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© Eric CABANIS / AFP
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Médias

Polarisation des médias et Gilets jaunes : radioscopie d’un angle mort français

Publié le 21 juin 2019
Selon une étude de l'institut Montaigne, la polarisation de l’espace médiatique français opposerait les médias traditionnels aux médias anti-élites et "antisystème" qui se définissent par opposition aux premiers. Une fracture particulièrement visible lors de la crise des Gilets jaunes.
Yves Michaud est philosophe. Reconnu pour ses travaux sur la philosophie politique (il est spécialiste de Hume et de Locke) et sur l’art (il a signé de nombreux ouvrages d’esthétique et a dirigé l’École des beaux-arts), il donne des conférences dans le...
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Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Selon une étude de l'institut Montaigne, la polarisation de l’espace médiatique français opposerait les médias traditionnels aux médias anti-élites et "antisystème" qui se définissent par opposition aux premiers. Une fracture particulièrement visible lors de la crise des Gilets jaunes.

Atlantico : Une très grande enquête menée par l'Institut Montaigne en France s'est intéressée aux clivages que montrent la circulation des informations dans les médias français, s'intéressant en particulier à la période clé des Gilets Jaunes. Si cette enquête relève que notre système médiatique n'est pas encore totalement polarisé comme c'est le cas aux États-Unis, on voit une vraie opposition entre des médias concentrés sur les conséquences de la crise et d'autres sur les valeurs portées par le mouvement. Quels sont les grands clivages que cette séparation singulière au sein de notre presse laisse apparaître dans notre société ?

Yves Michaud : L’enquête de l’Institut Montaigne est passionnante parce qu’elle traite du basculement du paysage des médias et de la sphère publique à l’époque des réseaux sociaux et des moyens de communication alternatifs en prenant le cas précis de la crise des Gilets jaunes.

Dans votre question vous dites « notre presse » ou « les médias français ». Il faut commencer par souligner que, justement, la presse en question n’est plus uniquement la presse « officielle » écrite, parlée ou télévisée, et que « les médias », ce sont désormais tous les médias…

C’est cet élargissement sans précédent de l’éventail des médias et de la communication qui engendre de nouvelles polarisations.

La leçon de la comparaison avec les USA est édifiante.

Aux USA, la polarisation des médias (anciens et nouveaux) est une polarisation droite/gauche, qui recoupe celle des politiciens en compétition (Trump/Clinton) et des grands partis et qui connaît une forte droitisation. L’affrontement entre élites prescriptrices sérieuses et médias sociaux s’est en fait transporté au sein des médias institués : l’apparition d’un site ultra-conservateur comme Breitbart news a pour ainsi dire notabilisé les fake news, la désinformation et les insultes des tweeters. Trump lui-même avec ses 71 millions de followers a initié le mouvement.

En France, la polarisation semble toute autre selon l’enquête : elle est entre le monde des médias institués, ce qu’on pourrait appeler les médias notables, et la sphère publique en réseau. Avec cette conséquence concernant la crise des Gilets jaunes que les médias-notables l’ont évoquée tardivement et surtout du point de vue de ses conséquences pour...le pouvoir, l’ordre et la vie politique installée, alors qu’une frange seulement des médias, en générale alternative, s’est occupée des valeurs et revendications porté par le mouvement.  La leçon est claire : nous avons en France un noyau de médias « officiels » qui se préoccupent de leur entre soi, dont les différends sont policés et de pure façade, qu’ils s’agisse du Monde, du Figaro, de Libération, du Parisien, etc ., etc. L’enquête range ces médias en quatre groupes, le Cœur des notables (les « grands » médias français) qui s’entre-cite à longueur de temps (y compris via les « revues de presse » de copinage sur radios et télévisions), la Couronne qui cite les notables et est parfois citée par eux ( Russia To-day, Valeurs actuelles, Sputnik,  etc.), les satellites de province qui citent tout le monde sans l’être et enfin une niche de petits médias (presse locale, sites spécialisés) auxquels il est fait parfois référence.

Bref, la polarisation, pas encore trop forte, est entre… élites et gens d’en-bas. Quelle surprise ! J’ajouterai ironiquement que juger cette polarisation « pas encore trop forte » sent fortement son «élite ». Il est vrai que l’enquête a mis à contribution Sciences-po journalisme qui est un vivier de notables pressés...

Edouard Husson : Ce qui intéresse à la lecture du rapport de l’Institut Montaigne, c’est le parallélisme entre les polarisations politique et médiatique. L’absence de polarisation politique en France n’empêche pas qu’il y en ait une autre, entre médias établis et les autres, parallèlement au clivage entre LREM et les forces politiques que le gouvernement voudrait dzéfinitivement minoritaires, sinon résiduelles. J’ajoute que, lorsqu’on regarde de plus près, il y a un biais dans les classifications.  Il est étonnant que Dreuz et Europe Israël soient classés à l’extrême-droite ! J’imagine que c’est leur présentation des événements du Proche-Orient du point de vue israélien - de la droite israélienne - qui les fait classer ainsi. Quand on voit, par exemple, la qualité des analyses sur ce qui rapproche christianisme et judaïsme sur le site Dreuz, cela laisse songeur.....De même, on suppose que, selon les critères de classification utilisés, Valeurs Actuelles échappe à la classification « extrême droite » pour être un média établi depuis longtemps; tandis que Boulevard Voltaire, dont la ligne n’est pas très éloignée, est envoyé en enfer....Evidemment, l’Institut Montaigne, en l’occurrence, ne fait que suivre le comportement d’un système médiatique largement mimétique du comportement politique dominant. Au lieu d’être le grand média intégrateur des droites, le Figaro est devenu un soutien objectif du macronisme, avec un tout petit peu de place laissée à des opinions « originales », dans Figaro Vox; or le Figaro devrait être le modérateur d’une grande galaxie de droite, d’un conservatisme à la française, qui fasse une place aux points de vue identitaire, souverainiste, catholique conservateur ou pro-israélien par exemple. Le fait que l’on observe ensuite une tendance des médias établis à se concentrer sur les conséquences de la crise des Gilets Jaunes tandis que des médias périphériques mettent au coeur la question des valeurs défendues par les Gilets Jaunes n’est qu’une conséquence de choix faits en amont. 

 

Si on se penche sur le cas particulier d'Atlantico, on peut observer un paradoxe : en mettant en avant les valeurs portées par les Gilets jaunes tout comme les sujets plus orientés vers les conséquences du mouvement, nous avons tenté de tenir une ligne de crête. Cependant, on observe que ce choix d'un certain équilibre des points de vue, celui qui demande d'accepter de penser contre soi-même ne correspond pas du tout aux rapports qu'entendent avoir les Français avec leurs médias, et Atlantico est classé dans le "Cœur" des médias traditionnels. Comment expliquer qu'une certaine "honnêteté" quant à la situation générale de la France lors de cette crise n'ait pas permis de décloisonner les camps ?

Yves Michaud : Alors là c’est la tuile ! Atlantico se retrouve classé dans les médias notables, malgré tous ses efforts pour faire entendre une autre voix !

Écartons tout de suite une explication : non, Atlantico ne fait pas partie du « Cœur ». Le Cœur de nos médias officiels est en effet socialement verrouillé et même blindé, incestueux (avec des journalistes et rédacteurs en chef allant de l’un à l’autre au rythme des clauses de conscience…), très fort en relations publiques (le Siècle) et en dîners en ville, où des faux ennemis jurés s’embrassent autour d’un saumon fumé de Pétrossian.

En revanche, Atlantico reste la réalisation d’un certain nombre d’intellectuels et journalistes qui, même quand ils ont viré leur cuti, restent très convenables, n’osent pas reconnaître ouvertement ce qu’ont d’intéressant et de neuf les populismes, ont toujours peur de se faire traiter de lepénistes, populistes, matteo-salvinistes, orbanistes, que sais-je encore, et dont le libéralisme, même de plus en plus flageolant, les rapproche de la « pensée unique » des médias-notables. La pression de la correction politique et morale est énorme et nous avons tous tendance à l’intérioriser.

Peut-être faudrait-il plus aller du côté du « peuple ». Vous me direz qu’on a déjà entendu ça, aussi bien au temps des narodniki russes des années 1870 (des « populistes » déjà !) qu’à celui des maoïstes un siècle plus tard. Non je ne parle pas de ça. Il me semble que nous sommes beaucoup trop coupés de la réalité sociale, celle que décrivent pourtant sous nos yeux des femmes et des hommes de lettres qui ont nom Virginie Despentes (Vernon Subutex), François Beaune (Une vie de Gérard en Occident) ou Nicolas Mathieu (Leurs enfants après eux).

J’ajoute que la recherche de l’honnêteté et de l’analyse lucide n’arrange rien : car les médias-notables aussi se drapent dans l’honnêteté et l’analyse. Quand on lit les pages Débats ou Idées de nos notables, on n’y trouve que prétentions à la scientificité, au savoir et au « décryptage » signatures d’experts en tout et n’importe quoi et d’universitaires de l’université de Pétaouchnok. De ce point de vue Atlantico tombe dans leur piège. Je ne dis pas que l’honnêteté et l’analyses doivent être mises au rencart mais qu’il faudrait plus se démarquer de l’hypocrisie ambiante et plus fortement, affirmer plus brutalement la différence. Il faut savoir être mal élevé. Si les élites françaises sont bon chic bon genre, ça les regarde. Un peu de tonitruance à la Flaubert, à la Bloy, à la Bernanos, à la Houellebecq serait bienvenue.

Edouard Husson : Je ne crois pas que l’on puisse éviter que des camps se constituent. Au contraire, c’est éminemment souhaitable ! La question est plutôt de savoir quels clivages sont les plus utiles. Tant mieux si Atlantico est classé dans le « coeur «  des médias traditionnels, en étant d’une part un « pure player » et en refusant, d’autre part, le clivage entre les médias établis et les autres. Marianne ou Médiapart, chacun dans leur genre, suivent une ligne comparable et se retrouve aussi dans les médias « du centre ». Il serait bon pour la démocratie qu’il y ait, à droite comme à gauche, plus de médias adoptant le comportement de ces trois titres, au lieu d’alimenter, comme le font Libération, le Monde ou le Figaro, l’opposition entre élitisme et populisme. 

Ne faut-il pas y voir aussi une forme de domination de l'émotion dans notre débat public ?

Yves Michaud : L’émotion est le pivot des médias (le fait divers!) et aujourd’hui des médias sociaux. On ne peut pas l’éliminer. Le débat public n’est pas faussé par l’émotion : il est faussé par le fait d’être confisqué.

Il est confisqué aujourd’hui comme hier par les prétendues élites » qui veulent surtout ne rien perdre de leur pouvoir et survivent en grande partie grâce aux subventions à la presse. En revanche, comme le dit aussi le rapport de l’Institut Montaigne, il n’y a pas de business model valide pour d’autres pratiques. Qui plus est la nature addictive des média internet non seulement facilite la diffusion des mensonges et de la sottise mais surtout dévore le temps de cerveau disponible du citoyen. Ajoutons que la tolérance accordée à Google pour Google news qui, sous prétexte d’information, vole leurs clients aux médias contribue encore à renforcer la forteresse des médias-notables. La situation n’est donc pas réjouissante mais c’est précisément la raison pour laquelle il faut continuer à proposer des analyses sérieuses,celles qui manquent le plus – à condition qu’elles soient un peu plus insolentes et irrespectueuses. Le journalisme d’actualité est mort quand on peut tout trouver dans la seconde sur le net. Il faut le remplacer par un journalisme de réflexion et de critique, mais qui dérange sans scrupule. De toute manière, l’histoire est loin d’être terminée. La crise des Gilets jaunes a été glissée sous le tapis et l’oligarchie médiatico-politico-financière est toujours aux manettes. Si bien que la même polarisation que celle de la crise des Gilets jaunes guette et probablement en plus rude.

Edouard Husson : Nous sommes dans une époque où les émotions se donnent libre cours. Mais vous conviendrez que ce n’est qu’une conséquence de choix fondamentaux. Le cortex est bien encadré par le cerveau reptilien et le néo-cortex. On n’a pas vu beaucoup de lecteurs du Figaro ou du Monde s’émouvoir des crânes fracassés ou des yeux détruits par la police frappant les Gilets Jaunes. Nous sommes dans une situation qui rappelle beaucoup la seconde moitié du XVIIIè siècle, quand, à quelques exceptions près, des élites larmoyantes s’exaltaient pour toutes les conquêtes individualistes, méprisaient l’Eglise et ses réseaux de charité et s’adonnaient à de régulières bouffées d’émotion fondées sur une bonne dose d’auto-apitoiement. En 1789-93, la bourgeoisie hyperindividualiste utilisait les voyous parisiens pour imposer la peur en politique avec la même dextérité qu’Emmanuel Macron instrumentalisant l’extrême gauche pour disqualifier le mouvement des Gilets Jaunes. Quand on voit comme s’est imposé un récit mythologique de la Révolution comme soulèvement du peuple contre la tyrannie - alors qu’il s’agit d’une des plus féroces guerres de classe de l’histoire, où la bourgeoisie du Bassin Parisien a détruit les élites traditionnelles, la monarchie et toute la « Société-Providence » de l’époque, pour effectuer un énorme transfert de richesses en sa faveur - on se dit qu’il va falloir prendre garde, dès maintenant, à raconter la vraie histoire du macronisme. Il vaudrait mieux éviter qu’on nous raconte un jour que la République éclairée de M. Macron - ce bourgeois d’Amiens si semblable aux révolutionnaires des années 1780 - a défendu l’ordre public et les conquêtes dites sociétales contre des hordes d’ignorants manipulés par des forces politiques ou religieuses obscurantistes. De fait, les gazettes de l’époque révolutionnaire avaient accompagné, pour la plupart, les événements révolutionnaires comme les médias d’aujourd’hui, sauf exception, ont alimenté le récit gouvernemental.  

 

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