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© GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Le fétichisme du diplôme, facteur trop souvent oublié du blocage de l’ascenseur social français

Publié le 22 novembre 2019
Selon une étude de la Fondation Jaurès, de l'Ifop et de Chemin d'avenir, les jeunes de 17 à 23 ans ne sont pas égaux pour appréhender l'avenir au regard de leurs origines géographiques, sociales et de leurs diplômes. Le problème de l'ascenseur social ne serait-il pas lié en réalité à l'importance donné aux diplômes en France ?
Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
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Selon une étude de la Fondation Jaurès, de l'Ifop et de Chemin d'avenir, les jeunes de 17 à 23 ans ne sont pas égaux pour appréhender l'avenir au regard de leurs origines géographiques, sociales et de leurs diplômes. Le problème de l'ascenseur social ne serait-il pas lié en réalité à l'importance donné aux diplômes en France ?

Atlantico.fr : Une étude de la Fondation Jaurès, de l'Ifop et de Chemin d'avenir réaffirme le fait que les jeunes de 17 à 23 ans ne sont pas égaux pour appréhender l'avenir. Les origines géographiques, sociales et leur diplôme influenceraient fortement leur choix.

Aujourd’hui on parle souvent d'un ascenseur social intergénérationnel bloqué. Le vrai problème n'est-il pas plutôt celui du trop plein d'importance donné au diplôme en France ? Une focalisation sur le diplôme qui bloquerait l’ascension sociale au cours de la vie ? 

Eric Verhaeghe : Il est un fait que le diplôme, en France, est un élément essentiel du classement social. Nous avons sur ce point de fortes originalités. Car c'est moins le diplôme que l'école elle-même, le cursus suivi, qui compte. Et dans ce cursus, il faut au moins inclure le lycée que l'on a fréquenté, qui témoigne de l'origine sociale de la personne et constitue une sorte de préservation du caractère aristocratique de notre société. Il est par exemple courant de rappeler qu'un ancien de Polytechnique était auparavant lycéen à Franklin, près du Trocadéro. Ce type de cursus constitue une sorte de laissez-passer pour la vie. Même si l'expérience montre par la suite que vous êtes un bras cassé, vous serez toujours mieux noté qu'un diplômé de l'IUT de Belfort après une scolarité secondaire à Vesoul. 

Ceux qui connaissent un peu l'univers des grandes écoles ont tous de nombreux cas où ces anomalies se produisent. J'ai moi-même en tête le cas d'un conseiller d'Etat très médiocre intellectuellement, incapable d'avoir par ailleurs un comportement adapté au monde professionnel, qui était infiniment moins compétent que des gens avec des profils scolaires moins brillants. Mais le poids du diplôme, de l'origine sociale, des réseaux, est essentiel en France et permet à un médiocre de poursuivre une belle carrière en s'appuyant sur un mythe très français : tu as été bon à 24 ans, donc tu seras bon toute ta vie. Inversement, tu as eu une scolarité médiocre, donc tu seras pénalisé toute ta vie. C'est absurde, bien évidemment. 

On y verra la déviance d'une pratique aristocratique héritée de l'invasion franque et mal digérée depuis lors par une aristocratie qui a rapidement décliné. Ces réflexes se sont transmis au moment de la Révolution Française à la bourgeoise qui a pris le pouvoir, et qui a constamment depuis lors fait de l'école le lieu de la différenciation sociale. Ce qui compte, c'est la naissance, et non la personne. C'est le rang social beaucoup plus que le potentiel individuel. Nous tranchons ici avec des pays comme l'Allemagne où les métiers manuels et les diplômes techniques sont beaucoup mieux valorisés qu'en France, et où les parcours sont plus ouverts. 

Arrêter avec ce fétichisme du diplôme pourrait-il permettre de réduire l'inflation du nombre de diplômes parfois jugée problématique ? 

Les Français aiment avoir un parchemin qui liste leurs titres. Sous l'Ancien Régime, les parchemins établissaient les titres de noblesse. Sous la République, ils établissent les savoirs acquis. En soi, la démarche est puérile, mais elle témoigne du besoin d'être "bankable" sur la base d'un droit conféré par une instance et non sur la base des savoir-faire acquis. Ce besoin très français de diplômation a appelé forcément à de nouvelles procédures administratives destinées à le combler. On a par exemple inventé la validation des acquis de l'expérience, qui consiste à graver sur un parchemin les savoir-faire acquis dans son travail. 

Cette validation vise surtout à convaincre les employeurs qu'une personne recrutée à un niveau donné a effectivement progressé et qu'elle peut être augmentée. Précisons que cette façon de lier les salaires et les contrats de travail aux diplômes est très française. Elle est opérée autant par les employeurs que par les syndicats de salariés. Il suffit de lire les classifications dans les conventions collectives pour comprendre le désastre. Les partenaires sociaux de branche, sous couvert d'égalité, ont établi une très savante machinerie pour lier le salaire d'un employé au diplôme qu'il détient. 

Si l'on se souvient que 20% d'une classe d'âge sort chaque année du système scolaire sans aucun diplôme, vous mesurez le dégât que cela cause. L'inflation de diplômes, parfois baroques, vise à compenser ces effets de bords en redonnant une chance à des gens qui n'en ont pas. 

On dit souvent que dans les pays anglo-saxon le diplôme à moins d'importance, et que les compétences humaines entre autres sont davantage valorisées, est-ce réellement le cas ? La France devrait-elle s'en inspirer ? 

Je serais beaucoup moins catégorique. Je veux bien croire que, dans un pays sans aristocratie comme les Etats-Unis, le poids du diplôme soit moindre. Il faut toutefois relativiser cette affirmation au regard du prestige de certaines universités, comme le MIT ou Stanford, qui jouent le même rôle que les grandes écoles chez nous. Simplement, elles sont moins nombreuses et plus efficaces que les nôtres, et accessoirement mieux mises en concurrence. En revanche, en Grande-Bretagne, Oxford ou Cambridge jouent le même rôle que l'ENS ou Polytechnique et l'Angleterre fonctionne avec la même culture aristocratique que nous. J'y connais des salariés compétents qui souffrent du poids du diplôme exactement comme en France.

Le bon exemple, je me répète, viendrait plutôt de l'Allemagne ou de la Suisse. Là-bas, la formation manuelle et l'apprentissage sont beaucoup mieux valorisés qu'en France. Cette démarche "populiste", non aristocratique, permet de limiter les effets de frustration sociale et de maintenir au moins à bas bruit un ascenseur social satisfaisant. 

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Commentaires (12)
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robotiq
- 24/11/2019 - 11:33
Le diplôme et après
Le jour ou ma fille a eu son fameux diplôme je lui ai dit: "maintenant il te reste tout à prouver"

Le problème n'est pas le diplôme en soi mais la conscience de ce qu'il représente, c'est à dire seulement une étape.
evgueniesokolof
- 22/11/2019 - 15:34
NDLR
Le fait qu'il ait une tête à se faire caricaturer par Daumier n'est pas de moi mais de Yves Michaud qui a le privilège d'écrire ici et que j'a trouvé excellent face à Zemmour sur C News (Zemmour qui ne doit pas connaître vraiment Lallement lequel , eu égard à son nom, aurait du être préfet de Drancy en 1942 ùais il est vrai qu'il a été préfet de la Gironde comme.....Papon !)
Au passage je rappelle que C News grâce à Zemmour a quadruplé son audience et entre Zemmour et Pascal Praud c'est un délice qui doit faire chier dans leur froc les Adie Plenel et autres Joffrin Mouchard !
evgueniesokolof
- 22/11/2019 - 15:28
suite
Quand on a un fils con ou une fille conne que reste-t-il ? Lui trouver un poste comme pour les fils Bachelot et Le Drian. Plus dur pour le fils Touraine en prison. Pour la fille de Besson (Eric le traître) restera à affirmer que Joxe lui a mis la main à la culotte
Je ne sais pas ce que faisaient les parents de Verhaeghe mais moi j'étais fils de bouseux et sans l'école républicaine je serais resté bouseux! Pire et Verhaeghe devrait le savoir: avant la création de l'ENA, comment se recrutaient les ambassadeurs? Il fallait avoir un nom à particule!!!!
Alors on peut être diplômé et con (oui j'en ai connu) mais aussi on peut être peu diplômé , vague attaché territorial dans une commune du 9.3 et en léchant les culs et les bottes devenir préfet de police de Paris être la caricature d'une ordure comme Dieu doit en commettre les jours où il a des hémorroïdes avec une tête à se faire croquer par Daumier et s'appeler Lallement! C'est ce que préfère Verhaeghe ?