En direct
Best of
Best of du 10 au 16 octobre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Covid-19 : voilà ce que l’Etat n’a toujours pas compris sur son incapacité à enrayer la deuxième vague

02.

Et cette pancarte vous la trouvez grotesque, inappropriée ou simplement abjecte ?

03.

Ce mea culpa qu’Emmanuel Macron devrait prononcer avant qu’on puisse vraiment croire à sa détermination contre l’islamisme

04.

Selon des chercheurs des Pays-Bas, il y aurait une quatrième paire de glandes salivaires, dans votre tête

05.

La France maltraite ses profs et devra en payer le prix

06.

Terrorisme islamiste : comment les princes qui nous gouvernent ont réussi à faire en 72 heures ce qu’ils n’avaient pu faire en 30 ans

07.

Comment les islamistes ont réussi à noyauter la pensée universitaire sur... l’islamisme

01.

Gérald Darmanin & Brad Pitt bientôt papas, M. Pokora bientôt marié; Voici pense que le bébé de Laura Smet s'appelle Léo, Closer Jean-Philippe; Adele aurait succombé au charme de l'ex (cogneur) de Rihanna; Kanye West propose l'union libre à Kim Kardashian

02.

Comment les islamistes ont réussi à noyauter la pensée universitaire sur... l’islamisme

03.

Décapitation islamiste : est-il encore temps d’arrêter la spirale infernale… et comment ?

04.

Islamisme : la République de la complaisance

05.

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

06.

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

01.

Décapitation islamiste : est-il encore temps d’arrêter la spirale infernale… et comment ?

02.

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

03.

Islamisme : la République de la complaisance

04.

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

05.

Professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine : "Il a été assassiné parce qu'il apprenait à des élèves la liberté d'expression"

06.

Professeur décapité : "je crains plus le silence des pantoufles que le bruit des bottes"

ça vient d'être publié
pépites > Santé
Extension du couvre-feu
Covid-19 : plusieurs départements vont basculer en alerte maximale jeudi
il y a 1 heure 11 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Les Inconsolés" de Minh Tran Huy : une histoire d’amour tragique, un conte féérique, un thriller gothique, une intrigue magistrale, l’exotisme du Vietnam…, un superbe roman

il y a 3 heures 43 min
décryptage > France
Majorité pacifique

Sera-t-il possible d’inverser le tragique déclin des institutions françaises en évitant la case violence ?

il y a 5 heures 19 min
décryptage > Sport
L’hymne sans la joie

PSG / Manchester United : les Parisiens confondent Ligue des champions et ligue d’égoïstes

il y a 6 heures 8 min
pépites > Terrorisme
Justice
Plainte du ministre de l'Intérieur contre un blog du site Mediapart qui accuse la police d'avoir exécuté l'agresseur du professeur de Conflans parce que ce terroriste est musulman
il y a 6 heures 30 min
light > Justice
High-Tech
Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête contre Google pour abus de position dominante au détriment de ses concurrents
il y a 6 heures 47 min
pépites > Politique
Terrorisme
François Fillon réagit après le meurtre du professeur de Conflans estimant qu'il ne peut pas rester silencieux face à ce drame
il y a 7 heures 17 min
décryptage > Politique
Pire que la fachosphère : la lachosphère

Terrorisme islamiste : comment les princes qui nous gouvernent ont réussi à faire en 72 heures ce qu’ils n’avaient pu faire en 30 ans

il y a 7 heures 36 min
pépite vidéo > Education
Mort de Samuel Paty
Marine Le Pen : "Les enseignants n'ont pas le soutien de leur hiérarchie"
il y a 7 heures 48 min
décryptage > Politique
Ambiguïtés ?

Ce mea culpa qu’Emmanuel Macron devrait prononcer avant qu’on puisse vraiment croire à sa détermination contre l’islamisme

il y a 9 heures 5 min
pépites > Justice
PNAT
Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : le procureur du Parquet national antiterroriste livre de nouveaux éléments sur l'enquête
il y a 2 heures 6 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Michel-Ange" de Andreï Konchalovsky : dans un film éloigné de toute prétention biographique, Michel-Ange, un artiste confronté à la fièvre et à la folie de sa force créatrice… Sublime

il y a 4 heures 6 min
décryptage > Santé
Lutte contre la Covid-19

Coronavirus : L’Etat freine-t-il des médicaments français qui pourraient être efficaces ?

il y a 5 heures 41 min
décryptage > Economie
Espoir face à la pandémie

Le rebond (modéré) de la croissance chinoise est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

il y a 6 heures 18 min
décryptage > Politique
Lutte contre le séparatisme

Julien Aubert : "La détermination d’Emmanuel Macron face à l’islamisme relève plus de l’air du temps que de la conviction"

il y a 6 heures 36 min
décryptage > Science
Osiris Rex

La NASA est sur le point d’entrer en contact avec l’astéroïde Bennu et voilà ce que ça pourra nous apporter

il y a 7 heures 9 min
décryptage > Santé
Un mal pour un bien

Couchés plus tôt ou plus tard...? Ce que nos habitudes du confinement nous enseignent sur l’impact prévisible du couvre-feu

il y a 7 heures 31 min
pépites > Justice
Terrorisme
Samuel Paty le professeur tué à Conflans a démenti avoir commis la moindre infraction quand les policiers l'ont interrogé après la plainte d'un parent d'élève
il y a 7 heures 48 min
décryptage > Education
Profession sacrifiée

La France maltraite ses profs et devra en payer le prix

il y a 8 heures 23 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Face à l’aggravation de la crise, Bruno Le Maire renforce les mesures de soutien mais évite toute nouvelle contrainte réglementaire

il y a 9 heures 24 min
© PASCAL PAVANI / AFP
© PASCAL PAVANI / AFP
Sauver des vies

Et maintenant que le gouvernement revient sur les 80 km/h, quels éléments pour garantir une meilleure sécurité routière ?

Publié le 17 mai 2019
Le Premier ministre a assuré ne voir "aucun inconvénient" à ce que les présidents des conseils départementaux puissent assouplir la mesure sur l'abaissement de la limite de vitesse à 80km/h.
Philippe Vénère
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Philippe Vénère a été policier pendant 40 ans. Ce grand spécialiste français du doit des automobilistes a été notamment commissaire divisionnaire et officier du ministère public du tribunal de police de Paris de 1992 à 1996. Il a également enseigné à...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le Premier ministre a assuré ne voir "aucun inconvénient" à ce que les présidents des conseils départementaux puissent assouplir la mesure sur l'abaissement de la limite de vitesse à 80km/h.

Atlantico : Quel est le bilan sur la limitation de vitesse entrée en vigueur il y a moins d’un an ?

Philippe Vénère : La plupart du temps, les périodes d’augmentation et de diminution de la mortalité depuis l’entrée en vigueur de cette loi sont liées à la météo. Le beau temps fait augmenter la circulation et donc les accidents, et la limitation à 80 ou 90 km/h ne change rien sur ce point. La limitation est une marotte des personnes de la sécurité routière pour compenser le mauvais état des routes - nous y reviendrons. Il y a nombre de route où on ne peut simplement pas rouler à 80 km/h aujourd’hui. A mon avis, c’est une mesure qui montre une forme d’inutilité parce que les zones qui sont passées à 80 sont moins accidentogènes que prévu. On ne peut pas tirer de bilan hâtif, car il faut plusieurs années pour isoler les causes d’accident. On constate cependant que si la mortalité semble avoir baissé, le nombre d’accident a augmenté. 

On a voulu prendre une mesure sans tenir compte des acteurs locaux. Il leur appartient, eux qui doivent gérer l’aménagement des routes, d’apprécier les limitations. Ce sont eux qui sont le mieux placé. Ils connaissent tous les points noirs de leurs secteurs, et peuvent à défaut d’aménager, réduire la vitesse. Ce n’est pas une mauvaise mesure dans le fond, quand c’est fait en connaissance des situations particulières. Le problème vient quand elle est déconnectée des réalités. 

Le Premier ministre semble avoir compris le langage de raison, acceptons-en l’augure. 

En dehors des limitations de vitesse, quels sont les autres facteurs qui explique les accidents de la route qu’il faut traiter ?

La vitesse pure, celle de l’imprudence des conducteurs, représente entre 24 et 25% des la mortalité sur les routes. C’est beaucoup. Mais il faut y ajouter les autres facteurs qu’on a tendance à négliger : la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants (et souvent les deux à la fois), mais aussi l’état des routes, dont l’Etat s’est déchargé, pour les départementales et les régionales, sur les conseils départementaux et régionaux sans leur accorder les mêmes crédits dont on disposait auparavant. Les communes font ce qu’elles peuvent, mais ne peuvent rénover réellement leurs réseaux routiers. Aujourd’hui, notre réseau départemental ou communal est clairement dégradé. Car c’est un budget très important, et on voit le plus souvent des replâtrages sur des petits morceaux de routes plutôt que de vrais aménagements pour éviter une dégradation sur le long terme. On bouche les trous, on raccommode, mais on ne fait pas la route pour qu’elle soit roulante. On peut limiter la vitesse, mais cela ne permet pas tout. Souvent, la vitesse est abaissée naturellement en dessous des 80 km/h. 

Aujourd’hui, on agit comme si la majorité des Français étaient des chauffards : c’est faux. 85% des dépassements de vitesse autorisées aujourd’hui sont inférieures à 10 km/h sur des zones pas nécessairement accidentogènes. C’est pourquoi les radars ne sont pas la solution.  

Il existe aussi les problèmes de conduite imprudente, qui mériteraient d’être sanctionnés, et qu’un radar ne peut pas contrôler, alors que c’est un comportement dangereux et contraire au code de la route. Refus de priorité, distances de sécurité états des véhicules et autres fautes ne sont pas punis. 

On a retiré trop de gendarmes et policiers qui contrôlaient ces faits depuis l’adoption du radar en 2003 comme fondement de la doctrine de la sécurité routière. Mais rien ne remplace leur appréciation de la situation. 

En France, les limitations de vitesse apparaissent de plus en plus variées, voire parfois incohérentes. Cette complexité ne le rend-elles pas dangereuses ? 

Effectivement,  ces limitations de vitesse de plus en plus variées sont sources de gène considérable. L'automobiliste, tout en les respectant, se retrouve piégé à cause de ces variations injustifiées. Une portion de la route peut désormais être limitée à 80 km/h, et passer quelques mètres plus loin à 90 avant de repasser ensuite en 80… Ne pouvant pas porter son regard sur tout –sur le volant, les vitesses, les panneaux de signalisation…-  le conducteur s'en trouve –en quelque sorte- traumatisé.

Selon moi, ces limitations sont généralement injustifiées voire abusives. Il suffirait que l'on aménage mieux les chaussées, que l'on améliore le réseau routier tout en laissant une vitesse constante. En effet, toucher sans cesse aux limitations de vitesse vide le code de la route de tout son sens. Or,  cette incohérence papable sur tout le réseau –autoroutes incluses-  est un facteur d'inattention non négligeable. D'un instant à l'autre, une route sur laquelle la vitesse de rigueur devrait être de 130km/h se retrouve à 120km/h… Plutôt que de se concentrer sur le trafic, le conducteur se voit obliger de fixer constamment les panneaux par peur d'avoir une amende.

Cela est d'autant plus injustifié que la plupart du temps on ignore la raison d'être de ces variations de vitesse. Il peut s'agir d'un arrêté préfectoral comme d'une décision émanant de la commune que la route traverse. Dès lors, sans raison manifeste on se trouve forcé de guetter les panneaux constamment, or les yeux rivés sur le compteur, on ne vérifie pas la route et accident est vite arrivé ! Et le tout, sans bénéfice aucun pour la sécurité routière…

Pourquoi multiplier les limitations de vitesses ? Quels sont les effets escomptés ?

Ces multiplications de limitations de vitesse ont pour but premier de rendre les routes plus sûres. Se faisant, c'est un échec cuisant. Ce millefeuille de limitations et de mesures est le fait de lobbys et d'associations qui pensent que réglementer la vitesse conduira forcément à une meilleure sécurité routière et à une baisse de la mortalité. Or ceci est faux : les réglementations se multiplient et aucune baisse drastique de la mortalité ne suit.

Le code de la route –lorsqu'il est respecté- est sans danger. Ce qu'il faut, ce n'est donc pas multiplier les restrictions de vitesse mais bien améliorer la condition des routes et multiplier la présence des gendarmes et de policiers qui, remplacés par des radars, ont globalement disparu.

Les routes dans leur état actuel sont sources d'accident. Par exemple, les nationales sont massivement empruntées par les poids lourds, or puisque ce sont des routes à une seule voie et limitées à 80km/H ou 90km/h, lorsqu'un automobiliste est bloqué derrière un camion et qu'il tente de le doubler –à une vitesse qui ne le permet pas- il augmente ses risques d'avoir un accident. Ce qu'il faut c'est prendre conscience de la réalité de ces routes et créer davantage de deux et quatre voies. De plus, les routes sont bien souvent en très mauvais états. Il n'y a que regarder celles qui avaient été touchées par le dégel en début d'année : un an après et à l'approche de nouveaux dégels, elles n'ont toujours as été réparées ! Voilà donc la source réelle des accidents !

D'autre part, l'absence ou du moins la présence de moins en moins soutenue de policiers ou de gendarmes sur le bord des routes n'améliorent rien. Un radar, contrairement à un policier ne vérifie pas le taux d'alcoolémie des conducteurs ni leur consommation de stupéfiants. Or, sans vérifications régulières les risques d'accidents sont multipliés.

Dans les faits, quelles en sont les conséquences pour les automobilistes ? Ces routes -marqués par de nombreuses variations de vitesse- sont-elles généralement, aussi, les plus meurtrières ? 

Les statistiques annoncent régulièrement une baisse des morts sur la route, mais j'en doute fortement. A titre d'exemple, alors que les autorités avaient annoncé qu'entre 2003 et 2013, 36 000 vies avaient été sauvées grâce aux radars ; l'Insee a déclaré  -pour sa part- que les radars n'avaient épargné qu'un millier de vies…

Ainsi il en va de même pour les variations de limitation de vitesse : elles ajoutent bien plus aux risques qu'elles n'en retirent. Modifier sans cesse les limitations de vitesse prévues par le code de la route n'apporte aucune réponse en matière de sécurité routière. Bien au contraire, comme je le disais plus haut, ce type de variations perturbent le conducteur, le déconcentrent devenant ainsi la source d'accidents supplémentaires.

Aujourd'hui, il y a des réelles mesures à prendre. Encore une fois, il s'agit d'améliorer l'état des routes et d'augmenter le nombre de policiers et des gendarmes postées sur celles-ci. Or à présent, alors que notre réseau routier est l'un des plus mauvais d'Europe, rien de concret n'est fait.  Les mesures technocrates s'accumulent mais les résultats ne sont tristement pas à la hauteur. Il convient donc de repenser tout ceci.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Inazuma12
- 18/05/2019 - 23:58
Vitesse
Quand la limitation généralisée a été instaurée en 1973, un dépassement pouvait se faire en outrepassant la vitesse autorisé à condition de revenir à la limite ensuite. C'était une mesure de bon sens.
Anouman
- 17/05/2019 - 20:05
Sécurité
Il y a beaucoup de choses vraies dans cet article. Par contre 25% des accidents mortels seraient causés par la vitesse pure (pure? à préciser parce que dit comme ça on ne sait pas à quoi ça correspond). Mais la sécurité routière nous dit que 38% se tuent seuls (il ne peuvent s'en prendre qu'à leur imprudence ou maladresse) et 25% dans une collision avec un tiers. En quoi rouler à 80 ou 90 va éviter les collisions? Et même 110? En quoi un radar évite les collisions?

Les politiques de sécurité routière ne sont pas sérieuses et les radars ne sont que des machines à sous.
von straffenberg
- 17/05/2019 - 14:34
comportements et taxes
Depuis quelques décennies déjà on a choisi de pénaliser le conducteur tout azimut les caisses de l'état étant vides je ne m'étendrais pas sur le sujet. Ce qui tue sur la route c'est principalement le comportement…..non respect des distances ….de la droite…..alcool.....conducteur foncièrement dangereux ; il est évident que percuter un mur à 30 km h est moins dangereux qu'a 80 ….autant se déplacer à pied . C'est peut être ce que l'on cherche satisfaire une politique restrictive et des lobbys ….la vie du citoyen lambda étant un prétexte pour masquer les vrais problèmes