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© BEHROUZ MEHRI / AFP
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Déterminisme

Si vous pensiez que vos décisions de vote sont parfaitement rationnelles, cet article risque de vous ébouriffer

Publié le 08 novembre 2018
Il est difficile de saisir rationnellement toutes les raisons d'un vote, comme le suggère une étude américaine qui explique que l'état émotionnel a pu avoir une influence sur le vote américain ces dix dernières années. Déterminismes sociaux, état émotionnel, humeur...Le mécanisme du vote est complexe et fait parfois appel à des données irrationnelles.
Bruno Jérôme est économiste, maître de conférences à Paris II Panthéon-Assas.Il est le co-fondateur du site de prévisions et d'analyses politico-économiques Electionscope.Son dernier ouvrage, La victoire électorale ne se décrète pas!, est paru en...
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Bruno Jérôme est économiste, maître de conférences à Paris II Panthéon-Assas.Il est le co-fondateur du site de prévisions et d'analyses politico-économiques Electionscope.Son dernier ouvrage, La victoire électorale ne se décrète pas!, est paru en...
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Il est difficile de saisir rationnellement toutes les raisons d'un vote, comme le suggère une étude américaine qui explique que l'état émotionnel a pu avoir une influence sur le vote américain ces dix dernières années. Déterminismes sociaux, état émotionnel, humeur...Le mécanisme du vote est complexe et fait parfois appel à des données irrationnelles.

Atlantico: Selon vous, le vote ne peut s'expliquer uniquement par un choix rationnel et serait sujet à des influences imprévisibles telles que l'humeur, l'état émotionnel... Comment réagit notre cerveau dans de tels cas, à quoi est-il sensible et qu'est-ce qui le détermine ?

Bruno Jerome: La plupart des modèles explicatifs du vote reposent en effet sur des facteurs structurants (géographie, socio-démographie, économie, affiliation partisane), des comportements (électeurs utilitaristes - consuméristes ou évaluateurs de la situation économique globale, électeurs juges du bilan du sortant), autant d’éléments que l’on essaie de quantifier pour expliquer et/ou prévoir. 

Mais chaque modèle essayant de tester les hypothèses précédentes à l’aune des données empiriques est assorti d’un facteur d’erreur (d’un résidu) captant tous les éléments explicatifs non pris en compte dans l’équation. Ce facteur d’erreur comprend entre autres, des facteurs psychologiques tels que les émotions (dont la colère), le besoin de protection, la perception de l’image ou de la communication d’un candidat, etc. A ce titre, l’humeur (mood) peut jouer un rôle important sinon déterminant dans une élection. On le perçoit par exemple dans la forte corrélation qui existe entre les anticipations subjectives d’évolution du niveau de vie et la popularité ou le vote. 

Mais au-delà, toujours dans un contexte électoral, les facteurs psychologiques tels que la crainte, la peur, peuvent alerter notre cerveau reptilien et déclencher des réflexesd’instinct de survie, ce qui dans certains cas conduit à un vote que l’on qualifiera d’irrationnel parce qu’éruptif, fondé sur le rejet de quelque chose ou tout simplement symptomatique d’un « appel au secours ».

Quand les électeurs hésitent entre deux candidats, ceux qui se sentent de meilleure humeur voteraient pour le candidat le plus "risqué" et ceux qui se sentent moins bien auraient tendance à voter pour le candidat de la "protection" (les Républicains représentant l'aversion au risque). Comment se traduit cette conclusion en des termes plus politiques ? Quels en sont les exemples dans l'histoire politique récente ?

Dans ce registre, récemment, une étude publiée dans American PoliticsResearch par des chercheurs du Darmouthcollege (New Hampshire) et de l’Australian National University, tend à montrer que les républicains ont un avantage en voix sur les démocrates lorsqu’une frange des électeurs (1% des électeurs en âge de voter) anticipent que les conditions climatiques vont se dégrader. Ceci serait particulièrement vrai dans les Etats du sud-est où ils sont souvent confrontés aux tornades et aux ouragans. Que se passe-t-il alors ? Alors qu’ils étaient prêts à voter démocrate par temps clément, ces électeurs s’inquiètent en apprenant la dégradation du climat, puis lorsque la pluie arrive, ils changent leur vote. En réalité, ils sont riscophobes (risk averse), et votent en vertu d’un mécanisme de croyances pour les conservateurs (Républicains), synonyme selon eux d’une plus grande protection. La modification du comportement de vote par la psychologie en somme.

Le lien entre conditions météorologiques, humeur et élections n’est d’ailleurs pas nouveau. On cherche depuis longtemps à expliquer le lien entre participation électorale et beau temps par exemple. Avec des conclusions mitigées. Je peux aller voter car il fait beau ce qui me donne le moral et foi en la démocratie élective mais je peux très bien décider d’en profiter pour aller à la pêche…

Par ailleurs, la météo peut avoir des conséquences rétrospectives fâcheuses pour l’image et les élections à venir. On se souviendra de Lionel Jospin, premier ministre cohabitant, en ciré et en bottes, en équilibre sur des planches, conspué par les habitants sinistrés des inondations dans le sud-ouest, alors qu’il n’y était pour rien. N’a-t-on pas également affublé François Hollande du sobriquet de « Rain Man » ? Le mauvais climat dégrade le sentiment de bien être jusqu’à la mauvaise humeur, ce qui se retourne parfois contre le politiqueet si en plus il passe pour un « porte-guigne » …

L’approche de Darmouth-ANU est cependant différente puisqu’elle porte sur la modification du vote, ce qui peut être déterminant et changer la donne d’un scrutin qui s’avère serré.

Un bémol toutefois : la procédure de vote anticipé aux Etats-Unis déconnecte quelque peu le vote de la météo. 

Existe-t-il aussi des corrélations entre géographie, état d'esprit et vote ? 

Oui, cela peut-être le cas, notamment lorsque l’on descend au niveau local. On sait par exemple que le climat favorable (nombre de jours d’ensoleillement, faible pluviométrie, ciel bleu) est un élément fondamental du sentiment (mais pas que) de bien-être. Ce facteur est d’ailleurs souvent repris dans les baromètres du type « les villes où il bon vivre ».

Or, dans certains de nos travaux préparatoires réalisés dans la perspective des municipales 2020, une corrélation assez forte semble apparaitre entre la qualité et clémence du climat et le taux de reconduction des édiles locaux. Corrélation n’est certes pas causalité, et il faut encore creuser. Mais si cela s’avérait empiriquement solide, nous aurions là l’existence d’un vote dit « hédonique ». En un mot, lorsque que je me sens bien là où je vis, je suis heureux, de bonne humeur et j’en attribue (en partie) psychologiquement la responsabilité à mon maire et je le reconduits… même s’il est aussi rationnellement comptable de la situation économique et financière de ma commune qui, elle, va ou non, maximiser ma satisfaction et mon revenu en tant que citoyen-contribuable-électeur…

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