuel, qui a suscité des clivages violents, a été institué par François Hollande. Emmanuel Macron veut quant à lui permettre l’accès des femmes seules ou vivant avec une autre femme à l’assistance médicale à la procréation, suscitant de nombreuses réserves que je partage, qui tiennent à la création d’enfants sans père. La société française n’est donc pas immobile, que l’on soit ou non d’accord avec ces évolutions législatives. 

Tous nos présidents, sans exception, avec une mention spéciale à Nicolas Sarkozy qui a dû faire face au séisme de la crise financière internationale, ont aussi agi pour la construction européenne, afin que la France soit plus forte dans le monde, que l’Europe affirme son modèle économique et social et qu’elle contribue à la paix. 

Bref, il est injuste de croire que nous ayons constamment et depuis toujours été gouvernés par des rois fainéants et des ministres incapables, même s’il reste à coup sûr du travail à faire pour chaque génération d’élus et si chacun peut avoir des désaccords sur le contenu de ce qui a été fait. 

Restent les déficits publics et la dette. Aucun gouvernement n’a en effet réussi durablement à empêcher leur dégradation. Emmanuel Macron fait hélas encore moins bien que François Hollande, qui en réalité, même si cela déplaît à ma famille politique de le reconnaître, a accompli quelques efforts utiles, mais hélas au détriment des collectivités territoriales. Cependant, c’est bien Marine Le Pen qui aurait été la championne toutes catégories des déficits en raison du programme économique et social le plus fou depuis celui de Georges Marchais dans les années 1970. 

Pour savoir qui a le mieux agi, il faut en outre tenir compte des circonstances internationales : on ne saurait ainsi faire grief à Nicolas Sarkozy et François Fillon d’avoir laissé filer les déficits en pleine crise financière mondiale, c’est ce qui a permis d’éviter une crise économique de grande ampleur, grâce à des transferts sociaux accrus et au sauvetage du système bancaire, en évitant l’augmentation des impôts. À l’inverse, dix ans plus tôt, on peut reprocher à Lionel Jospin d’avoir par facilité laissé augmenter les dépenses publiques, en particulier les dépenses sociales, en pleine période de croissance économique et donc de hausse des recettes de l’État. On a vu ensuite que, lorsque la conjoncture se retourne, les dépenses de la veille font les déficits du lendemain. Les gouvernements de Jacques Chirac ont en revanche obtenu des résultats remarquables (pardon de le dire, mais c’est vrai !) puisque le déficit a été réduit de 35 % entre 1995 et 1997, et du même pourcentage entre 2002 et 2007. 

On devrait s’interroger plus sérieusement sur les raisons profondes pour lesquelles nous n’avons pas réussi depuis si longtemps à sortir de cette situation de déséquilibre de nos finances publiques. 

Les 17 milliards dépensés par Emmanuel Macron pour éteindre la crise des « gilets jaunes » apportent une indication : beaucoup de Français qui réclament l’équilibre des finances publiques exigent « en même temps » plus de dépenses et tendent naturellement à refuser les économies et les taxations supplémentaires à chaque fois qu’elles se concrétisent. Et le paradoxe, c’est que les gouvernements en portent à leurs yeux toute la responsabilité, qui pourtant est au moins partagée… En démocratie, le gouvernement ne peut durablement agir contre le peuple !

Extrait du livre de Philippe Bas, "Les Chemins de la République", publié aux éditions Odile Jacob

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