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Illusion

Philippe d’Iribarne : "Le terme d’islamophobie vise à donner crédit à l’idée fausse selon laquelle l’Occident véhiculerait un rejet global, irrationnel et indiscriminé de tout ce qui touche à l’islam et de tous les musulmans"

Publié le 06 avril 2019
Dès qu’on se donne la peine de s’intéresser aux données de fait concernant l’accueil que le monde occidental réserve à l’islam et aux musulmans, ce qu’on observe est radicalement différent de la propagande.
Philippe d'Iribarne
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Diplômé de l'école X-Mines, Philippe d'Iribarne est directeur de recherche au Cnrs, spécialisé dans la diversité des cultures politiques. Auteur de quatorze ouvrages, dont L'islam devant la démocratie (Gallimard, 2013), il a notamment...
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Dès qu’on se donne la peine de s’intéresser aux données de fait concernant l’accueil que le monde occidental réserve à l’islam et aux musulmans, ce qu’on observe est radicalement différent de la propagande.

Atlantico : Dans votre nouveau livre, "Islamophobie : intoxication idéologique" (Albin Michel), vous expliquez que le concept d'islamophobie est un leurre, une illusion, une intoxication. En quoi ce concept brouille-t-il les débats et en quoi relève-t-il d'une illusion  ?

Philippe d’Iribarne : Le terme d’islamophobie vise à donner crédit à une thèse radicale selon laquelle l’Occident véhiculerait un rejet global, irrationnel et indiscriminé de tout ce qui touche à l’islam, de toutes ses pratiques, de tous les musulmans. Cette thèse est sans cesse reprise par des organisations internationales, tel le Comité des droits de l’homme de l’ONU, par nombre de pays musulmans, Turquie et autres, comme par de nombreux organismes, tel le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France). On a affaire à une sorte de slogan indéfiniment répété. Or, dès qu’on se donne la peine de s’intéresser aux données de fait concernant l’accueil que le monde occidental réserve à l’islam et aux musulmans, ce qu’on observe est radicalement différent. Les enquêtes d’opinion auprès de la composante majoritaire de la population, les enquêtes de « victimisation » menées auprès des musulmans et les testings comparant l’accueil des employeurs à des demandeurs d’emploi qui paraissent ou non musulmans montrent avec ensemble qu’on a en fait des réactions très nuancées. Ces réactions distinguent bien les aspects de l’islam plus ou moins compatibles avec les valeurs occidentales et les musulmans qui paraissent plus ou moins attaché à ces valeurs.

Un aspect essentiel de cette diversité de réactions est dû au fait que l’islam a deux dimensions. D’une part, il est porteur de ce à quoi l’on pense immédiatement quand on parle de religion : une invitation à une démarche spirituelle. Tant qu’on a affaire à ce registre et à son expression, comme le jeûne du ramadan ou l’attachement à la prière, l’islam est bien reçu. Mais l’islam possède aussi, du moins dans la conception qui en prévaut usuellement, une autre dimension : l’imposition d’un ordre social. Or, deux traits majeurs de cet ordre sont inacceptables pour des Occidentaux : le refus de la liberté de conscience (un musulman ne peut se convertir librement à une autre religion ou renoncer à sa foi) et le statut d’être inférieur, objet d’un strict contrôle, réservé aux femmes, statut dont les manifestations sont multiples, des règles d’héritage à l’obligation d’adopter une tenue « pudique » en passant par l’interdiction d’épouser un non-musulman. C’est cet ordre social qui est rejeté.

Le discours de l’islamophobie ne veut rien savoir de cette complexité. Il fournit une représentation fantasmée à mille lieux de la réalité qui séduit par sa simplicité à laquelle beaucoup se laissent prendre dans une sorte d’intoxication collective. Ce discours écarte toute réflexion et tout débat sensés sur la question, fort sérieuse, de ce que pourrait être une intégration satisfaisante de l’islam et des musulmans dans le monde occidental.

Cesser de parler d'islamophobie dès lors qu'un attentat est perpétré n'aiderait-il pas le monde musulman à s'interroger sur lui-même ? Quelle serait la première étape pour neutraliser la charge victimaire des débats et ouvrir une vraie conversation sur ce sujet ?

Effectivement, le terme d’islamophobie est intimement associé à une vision victimaire des musulmans qui leur interdit de se demander ce qu’ils peuvent à ce qui leur arrive. Quand les événements, et en particulier les attentats commis en faisant explicitement référence à l’islam, amènent à se poser des questions sur celui-ci, le discours de l’islamophobie rejette aussitôt ces questions en affirmant que ces événements n’ont « rien à voir avec l’islam » et que faire le lien relève d’une attitude islamophobe. Cela s’est vu de manière particulièrement spectaculaire lors des attentats du 11 septembre 2001. Ceux-ci ont été suivis, aux États-Unis comme en Europe, de manifestations de solidarité avec les musulmans dénonçant les « préjugés islamophobes » que les attentats risqueraient de renforcer. De ce fait, le monde musulman est mis à l’abri de toute interrogation sur lui-même, et il devient extrêmement difficile, sauf quand on a affaire à des musulmans largement convertis aux valeurs de l’Occident, de réfléchir avec lui sur ses dérives et sur les chemins qu’il serait bon qu’il prenne, au premier chef pour le bien des musulmans eux-mêmes.

Notre incapacité à poser la question de l'islamophobie de manière neutre ne révèle-t-elle pas notre inconfort à parler de religion dans une société en proie à un dilemme permanent sur la laïcité ? 

Notre société a bien du mal à parler de religion avec pertinence. Pour beaucoup de ses membres, il s’agit d’un objet bizarre, difficile à comprendre, un peu folklorique, lié à un passé supposé en train de disparaître. Et même ceux qui gardent un lien fort avec l’univers chrétien n’ont en général guère d’enthousiasme à son égard. L’idée d’être prêt à mourir pour sa foi paraît étrange, et même celle de voir l’orientation de son existence fondamentalement liée à une démarche religieuse. Du coup l’importance qu’a leur religion pour nombre de musulmans est difficile à saisir. De plus notre référence à la laïcité incite à considérer que la religion ne peut concerner la vie de la cité mais seulement la vie personnelle de chacun. Cela rend difficile de comprendre la place qu’elle occupe au sein du monde musulman. Enfin l’appel à la notion générique de « religion », n’aide pas à percevoir les profondes différences entre le christianisme et l’islam. Tout cela rend difficile de réfléchir sainement sur la place de l’islam dans les sociétés occidentales.

Un point majeur est que le manque d’intérêt pour la sphère religieuse conduit à être mal armé pour faire la part de ce qui, dans l’islam, relève d’une démarche authentiquement spirituelle et ce qui relève de l’emprise d’un ordre social.  Or cette différence n’est pas difficile à mettre en évidence, pour peu qu’on consente à s’y intéresser. Il suffit d’observer le monde musulman contemporain ou de se référer au Coran. Pour la dimension spirituelle, associée aux cinq piliers de l’islam, la profession de foi, la prière, le jeune, l’aumône et le pèlerinage à La Mecque, on constate une grande unité du monde musulman et on a une stricte parité entre hommes et femmes. C’est le contraire pour l’ordre social. Celui-ci est marqué par de grandes distinctions entre le statut des hommes et celui des femmes, qu’il s’agisse de l’héritage, de la valeur du témoignage, des règles du mariage, de l’autorité dans le couple ou des règles vestimentaires. De plus nombre de ses aspects prennent des formes très variables en fonction des temps et des lieux. Le discours de l’islamophobie tire parti du manque de discernement entre le spirituel et le social pour travestir toute résistance à l’emprise d’un ordre social islamique en violation de la liberté de conscience.

En faisant systématiquement des musulmans des victimes lorsqu'on aborde la problématique de l'islamophobie, est-ce qu'on ne les prive pas de fait de leur sentiment de responsabilité, voire de leur liberté de conscience ? N'est-ce pas une erreur soit de diviser le monde musulman systématiquement, soit de le juger comme un ensemble homogène ? 

Pour que les musulmans puissent se sentir vraiment responsables de leur destin, il faut qu’ils aient conscience de tout ce que ce qui leur arrive doit à leur façon propre d’être et d’agir. Les différences d’accueil qu’ils reçoivent au sein du monde occidental, qui sont considérables, montrent que la manière dont ils se situent par rapport à celle-ci joue un rôle essentiel. Comme l’a montré une étude de l’Institut Montaigne sur l’islam de France, beaucoup, qui suivent les us et coutumes de la société à laquelle ils s’agrègent, s’y intègrent dans un « succès silencieux ». Par ailleurs, le fait de présenter globalement les musulmans comme des victimes de l’Occident conduit à une sorte d’aveuglement sur le fait qu’ils sont tout autrement victimes. Ceux d’entre eux qui désirent s’intégrer pleinement au monde occidental supportent une pression sociale, provenant de leur communauté, qui vise à les en empêcher. La nécessité pour notre société de lutter contre cette pression est parfois reconnue. Cela a été le cas au moment de l’élaboration et du vote de la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école, loi qui a pour effet de protéger les écolières de la pression communautaire les contraignant à porter une tenue islamique. De jeunes musulmanes, qui se sont exprimé dans la presse à cette époque, ont appelé à une loi les protégeant contre cette pression. Mais, dans la majorité des situations, cette pression communautaire s’exerce sans entraves. Regarder les musulmans comme un ensemble indifférencié, faisant bloc face à un monde extérieur dont ils seraient victimes, interdit de prêter attention à la façon dont leur communauté limite leur liberté de conscience.

Comment la pensée moderne peut-elle se libérer de la condamnation ou de la victimisation lorsqu'on aborde le sujet de l'Islam pour développer cette "pensée libre" dont vous parlez ? Est-on prisonnier de cette charge "affective" qui plane sur ces débats ?  

Cette charge affective constitue effectivement un grand obstacle quand on cherche à réfléchir sereinement sur ce qui touche à l’islam. Dans un univers de passions, de théories du complot, celui qui tente de comprendre la complexité des situations au lieu de simplement dénoncer des « méchants » est aussitôt considéré comme le complice de ces derniers. On en a eu encore un exemple saisissant lors de l’attentat de Christchurch quand les magazines qui n’hésitent pas  à évoquer l’existence d’une face obscure de l’islam ont été accusés, notamment par Najat Vallaud-Belkacem, d’être complices du terroriste, voire d’être responsables de son méfait. On trouve en Occident plusieurs courants qui, loin de résister aux passions et à chercher à développer un regard éclairé, contribuent à répandre l’image d’Epinal de musulmans victimes de méchants Occidentaux. C’est le cas des tenants d’un « islamo-gauchisme » qu’unit une haine d’un Occident jugé responsable de tous les malheurs du monde. C’est de même le cas des promoteurs d’une laïcité « ouverte », dont le rapport québécois de la commission Bouchard -Taylor en faveur d’une société « inclusive » fournit une illustration saisissante, qui combattent les « laïcards ». Les média sont trop souvent à la remorque de ces positions, ne serait-ce que quand ils font écho aux conclusions des études prétendant « démontrer » que nos sociétés sont islamophobes, sans prendre la peine de questionner leur rigueur. Et les quelques voix qui, en sens inverse, proclament une détestation indiscriminée de tout ce qui touche à l’islam n’aident pas à aborder avec sérieux les questions qu’il pose, d’autant plus qu’il est trop facile aux tenants d’une vision victimaire de mettre ces voix en avant pour entretenir la fable d’un Occident globalement islamophobe.

Quelle serait, pour, nos sociétés occidentales, la bonne position à adopter dès que l'on aborde ce type de sujet ?Que doit-on faire pour bien poser ces questions ? 

Il est essentiel d’échapper à un discours qui parle des musulmans présents en Occident comme d’une masse homogène et de bien mettre en lumière la grande diversité de leurs rapports aux sociétés qui les accueillent. Il faudrait donner beaucoup plus d’écho que ce n’est le cas actuellement au parcours de ceux qui sont parfaitement intégrés. Bien sûr les média ont de bonnes raisons de parler de ceux qui s’engagent dans le djihad, mais le faire de manière trop unilatérale conduit à une vision très déséquilibrée. Cette vision favorise à la fois des réactions de dénonciation indiscriminée de l’islam et des dénonciation indiscriminée d’un Occident accusé d’avoir incité les musulmans qui y demeurent à le détester en les traitant mal. Il serait bon de mettre au contraire en valeur les parcours d’intégration réussie et de mettre en lumière ce qui les permet.

De plus, je ne vois pas comment les musulmans pourraient se sentir à la fois pleinement musulmans et pleinement occidentaux sans clarification de la frontière entre ce qui, dans l’islam, relève d’un côté d’une foi dont la liberté de conscience exige le respect et de l’autre d’un ordre social, incompatible avec les valeurs de liberté et d’égalité qu’une pleine appartenance à l’Occident exige de rejeter. Si le monde occidental s’engage sur ce point dans une démarche de vérité, il pourra expliquer honnêtement aux musulmans les raisons pour lesquelles certains traits de leur monde sont bien acceptés et d’autres pas, les aidant ainsi à s’engager lucidement dans une démarche de pleine intégration.

Philippe d’Iribarne, "Islamophobie : intoxication idéologique", publié chez Albin Michel. 

A lire aussi sur Atlantico, un extrait de l'ouvrage : Islamophobie : comment les Occidentaux tombent dans le piège qui leur est tendu

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GP13
- 07/04/2019 - 10:44
@Benvoyons
Nous sommes d'accord, parce que, justement, il ne peut être question de laisser l'Islam devenir l'unique religion du monde.
Ceux qui prétendent qu'un Islam de France est possible, pensent que toutes les religions se valent, que l'Islam est aimable, ce que je récuse absolument. Mais il n'en va pas des hommes comme des religions et des musulmans comme de l'Islam. Les personnes que sont les musulmans n'ont pas à être persécutées, mais l'Islam est une religion qui ne doit pas avoir de place en France.
Benvoyons
- 07/04/2019 - 10:15
GP13 - 06/04/201 Ta lecture du Coran est incomplète puisqu'il
dit qu'il ne peut rester dans le monde qu'une religion celle du Coran. Cette demande du Coran est faite à tous les adeptes pour y arriver. Donc ta prose "Nul ne doit se sentir obligé d'aimer la religion du Coran " ne me semble pas très juste, même fausse en fait.
Bien évidemment comme dans toutes les religions tous les adeptes ne sont pas intégristes (exemple à Mossoul quand l'EI a pris cette ville un professeur d'Université Musulmans a protégé des Chrétiens & il en est mort ainsi que sa famille. Il est mort par des Musulmans qui considéraient qu'il ne respectait pas le Coran qui dit ce que eux disent. Malheureusement ces sourates & versets existent & ils ne font pas des interprétations fausses. Comme celui d'avoir des esclaves & d'utiliser sexuellement les femmes esclaves. S23 V de 1 à 7. Car cela existe encore aujourd'hui dans des pays comme la Mauritanie & ailleurs aussi sans que l'EI ait eu besoin d'être là. Le nouveau Président de l'Université Islamique du Caire a dit qu'il fallait retravailler complètement les textes en tenant compte des recherches des Philologues car les premiers textes du Coran qui ont été écris étaient en Syriaque, Araméen, Arabe préislamique .
GP13
- 06/04/2019 - 18:23
Les personnes et l'Islam
Nul ne doit se sentir obligé d'aimer la religion qu'est l'Islam.
Mais les musulmans sont des personnes qui ont droit au respect.
L'islam n'a pas sa place en Europe, mais les musulmans qui y résident devraient avoir le droit d'y rester s'ils acceptent des lois qui ne doivent rien à l'Islam.