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© ALAIN JOCARD / AFP
Entretien
Le bel avenir de l’humanité : le livre qui va vous secouer
Publié le 28 octobre 2018
Yves Roucaute est l'auteur de l'ouvrage "Le bel avenir de l'humanité", publié aux éditions Calmann-Lévy. Dans ce livre à la fois joyeux et érudit, accessible et savant, il balaie les illusions d’hier. Ses analyses rigoureuses et pleines d’humour revisitent les fables et les récits mythologiques. Retrouvez l'entretien d'Yves Roucaute.
Yves Roucaute est philosophe. Agrégé de philosophie et de sciences politiques, il enseigne à la faculté de droit de l’université de Paris-X.
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Yves Roucaute est l'auteur de l'ouvrage "Le bel avenir de l'humanité", publié aux éditions Calmann-Lévy. Dans ce livre à la fois joyeux et érudit, accessible et savant, il balaie les illusions d’hier. Ses analyses rigoureuses et pleines d’humour revisitent les fables et les récits mythologiques. Retrouvez l'entretien d'Yves Roucaute.

Atlantico : Votre livre peut être lu comme une réponse cinglante, voire comme un soufflet, à un écrivain que Le Point décrivait il y a peu comme "le penseur le plus important de notre époque", l'Israélien Yuval Noah Harari. Vous le qualifiez pour votre part de "petit maître de Vérité". Comment expliquez-vous son succès alors qu’il proclame l’arrivée d'un "Homme Dieu", à la place de l’homo sapiens, ce qui préparerait, par les progrès technologiques, la disparition de l’espèce humaine ?

 
Yves ROUCAUTE : Oui, c’est vrai, on peut aussi voir mon livre comme une réponse à Yuval Noah Harari et à son conte d’une humanité qui serait détruite par ses propres œuvres bien que j’ai commencé cet ouvrage il y a 4 ans. Mais je ne voudrais pas que les lecteurs pensent que je n’aime pas les contes pour enfants (rires). J’utilise d’ailleurs les fables, les mythes, les récits, mais, à la différence de Yuval Noah Harari, il s’agit pour moi d’amuser le lecteur, de lui procurer de la joie et de la légèreté afin de lui permettre de saluer la fantastique période que nous vivons. 
La séduction des prophètes du malheur qui vendent l’apocalypse pour demain s’explique facilement. Toute période de bouleversements en produit comme le notait l’ami Umberto Ecco. Ils rencontrent l’assentiment de ceux qui ont peur de l’avenir. Or, notre époque est propice aux vendeurs d’apocalypse car, dans l’histoire de l’humanité, si l’on met de côté l’usage massif du feu il y a 400 000 ans, il y a eu deux révolutions fondatrices et nous sommes en train de vivre la seconde. 
 
La première est celle du néolithique, qui a commencé en Anatolie il y a 12 000 ans environ, lorsque les humains ont cessé leurs pérégrinations nomades pour s’arrêter sur le bord du chemin et se sédentariser. Avec elle, on vit l’explosion de l’imaginaire magico-religieux, accompagné de ses pratiques idolâtres de la terre, des puissances tutélaires, et, puisque vous en parlez, avec le surgissement des prêtres-rois et des Maîtres de vérité, ces rois de justice, devins et aèdes qui croyaient parler au nom des forces souterraines ou célestes dont eux-mêmes seraient le réceptacle. Dans ce monde, dont les prétendus sages de l’antiquité ou Socrate seront une expression tardive, nul ne célébrait la puissance créatrice humaine. Chaque action humaine renvoyait aux divinités tutélaires qui agissaient par les humains. Ce monde était celui de la caverne, les humains des simulacres, leur corps était un réceptacle condamné à disparaître dans le néant ou, au mieux, comme chez Socrate et Platon le tombeau de l’âme à laquelle la mort apporterait une délivrance. C’est ce monde qui se perpétua sous des formes diverses et transformées jusque dans la modernité dans le cadre d’une opposition entre l’esprit néolithique et celui de la liberté. Ce monde néolithique était bel et bien toujours présent dans la modernité à travers tous les domaines de la vie, jusqu’à voir même resurgir la figure parfaite des maîtres de vérité dans les sociétés totalitaires. Car les Staline, Hitler, Mussolini et bien d’autres ne sont pas un hasard incompréhensible de l’histoire humaine mais la persistance de cet esprit néolithique qui fut dés les premières sédentarisations, toujours totalitaire. 
La seconde révolution a commencé, celle des Temps contemporains. Elle sonne le glas du néolithique. L’homme découvre enfin sa nature, non pas d’être une ombre ou « Homo sapiens » contrairement à ce que croyaient encore les modernes mais « Homo creator ». La créativité, voilà la nature de l’humanité, celle de ses corps créatifs, ce qui le distingue depuis l’origine des autres vivants. Cette créativité que nous percevons des premiers outils il y a 1,7 million d’années jusqu’aux dernières civilisations, est donc aussi, et j’insiste sur ce point, la nature des femmes dont la libération est le critère de l’évolution des sociétés.  Cette créativité ne dépend ni des origines, ni des préférences sexuelles ou des positions sociales, elle est le lot de tous les humains. C’est cela leur nature.
 
L’esprit néolithique aujourd’hui s’effondre et les humains découvrent aujourd’hui que cette créativité est la leur et non celle des dieux ou des esprits qui agiraient en eux. Et ils comprennent qu’elle a moralement le droit de s’exercer partout et que c’est là le chemin du vrai bonheur. 
Dés lors, contrairement à la vision étriquée de Yuval Noah Harari, la révolution contemporaine ne concerne pas seulement l’intelligence artificielle, les biotechnologies, l’informatique ou les nanotechnologies. C’est une révolution globale, avec la disparition du travail, la traque de la mort qui devient un accident et non plus une nécessité, avec l’amélioration de ce corps créatif autant que cela se peut, avec la création du vivant qui permet l’enfantement pour tous, mais aussi avec l’expansion économique car la vraie richesse des nations et des individus c’est l’innovation créatrice, avec la disparition annoncé des États et de la guerre, la libération des nations délivrées des tutelles, l’explosion de l’art contemporain, la moralité universelle qui se moque enfin de Kant et des dogmatiques en proclamant « moi d’accord, moi d’abord » car comment aimer les autres si l’on ne s’aime pas d’abord soi-même. Le mal ? La destruction. Le bien ? La création.  Et j’en passe ici de ces bouleversements que je piste dans ce livre, de la disparition de l’écriture à la transportation des corps dans l’espace, de l’inacceptable mise sous tutelle des femmes à la traque tout aussi inacceptable des homosexuels.
 
Dés lors, avec la révolution des Temps contemporains, la figure du maître de vérité qui fut celle des prêtres rois, des rois, des chefs d’État, des intellectuels au service des pouvoirs, s’effondre avec les idolâtries qu’ils transportent. À l’heure des réseaux sociaux, des hybridations, des mille plateaux de la liberté individuelle, il ne peut plus y avoir que des simulacres de maitres de vérité.  D’où mon ironie par ailleurs sans méchanceté. Yuval Noah Harari et tous les modernes qui crient à l’apocalypse sont seulement incapables de voir le sens ouvert de cette révolution, l’affirmation de la nature créatrice humaine libéré des idolâtries, mais aussi son sens caché. Car cette révolution qui met l’individu et sa force créatrice au centre met en même temps à distance tous les discours sur la « nature », sur la terre à protéger, une terre condamnée à disparaître et que l’humanité est appelée à la quitter comme le notait déjà l’inventeur de l’aéronautique, Constantin Tsiolkovski, car «je le cite « la terre est le berceau de l’humanité mais on ne passe pas sa vie entière dans un berceau ».  La terre d’accord, l’humanité d’abord, c’est cela la belle écologie (rires). 
 

Votre livre, très ironique, décrit avec une jovialité extrême l'avenir. Le temps futur, pour autant, n’est-il pas aussi l'objet d'immenses inquiétudes, qu'elles soient écologiques (destruction de la nature), économiques (destruction du travail), sociales (destruction de la nation) ou culturelles (destruction du beau) ?

 
YR : Nos sociétés vivent une période de transition entre la fin du néolithique, ce que l’on appelle les temps modernes, et les Temps contemporains qui ouvrent une nouvelle ère avec des phénomènes d’ores et déjà spectaculaires en raison de la libérations des énergies créatrices qui produisent déjà leurs effets. 
Je connais les idéologies pessimistes, en particulier celles qui s’appuient sur le culte de la terre idolâtrée et de la Nature fantasmée. Cette idée de destruction de la nature est assez drôle. Car la nature humaine est de créer, donc de dominer et de transformer la nature qui l’entoure. Si l’humain ne le fait pas, il viole sa nature. Et d ‘ailleurs, s’il ne pille pas la planète, il ne peut survivre. La seule question est donc de savoir comment il doit la piller pour assurer sa survie et sa puissance. Le reste est idéologique. J’ajoute que cette planète étant condamnée à la glaciation, elles durent en moyenne 100 000 ans, et dans la mesure où nous sommes dans une période interglaciaire appelée « holocène » qui ne va pas tarder à se terminer, peut-être moins de 10 000 ans, 1 000 disait Stephen Hawking, peut-être une mini période glaciaire arrivant vers 2030 d’après une hypothèse de la Royal Astronomical Society, le salut de l’humanité ne peut venir que de l’explosion de ses technologies et non de leur arrêt. Pour rappel, une glaciation cela veut dire 1500 mètres de glace d’épaisseur sur l’ hémisphère nord,  Amérique du nord et Europe centrale compris, baisse des mers de plus de 100 mètres, migrations vers l’équateur et disparition de la plupart des activités territorialisées.
 
La destruction du travail est en vérité une bonne nouvelle. Je le démontre. Celui-ci est historiquement lié à la souffrance humaine et aux dominations sociales. 66% des tâches peuvent déjà théoriquement être effectuées par l’intelligence artificielle.  En 2050, 90% des emplois auront disparu. A la place, les individus vivront de leur créativité. A Athènes déjà, ce ne sont pas les esclaves qui créaient mais les aristocrates qui ne travaillaient pas. Et les plus grandes fortunes aujourd’hui, celles des fondateurs de Microsoft, Google, Amazon, Apple, Facebook etc.. viennent de l’intensité créatrice et non du travail. La vraie question est celle de la phase de transition. Comment accompagner le mouvement ? Je donne des réponses logiques, je crois.
En ce qui concerne les nations, je suis sensible au souci aujourd’hui des amoureux de la paix mais aussi à celui de ceux qui veulent préserver leurs valeurs humanistes et qui sont apeurés par les terrorismes, en particulier en France le terrorisme djihadiste. Mais c’est bien la paix notre horizon le plus certain et la persistance des nations qui vont devenir non pas ethniques mais civiques et déterritorialisées, fondées sur des valeurs et non le culte du sang et des mottes de terre. Pour le dire en un mot : je démontre que les deux raisons des problèmes actuels en Europe,  le djihadisme et les migrations, dues à la misère et à la guerre vont disparaître. Sur le  djihadisme plus particulièrement, il faut cesser les fanstames. Il faut certes le combattre durement, sans concession, et plus que nous le faisons dans la quotidienneté, en particulier parce qu’il en va de la créativité des femmes, mais il n’a aucun avenir. C’est une réaction venue du néolithique, un épiphénomène de résistance vaine aux bouleversements. Qui peut sérieusement penser que les 1,4 milliards de chinois vont cesser de célébrer l’année du cochon ? Que 1 milliard d’Indiens sur 1,4 milliard vont réciter le Coran ? Que les Allemands vont interdire les fêtes bavaroises, que les 327 millions d’américains vont fermer leurs fast-foods et que les Japonais vont accepter de prier vers la Mecque? Et je ne parle pas de ces Brésiliennes qui devraient subitement porter un niqab sur les plages et cesser de s’amuser entre danses et caïpirinhas. Quant aux Fraznçais, j’aimerais bien savoir qui peut sérieusement croire qu’ils vont cesser de boire leur vin et de partager pain et saucisson. Il n’y a pas d’alternative politique du côté de ces groupuscules djihadistes qui se combattent d’ailleurs les armes à la main sur des interprétations incohérentes du Coran. Et l’idée d’une menace de l’Islam est une de ces foutaises qui vit de l’ignorance du fait qu’il y a des différences entre chiisme, soufisme, les innombrables formes de sunnisme et j’en passe et qu’il y a autant de façon d’être musulmans qu’il y a de musulmans, comme celle de monb ami le regretté Commandant Massoud , ceux qui moururent pour la France dans les tranchées ou prirent les armes avec le général Leclerc pour nous délivrer du Mal nazi. 
 
 
On passe même par ces illusions à côté de l’essentiel. C’est depuis le néolithique jusqu’à aujourd’hui que nombre de nations sont menacées, interdites de choisir leur destin. Aujourd’hui, Hmongs, Corses, Catalans, Toubous, Moros, des dizaines de nations n’ont pas même le droit de dire dans quel cadre elles veulent vivre.  Or, ce mépris des nations et le refus de leur droit à disposer d’elles-mêmes fut et reste a cause principale des guerres.  La guerre 14-18 n ‘aurait pu avoir lieu si Serbes, Slovènes Croates, Hongrois et bien d’autres avaient pu vivre selon leur volonté libre. Celle de 39-45 n’aurait pu avoir lieu si les Traités iniques de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye n’avaient consacré le mépris des Allemands et des Autrichiens, le refus de reconnaître le droit des Ukrainiens et de nombreuses populations. Les grands démocrates à courte vue on fait le lit de la guerre, ils ont envoyé les populations méprisées dans les bras des démagogues, hiers des Hitler ou Mussolini, aujourd’hui des islamistes. Croyez-vous que les Touaregs soutiendraient les islamistes si nous les avions soutenus dans leur exigence de construire une société politique indépendante au lieu de leur imposer des États qui nient leur identité sous prétexte d’un prétendu droit international ? Toute l’histoire d l’humanité montre la même errance. 
 
La première condition de la paix c’est de laisser les nations choisir leur destin. On a demandé aux Ecossais et aux Québécois, ils ont répondu qu’ils voulaient rester dans leur système étatique, c’est leur droit. Bosniaques, Erythréens, Monténégrins, Soudanais du Sud, ont décidé de leur indépendance, c’est leur droit. Faisons de même avec les Catalans par exemple. L’Espagne peut très bien vivre en communion avec la Catalogne,  créant des liens forts sur le libre consentement,  comme elle le fait avec le Luxembourg ou Malte. Que les Corses décident,  comme les Tiuaregs du Mali, du Niger et de Libye, comme les Benni Fezzans de Libye, les Oromos, les Tigres, les somalis d’Ogaden et j’en passe de ceux que je cite dans mon livre.  Que la liberté de choisir leur soit donnée. Et que l’on ne se plaigne pas sinon de les voir se jeter dans les bras des forces les plus obscures. Nulle nation ne peut plus se voir imposer son destin.
 
La seconde condition de la paix, c’est que ces nations, deviennent des nations civiques, fondées sur des valeurs communes et non sur ce culte néolithique du sol et du sang, qu’elle soient respectueuses des droits individuels et des minorités, sur le modèle qui fut celui inventé par la France à partir de Clovis et qui fut repris par nombre de nations, les États-Unis par exemple. Avec le souci de faire respecter ces valeurs, par exemple la liberté des femmes, ce qui n’est pas, hélas, pas toujours le cas même en France où le laxisme règne trop souvent, où les lois de laïcité protectrices ne sont pas toujours appliquées.
Quant au beau dans l’art, je ne m’y arrêterais guère. Ce mot de « beau » est un mot qui varie de sens selon les cultures et les époques. Il n’a jamais été un critère de la valeur de l’art contrairement à ce que prétendait un Kant qui, par ailleurs, détestait le plupart des formes d’art et célébrait le prétendu sublime de la nature. La puissance d’un Francis Bacon ou d’un Donald Judd, du théâtre nô ou la musique du gamelan ne vient pas du prétendu sentiment de beau mais de leur énergie créatrice. Cela était vrai dans toutes les périodes de l’humanité, de l’art pariétal à l’art contemporain. nC’est aussi pourquoi les copies ou ceux qui reproduisent un style sans ajouter de créativité individuelle valent aussi peu aux yeux de l’histoire de l’art. C’est aussi pourquoi aimer l’art ne se ressrnt pas avant de s’apprendre comme le disait justement Pablo Picasso, car il est difficile, voire impossible, d’apprécier la créativité sans culture artistique comme, mais là je sens que je vais choquer, il est difficile d’apprécier un bon mets ou un bon vin sans culture gastronomique.
 

"Quand on aime il faut partir" disait déjà le grand poète moderniste Blaise Cendrars. Vous décrivez l'engouement de notre temps pour le nomadisme. Qu'est-ce qui explique cette tendance qu'à notre époque à valoriser ces voyages sans destinations connues, ces Odyssées de l'espace sans retour à Ithaque ?

 
YR : Il me semble que toutes les découvertes actuelles convergent vers un même sens caché : la déterritorialisation des individus et la création d’un corps créatif en quelque sorte plus aérien, dont la durée est moins dépendante du temps.  D’où ces recherches sur le transport, l’immortalité, la création du vivant en laboratoire, les communications virtuelles, la conquête spatiale etc.. J’y vois le sens caché de toutes les innovations humaines. Et je mets cela en relation logique avec la certitude avérée que la vie sur terre un jour ne sera plus possible et que cette disparition de la terre ne signifie pas celle de l’humanité. Comme si un instinct de survie nous poussait. Ce n’est pas une vision ou une prophétie mais une analyse méticuleuse de tout ce que produit la créativité humaine. Le genre Homo était nomade depuis au moins 2,7 millions d’années, nous sommes sédentarisés depuis 12000 ans pour les premiers, depuis moins d’un siècle pour les derniers humains. Le nomadisme est dans notre histoire. Mais il était terrien et le nouveau nomadisme est déterritorialisé. 
 

Le seul espoir est-il dans la fuite dans le néant du cosmos dans une hypothétique odyssée spatiale ?

 
YR : L’idée de fuite n’est pas absurde mais je préfère celle de conquête. Les dangers sur terre ne sont pas pour demain et n’interdisent pas de faire de chaque jour, de chaque instant, autant que possible, une fête de la vie. Mais dans la mesure où l’humanité est condamnée soit par la prochaine glaciation, inéluctable, soit par le risque de collision alors que la terre traverse actuellement le plan de la Voie lactée entourée par 5 000 astéroïdes qui ne connaissent pas les feux de signalisation, soit par explosion du soleil, la disparition de la terre est seulement une question de temps. Aller à la conquête de l’espace, en plus d’être une nécessité, je trouve l’idée formidable. Le cosmos ce n’est pas le néant mais une indéfinie puissance de l’énergie du monde vers lequel l’humanité se tourne naturellement, portée par sa curiosité tout aussi naturelle, il suffit de voir comment les humains se tournent vers le ciel depuis des lustres dans toutes les grandes spiritualités, et cette conquête c’est l’affirmation de son énergie créatrice à elle.  Je ne vois pas de désespoir, ni maintenant ni à l’horizon mais une fantastique Odyssée de la liberté qui a déjà commencé et qui se poursuivra malgré les apocalyptiques et les vendeurs d’obscurantisme.
 
 

 

A long terme, vous être optimiste quant à l'avenir de l'humanité. Mais dans un futur plus proche, avant que l'Homme ne soit parvenu à dépasser le dérèglement climatique, à s’améliorer génétiquement ou encore à renoncer aux Nations territorialisées, à quoi peut on s’attendre politiquement ? Outre l'aspect politique à quoi l'Homme peut-il s'attendre en général alors qu'à moyen terme l'avenir paraît très sombre et que l'avenir grandiose n'est qu'à très long terme ?

 
YR : Vous soulevez une question cruciale, celle qui devrait préoccuper les professionnels politiques s’ils n’étaient démagogues, et qui est celle de la phase de transition. Car nous sommes face à un défi majeur, le plus grand depuis 12 000 ans, celui du passage du néolithique, dont les temps modernes sont le dernier moment, aux Temps contemporains. 
Mais je ne crois pas que l’avenir soit sombre à court et moyen terme. Au contraire. Il n’y a jamais eu aussi peu de guerres et il y en aura de moins en moins, la misère va reculer et déjà avec la création de nourriture dans les laboratoires, comme les franckburgers, la souffrance animale va diminuer puis cesser, et la pollution par le méthane des animaux que nous élevons pour les consommer va mécaniquement baisser puis disparaître, comme la famine sur terre. Chaque jour apporte ses innovations dans les luttes contre les virus, les mauvaises bactéries, les cancers et la vieillesse. Et j’en passe de ces innovations dans tous les domaines, de la voiture autonome qui ne pollue plus à ces immeubles intelligents qui permettent de vivre mieux ensemble. Déjà, à court terme, des pans entiers du vieux monde issu du néolithique s’écroulent et c’est tant mieux.
 
Mais cette phase de transition est néanmoins difficile à appréhender. Par exemple, comment accompagner la disparition inéluctable des emplois ? Si la démagogie et l’ignorance l’emportent, les problèmes réels qui viendront de la disparition des emplois se transformeront en crise. Car il est légitime de vouloir se battre pour son niveau de vie aujourd’hui dus à des revenus issus d’un emploi lié à un temps de travail. 
J’essaye de donner des pistes à court et moyen terme. Par exemple, sur l’accompagnement de la disparition des emplois, dans la partie sur « travailler moins pour gagner plus » et les réflexions sur les possibilités d’ouvrir les individus à la créativité avec le passage à des règles de rétribution fondées sur l’intensité et non le temps de travail, ce qui est d’ailleurs déjà la règle pour les créatifs des nouvelles technologies mais aussi dans nombre de secteurs, publicité, mode, art. Et pour accompagner l’apprentissage de cette créativité, la transformation de la communication des savoirs avec l’allègement des règles de l’écriture, qui sera supprimée un jour, et les formations virtuelles en dehors des universités qui permettront de transformer les individus « employés », aliénés aux procès de production,  en créatifs. 
 
Les politiques doivent accompagner le mouvement et prévenir les crises, libérer les énergies et casser les carcans bureaucratiques, favoriser les technologies pour permettre la créativité dans entreprises et laboratoires tout en traquant les archaïsmes. Il faut cesser de s’attaquer aux Google, Amazon, Facebook, Appel, Microsoft, Netflix, Airbnb, Uber, Tesla, Baidu, Alibaba, Tencent… mais, au contraire, les saluer. Au lieu de traquer la créativité, il faut briser tout ce qui la freine, des modes de taxation et d’imposition aux manières de penser. La France ne doit pas mener des combats d’arrière garde, d’ailleurs perdus d’avance,  mais avancer à son tour, avec ses partenaires européens par exemple, pour laisser se construire elle aussi des géants du Web, des labo performants en nanotechnologies, en biotechnologies, en informatique, en intelligence artificielle, pour libérer l’art contemporain. 
 
Durant cette phase de transition nous devons profiter des innovations pour affaiblir l’Etat dont la plupart des fonctions pourront rapidement être occupées à coût faible par l’intelligence artificielle ou repris en main par les citoyens. Que vient faire l’administration dans la gestion de Renault, PSA, Orange, Airbus? Depuis quand forme-ton dans les écoles d’administration des individus compétents dans l’automobile ? Pourquoi la Française des Jeux appartiendrait-elle à l’administration ? Peu à peu les activités de gestion, de redistribution, de contrôle deviendront mieux exercer par l’intelligence artificielle.  Une grande partie des activités militaires l’est déjà, songez aux drones par exemple, plus précis et qui évitent les risques pour les citoyens militaires des républiques. Durant la phase de transition, il convient d’être pragmatique en reformulant la présence des fonctionnaires en fonction des besoins évolutifs, plus de policiers peut-être dans une ville, moins de bureaux du ministère des finances dans une autre. Il est temps que l’élite politique française, trop souvent formée dans les écoles d’administration au lieu de venir de la recherche et de la société civile, comprenne que la vraie richesse des nations c’est l’innovation, la créativité et qu’un brevet signifie puissance, richesse, emplois sur le court et le moyen terme avant qu’à long terme l’emploi lui-même comme forme archaïque ne disparaisse. 
 
Rappelons qu’en ancien français ancien, « travailler » veut dire « épuiser », « venir à bout de quelqu’un par la fatigue » (1080) et que les poèmes, Li Romans de Carité et Miserrere, écrits au XIIème siècle par Barthélémy, moine de Molliens-au-Bois, emploient « travaillier » pour signifier « tourmenter », « molester ». En 1160, l’adjectif « travaillos » signifie « pénible ». Plus loin encore, l’origine latine serait « tripalis », instrument de travail à trois pieux pour attacher les animaux, devenu instrument de torture des esclaves. Le travail est tout à fait étranger au monde de l’« opus », de l’« œuvre » : jamais un homme libre grec ou romain, chinois ou indien n’a « travaillé », mais seulement « œuvré » à la différence de l’esclave et du cheval de labour évoqué par Aristote. Quant au mot « emploi », son sens dit assez le statut aliénant de individu : du latin « implicare », « entortiller » « envelopper », « plier », l’ « emploi » est symptomatique de cette vision du monde où, dans la production, l’humain est réduit à un « usage », à un outil, à un « emploi » entortillé dans la production. Les politiques doivent accompagner la transition nécessaire et salvatrice qui fera de chaque individu, femme et homme, un créateur.  Ce ne sera pas facile, il y aura des échecs, mais c’est la seule solution.  Ce qui est devant nous est un tsunami et  je laisse aux Don Quichotte leur rêves de maintenir en exercice les moulins.
 

Vous décrivez la créativité comme étant "le lot de tous les humains". Selon vous l'Homme se distingue de par sa créativité et non nécessairement par le biais de son intelligence. Quid de la population qui pourrait plus attentiste que créatrice ? A l'instar de Stephen Hawking, croyez-vous, au long terme, en une humanité séparée en deux, avec les super-humains d'un côté et les humains normaux de l'autre ? 

 
YR : Je démontre que l’humain n’a jamais été caractérisé par l’ »intelligence » qui est par ailleurs une notion confuse et qu’il ne peut être défini comme « homo sapiens », du latin « sapiens, entis », qui signifie « sage », « intelligent », raisonnable », pour le distinguer des autres animaux. Si l’humain était sage ou raisonnable cela se saurait. Et contrairement à ce que pensait Car von Linné au XVIIIème siècle qui avait constaté l’apparition d’une morphologie vaguement semblable à la nôtre avec pouce opposable, développement de la boîte crânienne, bipédie, descente du larynx, l’espèce humaine n’est pas une espèce fixe qui serait apparue il y a 70 000 ans dans laquelle Dieu, prétendument pure intelligence, aurait mis l’intelligence. Et Yuval Noah Harari en reproduisant cette vision archaïque oublie que les animaux ont, à des degrés divers, de l’ « intelligence ». Les primates ont divergé des autres mammifères il y a 420 millions d’années et ils n’auraient pu survivre sans cette dite « intelligence ». Et peu de propriétaires câlins nieraient toute intelligence à leur chien premier animal domestiqué. J’ajoute que celui qui est morphologiquement appelé « homo sapiens » est apparu il y a 320 000 ans au moins, et non 70 000.  
 
Ce qui distingue l’humain de l’animal, c’est sa créativité. L’humain est le seul vivant créateur, le seul qui crée des outils, au sens propre, et nous avons retrouvé des outils datant de 2,7 millions d’années, comme en témoigne le site d’Hadar en Ethiopie. L’humain crée et bouleverse son environnement constamment, de l’habitat à ses façons de dominer la nature. Quand fourmis et abeilles sont dans la répétition depuis des millénaires, l’humain est dans la création depuis sont apparition. Il n’est pas un endroit où l’humain qui passe ne laisse sa marque créatrice même si nous n’en avons souvent plus beaucoup de traces. L’humain crée plus que son habitat, mais des civilisations. Cette créativité est dans notre nature. Elle est visible dans les grottes de jadis comme dans nos rues aujourd’hui. Il n’existe pas d’enfant laissé à lui-même qui ne se lance dans des dessins, des figures, des chants, des jeux. Il existe seulement des sociétés où l’on brime la créativité des enfants, où l’on met les jeunes filles dans les fers et où l’on joue la balade de Narayama pour supprimer les anciens. 
 
Dans la mesure où les innovations renforcent la créativité et dans la mesure où la créativité des uns permet de renforcer la créativité des autres pourquoi y aurait-il à l’horizon deux ou trois catégories d’humains ? Si une équipe de savants permet à des nanorobots de détruire les cellules cancéreuses pourquoi voudrait-elle en priver l’humanité ?  Ils permettront peut-être ainsi de sauver des humains d’un laboratoire qui, de leur côté, pourront ainsi découvrir des procédés pour éviter la diminution des télomères dans nos chromosomes, en partie responsables du vieillissement, donc aussi de leur propre vieillissement. La créativité c’est une dynamique de reconnaissance sociale où chacun trouve son compte.
 
Et puisque la normalité c’est la créativité, il n’y a pas de super-humains à l’horizon mais seulement des humains libérés de leur anormalité. Il peut y avoir des retards dans le partage des savoirs, ce qui existe aujourd’hui quand on voit des populations immenses qui n’ont pas accès aux innovations ou bien avec retard. Mais l’accélération des innovations c’est aussi celle de la transmission des savoirs et des technologies. Il suffit de voir ce qui s’est passé en Chine et en Extrême-Orient. Il faut sortir des schémas modernes. L’intérêt bien compris, c’est l’explosion et le partage de la créativité pour tous.  
 
 

Dans votre ouvrage, vous n'aborder que très peu la question du mal. Pour quelles raisons ? A long terme êtes-vous également optimistes sur le rapport entre l'Homme et la cruauté ? 

 
YR : Ce livre est en quelque sorte un traité de morale, celui de l’abolition universelle de la haine, de la joie retrouvée et du bonheur individuel.  
Je consacre un chapitre entier sur la vraie morale universelle, qui n’est pas celle de Kant et des dogmatiques, ni des relativistes, mais celle qui est fondée sur la créativité du « Je », celle qui dit « moi d’accord, moi d’abord ». Seul chemin pour trouver l’amour des autres, car s’il faut aimer les autres comme soi-même comment le pourrions-nous si on ne s’aimait d’abord soi-même ? Combien de violences éviterions-nous si nous laissions s’exprimer la créativité des autres ? La principale cause des conflits est la non reconnaissance des autres. Des arts aux sports, des activités agricoles aux activités industrielles, le monde de la créativité est infini, combien d’enfants n’ont jamais rencontré la moindre reconnaissance ? Combien d’extrémistes n’ont-ils pas connu le regard admiratif de leurs parents et de leur voisinage ? La paix universelle passera par cette révolution des Temps contemporains : la reconnaissance en chacun de sa durée créatrice et sa mise en œuvre. Pas de reconnaissance de soi ? Alors voilà la guerre.
 
J’évoque les questions de morale partout en vérité. 
Pour le dire rapidement sur le bien et le mal, tout ce qui favorise la nature créatrice humaine doit être dit un « bien », tout ce qui la défavorise, un « mal ». J’appelle donc logiquement Mal radical, la volonté de détruire des êtres humains créatifs. C’est en ce sens que la Shoah est un Mal radical : la volonté mauvaise d’exterminer des êtres créatifs. J’appelle Bien absolu, la volonté de préserver les libertés créatrices par l’amour jusqu’au don de soi.  C’est en ce sens que j’appelle ainsi les French doctors qui ont refusé au Biafra le massacre perpétré sous prétexte de respect d’un prétendu droit international, mais j’appelle aussi ainsi les résistants et les soldats volontaires qui ont mis leur vie en danger pour sauver les populations des forces brunes. 
 
J’appelle devoir la protection de l’énergie créatrice des corps. Tout viol de la propriété des corps quand ils ne menacent pas les autres, toute atteinte à leur intégrité, est donc immoral : esclavagisme, colonialisme, asservissement des femmes, des minorités, des individus, homophobie, racisme…  
 
Corrélativement, est donc moral la recherche des corps augmentés par la biologie, l’intelligence artificielle faible et forte, les nanotechnologies etc… Tout être est en droit de chercher à améliorer sa créativité, à chercher une procréation médicale assistée, à transformer son génome, à s’offrir un voyage sur Mars. Que l’on m’explique en quoi la naissance et le développement d’un enfant par les voies dites naturelles, l’adoption ou l’utilisation de moyens « artificiels » ôte de la créativité dans le monde ? GPA, PMA, bébé éprouvette ? Que m’importent. Chacun est libre de créer de la vie comme il lui plaît. La seule limite à la liberté est celle qui détruirait la créativité d’un autre être et créer de la vie créatrice ne peut être un mal.
Puisque l’énergie créatrice ne peut exister sans liberté de penser et d’imaginer, celles-ci sont morales. La liberté d’échanger l’ensemble des pensées du cerveau, des sentiments aux conceptualisations abstraites, des photos, vidéos, sentiments,  impressions sur les réseaux sociaux sont de droit quand elles ne visent pas la destruction des humains.  Et toute action qui vise à interdire est destructrice de cette énergie, donc mauvaise. Laissons vivre les réseaux, l’expansion des Google, Amazon, Facebook, Appel, Microsoft… tout ce qui permet l’explosion de la créativité est bien. Ce qui l’interdit ou la freine est mal.  
 
Opposer à cette morale, une morale contraire voulue par un Dieu ? Si Dieu existe, il est créateur, et il nous a fait créateur à son image en nous donnant le monde à dominer. Il n’y a donc pas d’immoralité à agir selon cette nature. Vous voyez que de la morale et du partage du vin et du pain, il en est bien question dans cette ode à l’Homo creator(rires).
 
 
 
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