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Génération Femme d'Influence
Le Prix Nobel de la Paix 2018 devient l'ambassadeur de la 5° édition du Prix de la Femme d'Influence : mais au fait, qu’est-ce qui a changé en cinq ans pour la cause des femmes ?
Publié le 18 décembre 2018
La cinquième édition du Prix de la Femme d'Influence créé par Patricia Chapelotte s'est tenu ce lundi 17 décembre au Palais Brongniart.
Patricia Chapelotte est l'ancienne conseillère en communication de Dominique Perben, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Elle dirige Albera Conseil, une agence de communication, stratégie, influence et lobbying. Spécialiste de la gestion de...
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La cinquième édition du Prix de la Femme d'Influence créé par Patricia Chapelotte s'est tenu ce lundi 17 décembre au Palais Brongniart.

Atlantico : Génération Femme d'influence décerne le prix de la Femme d'Influence depuis 2014 maintenant. Quels changements notables avez-vous pu observer depuis maintenant 4 ans ?

Patricia Chapelotte : C'est vrai que nous sommes déjà à la cinquième édition du prix. Je note deux changements majeurs.

Celui vécu l'année dernière bien entendu avec le #metoo qui a permis de libérer la parole des femmes. Cela a été un mouvement mondial auquel les réseaux sociaux ont beaucoup contribué. Il est très important et a permis  de changer deux choses : les femmes ont moins peur de parler et la forte médiatisation du mouvement a fait qu'elles se sentent moins seules et moins isolées.

Autre changement notable dans les entreprises aussi qui sont des lieux où l'on peut trouver des agresseurs. Aujourd'hui les dirigeants -que ce soit des grandes entreprises ou des plus modestes- sont beaucoup plus vigilants depuis ces cinq dernières années.

Il y a encore naturellement beaucoup de chemin à parcourir. Mais nous avons des preuves au quotidien que les choses avancent dans le bon sens. Les femmes osent aujourd'hui dénoncer des choses qu'elles n'auraient pas dénoncées il y a seulement cinq ans.

Qu'est-ce que ça change notamment dans le monde professionnel ?

On observe un peu plus de femmes occupant des postes à responsabilité. Cela progresse lentement mais ça progresse tout de même.

On a, grâce à la loi  Copé-Zimmermann, une amélioration du nombre de femmes dans les conseils d'administration. Cette loi qui a obligé les conseils à s'ouvrir aux femmes. C'est une bonne chose, ça fait bouger les lignes.

Nous remettons également un prix cette année à Muriel Pénicaud. C'est la première ministre du Travail qui va mettre en place un index de grille salariale. Cet index va obliger les entreprises à être transparentes sur le salaire des hommes et des femmes à partir de janvier 2019. C'est très important.

Comment évaluez-vous l'importance de l’implication des hommes dans la cause féminine ?

Depuis le début de ce prix j'ai une phrase qui revient souvent : "la cause des femmes ne sera gagnée que si nous avons les hommes avec nous". Les hommes ont plus de postes de pouvoir tout niveau confondu. Je pense que travailler contre les hommes c'est une erreur. Notre président de la République a d'ailleurs mis l'égalité femme homme comme grande cause du quinquennat.

Avant nous étions dans le combat, l'avortement la pilule etc. Ces combats ont été gagnés. Aujourd'hui ce sont des combats différents et nous avons une génération d'homme qui évolue et qui sont plus enclins à favoriser la place des femmes. Je voulais réconcilier le féminin et le masculin.

Nous sommes dans un combat avec et ensemble. Pas dans un combat contre.

Il y a des hommes qui comprennent que les femmes sont excellentes dans les entreprises. Elles posent plus de questions. Ce n'est pas qu'elles sont meilleures, mais simplement que la complémentarité est très dynamisante dans les entreprises. Des débats entre hommes et femmes et des prismes différents apportent beaucoup.

Prenez l'exemple des Gilets jaunes, les femmes ont été très présentes et portent un discours très différent de celui des hommes. Si elles revendiquent également une augmentation des salaires, elles ont toutes dit qu'elles se battaient avant tout pour l'avenir de leurs enfants. Il y a cet aspect-là chez la femme que l'on retrouve moins chez les hommes.

Vous récompensez pour la première fois une figure masculine, le docteur Denis Mukwege, gynécologue, pourquoi ?

Ce choix a provoqué un débat animé chez nous. Nous l'avons fait car justement, il y a des hommes qui font des choses exceptionnelles pour les femmes.

Nous avons réalisé un sondage avec l'IFOP. A la question "Qui est la figure masculine ou les figures qui portent le mieux la cause des femmes ?", c'est le docteur Denis Mukwege qui est sorti premier. Nous avions décidé de le mettre dans cette liste avant qu'il ne soit prix Nobel. Nous avons été précurseurs.

Il a une action remarquable. On l'appelle "l'homme qui répare les femmes". Il est gynécologue et soigne toutes les femmes qui ont été des armes de guerres et qui ont été violées dans des conditions abominables. Il a porté au plus haut niveau de la communauté internationale sont combat. Il est important de montrer qu'il existe des hommes qui font des choses bien pour les femmes et qu'ils ne sont pas nos ennemis, bien au contraire.

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