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Réforme des retraites : pourquoi il serait injuste d’augmenter les taux de cotisation des actifs d’aujourd’hui

Publié le 05 juillet 2019
D'après les statistiques de la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse), le taux de cotisation à l'assurance vieillesse a doublé entre le début des années 1970 (8,75 %) et aujourd'hui (17,75 % pour un salarié rémunéré au-delà du plafond de la Sécurité Sociale). Ce qui rebat les cartes dans le contexte actuel de réflexion sur la refonte de nos retraites.
Denis Ferrand
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Denis Ferrand est Docteur en économie de l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble, Directeur Général de Coe-Rexecode depuis décembre 2008. Il est l'auteur de perspectives économiques mondiales 2014-2015 de Coe-Rexecode. Il est également...
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D'après les statistiques de la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse), le taux de cotisation à l'assurance vieillesse a doublé entre le début des années 1970 (8,75 %) et aujourd'hui (17,75 % pour un salarié rémunéré au-delà du plafond de la Sécurité Sociale). Ce qui rebat les cartes dans le contexte actuel de réflexion sur la refonte de nos retraites.

Ces chiffres sont la preuve que les prestataires d'aujourd'hui n'ont pas cotisé au même niveau que les cotisants actuels. Quels enjeux soulèvent ces chiffres ? Quels éléments apportent-ils au débat sur la réforme des retraites ?

Denis Ferrand : Aujourd'hui, on a le sentiment qu'un effort de cotisation a été effectué pendant plusieurs années par les prestataires actuels et qu'ils ne profitent pas de leur cotisation comme ils le devraient. En réalité, le système actuel est un système de répartition, c'est-à-dire qu'il envisage son équilibre sur une période brève : on essaie de faire coïncider au déficit prêt le montant des prestations et le montant des cotisations. Dans les années 1970, il y avait un montant de cotisation plus faible par rapport à aujourd'hui parce qu'à ce moment-là le montant et la masse des prestations étaient faibles parce qu'il y avait peu de retraités, on partait plus tard à la retraite et l'espérance de vie était plus faible, et on était dans une période où l'activité était importante. Depuis cette période, il y a eu une montée en puissance du nombre de retraités qui vivent longtemps et qui en plus partent plus tôt à la retraite que cela n'était le cas dans les années 1970, puisqu'il y a eu le passage de 65 à 60 ans dans l'âge légal de départ à la retraite en 1981. Tous les paramètres se sont déséquilibrés de telle sorte que comme on est toujours dans un équilibrage, dans un système par répartition et que l'équilibre doit être établi sur une période annuelle, il a fallu adapter le taux de cotisation et il a donc régulièrement augmenté. Par conséquent, aujourd'hui, un cotisant a un prélèvement sur son salaire qui est deux fois plus élevé qu'il ne l'était dans les années 1970 pour des circonstances démographiques. S'ajoute à cela un cas très particulier : en France, on a une espérance de vie à la retraite qui est la plus élevée des pays de l'OCDE. Ceci s'explique parce que l'espérance de vie est globalement plus élevée mais aussi parce qu'on part plus tôt à la retraite que dans les autres pays de l'OCDE. Il y a donc une espérance de toucher sa prestation de retraite pendant cinq ans de plus en France que ce soit pour les hommes ou les femmes par rapport à la moyenne de l'OCDE.

Face à cette situation comme on sait qu'il va encore y avoir une augmentation d'une nombre de prestataires, notamment de la génération des baby boomers qui arrive à la retraite. A rebours, on a plutôt des classes creuses démographiquement parlant qui restent travailler. On a un équilibre entre le nombre de cotisants et de prestataires qui va continuer à se déformer quelque peu, moins que dans les autres pays européens, mais cela va se déformer notamment si l'augmentation de l'espérance de vie se poursuit. 

Le Conseil d'orientation des retraites a d'ailleurs récemment révisé de 10 milliards d'euros le déficité attendu pour 2022. Comment résoudre ce déséquilibre ? Est-ce qu'on fait encore une augmentation du taux de cotisation, ce qu'on a fait (fois deux en vingt ans). Et on sait qu'on a un problème général de compétitivité et de coût du travail qui tient notamment aux charges élevées, au point qu'il a faudrait faire des allègements de charge importants. 

Est-ce qu'on baisse  les prestations ? On voit ce qu'il se passe quand on fait de la désindexation sur inflation... Cela crée de la crispation. 

Il y a un paramètre qui permet de résoudre le problème. C'est l'encouragement de la durée de travail, l'encouragement peut-être aussi un peu plus ferme à des cumuls emploi retraite pour avoir plus d'activité et moins de dépenses de retraites. 

Comment jugez-vous la réforme des retraites en préparation ?

Je ne sais pas dire ce qui politiquement peut fonctionner, c'est le rôle des politiques. En tant qu'économiste, j'observe juste que trois paramètres seuls peuvent être activés, et que deux sont déjà sources de vraies tensions et blocages aujourd'hui. 

Il reste un paramètre : la durée. Comme le Président s'est lié les mains en disant qu'il n'y toucherait pas, on voit être déployé des artifices pour y toucher quand même, en le faisant masqué. On insiste sur la décote alors que cela serait probablement plus intéressant d'avoir - et ce n'est pas l'économiste qui parle mais plus le politique en quelque sorte ici - une communication sur la surcote. Montrer qu'on est incité, qu'il y a un gain si on reste plus longtemps que l'âge prévu normalement. 

En début d'année, il y a eu une campagne sur la grande presse pour promouvoir un système par capitalisation. Comment jugez-vous cette tentative ?

Je vais répondre par une boutade : j'observe qu'on a un régime par répartition qui dans la manière les gens l'envisagent est perçu comme un régime par capitalisation. "J'ai cotisé donc j'ai des droits", entend-on. Eh bien non : le capital constitué n'est pas individuel. Je m'accorde un droit d'obtenir des prestations en fonction de ce que l'économie sera en capacité de délivrer au moment où je passe dans la phase de liquidation des droits  à la retraite. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Ce que j'obtiens dépend non pas d'une accumulation mais de l'état de l'économie. On est dans un raisonnement où la perception du système est faussée. On accumule des droits à tirer sur une économie, par un montant. 

La capitalisation pose des questions importantes. C'est un régime qui repose sur la capacité de chacun à constituer un capital. C'est une philosophie différente, et il faut le poser en ces termes pour que le débat soit intéressant et constructif. Il faut le faire aujourd'hui, et bien voir ce qui peut être fait.

Cette campagne en faveur du système de capitalisation ne porte donc pas ses fruits, puisqu'on va partir sur un système par répartition pour la prochaine réforme ?

Ce qui compte, c'est de trouver les bons paramètres qui vont permettre d'assurer la capacité du système général de retraite, d'assurer sa pérennité à long terme. Spontanément, le système actuel n'assure pas cet équilibre. 

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lexxis
- 05/07/2019 - 18:06
L'ERREUR COMMUNE NE FAIT PAS TOUJOURS LE DROIT
Voici encore une fois, la vieille fable sur la répartition. A en croire ses auteurs, les cotisants dont les cotisations financent les pensions en cours des retraités n'ont en réalité plus aucun droit à faire valoir ultérieurement, sauf peut être un vague assignat gagé par la solidarité intergénérationnelle. C 'est faux et même intégralement faux. La retraite correspond légalement - cf. le code de la Sécurité Sociale à une assurance-vieillesse et c'est ainsi d'ailleurs que la loi la nomme. Avez-vous déjà vu un assureur expliquer à ses clients sinistrés qu'ils n'ont en réalité plus aucun droit véritable à être indemnisés, parce que lorsqu'elles ont été versées, les primes de ces assurés ont immédiatement servi à indemniser les sinistres en cours qui les ont intégralement absorbées? C'est exactement le raisonnement qui prévaut actuellement et qui, juridiquement, correspond à un absolu contre-sens. Ou alors il faut se dépêcher de débaptiser l'assurance vieillesse et l'appeler par exemple l'arnaque-vieillesse. Les choses seraient alors beaucoup plus claires, mais qui voudrait donc encore cotiser?