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Ce truc pour acheter des billets d’avion moins cher qui fait enrager les compagnies aériennes

Publié le 01 mars 2019
Rajouter des escales à son vol permet de faire baisser significativement le prix du billet d'avion.
Morgan Bourven
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Morgan Bourven est journaliste pour le magazine Que choisir de l'Union fédérale des consommateurs (UFC).  Il a également un blog de voyages.
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Rajouter des escales à son vol permet de faire baisser significativement le prix du billet d'avion.

Atlantico : La compagnie allemande Lufthansa poursuit un passager en justice, au motif que celui-ci aurait réservé un vol avec escale pour payer son trajet moins cher, sans voler jusqu’à la destination finale. En quoi consiste cette pratique dite du "skiplagging" ?

Morgan Bourven : Le concept du « skiplagging » consiste tout simplement à rajouter des escales à son vol pour payer son billet d’avion moins cher. Cela peut sembler contre-intuitif, mais le prix d’un billet d’avion n’est absolument pas lié à la distance parcourue et rajouter une escale après sa destination finale peut drastiquement faire baisser le prix. Ainsi, le passager visé par la plainte de Lufthansa a réservé un vol entre Oslo et Seattle, avec escale à Francfort. A l’aller, il a bien effectué le trajet Oslo-Francfort-Seattle, mais au retour, il s’est arrêté à Francfort et a pris un autre vol pour rentrer chez lui à Berlin. La raison ? Le trajet Oslo-Seattle coûtait 657 euros, tandis que l’aller-retour Francfort-Seattle était à 2769 euros. Le passager, qui habite en Allemagne, a donc fait une économie substantielle en rajoutant une étape. A l’aller, il a peut-être pris un vol à bas coût pour rejoindre Oslo, mais puisqu’il a économisé plus de 2000 euros sur son billet, cet inconvénient était rentable. Personnellement, j’ai déjà réservé un vol Mahé-Paris-Francfort, car il coûtait 200€ de moins que le Mahé-Paris : à l’embarquement à Mahé, j’ai simplement demandé à étiqueter mon bagage pour Paris, où je suis descendu.

Ces différences de prix s’expliquent pour trois raisons principales :
- les taxes ne sont pas les mêmes entre aéroports, certains (notamment les aéroports français) étant plus chers que d’autres pour les compagnies. En partant ou en arrivant d’un aéroport moins cher, le coût du billet baisse.
- la concurrence entre compagnies au sein d’un même aéroport. Si elle est élevée vers une destination en particulier, les tarifs auront tendance à baisser, alors que si une compagnie est seule sur un créneau ou en position de monopole, ils augmenteront. L’exemple Oslo-Seattle est particulièrement révélateur, puisque la compagnie low-cost propose justement ce trajet à petit-prix : cela a sans doute poussé Lufthansa à baisser ses tarifs sur ce trajet ; alors que sur le Francfort-Seattle, la concurrence est moins importante.
- le type de clientèle présent sur la destination. Certains trajets sont surtout prisés par la clientèle affaires, qui achète des billets à un tarif plus élevé que la clientèle loisir. C’est pour cela par exemple qu’un Paris-Washington coûtera plus cher qu’un Paris-New-York.

Quelle est l’ampleur du phénomène ?

Soyons honnête, elle est assez limitée. Cette astuce n’est connue que des voyageurs aguerris, et même parmi eux, tous ne l’utilisent pas car elle est relativement contraignante. D’une part, elle oblige à faire d’importantes recherches pour trouver les escales qui vont faire baisser le prix du billet (même si certains sites comme Skiplagged.com, ou dans une moindre mesure voyagespirates.fr ou secretflying.com permettent de gagner du temps). De plus, cette astuce fonctionne principalement sur les aller simple, ou pour les aller-retour, seulement sur le vol retour. En effet, les compagnies prévoient quasiment toute une clause de « no-show », qui annule le reste de votre voyage si vous manquez un segment. Si vous sautez la dernière escale, ce n’est pas bien grave car il n’y a plus rien à annuler (comme l’a fait le passager allemand), mais si vous manquez la première, tout le reste du voyage est perdu (c’est bien pour cela qu’il a dû se rendre d’abord à Oslo). Enfin, cette pratique rajoute souvent du temps de vol : est-ce que cela vaut vraiment la peine de passer 15 heures à attendre dans un aéroport perdu au milieu de nulle part pour gagner 100, 200 ou 300 euros ?

Pour quelle raison les compagnies s'attaquent-elles à cette pratique ? Qu'ont-elles à perdre face à cette astuce ?

De l’argent, tout simplement. Au-delà des taxes, sur lesquelles elles n’ont pas la main, les compagnies font aussi varier le prix du billet en fonction des destinations. Et il est dans leur intérêt d’avoir un taux de remplissage maximal. Dans le cas de notre passager allemand, il est évident que Lufthansa aurait préféré vendre le Francfort-Seattle à 2759 euros à Herr Müller et, en plus, l’Oslo-Francfort pour XX euros à monsieur Septime, plutôt que simplement le Seattle-Francfort-Oslo à 657 euros à Herr Müller.

Cela dit, même si les compagnies n’apprécient pas cette pratique, qu’elles pourraient facilement détecter (notamment en analysant vos vols passés pour savoir où vous habitez et détecter si vous réservez un trajet qui ne correspond pas à vos habitudes), rares sont celles qui agissent, et encore moins en allant en justice comme vient de le faire Lufthansa. En effet, elles ont aussi beaucoup à perdre : comme je le disais plus tôt, cette pratique est marginale et est utilisée par des gens qui, à la base, voyagent beaucoup. Il est donc plutôt dans l’intérêt des compagnies de fermer les yeux plutôt que de perdre de très bons clients.

Cette pratique est-elle illégale ou proscrite par les conditions d'utilisation des compagnies aériennes ?

Oui, les conditions générales de ventes de Lufthansa précisent expressément que « si le transport correspondant à un itinéraire prédéfini n’est pas effectué, ou s’il n’est pas effectué dans l’ordre séquentiel établi par les coupons de vols, nous recalculons le prix du billet conformément au nouvel itinéraire ». Lufthansa a été débouté en première instance par un tribunal de Berlin, mais ce n’était pas au motif que cette clause était abusive : les juges ont simplement estimé que la compagnie n’a pas réussi à justifier le tarif de 2769 euros réclamé a posteriori au passager. Lufthansa a annoncé qu’elle ferait appel, et la procédure est en cours. Si elle venait à emporter la bataille, ce serait une régression flagrante des droits des passagers, dans la mesure où le billet a été payé en bonne et due forme. Dans quel autre secteur une entreprise se permettrait-elle de poursuivre un client car il n’a pas utilisé complètement le service ou le produit pour lequel il a payé ?

 

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zelectron
- 01/03/2019 - 11:11
«yield management»
c'est bien fait pour Lufthansa et les autres : tel est pris qui croyait prendre !