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© MANDEL NGAN / AFP
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Surchauffe

Croissance américaine (encore) revue à la hausse : mais que fait Donald Trump que l’Europe ne fait pas ?

Publié le 30 août 2018
La croissance américaine a été révisée à la hausse pour atteindre 4.2% pour le second trimestre 2018 alors que les chiffres de la zone euro déçoivent pour la même période. Effet Trump ou contre-performance européenne ?
Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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La croissance américaine a été révisée à la hausse pour atteindre 4.2% pour le second trimestre 2018 alors que les chiffres de la zone euro déçoivent pour la même période. Effet Trump ou contre-performance européenne ?

Atlantico : La croissance américaine vient d'être révisée à la hausse pour le deuxième trimestre 2018, à 4.2%, tandis que les chiffres trimestriels de la zone euro atteignent 0.4% sur la même période (soit 1.6% en rythme annualisé). Comment comprendre un tel différentiel entre les deux zones économiques ? Faut-il attribuer ce succès à Donald Trump ?

 
Nicolas Goetzmann : Ce second trimestre 2018 a été exceptionnel aux Etats-Unis, il est le résultat de plusieurs facteurs qui s'estomperont dans la futur, mais il traduit également une situation d'une économie qui fonctionne à plein régime. Le premier facteur, c'est la baisse d'impôts de 1500 milliards de dollars qui a été mise en place par Donald Trump dans le cadre de sa réforme fiscale. Le second facteur est la très forte croissance des exportations de soja qui ont eu lieu avant la mise en place des sanctions commerciales. La croissance du pays a donc de bonnes chances d'atteindre la prévision de 3% qui a été fixée par son président.
 
Ce contexte exceptionnel ne doit pas faire oublier les excellents fondamentaux actuels du pays. Le chômage est à 3.9%, les salaires ont augmenté de 2.7% sur la dernière année (3% dans le secteur privé), et le nombre de personnes en emploi a augmenté de près de 1.5 millions entre juillet 2017 et juillet 2018. Cette situation est principalement le résultat de la politique monétaire américaine, qui est restée plutôt accommodante, malgré les hausses de taux. L'objectif de la FED, et de son nouveau président, Jerome Powell est d'accompagner la croissance tout en évitant la surchauffe, mais surtout en évitant de briser l'élan de l'économie du pays. Et pour le moment, au regard des chiffres, son action est une réussite. Cependant, en attribuant la paternité du succès actuel américain à la FED, il ne faut pas oublier que c'est Donald Trump qui a nommé Powell à ce poste. De plus, Trump a choisi de critiquer l'action de Powell ces dernières semaines, signe que le président américain souhaiterait qu'il ne fasse rien pour entraver le développement économique. D'un point de vue macroéconomique, Donald Trump cherche l'expansion maximale.
 
C'est peut être sur ce point que la comparaison avec l'Europe est la plus aisée. Parce que la croissance d'un pays, ou d'une zone monétaire, dépend avant tout de l'action de la Banque centrale. Dans la zone euro, la croissance est revenue après l'expansion amorcée en 2015 avec le lancement du plan de relance de Mario Draghi, tout comme elle se tasse aujourd'hui suite aux annonces de l'arrêt de ce même programme en cette fin d'année. Pour simplifier, les européens ont donc suivi la stratégie de relance américaine avec près de 6 années de retard, et choisissent de l'arrêter avant que le chômage ne soit revenu à un niveau acceptable sur le continent. L'Europe est déjà lancée dans un cycle de resserrement monétaire alors que le chômage est encore de 8.3%, soit plus du double qu'aux Etats-Unis.
 
 

Comment comparer les sorties de crises des deux continents, aussi bien dans les stratégies poursuivies que dans leurs résultats ?

 
 
Le chiffre qui peut être intéressant pour comparer les résultats, au-delà des taux de chômage, c'est celui de la croissance cumulée depuis 2008. En prenant le chiffre de la croissance nominale, c'est à dire ce que l'on appelle "la demande" (qui est la somme de la croissance et de l'inflation), on se rend compte que la zone euro a progressé de 18% entre le 1er trimestre 2008 et le 1er trimestre 2018. Pour les États Unis, entre le 1er trimestre 2008 et le second trimestre 2018 (qui est le dernier chiffre disponible), le chiffre est de 39%. Le double. Nous avons un différentiel de "demande" de 20% entre les deux zones économiques depuis la crise. Ce qui est essentiel de noter ici, c'est que la "demande" est sous contrôle total de la Banque centrale, ce qui fait reposer cet échec majeur sur les épaules de la BCE, et des dirigeants européens qui ne trouvent rien à y redire. De plus, l'année 2019 sera celle du remplacement de Mario Draghi à la tête de la BCE, et s'il est parvenu à faire bouger les choses, il est désormais de plus en plus probable que cette parenthèse se ferme et que l'Europe revienne à une approche traditionnelle  de rigidité monétaire bien trop tôt. La BCE a agit trop faiblement, trop tard, et elle s'arrête trop tôt. Elle donne un cadre macroéconomique désastreux pour la zone euro, et celle-ci se condamne elle-même à une situation de déclin économique de long terme.
 
 

Comment envisager la suite pour les Etats-Unis ? La contexte actuel peut-il perdurer ?

 
 
L'enjeu est que Jerome Powell ne commette pas la même erreur que les européens en resserrant la vis trop vite par rapport au contexte, pour le moment tout se passe bien. Les derniers chiffres de la confiance des ménages publiés le 28 août ont montré un plus haut depuis l'an 2000. Ensuite, il serait naturel de voir un tassement progressif du niveau d'activité correspondant à l'effacement du contexte exceptionnel du second trimestre. Sur le plus long terme, il est encore possible que Donald Trump mette en place son plan d'infrastructures, qui a été un peu oublié ces derniers mois, et qui pourrait venir doper une nouvelle fois les chiffres de la croissance au cours des prochaines années. 
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