En direct
Best of
Best of du 8 au 14 février
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Vanessa Paradis seule : son fils va quitter la maison, Samuel n’est pas là; Le nouveau mari de Pamela Anderson effrayé par ses dettes, le compagnon de Laeticia Hallyday pas troublé par ses problèmes financiers; Loana à nouveau dans une relation abusive

02.

Selon le JDD, Pavlenski aurait poignardé deux personnes au Nouvel An de Juan Branco

03.

Le glyphosate : un coupable (trop) idéal

04.

Cette guerre mondiale qui pourrait voir le jour dans l’Arctique

05.

Démocratie représentative en danger : l’extrême gauche en passe de dépasser l’extrême droite

06.

Le coronavirus, danger massif pour la zone euro

07.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Mal nommer les choses : Emmanuel Macron en plein vertige camusien face aux députés LREM

03.

Ce que la peur du candidat surprise pour 2022 nous dit de l’état de LREM et de la France

04.

Dissolution de l’ordre public : le vrai procès du siècle que les Français devraient intenter à l’Etat

05.

Faut-il défendre le "droit au blasphème" ou la liberté d'expression ?

06.

Les deux risques majeurs du coronavirus : une crise économique mondiale et un séisme géopolitique

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Ce que la peur du candidat surprise pour 2022 nous dit de l’état de LREM et de la France

03.

Benjamin Griveaux retire sa candidature à la mairie de Paris après la diffusion de messages et de vidéos à caractère sexuel

04.

Bernard-Henri Lévy : “Les élites n’oublient pas les Français qui souffrent mais les Français, eux, oublient souvent ceux qui souffrent ailleurs dans le monde”

05.

Non, la France n'est pas la Thuringe : voilà pourquoi la droite ne PEUT pas s'allier à l'extrême droite !

06.

Chantage à la vie privée : le vertige orwellien du monde contemporain

ça vient d'être publié
pépites > Justice
Coupure de courant
Le PDG d'EDF annonce avoir déposé "entre 80 et 90" plaintes pour des coupures intempestives
il y a 13 heures 25 min
light > Sport
Biathlon
Emilien Jacaquelin champion du Monde de poursuite
il y a 14 heures 9 min
pépites > Faits divers
Déboires d'arrière cuisine
Selon le JDD, Pavlenski aurait poignardé deux personnes au Nouvel An de Juan Branco
il y a 14 heures 57 min
pépites > Justice
Conséquences
Affaire Griveaux : Piotr Pavlenski et sa compagne en garde à vue
il y a 16 heures 41 min
décryptage > Economie
Vidéo Betbeze

Bourse, le coronavirus est derrière nous

il y a 17 heures 23 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

Comment la guerre d’Algérie a fini par ruiner la politique de rayonnement de la France dans le monde arabe

il y a 18 heures 13 min
décryptage > Politique
Bonnes feuilles

Comment le général de Gaulle a su que la France devait être une République couronnée par les urnes pour pérenniser la grandeur de la Nation

il y a 18 heures 14 min
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Le choix cornélien de la Manif pour Tous et de la France de Johnny Hallyday : suivre la révolte des classes populaires ou rejoindre l’alliance des bourgeoisies

il y a 18 heures 19 min
décryptage > International
Back to 1962

Cette guerre mondiale qui pourrait voir le jour dans l’Arctique

il y a 19 heures 38 min
décryptage > High-tech
Danger sur nos données

Le piratage informatique chinois nous menace, les marchands de données personnelles aussi

il y a 20 heures 16 min
pépites > Politique
Municipales
Agnès Buzyn sera la tête de liste LREM à Paris
il y a 14 heures 1 min
pépite vidéo > Sport
Système D
Confiné à cause du coronavirus, il court un marathon... dans son salon
il y a 14 heures 28 min
décryptage > Politique
Il a besoin d’une boussole...

Macron se plaît à déplorer « l'affaiblissement de l’Occident ». Mais connaît-il seulement le sens de ces mots?

il y a 15 heures 53 min
décryptage > International
Poker

Les Etats-Unis et "l'art" incertain de la dissuasion nucléaire

il y a 17 heures 7 min
rendez-vous > Culture
Atlantico Lettres
Soif de père
il y a 17 heures 59 min
décryptage > Environnement
Bonnes feuilles

Comment le mauvais traitement médiatique de l’information scientifique pollue le débat sur le glyphosate et menace l’avenir de l’agriculture

il y a 18 heures 13 min
décryptage > France
Entretien avec ...

Gabrielle Cluzel : "Les bourgeois, ce sont les autres"

il y a 18 heures 17 min
décryptage > Culture
Culture

Pessimisme de l’intelligence : Aamin Maalouf, du naufrage du Proche-Orient à celui des civilisation

il y a 19 heures 19 min
décryptage > Economie
Virus éco

Le coronavirus, danger massif pour la zone euro

il y a 19 heures 54 min
décryptage > Politique
Nostalgie

Y-a-t-il encore des hommes et femmes politiques armés pour la violence des temps ?

il y a 20 heures 30 min
© Agathe Poupeney / OnP
© Agathe Poupeney / OnP
Atlanti-Culture

"Simon Boccanegra" : un opéra peu connu de Verdi, mais l'un des plus impressionnants

Publié le 30 novembre 2018
Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dominique Poncet pour Culture-Tops
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
OPERA

« Simon Boccanegra »

de Giuseppe Verdi

Direction Musicale : Fabio Luisi 

 Mise en scène : Calixto Bieito

 

INFORMATIONS

Opéra de Paris- Bastille

Place de la Bastille

75012 Paris

tel : 0892289090

www.operadeparis.fr

En alternance jusqu’au 13 Décembre

 

RECOMMANDATION

          EXCELLENT

 

THEME

Tout commence à Gênes au XIVème siècle. Un plébéien dénommé Paolo Albiani propose au corsaire Simon Boccanegra de l’aider à se faire élire Doge de Gênes. Parce qu’il y voit la possibilité d’épouser enfin celle qu’il aime, Maria, la fille de l’implacable patricien Fiesco, Boccanegra accepte.

Sans savoir que sa bien aimée vient de mourir et que l’enfant qu’il a eu d’elle à disparu…

Après ce long prologue, quand l’acte 1 débute, vingt-cinq ans se sont écoulés. Pacificateur dans l’âme, le Doge Boccanegra s’emploie à rapprocher plébéiens et patriciens, à réconcilier Gênes avec Venise. Mais sa tâche est rude, d’autant qu’en coulisses, des jalousies, pas seulement politiques, se font jour. Amalia, la pupille de l’impitoyable Fiesco est promise à un homme, mais en aime un autre. Ces rivalités de tous ordres déclencheront, entre autres catastrophes, des lancements d’anathèmes, des tentatives de rapt, des rebellions, individuelles et populaires. Le malheureux Simon Boccanegra finira par payer de sa vie toutes ces agitations. Il mourra empoisonné.

 

POINTS FORTS

- D’abord la force dramaturgique de Simon Boccanegra. Tiré de la pièce éponyme que le dramaturge espagnol Antonio García Guttiérrez écrivit en 1843, cet opéra est l’un des plus impressionnants de Verdi. Sans doute parce que contrairement aux autres, il donne le pas à la politique, reléguant, au second plan, les intrigues amoureuses. A travers l’entrelacs de toutes ses machinations, il propose aussi, en filigrane, un magnifique portrait d’homme politique, celui d’un marin, non seulement privé de mer mais obligé de composer entre ses idéaux pacifistes et ses sentiments personnels.

- Dans le personnage de Boccanegra, le baryton français Ludovic Tézier fait des étincelles. Scéniquement, il est formidable de précision et d ‘émotion. Quant à sa voix, projection impeccable et timbre charnu, à la fois ample, souple et  veloutée,  elle mérite tous les superlatifs. On connaissait le chanteur, on découvre l’acteur. Il impressionne la salle, la méduse, et, à la fin, la soulève.

- Le chanteur marseillais n’est pas le seul à enthousiasmer le public. Quelle distribution! Presque tous les rôles sont parfaitement tenus. Voix ronde, présence affirmée, la soprano Maria Agresta campe une Amalia très engagée et très puissante. La basse finlandaise Mika Kares incarne un  Fiesco doté de toutes les nuances d’émotions (de la colère à la douleur)  qu’il exige. Le baryton italien Nicola Alaimo réussit à faire passer le côté détestable du traitre et empoisonneur Paolo. Quant au jeune baryton russe Mikhail Timoshenko, il est un Pietro d’une sobriété et d’une assurance  exemplaires.

- Comme à chaque production d’un Verdi, les chœurs de l’Opéra de Paris, sont d’une précision et d’un engagement qui font frissonner la salle.  Décidément, le compositeur italien sied à merveille à cet ensemble qui , répétons le une fois encore, n’a jamais été meilleur, que depuis qu’il est  placé sous la direction de l’italo-argentin José Luis Basso.

- Dans la fosse, Fabio Luisi fait  lui aussi des prodiges. Tour à tour lyrique, romantique, tendre et pathétique, sa direction musicale, toujours précise et nuancée quelle qu’en soit la tonalité, en impose aux spectateurs. Tellement d’ailleurs que, fait rarissime, ce chef italien  finit les scènes sans qu’elles ne  soient  jamais interrompues par des applaudissements intempestifs.

- Bien qu’un peu  trop « sombre » (voir ci-dessous), la mise en scène de l’espagnol Calixto Bieito est très intéressante, très lisible, toujours dans « les clous » du livret. Il s’est surpassé dans la direction des chanteurs qui donnent tout des intentions de leur personnage. C’est grâce à son travail d’accompagnement et d’analyse qu’on n’a jamais vu un Ludovic Tézier aussi touchant.

 

POINTS FAIBLES

- Quelle drôle d’idée que ce décor composé d’une gigantesque carcasse de bateau ! Non seulement cette dernière, peinte en noir, envahit lugubrement  le plateau, mais elle ne cesse de tourner sur elle même, réduisant drastiquement l’espace de jeu des solistes, et surtout celui des chœurs, trop souvent serrés comme des harengs à l’avant scène. De l’air, de l’air ! Et  aussi un peu de lumière ! Par moments, on aperçoit des vidéos (en noir et blanc évidemment ! ) qui montrent les protagonistes en gros plan, mais on s’interroge sur leur utilité.

- Les costumes ne sont pas non plus  très  folichons, qui semblent sortis de vestiaires des  années 70. Ni leurs couleurs ni leurs coupes ne flattent les interprètes, en particulier les chanteuses.

 

EN DEUX MOTS

Créé en 1881 à la Scala de Milan dans sa version définitive, Simon Boccanegra avait attendu… 1978 pour faire son entrée à l’Opéra de Paris dans une mise en scène mémorable de Giorgio Strehler, dirigée musicalement, par Claudio Abbado. Depuis l’œuvre n’ avait été reprise que deux fois, en 1994 et 2006, dans deux productions différentes. Il y a donc 12 ans qu’elle n’avait plus été donnée à Paris. C’est dire si cette recréation était attendue. D’autant plus que Ludovic Tezier, notre plus grand baryton « verdien », endossait le rôle scéniquement pour la première fois.

A entendre les ovations du soir de la première envers les interprètes et l’orchestre, on peut conclure que cette production est à la hauteur des espérances. Il est difficile de comprendre pourquoi quelques sifflets ont ponctué les saluts de Calixto Bieito. Ludovic Tézier en tête, tous les interprètes doivent à ce metteur en scène, souvent provocateur, d’avoir donné à entendre et comprendre toutes les facettes de leur personnage. L’espagnol a peut-être payé la noirceur de son imposant décor. Un péché véniel dans une production de haut vol.

 

UN EXTRAIT

« Simon Boccanegra est à mes yeux un opéra étrange. Il est moins populaire que Le Trouvère ou La Traviata, dont il diffère sensiblement. Ici le compositeur s’est véritablement concentré sur les personnages et leur caractère. Il a cherché à souligner la profondeur de leurs sentiments. Ce qui en fait un opéra très complexe d’un point de vue psychologique, qui pose de nombreuses énigmes sur l’homme et la nature » (Calixto Bieito, metteur en scène).

 

LE COMPOSITEUR

Né le 10 octobre 1810 à la Roncole (province de Parme) dans un milieu simple mais relativement aisé, Giuseppe Verdi est un musicien précoce. Il a tout juste onze ans lorsqu’on le nomme organiste de l’église de Busetto. Grâce à un négociant en spiritueux qui devient son mécène et dont il épousera plus tard la fille en première noce, il part approfondir ses études musicales à Milan. Il n’a pas vingt ans quand la Scala lui commande son premier opéra. Oberto lui vaut un succès qui l’encourage à persévérer  dans le lyrique, pour lequel, d’ailleurs, il n’arrêtera plus de composer, exception faite de la période qu’il lui fallut pour surmonter l’épreuve de la disparition de sa femme et de leurs deux enfants. En 1842, son Nabucco, d’une véhémence vocale sans précédent connaît un triomphe. On en donnera 65 représentations, un record absolu dans l’histoire de la Scala.

Après Attila et Macbeth, Verdi se retrouvera sans rival. En 1851, Rigoletto, qui sera le premier volet de ce qu’on appellera  plus tard sa trilogie populaire (avec le Trouvère et la Traviata) assiéra encore sa notoriété, qui deviendra planétaire. Suivront Un Bal MasquéAida et Falstaff.

Un seul bémol dans tous les dithyrambes adressés au compositeur : celui que ses afficionados lui adresseront à la création de Simon Boccanegra à la Fenice de Venise en 1857. Il en sera si mortifié qu’il retravaillera cette œuvre (livret et partition) pendant plusieurs années. Son obstination paiera : le 24 mars 1881, sa nouvelle version sera accueillie triomphalement à la Scala de Milan.

Celui qui était devenu le compositeur le plus célébré du monde mourra à Milan le 27 janvier 1901. Il léguera ses biens à la maison de retraite pour vieux musiciens qu’il avait fondée dans cette ville.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Mots-clés :
culture, opéra
Thématiques :
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Vanessa Paradis seule : son fils va quitter la maison, Samuel n’est pas là; Le nouveau mari de Pamela Anderson effrayé par ses dettes, le compagnon de Laeticia Hallyday pas troublé par ses problèmes financiers; Loana à nouveau dans une relation abusive

02.

Selon le JDD, Pavlenski aurait poignardé deux personnes au Nouvel An de Juan Branco

03.

Le glyphosate : un coupable (trop) idéal

04.

Cette guerre mondiale qui pourrait voir le jour dans l’Arctique

05.

Démocratie représentative en danger : l’extrême gauche en passe de dépasser l’extrême droite

06.

Le coronavirus, danger massif pour la zone euro

07.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Mal nommer les choses : Emmanuel Macron en plein vertige camusien face aux députés LREM

03.

Ce que la peur du candidat surprise pour 2022 nous dit de l’état de LREM et de la France

04.

Dissolution de l’ordre public : le vrai procès du siècle que les Français devraient intenter à l’Etat

05.

Faut-il défendre le "droit au blasphème" ou la liberté d'expression ?

06.

Les deux risques majeurs du coronavirus : une crise économique mondiale et un séisme géopolitique

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Ce que la peur du candidat surprise pour 2022 nous dit de l’état de LREM et de la France

03.

Benjamin Griveaux retire sa candidature à la mairie de Paris après la diffusion de messages et de vidéos à caractère sexuel

04.

Bernard-Henri Lévy : “Les élites n’oublient pas les Français qui souffrent mais les Français, eux, oublient souvent ceux qui souffrent ailleurs dans le monde”

05.

Non, la France n'est pas la Thuringe : voilà pourquoi la droite ne PEUT pas s'allier à l'extrême droite !

06.

Chantage à la vie privée : le vertige orwellien du monde contemporain

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires