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Jupiter ou juppébis

Gilets jaunes, l’erreur du président : le pouvoir imagine une sortie à la 1968 alors qu’il est confronté à un défi à la 1958

Publié le 04 décembre 2018
Le mouvement des gilets jaunes est parfois comparé à mai 1968 car une colère populaire d'une telle ampleur ne s'était vraisemblablement pas faite sentir depuis. Mais contrairement à 1968, les syndicats sont aujourd'hui peu visibles dans la contestation.
Edouard Husson
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Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Le mouvement des gilets jaunes est parfois comparé à mai 1968 car une colère populaire d'une telle ampleur ne s'était vraisemblablement pas faite sentir depuis. Mais contrairement à 1968, les syndicats sont aujourd'hui peu visibles dans la contestation.

Atlantico : En 1958, la IV ème République, la République des "petits partis" selon De Gaulle, arrive à bout de souffle. C'est tout un système d'institutions et le fonctionnement d'un régime qui sont ébranlés, ce qui conduit à la naissance de la Vè République. A cette époque, le régime peine à contrecarrer l'instabilité des partis, 1958 marque une récession de l'économie, le contexte de guerre pèse sur la société ; en 2018, la mondialisation déclasse tout un pan de la population et la réponse aux défis politiques et économiques semble tarder... Quelles comparaisons peut-on établir entre 1958 et 2018 en termes de situation économique, politique et de réactions des autorités ? 


Edouard Husson : Nous sommes dans une situation en tout point inverse mais qui, au bout du compte, produit aussi une crise de régime. En 1958, nous avions “le régime des partis” pour parler comme de Gaulle; en 2018, il s’agit au contraire d’une hyperprésidentialisation du régime. En 1958, l’économie allait fondamentalement bien, au-delà des cycles et la France des classes moyennes était en plein essor; en 2018, la France n’arrive pas à sortir du chômage de longue durée, du déficit budgétaire et de la fracture sociale. En 1958, la démographie était ascendante; en 2018, la France s’essouffle démographiquement. En 1958, la France était une puissance fière de son identité nationale, qui luttait pour garder une partie de son empire; en 2018; la France se sent déclassée parmi les puissances et ses dirigeants mettent le drapeau national dans leur poche. Le paradoxe, c’est que la République dotée d’un exécutif fort apparaît plus fragile, paradoxalement, que le régime parlementaire du printemps 1958. 

 Qu'est-ce qui a permis de sortir la France de la crise en 1958 et qu'est-ce qui pourrait permettre à la France de sortir de cette crise aujourd'hui ?


En 1958, la sortie de crise était évidente: il s’agissait de faire appel à de Gaulle et de renforcer l’exécutif. L’essentiel avait été imaginé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et puis, la IVè République avait été la période de la reconstruction économique. Les élites étaient profondément patriotes. Il y avait une grande ambition d’Etat. Le passage à la Vè République a permis de renforcer la dynamique des Trente Glorieuses. Evidemment, il fallait le génie politique du Général de Gaulle pour éviter que la France sombre dans la guerre civile malgré la guerre d’Algérie. En 2018, la sortie de crise est beaucoup plus complexe. Le chef de l’Etat est prématurément usé. Il faut mobiliser les partis pour essayer de canaliser un tant soit peu une opinion apparemment incontrôlable. Les corps intermédiaires honnis vont être appelés à l’aide. Le Président avait inauguré son quinquennat en limogeant le Chef d’Etat-Major des Armées; il va devoir faire appel, vraisemblablement, à l’armée pour garantir la sécurité intérieure; la police ne suffit plus. En 1958, il avait été relativement facile de rassembler les Français: le pays était composé de classes moyennes et inférieures en ascension sociale. En 2018, il va être extrêment difficile de combler la fracture sociale dans un pays où existent trois groupes apparemment inconciliables: un tiers de la société adapté à la mondialisation et le reste se partageant entre une France périphérique délaissée et une France des banlieues des grandes métropoles au mieux non intégrée et le plus souvent révoltée. 

Le contexte de la guerre d'Algérie et l'héritage parlementaire laissé par la IVe République ont sûrement beaucoup joué dans l'opinion au moment de 1958 et du changement de constitution. Aujourd'hui la figure du président a été dévoyée au profit d'une fonction isolée. Là où les français de 1958 critiquaient le parlementarisme et l'instabilité, ne critiquent-ils pas aujourd'hui le présidentialisme dévoyé ? 


Oui. Après Pompidou, les successeurs du Général de Gaulle ont laissé dériver les institutions loin de l’esprit du fondateur de la Vè République. Le Général avait dit « Tout dépendra des hommes »; et il n’aurait jamais approuvé « l’exercice solitaire du pouvoir » - expression absurde de Giscard à son égard alors qu’elle décrit parfaitement le style de gouvernance depuis VGE jusqu’à Macron. De Gaulle plaçait ses gouvernements et ses ministres en position de responsabilité. Fondamentalement, il faisait confiance à ceux qui avaient choisi de le servir. Il ne faut jamais oublier que de Gaulle est parti sur un référendum perdu, après avoir proposé une large décentralisation et un renouvellement de la Haute Assemblée qui devait refléter mieux les forces vives de la nation. 
Un des aspects les plus frappants est la manière dont les présidents successifs ont dévoyé la fonction du Premier ministre: ils veulent absolument tirer la couverture de la décision à eux au lieu de laisser leur Premier ministre gouverner. Du coup, le Parlement ne joue pas son rôle de constructeur des instruments de la politique gouvernementale. Après l’indépendance de l’Algérie, de Gaulle a pu remplacer Debré par Pompidou. Aujourd’hui, Emmanuel Macron est encore plus exposé s’il se défait d’Edouard Philippe, qui lui avait permis de s’attacher une partie de la droite modérée. 
Peut-être la clé de tout ce qui se passe se trouve-t-elle dans l’éloignement croissant des guerres mondiales. Nos dirigeants ne savent plus à quoi sert la souveraineté; ils ne savent plus utiliser la police ou les militaires à bon escient. Ils ne croient plus à la démocratie, ce bien si chèrement acquis, au prix du sang, durant deux conflits mondiaux. La question c’est de savoir s’il faudra arriver à un ébranlement complet du régime pour que les milieux dirigeants sortent de leur torpeur idéologique, celle de « l’identité heureuse ». 

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Commentaires (23)
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jurgio
- 07/12/2018 - 00:15
Un président élu démocratiquement ?
C'est le dernier argument des « majoritaires ». On pourrait constater avec un peu de réflexion que l'élection d'un président par suffrage universel est une bêtise , sinon une tromperie bien organisée où l'on obtient la personne qu'on n'aurait jamais voulue. Nous avons pourtant l'exemple américain plus performant et chez nous avec des régionales qui élisent des grands électeurs qui éliront l'ultime impétrant. Et une assemblée qui contrôle ce dernier et non qui claque des mains pour conserver les postes et leurs privilèges. Le jacobinisme (ou parisianisme...) bicentenaire, ça suffit !
cloette
- 05/12/2018 - 17:28
@AZKA
C'est exactement cela, Attali d'ailleurs l'avait dit "le prochain président sera quelqu'un qu'on ne connait pas encore" ( lui le connaissait ) .Macron est le fruit d'un concours de circonstances qui ont éliminé Fillon bien à propos ....
cloette
- 05/12/2018 - 17:25
@AZKA
Bien d'accord, c'est exactement ça . Macron a été mis en place, d'ailleurs tatami l'avait dit , bien avant qu'il ne soit connu, " le prochain président sera quelqu'un qu'on ne connait pas encore " . Quelle tristesse, on croit être libre et choisir, quelle erreur !