En direct
Best of
Best of du samedi 9 au vendredi 15 novembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Alerte au déficit : ce que personne n’ose vraiment rappeler sur les hypothèses de travail du Conseil d’orientation des retraites

02.

(Excès de l’)Inspection du travail : l’étrange méthode de Muriel Pénicaud

03.

La privatisation de FDJ : vrai succès politique mais erreur économique

04.

Il m’arrive parfois d’avoir honte pour la France…

05.

Yann Barthès diffuse l'enquête de Valeurs actuelles sur Quotidien et sur la tyrannie des bien-pensants

06.

Une jeune femme, fichée S, qui espionnait les policiers et qui avait été arrêtée samedi place d’Italie lors de la manifestation des Gilets jaunes aurait été relaxée

07.

"Ok Boomer" : mais quel monde nous préparent les Millennials en mal de rupture avec les héritiers de mai 68 ?

01.

La privatisation de FDJ : vrai succès politique mais erreur économique

02.

Energie : l'arrêt du nucléaire au Japon responsable de beaucoup plus de morts que la catastrophe de Fukushima

03.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

04.

Ile-de-France : un nouveau pass Navigo plus pratique pour les usagers occasionnels

05.

Le cerveau : ce grand régulateur de la douleur

06.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

01.

Il m’arrive parfois d’avoir honte pour la France…

02.

Notre-Dame de Paris : Jean-Louis Georgelin rappelle à l’ordre l’architecte des monuments historiques et lui demande de "fermer sa gueule"

03.

Et à part l’ordre ? Radioscopie de que pourrait être une candidature Pierre de Villiers en 2022

04.

Toujours plus… sauf sur le terrain idéologique : la diversité selon Delphine Ernotte

05.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

06.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

ça vient d'être publié
décryptage > Politique
Stratégie de défense

Ségolène Royal pourra-t-elle échapper à une saisine du Parquet national financier ?

il y a 20 min 6 sec
décryptage > Politique
Le Macron nouveau est arrivé

Le nouvel entre-deux stratégique d’Emmanuel Macron

il y a 1 heure 18 min
décryptage > Société
Protection de l'enfance

Parents dangereux : ces violences contre les enfants dont on parle si peu

il y a 1 heure 57 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
LREM voudrait (a)battre Pécresse en Ile-de-France ; Macron, le décideur solitaire ; L'Express enquête sur le danger des militants armés de l'ultra-droite ; Rachida Dati s'exempte du logo LR ; Valeurs actuelles dézingue la "machine infernale" de Barthès
il y a 2 heures 37 min
pépites > Justice
"Acab land"
Une jeune femme, fichée S, qui espionnait les policiers et qui avait été arrêtée samedi place d’Italie lors de la manifestation des Gilets jaunes aurait été relaxée
il y a 12 heures 15 min
pépites > Social
Marche de la colère Acte II ?
Grève du 5 décembre : la police pourrait rejoindre la mobilisation contre la réforme des retraites
il y a 13 heures 45 min
pépite vidéo > Media
Bras de fer médiatique
Yann Barthès diffuse l'enquête de Valeurs actuelles sur Quotidien et sur la tyrannie des bien-pensants
il y a 16 heures 19 min
light > Culture
Polémique
"J'Accuse" : la collectivité Est Ensemble renonce finalement à demander la déprogrammation en Seine-Saint-Denis du film de Roman Polanski
il y a 17 heures 20 min
pépites > Religion
Nouvelle polémique ?
Vesoul : une religieuse catholique privée de maison de retraite pour son voile
il y a 18 heures 34 min
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 19 novembre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 20 heures 14 min
décryptage > France
Culture

Repeignez-moi donc ces statues blanches que je ne saurais voir : l’antiracisme en pleine crise d’intolérance

il y a 44 min 55 sec
décryptage > Economie
Réalité des chiffres

Hôpitaux, retraites ou inégalités : la fiscalité, ce verrou français qui étrangle toute vraie réforme.

il y a 1 heure 36 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Hong-Kong s’enflamme, sa jumelle historique, Singapour, récupère les flux de capitaux et redoute la contagion…

il y a 2 heures 19 min
décryptage > Politique
2022

Les Français tous prêts à la bataille retour Macron Le Pen… ou majoritairement orphelins de la politique…?

il y a 2 heures 47 min
light > Europe
Famille royale
Affaire Jeffrey Epstein : le prince Andrew décide de mettre fin à ses engagements publics
il y a 13 heures 1 min
pépites > Sport
Colère
JO 2024 à Paris : les hôteliers décident de suspendre leur participation à l'organisation des Jeux olympiques suite au partenariat avec Airbnb
il y a 14 heures 13 min
pépites > Justice
Lutte contre le terrorisme
Attentat déjoué dans le Thalys : le parquet national antiterroriste demande un procès pour Ayoub El Khazzani et pour trois autres suspects
il y a 16 heures 48 min
light > Culture
Oscar de la meilleure création du monde
Puy du Fou : le parc reçoit le prestigieux prix du Thea Award pour le spectacle "Le premier Royaume"
il y a 17 heures 55 min
pépite vidéo > Religion
A la rencontre des fidèles
Visite officielle du pape François en Thaïlande et au Japon
il y a 19 heures 13 min
décryptage > Santé
Mesures

Plan d'urgence pour l'hôpital public : comment le gouvernement ménage dangereusement la chèvre et le chou

il y a 20 heures 20 min
© ROBERT FRANCOIS / AFP
© ROBERT FRANCOIS / AFP
Chocs territoriaux

Délocalisations : un nouvel indicateur pour identifier les territoires à risques

Publié le 27 juin 2018
Longtemps, les économistes se sont contentés d’observer la délocalisation et ses effets sur l’emploi du point de vue macroéconomique.
Professeur d'Economie, Vice-Président de l'Université Paris-Dauphine, PSL Research University, Université Paris Dauphine – PSL
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mouhoud El Mouhoub
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Professeur d'Economie, Vice-Président de l'Université Paris-Dauphine, PSL Research University, Université Paris Dauphine – PSL
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Longtemps, les économistes se sont contentés d’observer la délocalisation et ses effets sur l’emploi du point de vue macroéconomique.

El Mouhoub Mouhoud, Université Paris Dauphine – PSL

Les délocalisations engendrent des chocs territoriaux sur l’emploi et le tissu productif qui sont rarement compensés. Pour mieux les identifier, voire les anticiper, nous avons élaboré un indicateur original de vulnérabilité des zones d’emploi françaises aux risques de délocalisation industrielle.

Un hiatus entre impact des délocalisations et politiques publiques

Longtemps, les économistes se sont contentés d’observer la délocalisation et ses effets sur l’emploi du point de vue macroéconomique. Leurs études en concluaient très souvent un faible impact sur les destructions d’emplois, en particulier dans le cas français.

Ainsi, selon l’enquête Chaînes d’activité mondiales, réalisée par l’Insee en 2012, ces délocalisations, motivées principalement par la recherche de plus faibles coûts de production, n’ont concerné, entre 2009 et 2011, que 4,2 % des 28 000 sociétés marchandes non financières de 50 salariés ou plus implantées en France. En effet, comme le montre la littérature récente sur le sujet, les pertes d’emploi dans l’industrie s’expliquent principalement par des gains de productivité globalement plus élevés dans la production de biens manufacturés que dans celle de services.

S’ajoute un autre phénomène : la hausse du revenu des ménages, en partie liée à cette croissance de la productivité dans l’industrie. Elle a contribué à la modification structurelle de la consommation, en faveur des services et au détriment des besoins primaires et des produits industriels. Pourtant, les perceptions publiques continuent à donner une très grande importance aux effets des délocalisations sur l’emploi. Comment expliquer ce hiatus ?

Inégalité des territoires

Dans un article récent publié dans la revue Économie et Statistiques avec Hugues Jennequin et Luis Miotti, nous apportons une réponse à cette question.

Si les études économiques concluent à un faible impact des délocalisations au niveau macroéconomique, on oublie souvent que celles-ci peuvent avoir des effets très importants sur certains territoires, ce qui ne se voit pas nécessairement quand on raisonne en moyenne nationale. En effet, certains d’entre eux sont plus exposés aux délocalisations lorsqu’ils sont spécialisés dans des activités vulnérables à la mondialisation. Il n’y aurait pas de graves problèmes si, dans un territoire donné, les destructions d’emplois par les délocalisations étaient compensées par des créations dans d’autres secteurs ou par la mobilité des travailleurs vers des zones d’emplois qui se trouvent en difficulté de recrutement de main-d’œuvre.

Or, on s’aperçoit que ces chocs territoriaux sont très peu compensés par des mécanismes d’ajustement tels que la mobilité du travail. L’enjeu de cette étude est de mieux identifier, voire anticiper ces chocs, grâce à une observation des caractéristiques des territoires et des activités qu’ils abritent.

Des indicateurs pour prévoir le risque de délocalisation

Pour observer les délocalisations, nous avons proposé de chausser d’autres lunettes, en construisant, pour les 300 zones d’emploi de l’Insee (les territoires où habitent et travaillent les gens), un indicateur de vulnérabilité aux risques de délocalisation à partir d’une typologie des activités manufacturières.

La première étape est de classer les activités économiques selon leur potentiel de délocalisation. Quatre types de secteurs de l’industrie manufacturière sont ainsi déterminés, en fonction des facteurs favorables à la délocalisation (caractéristiques de leurs emplois, contenu en tâches routinières d’exécution, caractéristiques des produits). En suivant la démarche d’Aubert et Sillard menée sur données d’établissement, nous avons proposé un indice de délocalisation effective au niveau sectoriel. Celui-ci est mesuré en reliant l’évolution des importations avec celle des emplois des différents secteurs manufacturiers, selon leur classe d’appartenance, durant la période 2008-2010. Certains secteurs présentent un indice élevé de « présomption de délocalisation » et d’autres affichent une « présomption de non-délocalisation ».

Dans un second temps, nous avons construit un indicateur original de vulnérabilité des territoires (zones d’emplois – ZE) à la délocalisation. Celui-ci est basé sur l’indice de délocalisation sectoriel, pondéré par la part de chaque secteur dans l’emploi total des 321 zones d’emplois françaises.

Enfin, les spécialisations des territoires, selon la typologie des activités manufacturières plus ou moins délocalisables, sont cartographiées.

Chocs de délocalisation : un caractère localisé, voire dispersé

La classe 1, qui représente 24 % des emplois manufacturiers, regroupe les « secteurs domestiques peu délocalisables » dominés par des activités moyennement capitalistiques, faiblement intensives en emplois cognitifs et davantage tournées vers le marché domestique. Il s’agit par exemple de la fabrication industrielle de pain et de pâtisseries, de la mise en bouteille d’eau minérale, de la fabrication de matelas, des activités de minoterie, etc.

La classe 2 (14 % des emplois manufacturiers) englobe les « secteurs exportateurs peu délocalisables » dont les activités sont plus capitalistiques, plus intensives en fonctions cognitives et exportatrices. On trouve dans cette catégorie des activités telles que la construction de véhicules à moteur, la fabrication de fibre de verre, de pâte à papier, de produits phytosanitaires, de produits pharmaceutiques basiques…

La classe 3 (42 % des emplois manufacturiers) rassemble les « secteurs à délocalisations défensives » dont les activités sont intensives en travail et en fonctions routinières, et largement plus importatrices : bonneterie, manufacture d’emballages plastiques, de tapis…

Enfin, la classe 4 (19 % des emplois manufacturiers) agrège les « secteurs à délocalisations offensives », dont les activités sont intensives en travail et en fonctions cognitives et largement exportatrices : fabrication de composants électroniques, d’instruments scientifiques, industrie aéronautique, production de parfum, etc.

L’indice de vulnérabilité, cartographié, confirme le caractère localisé, voire dispersé, des chocs de la délocalisation : peu de ZE sont réellement concernées mais leur exposition aux chocs est d’une forte intensité. Parmi les ZE les plus vulnérables, apparaissent des territoires esseulés au milieu de ZE moins exposées et des zones périphériques autour de grandes métropoles. Autour de la région parisienne, les zones plus vulnérables se situent au-delà de la Grande Couronne, notamment au sud la région Île-de-France.

Les « secteurs exportateurs peu délocalisables » (classe 2) et les activités à « délocalisations offensives » (classe 4) sont davantage présents dans les grandes agglomérations et dans les ZE situées à proximité des villes moyennes. Les activités présentant des niveaux de productivité plus bas, faiblement exportatrices et requérant davantage de fonctions routinières de production dans la structure des emplois, qu’elles soient peu délocalisables (classe 1) ou à « délocalisations défensives » (classe 3) marquent surtout les territoires industriels du Nord de la France et les territoires ruraux de l’Ouest et du Nord-Est.

Quelles leçons pour les politiques publiques ?

Les politiques publiques qui interviennent après coup pour tenter de sauver les territoires une fois la délocalisation ou la restructuration effectuée devraient plutôt chercher à anticiper ces chocs par une meilleure connaissance des effets territoriaux des délocalisations.

Il est préférable de concentrer les aides publiques sur les territoires les plus vulnérables en favorisant la formation professionnelle, la recherche et l’innovation, sources de reconquête d’avantages comparatifs. L’objectif des politiques doit aussi être d’encourager la mobilité souhaitée des travailleurs, qui se trouvent trop souvent « verrouillés » dans les zones fortement vulnérables.

The ConversationEnfin, il serait opportun de mettre en place un véritable observatoire d’anticipation des chocs territoriaux.

El Mouhoub Mouhoud, Professeur d'Economie, Vice-Président de l'Université Paris-Dauphine, PSL Research University, Université Paris Dauphine – PSL

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Alerte au déficit : ce que personne n’ose vraiment rappeler sur les hypothèses de travail du Conseil d’orientation des retraites

02.

(Excès de l’)Inspection du travail : l’étrange méthode de Muriel Pénicaud

03.

La privatisation de FDJ : vrai succès politique mais erreur économique

04.

Il m’arrive parfois d’avoir honte pour la France…

05.

Yann Barthès diffuse l'enquête de Valeurs actuelles sur Quotidien et sur la tyrannie des bien-pensants

06.

Une jeune femme, fichée S, qui espionnait les policiers et qui avait été arrêtée samedi place d’Italie lors de la manifestation des Gilets jaunes aurait été relaxée

07.

"Ok Boomer" : mais quel monde nous préparent les Millennials en mal de rupture avec les héritiers de mai 68 ?

01.

La privatisation de FDJ : vrai succès politique mais erreur économique

02.

Energie : l'arrêt du nucléaire au Japon responsable de beaucoup plus de morts que la catastrophe de Fukushima

03.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

04.

Ile-de-France : un nouveau pass Navigo plus pratique pour les usagers occasionnels

05.

Le cerveau : ce grand régulateur de la douleur

06.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

01.

Il m’arrive parfois d’avoir honte pour la France…

02.

Notre-Dame de Paris : Jean-Louis Georgelin rappelle à l’ordre l’architecte des monuments historiques et lui demande de "fermer sa gueule"

03.

Et à part l’ordre ? Radioscopie de que pourrait être une candidature Pierre de Villiers en 2022

04.

Toujours plus… sauf sur le terrain idéologique : la diversité selon Delphine Ernotte

05.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

06.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires