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© Reuters
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Ces cancers évitables

Lutte contre le cancer : ces autres coupables que le diesel dont ne se préoccupent pas ou peu les autorités publiques

Publié le 28 novembre 2018
Actuellement pointé du doigt pour sa dangerosité pour la santé, le diesel a tout du coupable idéal. Une solution un peu trop simpliste pour expliquer les "cancers évitables".
Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
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Stéphane Gayet
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Actuellement pointé du doigt pour sa dangerosité pour la santé, le diesel a tout du coupable idéal. Une solution un peu trop simpliste pour expliquer les "cancers évitables".

Atlantico: la lutte contre les cancers évitables (et non générés par un comportement individuel comme le fait de fumer) est désormais prioritaire, quelles autres luttes que celles contre le diesel faut-il engager ?

Le gasoil est exemplaire : une bombe de substances dangereuses, mais qui satisfaisait tout le monde

Stéphane Gayet: La politique du « tout gasoil » et du « tout fuel » a prévalu pendant des décennies. Elle a fait le bonheur de tous ceux qui ont réalisé beaucoup de profit grâce à ces carburants et combustibles. Les individus qui ne roulaient pas avec un moteur diesel et ceux qui ne se chauffaient pas au fuel passaient pour des demeurés. On sait depuis plus de 20 ans que les moteurs diesel sont de redoutables pollueurs, que toutes les particules fines qu’ils libèrent dans l’atmosphère sont d’importants facteurs d’insuffisance respiratoire chronique et de cancer. On dénonce cela ouvertement aujourd’hui avec un discours écologique et sanitaire, ce qui permet de faire accepter une forte augmentation des taxes, qui malheureusement ne serviront que bien peu à financer la prévention des maladies que ces combustions favorisent.

Ce cas est exemplaire, parce que le moteur diesel a longtemps été présenté et perçu comme le moteur moderne : endurant, économique, puissant… Il est devenu le moteur de référence des véhicules personnels, utilitaires et de transport. Et puis à présent ce secteur économique du moteur diesel est couvert d’opprobre.

Il est utile de préciser que, dans les années 1950, on présentait le tabagisme comme une consommation valorisante et de surcroît bienfaisante : il était distingué de fumer et cela aidait à respirer tout en stimulant l’esprit ; on encourageait toutes et tous à fumer ; on distribuait gratuitement des dizaines de paquets de cigarettes aux militaires. Dans tous les milieux en vue, il fallait fumer, c’était chic et bon pour la santé. Il a fallu des décennies avant d’admettre le lien entre tabac et cancer, sans parler des maladies cardiovasculaires. Mais que de bénéfices réalisés dans l’industrie et le commerce du tabac. On a eu besoin d’au moins 30 ans pour voir reculer le tabagisme d’une façon vraiment appréciable.

 

La production massive de substances cancérogènes est la conséquence indirecte de la modernité

Il n’est plus permis d’en douter. Tout ce qui va dans le sens d’une vie plus facile, plus confortable, plus réjouissante, plus agréable, plus excitante… conduit indirectement à concentrer ou produire des substances potentiellement cancérogènes. C’est le prix à payer de la modernité et c’est sans fin. On se voile les yeux, car le développement de la modernité est associé à la croissance économique.

Sur le plan chimique, deux phénomènes s’additionnent : la concentration artificielle de substances rares et la synthèse de nouvelles molécules. Dans les deux cas, il existe un risque systématique d’agression de nos cellules et d’affaiblissement de notre système immunitaire (les deux concourant à la cancérogénèse). On joue indéniablement à l’apprenti sorcier.

Les batteries et autres composants électroniques des téléphones, ordinateurs et divers appareils ; les matériaux et produits modernes de construction, d’aménagement, d’ameublement et de finition des habitations ; les pesticides et engrais utilisés en agriculture intensive ; les conservateurs, agents de sapidité, rehausseurs de goût, agents de texture, colorants… de la nourriture qui est transformée et industrialisée ; les aliments, les facteurs de croissance et les antibiotiques donnés aux animaux d’élevage ; les vêtements en textiles modernes, leurs teintures et apprêts, ainsi que leur entretien par nettoyage à sec en pressing ; les automobiles avec tous leurs composants synthétiques utilisés pour leur finition interne, etc. On peut ainsi poursuivre les exemples qui sont légion : la modernité concentre des produits toxiques et en fabrique d’autres.

Prenons l’objet que plus de la moitié des Françaises et des Français ont en main toute la journée : le téléphone mobile. Il contient des composants électroniques qui nécessitent des minerais rares. Pour fabriquer un téléphone de 120 g, il est nécessaire d’exploiter au moins 70 kg de terre contenant les éléments naturels recherchés. Plusieurs études ont montré que les personnes vivant à proximité des carrières d’extraction de ces minerais développaient des cancers avec un taux d’incidence (nombre de nouveaux cas par an) anormalement élevé. C’est lié au phénomène de concentration. Comment allons-nous recycler ces milliards de téléphone ? Qu’allons-nous faire de leurs composants ?

Schématiquement, tout élément ou presque peut être bon ou au contraire dangereux selon sa concentration. Parmi les exemples classiques, la strychnine et l’arsenic. A faible dose, la strychnine stimule le système nerveux ; mais à forte dose, elle est toxique (50 mg suffisent à entraîner la mort d'un adulte). A faible dose, l’arsenic soigne la maladie du sommeil ou trypanosomiase ainsi que certaines leucémies ; mais à forte dose, c’est un poison violent (qui a inspiré un film classique).

Or, la cancérogénèse procède du même phénomène : une toxicité, mais chronique et dont les effets vont finir par modifier le génome de certaines cellules jusqu’à les rendre cancéreuses.

 

Ce qui sauve les industriels : la lenteur avec laquelle ces substances cancérogènes produisent leurs effets

Les industriels sont intelligents et le savent bien. C’est vrai aussi pour l’industrie pharmaceutique. La plupart des produits toxiques et potentiellement cancérogènes qui parviennent à franchir les barrières réglementaires agissent très lentement. Le cynisme et le désir de faire des profits l’emportent sur l’éthique. On parvient toujours à se donner bonne conscience : une substance cancérogène qui produit ses effets néfastes en 20 ans, mais qui rend service jusque là pour la raison qui a justifié sa commercialisation, ce n’est peut-être pas si mal. On se rassure également en estimant que le risque que l’on soit démasqué et condamné est très faible. Et puis il suffit de se payer les services d’un avocat hors pair et tout peut s’arranger. Honnêtement, c’est bien là que nous en sommes actuellement dans notre société consumériste et égocentrique. Le cynisme est devenu le code de conduite qui fonctionne bien pour réussir. C’est le célèbre principe du « Pas vu, pas pris. » Un exemple d’actualité brûlante : analysons la façon dont les défenseurs du glyphosate résistent : c’est édifiant. Que peut un ministre face à des lobbies d’une telle puissance ?

 

Une réglementation complexe et pleine de trous : des aubaines à exploiter pour s’enrichir, quitte à empoisonner

Les sciences de la santé ont bien du mal à suivre les débuts de l’utilisation de nouveaux produits chimiques et les nouvelles utilisations de produits chimiques anciens. Aujourd’hui, tout nouveau produit chimique, tout nouveau procédé physique qui puisse générer des profits est bon à commercialiser. Il suffit pour le faire de savoir profiter des nombreuses lacunes dans les réglementations, voire de véritables vides réglementaires qui sont des boulevards pour la course au profit. Quand on voit les décennies qui ont été nécessaires pour faire admettre la dangerosité de la fumée de tabac et celle de l’alcool, on comprend qu’il existe encore de beaux jours pour tous les produits cancérogènes largement utilisés actuellement, et cela en toute légalité ou presque.

 

Produits cancérogènes ? Vendre sans se faire prendre, voilà l’état d’esprit qui prévaut aujourd’hui

On ne peut pas compter sur une éthique industrielle, c’est une douce illusion. La seule et unique chose qui compte est le profit, tant pis pour les malades et les morts. C’est le principe qui prévaut actuellement : vendre tout ce qui s’achète et le vendre le plus cher possible, mentir aux consommateurs pour leur donner envie de consommer tout en les rassurant de façon mensongère, mais aussi se protéger médiatiquement et juridiquement. Bien sûr, les scandales se succèdent, surtout grâce aux lanceurs d’alerte et aux associations de défense des victimes et autres usagers. On parvient parfois à faire peur aux industriels, mais ils se disent qu’ils arriveront bien à passer entre les gouttes.

Le jeu est tout de même bien inégal entre les industriels sans scrupules et les associations de consommateurs. Les premiers ont tout l’argent voulu pour se protéger et se défendre, les seconds ont les pires difficultés à faire entendre leur voix.

 

Alors, dans tout cela, comment faire malgré tout ? Quelles luttes engager ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Union européenne ainsi que le ministère chargé de la santé en France et ses agences nationales sont en permanence sur la brèche pour gérer les dénonciations et les plaintes, les revendications des utilisateurs, les mises en garde des scientifiques et les argumentaires des défendeurs industriels.

On n’en finit pas d’identifier et de répertorier des substances et procédés potentiellement cancérogènes, on dresse liste sur liste et cela est sans fin. Qui arrive à suivre ? Il faut saluer le travail de fourmi réalisé par les associations de défense des consommateurs : ce travail est irremplaçable et exemplaire, malgré ses inévitables travers.

L’OMS a établi une liste de cinq produits chimiques ou de groupes de produits chimiques qui posent en problème majeur de santé publique en étant potentiellement cancérogènes. Ces produits ou groupes de produits sont énumérés ci-après.

L’amiante : elle favorise le cancer bronchique, le mésothéliome (plèvre), le cancer du larynx et le cancer de l’ovaire.

Le benzène : il favorise plusieurs cancers, dont le cancer bronchique et les cancers hématologiques (sang).

Le cadmium est considéré comme cancérogène pour l’être humain.

Les dioxines et substances apparentées, dont les polychlorobiphényles (PCB), sont des polluants organiques cancérogènes.

Les pesticides les plus dangereux comportent plusieurs substances potentiellement cancérogènes.

Le formol ou formaldéhyde, qui ne figure pas dans la liste prioritaire de l’OMS, est lui-aussi un produit cancérogène avéré. Le problème est qu’il est omniprésent dans notre air intérieur, car la plupart des matériaux modernes d’aménagement, de finition et d’ameublement de nos habitations en libèrent quand ils sont neufs. C’est lié au fait que le formol est un produit peu onéreux et extrêmement efficace comme conservateur, fixateur et durcisseur de nombreux produits du bâtiment.

Il faut bien avoir à l’esprit que ce sont en premier les enfants qui sont exposés à ces cancérogènes. Ce sont eux qui risquent de développer des cancers quand nous serons vieillissants ou morts. Ils nous le reprocheront sûrement. C’est ainsi…

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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gayet.stephane@chru-strasbourg.fr
- 08/12/2018 - 22:13
Réponse à ..SD @..SD
Toute activité humaine ne pollue pas, mais une majorité d’activités humaines actuelles dans les pays industrialisés pollue. Si l’on examine à la loupe la plupart des activités professionnelles en France aujourd’hui, on voit qu’elles polluent et qu’elles ne gèrent pas en général leur pollution ou pas correctement. C’est flagrant dans le bâtiment : où passent leurs déchets monumentaux ? Honnêtement, c’est le cadet de leurs soucis. Quand vous écrivez que tout industriel empoisonne les gens volontairement, vous dénaturez fortement mes propos. J’ai dit que beaucoup d’industriels étaient à l’origine de produits très lentement toxiques voire cancérogènes, et qu’ils se donnaient bonne conscience tout en se rassurant, en considérant la grande lenteur de l’intoxication, la complexité et la porosité de la réglementation ainsi que les difficultés à prouver un lien de cause à effet. Si je peux me permettre d’écrire cela, c’est que je possède suffisamment d’informations… et souvent des industriels eux-mêmes qui osent en parler de façon décomplexée.
SD..
- 01/12/2018 - 04:26
Pour résumer l'article
Toute activité humaine pollue, et tout industriel empoisonne les gens volontairement! Il est donc évident que l'auteur vit dans une grotte , ne se chauffe pas , n'a pas l'électricité, prends l'eau du puit pour boire, et cultive ses légumes dans son jardin ! Je suis déçu par cet article à charge et quelque peu vindicatif !
JLH
- 30/11/2018 - 18:27
@Gayet
Je tiens à vous remercier de votre réponse, qui est plus que sensée et bien modérée. Il y a bien sûr de toute urgence de très gros progrès à faire pour sauver ce que que nous avons reçu, mais quand je dis qu'il ne faut pas insulter le passé, je me réfère à deux conversations que j'ai entendu : il y a quelques mois Hubert Reeves sur France Culture disait qu'il y a 30 ou 40 ans il n'a pas vu venir les conséquences de notre consommation effrénée, et il y a quelques années, environ 50 ans, j'étais adolescent, vindicatif forcément, et je dînais chez mes parents avec des "savants" comme souvent à la maison, et je me souviens très bien de la réponse d'un pur scientifique bien connu, grand ami de mon père, professeur à la fac de sciences de Jussieu de mémoire, spécialiste du globe terrestre et de tectonique qui répondait donc quand je faisait observer la pollution de la Seine et les déchets charriés : "20 km après le Havre la mer aura tout détruit et absorbé". Ces personnes n'en voulait pas à la terre, on ne peut rien leur reprocher, et je peux en dire autant de plusieurs générations d'industriels qui croyaient sincèrement qu'ils amélioraient la vie sur notre terre.