En direct
Best of
Best of du 27 juin au 3 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Les Français ont rattrapé les Allemands en... consommation de produits bio

02.

Horizon 2022 : le sondage qui (re)douche les espoirs de la droite LR

03.

Wall Street se résout à voir arriver Joe Biden et anticipe (sans enthousiasme) ce qui peut se passer après Trump.

04.

Reformator ? Quitte à jouer à l’éléphant dans un magasin de porcelaine, que changer pour une justice plus efficace ET plus respectueuse des libertés ?

05.

Macron dans le piège du micro-management; Philippe face à une fenêtre politique étroite, Castaner à la vengeance de Castex, Aubry à de graves accusations d’irrégularités, la France à de mauvais choix de relocalisation; Amazon au secours du cinéma français

06.

Pourquoi Israël va annexer la vallée du Jourdain

07.

Coronavirus : et si une seconde vague arrive en France, serons-nous capables de la repérer et de réagir à temps ?

01.

Ophélie Winter médite à la Réunion; Brigitte Macron se promène lugubre en baskets, Edith Philippe souriante en tongs, Catherine Deneuve cheveux au vent et souliers vernis; Melania Trump abuse de l’auto-bronzant; Benjamin Biolay a une fille cachée

02.

Après avoir massivement accepté le télétravail, les Français commencent à en ressentir les perversions...

03.

Sauver la planète ? Le faux-nez de ces "écologistes" qui détestent l'Homme. Et la liberté

04.

Tesla à 200 milliards de dollars, c’est le casse du siècle digital ou la promesse du monde d’après...

05.

Cet esprit de Munich qui affaiblit la démocratie face à une illusion d’efficacité écologique

06.

Souveraineté numérique : le choix inquiétant fait par la BPI pour l’hébergement des données sur les prêts des entreprises françaises affaiblies par le Covid-19

01.

Jean Castex, une menace bien plus grande pour LR qu’Edouard Philippe ?

02.

Cet esprit de Munich qui affaiblit la démocratie face à une illusion d’efficacité écologique

03.

Le président algérien réclame (encore) des excuses à la France. Quand sera-t-il rassasié ?

04.

Et le ministre (Dupond-Moretti) brûla ce que l'avocat (Dupond-Moretti) avait adoré !

05.

Reformator ? Quitte à jouer à l’éléphant dans un magasin de porcelaine, que changer pour une justice plus efficace ET plus respectueuse des libertés ?

06.

Un nouveau Premier ministre pour rien ? Pourquoi la France a plus besoin d’une vision assumée que d’un En-Même-Temps au carré

ça vient d'être publié
pépites > France
Hommage
La gendarme tuée par un chauffard reçoit la légion d'honneur à titre posthume
il y a 13 heures 9 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Chained / Beloved" de Yaron Shani : un dyptique dramatique passionnant autour d’un couple en difficulté…

il y a 14 heures 29 sec
pépites > Justice
À coeur ouvert
L'enquête au centre du don des corps s'ouvre pour "atteinte à l’intégrité du cadavre"
il y a 14 heures 48 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le Bureau des légendes" de Éric Rochant : Mille sabords, quelle série !

il y a 15 heures 27 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert : un roman noir publié en 1947, réédité en 2020 : l'Épuration trop "pure et dure"...

il y a 15 heures 51 min
pépites > France
Constat radical
Un groupe de sénateurs pointe la propagation de l'islam politique
il y a 17 heures 20 min
rendez-vous > Politique
Revue de presse des hebdos
Macron dans le piège du micro-management; Philippe face à une fenêtre politique étroite, Castaner à la vengeance de Castex, Aubry à de graves accusations d’irrégularités, la France à de mauvais choix de relocalisation; Amazon au secours du cinéma français
il y a 18 heures 38 min
décryptage > France
Le retour du débat

Retraites : ce qu’il faut comprendre entre les lignes des déclarations sibyllines de Jean Castex

il y a 19 heures 17 min
décryptage > International
Bibi dans l'impasse

Pourquoi Israël va annexer la vallée du Jourdain

il y a 19 heures 51 min
décryptage > Style de vie
Bien Manger pour bien bouger

Que manger avant, pendant et après un entraînement ?

il y a 20 heures 18 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le flambeur de la Caspienne" de Jean-Christophe Rufin : une enquête captivante menée par un, désormais fameux, vice-consul décalé et fin limier

il y a 13 heures 46 min
light > Economie
Couple bio-bobo
Les Français ont rattrapé les Allemands en... consommation de produits bio
il y a 14 heures 34 min
pépites > France
Ça vole haut
Greenpeace déploie une banderole sur la grue de Notre-Dame pour alerter de l'inaction climatique du président
il y a 15 heures 18 min
pépites > Santé
Accord nocturne
Ségur de la santé : un projet d'accord trouvé dans la nuit
il y a 15 heures 40 min
pépite vidéo > International
Retour en arrière
À Melbourne, le confinement fait son grand retour
il y a 17 heures 5 min
décryptage > Justice
Reforme en marche forcée

Reformator ? Quitte à jouer à l’éléphant dans un magasin de porcelaine, que changer pour une justice plus efficace ET plus respectueuse des libertés ?

il y a 18 heures 21 min
décryptage > France
Sécu d'État

Sécurité sociale : les tenants du tout-Etat gagnent du terrain

il y a 18 heures 56 min
décryptage > France
En cas de malheur

Coronavirus : et si une seconde vague arrive en France, serons-nous capables de la repérer et de réagir à temps ?

il y a 19 heures 41 min
décryptage > Culture
L'art scandale

Monde de l’art : les scandales aussi ont leurs maitres

il y a 20 heures 2 min
décryptage > International
Atlantico Business

Wall Street se résout à voir arriver Joe Biden et anticipe (sans enthousiasme) ce qui peut se passer après Trump.

il y a 20 heures 53 min
© RAYMOND ROIG / AFP
© RAYMOND ROIG / AFP
Mauvaise idée

Corruption, lobbyisme et financement d’associations : le tiercé gagnant des fabricants d’éoliennes pour asseoir leur légitimité

Publié le 06 octobre 2019
Fabien Bouglé, dans son nouvel ouvrage, regrette que les éoliennes ont détourné énergies et capitaux aux dépens de l’innovation et de la recherche.
Fabien Bouglé
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Fabien Bouglé est un lanceur d'alerte écologiste français. Depuis 10 ans, il dénonce le désastre écologique et financier des éoliennes. Entre 2011 et 2016, il est en lien avec le service central de prévention de la corruption du ministère de la Justice...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Fabien Bouglé, dans son nouvel ouvrage, regrette que les éoliennes ont détourné énergies et capitaux aux dépens de l’innovation et de la recherche.

Atlantico : Vous venez de publier "Eoliennes : la face noire de la transition écologique" (éditions du Rocher). Comment expliquez-vous la grande popularité de l'éolien ? Que s'est-il passé selon vous ?

Fabien Bouglé : En France, l'un des tous premiers promoteurs éoliens a été l'entrepreneur Pâris Moratoglou. Alors qu'il développe les premières éoliennes, il parvient à convaincre le gouvernement de l'époque de lui concéder un tarif de rachat supérieur au tarif habituel.  En effet, Yves Cochet -ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement sous Jacques Chirac, de 2001 à 2002-  lui accorde le premier tarif de rachat subventionné. Or, très rapidement ce tarif subventionné, peut-être légitime au départ, devient abscons.
 
En effet, très vite, le marché des éoliennes se développe et devient un marché mature mais son prix subventionné n'est pas modifié. Il reste donc le même depuis une vingtaine d'années. Ainsi, au fil des années et grâce à cette politique de subvention, les marges de manoeuvre des promoteurs sont devenues de plus en plus grandes et leur capacité à financer par exemple des ONG ou des associations environnementales, soutenant leur industrie, est devenue de plus en plus importante. 
 
Ils ont donc fini par acquérir en France ou dans d'autres pays ayant connu le même phénomène des moyens financiers puissants leur permettant, non seulement, de créer une unanimité sur le sujet de l'éolien, mais aussi de corrompre à l'échelle international les élus pouvant avoir un impact sur l'implantation des éoliennes. Dès lors, les élus et les associations -Greenpeace, WWF, France Nature Environnement, la Fondation du patrimoine...- y trouvant un intérêt financier les conditions favorables étaient réunis afin que tous les leaders de l'opinion propagent une image positive de l'éolien. A partir de ce moment, plus personne ne s'est posé de questions sur les conséquences de l'éolien sur l'environnement, la biodiversité, ou la santé et ce malgré des études scientifiques à l'appui... Face au poids représenté par les promoteurs éoliens et leurs alliés, les lanceurs d'alerte et les groupes anti-éolien n'avaient plus les moyens de combattre et d'être audibles. C'était donc David contre Goliath. Mais aujourd'hui c'est logiquement David qui va l'emporter.

Si l'on comprend l'impact de la corruption, quels sont les autres raisons expliquant que les hommes politiques aient globalement cédé à ces minorités agissantes qu'ils s'agissent de lobbyistes ou d'ONG ?

Cela s'explique d'abord par une dimension de peur présente chez les élus non corrompus. Lorsque vous vous retrouvez face à de tels acteurs au poids et aux ressources financières non-négligeables vous vous pouvez être inquiets, c'est naturel.  Mais ce n'est pas tout, après il y a également la question de la proximité très forte entre certains partis politiques, je pense notamment à Europe Ecologie Les Verts, et certains promoteurs éoliens. Par exemple,  regardez  Jean-Yves Grandidier patron de Valorem - société française vouée au développement à l'exploitation de sites de production d'énergies renouvelables -  est un très proche de Yannick Jadot et créateur du principal syndicat éolien. Ce syndicat a invité Denis Baupin -EELV- ou  encore François Brottes -PS- à des colloques. Colloques qui sont organisés au moment précis où ces députés déposaient des projets de loi ou des amendements visant à faciliter l'installation de parcs éoliens.  Des invitations qui font la preuve d'un lobbying à outrance, à la limite de l'indécence. 
 
En outre, tout l'appareil EELV est au service d'une déréglementation des installations d'éoliennes. Ils ont en plusieurs années complètement déverrouillé le système en supprimant un certain nombre de règles et de recours. Quand vous voyez que même le ministère de l'Ecologie abrite un lobby (l'Office franco-allemand de la transition énergétique composé principalement d'industriels éoliens et de syndicats de promoteurs éoliens)  la connivence entre ces différents acteurs est on ne peut plus claire ! D'autant plus que ce lobby est financé à hauteur de 38% par les gouvernements français et allemand, un fait gravissime ! 

Si le rôle des politiques est indéniable, quel est rôle des médias dans cette affaire ? Comment expliquer qu'ils aient tant défendu l'éolien ? Est-ce l'illustration d'une certaine naïveté ? 

Je ne serai pas aussi dur avec les médias. Quand le service central de prévention de la corruption a dévoilé en 2014 cette grande affaire de prises illégales d'intérêt dans le domaine éolien, les médias n'ont pas hésité à la couvrir. Plusieurs émissions  et reportages y ont été dédiés aussi bien sur le service public que sur des chaînes privées. Cependant, à la suite de la suppression du service central de prévention de la corruption par François Hollande en 2016, la voie des opposants sur le sujet s'est fait moins entendre.
 
Ainsi, si j'ai globalement eu la possibilité de m'exprimer sur ce sujet, il ne faut pas non plus être naïf. On sait que des espaces publicitaires sont achetés, par exemple, dans certains journaux locaux par des promoteurs de l'éolien. Et que cette pression exercée par les lobbies sur la presse empêche parfois un certain pluralisme. Par exemple, lorsque certains camarades anti-éoliens et moi-même avons cherché à publier une lettre ouverte à Emmanuel Macron sur le sujet, nous n'avons pas réussi du fait de cette pression. Il y a donc incontestablement un pression financière qui est exercée par les promoteurs éoliens par le biais de l'achat ou non d'encarts publicitaires. Mais encore une fois, tout n'est pas perdu, aujourd'hui on prend conscience petit à petit de la gravité de la situation. Et mon livre va j'espère contribuer à lever cette chape de plomb.

On l'a vu avec l'histoire de l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, la population a globalement du mal à faire confiance aux hommes politiques sur les questions sanitaires et environnementales. Quelle est la solution dans une démocratie pour cette confiance soit restauré ?

La réponse est en réalité très simple. La France a signé une convention internationale qui s'appelle la Convention d'Aarhus, laquelle précise que les Etats signataires doivent  faire participer les citoyens concernés dans toute décision ayant un impact environnemental. L'ONU a également précisé que l'avis des citoyens doit être dûment prise en compte par les autorités. 
 
On ne peut plus imposer aux citoyens des décisions autocratiques sans les faire participer. Les enquêtes publiques ne peuvent pas continuer à occulter l'avis d'une grande partie de la population. Si tel est le cas, cela fait naître une certaine méfiance de la population vis-à-vis des décisions prises par le pouvoir en place. Une véritable démocratie environnementale devrait être mise en place par l'organisation de referendum locaux, referendum qui devraient réellement prendre en compte l'avis de la population sur les questions sanitaires et environnementales. Cela rejoint la problématique globale, avec la crise sanitaire à Rouen, celles des Gilets jaunes ou de l'éolien, on voit bien que l'on se trouve face à une crise évidente de la démocratie environnementale. Établissons une véritable démocratie environnementale qui ne se contente pas de donner la possibilité à seulement 150 personnes tirées au sort d'orienter notre politique écologique et énergétique.
 

Le livre de Fabien Bouglé, "Eoliennes : la face noire de la transition écologique", est publié aux éditions du Rocher 

Lien direct vers la boutique Amazon : ICI

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
NIKKO
- 06/10/2019 - 17:32
Éditions de Rocher - Élidia - France ..
Atlantico, vos lecteurs sont adultes !!! Pourquoi un lien direct vers un site US? alors que le titre se trouve déjà en vitrine au coin de la rue ***
J'accuse
- 06/10/2019 - 12:12
Il n'y a pas que les éoliennes
Je crains que M. Bouglé soit bien trop optimiste: intérêts financiers + intérêts politiciens + sectes écolo-climatiques = moyens considérables pour les protéger. Le mot "démocratie" n'est qu'un terme dévoyé, utilisé pour légitimer le pouvoir usurpé par des pseudo-élites en faisant croire que les peuples en disposent.
On pourrait ajouter que le GIEC est une corruption mondiale des scientifiques: le GIEC est financé par les gouvernements qui ont tout intérêt à convaincre les peuples de la justesse de leurs conclusions (ça confirme leur irresponsabilité, leur impunité, et leur droit à lever toujours plus de taxes); tout scientifique honnête sera exclu s'il énonce des théories "hérétiques", perdra ses financements et ses contacts professionnels. Fin de sa carrière. On comprend leur quasi-unanimité, sur les causes théoriques devenues certitudes et les conséquences présentées comme catastrophiques, qui n'a donc rien de scientifique.