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© GERARD CERLES / BELGA / AFP
© GERARD CERLES / BELGA / AFP
Bonnes feuilles

Bruxelles : le bouc émissaire idéal des populistes pour tous les maux de l’Union européenne

Publié le 10 mars 2019
Bernard Spitz publie "Merci l’Europe ! Riposte aux sept mensonges populistes" aux éditions Grasset. Inégalités, chômage, terrorisme, migrants, péril environnemental... L’Europe ne rassure plus les citoyens européens. L’auteur revient sur les bienfaits de l’Europe et dénonce les grands mensonges qui font le lit du populisme. Extrait 2/2.
Bernard Spitz
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Maître des requêtes au Conseil d’État, ancien conseiller du Premier ministre Michel Rocard, ancien membre de la direction générale de Canal+ et de Vivendi Universal, créateur d’entreprise, Bernard Spitz est depuis 2008 le président de la Fédération...
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Bernard Spitz publie "Merci l’Europe ! Riposte aux sept mensonges populistes" aux éditions Grasset. Inégalités, chômage, terrorisme, migrants, péril environnemental... L’Europe ne rassure plus les citoyens européens. L’auteur revient sur les bienfaits de l’Europe et dénonce les grands mensonges qui font le lit du populisme. Extrait 2/2.

« C’est la faute de Bruxelles »

Vraiment ? Depuis la création du royaume de Belgique, Bruxelles a toujours servi de bouc émissaire aux communautés du pays. La construction européenne a hérité de cette malédiction originelle. Les « purs » du traité de Rome pleurent la perte du projet des fondateurs. Les gouvernements se plaignent de la Commission. Les entreprises dénoncent la surrèglementation. Les populistes europhobes voient dans la capitale belge la Babylone des temps modernes. Les tenants de l’Europe-civilisation tel Viktor Orbán la qualifient de « non-démocratie libérale ». La Bruxelles administrative, avec ses immeubles paquebots et ses dédales de couloirs, nourrit les clichés du bureaucrate qui édicte des règles absurdes et mène le système à sa ruine. 

Tout cela, sans être complètement faux, est outré ; et surtout, c’est oublier que les principaux responsables de la situation sont à chercher dans les capitales européennes qui font passer leurs intérêts nationaux avant l’intérêt général européen. Les gouvernements ont pris l’habitude de se défausser sur l’Union des réformes qu’ils n’ont pas le courage de mettre en œuvre eux-mêmes. Ils s’octroient le mérite de ce qui marche et rejettent sur l’Europe tout ce qui peut susciter le mécontentement. De son côté, la Commission dont nul ne nie le dévouement s’est habituée à fonctionner en roue libre. Elle « applique les règles » mécaniquement, au risque d’être en décalage avec la réalité, donc avec les citoyens. Et elle se qualifie elle-même d’« exécutif européen », en confondant son autorité juridique avec une autorité politique qu’elle n’a pas.

La maison brûle…

Engoncée bureaucratiquement, instable socialement, déstabilisée par le Brexit, privée de leadership, l’Union attendait un réveil politique. L’espoir est venu en 2017 de l’élection d’Emmanuel Macron puis du discours de la Sorbonne. Helas, il a fallu attendre mars 2018 pour qu’Angela Merkel soit en mesure de gouverner en Allemagne. Le même mois, l’Italie donnait la victoire électorale aux forces antisystème.

La fenêtre de tir de la réforme venait de se refermer. Un an plus tard, la scène a changé dramatiquement. Le rappel identitaire exacerbé par les flux migratoires est venu s’ajouter aux difficultés économiques pour supporter l’opposition des europhobes et des eurosceptiques. Cette fois, la maison brûle. L’Europe peut se réveiller en 2019 avec un Eurexit, un Parlement européen sceptique envers l’Union ; ou encore avec une assemblée atomisée, à majorité instable de type Quatrième République, permettant aux idées populistes d’être au centre du jeu. Sans initiative, ce pourrait être l’amorce d’un effacement progressif de l’Europe. 

Alors que faire ? De la politique.

C’est la volonté politique qui a créé l’Europe après la guerre. C’est elle qui la fera renaître ; ou disparaître. C’est elle qui a permis la naissance de l’euro et qui a réglé la crise financière de 2008. C’est elle aussi qui a conduit au Brexit et à la montée des partis anti-européens. C’est la volonté politique et elle seule qui répondra aux défis qui se posent à l’Europe, sur la question des flux migratoires comme sur les autres. Les populistes se sont engagés dans ce combat ? À nous d’apporter de meilleures réponses que les leurs. 

L’Europe s’est bâtie sur quelques fondamentaux. Parmi ceux-ci, le principe de l’unanimité des États membres pour toute décision relevant de la révision des traités, de la fiscalité et de la politique étrangère, donc de la défense et des politiques migratoires, la majorité qualifiée valant pour le reste. La Commission a son champ de compétence soit pour des décisions autonomes sans intervention des États – pour la concurrence par exemple –, soit nécessitant la majorité qualifiée. C’est le principe de subsidiarité : l’Union n’intervient que si elle peut mieux réaliser les objectifs poursuivis à son niveau qu’à celui des États. 

Or, ces fondamentaux ne sont plus sa force. L’unanimité était réaliste tant que l’Europe comprenait peu de pays, au niveau de vie comparable, et homogènes culturellement. Elle reste encore pertinente lorsqu’il s’agit de décisions globales majeures, en matière climatique par exemple. En faire une règle générale à 27, en revanche, crée une situation ingérable : elle interdit tout accord ambitieux entre un si grand nombre d’acteurs ; elle ignore le réalisme qui implique de tenir compte de la taille des États à la Commission, comme on le fait au Parlement ; de surcroît, elle confère une prime à tout pays qui joue sa carte nationale contre la solidarité collective. Au lieu de renforcer l’unité de l’Union, on affaiblit à la fois sa gouvernance et sa crédibilité vis-à-vis des opinions publiques.

Extrait de " Merci l’Europe ! Riposte aux sept mensonges populistes", de Bernard Spitz, publié aux éditions Grasset.

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